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Bern maltraite-t-il les historien·nes dans "Secrets d'histoire" ?

Quel est le rôle donné aux historien·nes universitaires par l'émission hebdomadaire "Secrets d'histoire" sur France 3 ? Joint·es par "Arrêt sur images", plusieurs spécialistes regrettent d'avoir servi de caution scientifique à des récits fantasmés de l'histoire, au mieux loin de leurs travaux, au pire en inversant le sens de leur intervention au montage. Stéphane Bern et la production mettent en avant la nécessité de séduire le grand public pour expliquer leurs choix éditoriaux.

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Quand on connait le niveau d' exigence d'analyse et de travail qu'il faut pour écrire l'Histoire , Bern ne pourrait faire qu'une émission par an , c'est pas un modèle économique .Par contre ce modèle économique produit des mecs qui en viennent a dire(...)

- S. Bern, historien


- Apolline de Trouduc, journaliste


- Hanouna, politologue


- Balkany, Combattant l'Injustice ( et  Défenseur du  Prolétariat )


- Zemmour, Défenseur de la France


- Macron, Président


" La France a un incroyable talent "

(...)

J'aime bien l'expression : " ils peuvent se prétendre historiens ".


Et moi, spécialiste de physique quantique .


Des malfaisants !

Derniers commentaires

Il semble donc que l'on soit encore Bern...é !

Pas réussi à lire l'article.... Cette écriture inclusive... Soit on l'utilise, soit on ne l'utilise pas. Ici c'est une fis oui, une fois non....

Exemples dans le 1er paragraphe :


Les célébrations autour des 400 ans de la naissance de Molière battent leur plein en ce mois de janvier 2022. Nulle surprise, donc, à ce que l'animateur Stéphane Bern et les producteurs productrices (bien que je ne sache pas s'il y a des femmes) de Secrets d'histoire décident de consacrer à Jean-Baptiste Poquelin une émission, diffusée le 10 janvier sur France 3. Comme toujours, ils elles ont proposé aux téléspectateurs spectatrices (là il y en a, enfin, je suppose) un savant mélange : d'abord, des célébrités passionnées par le sujet, ici les acteurs Fabrice Luchini et Francis Huster. Ensuite, des intervenant·es, parfois historien·es, pas spécialistes du sujet abordé, mais "bons clients" bonnes clientes, souvent écrivains écrivaines , toujours prêts prêtes à venir égayer l'émission dont ils elles sont des habitués habituées . Une pratique assumée par Stéphane Bern, qui la justifie auprès d'Arrêt sur images par l'audience importante de Secrets d'histoire, plus de deux millions de téléspectateurs chaque semaine.


Et comment les sans genre se reconnaissent-ils avec tout ce mic-mac ?


Je suis triste...

 

"Les historien.nes" ? 

Quelle misère cette écriture inclusive quand nombre de nos chères têtes blondes ont déjà du mal à mettre un "s" quand il y a pluriel...

D'ailleurs ne devrait-on pas mettre un "s" à "historien" quand il est précédé de "les" ? Du coup, cela donnerait "les historiens.nes". Compliqué, mais plus juste. Ensuite on peut être hyper inclusif et proposer "les historiens.nes".

Et pour quoi ne pas tout simplement écrire ce que l'on prononce, on n'est pas sur un réseau qui limite le nombre de caractères, et par la même la possibilité de réflexion, donc je propose : "les historiens et les historiennes".

Ainsi se crée l'histoire, et Stéphane berne...

- S. Bern, historien


- Apolline de Trouduc, journaliste


- Hanouna, politologue


- Balkany, Combattant l'Injustice ( et  Défenseur du  Prolétariat )


- Zemmour, Défenseur de la France


- Macron, Président


" La France a un incroyable talent "

Quelqu'un pourrait-il demander aux candidats à la présidentielle quelles sont leurs propositions pour l'audio-visuel public ? 


J'ai vu il y a peu le Brecht de Breloer sur Arte

La façon de mêler la fiction et les documentaires était intéressante

mais il a suffit d'une volonté de déséquilibrer ce que l'histoire dit de Brecht en appuyant sur quelques détails pour rendre le personnage hautement antipathique. Il en a été de même des interviews des personnes qui l'ont connu ou lui furent liées : le ciseau a été habilement utilisé

Au final,  Brecht fut mis sous un éclairage qui correspondait parfaitement à la vision Wessi (de l'Ouest) actuelle


On ne peut faire confiance à personne, même pas à ceux qui sont armés de bonnes intentions artistiques



Les gens pas assez bons, ils les coupent et passent à autre chose. Si quelqu'un a une cravate qui rend mal à la télé, ils le prendront moins que d'autres.

Le jeu en vaudrait la chandelle : "C'est la seule émission qui ressemble vaguement à de l'histoire sur une chaîne de service public, à une heure de grande écoute. Donc c'est ça ou rien […] quitte à ne pas être contents car ça ne ressemble pas à la Sorbonne", estime Le Roux. 


La "cravate" est donc plus importante que ce qui est dit (cf. aussi Y. Jadot dans un autre genre). On le sait, mais que ce type de discours soit assumé comme si cela était normal reste difficile à entendre.


Et décidément, pourquoi ce serait "ça ou rien" ? Pourquoi ne serait-il pas possible de rendre l'histoire accessible au grand public sans faire du S. Bern pour autant ?? Cela me fait penser à la différence entre un parc comme Le puy du fou et le chateau de Guedelon...

Mêmes arguments que les petits clips à la tik tok (du genre de celui avec M. Le Pen) pour amener les jeunes à la politique, c'est juste prendre les gens pour des abrutis.

Que Molière puisse être qualifié ou non de féministe me semble relever d'un anachronisme.

A propos de storytelling je conseille fortement le livre de ce nom de Christian Salmon, paru il y a presque 15 ans et passionnant à lire  aujourd'hui, après l'épisode Trump. D'une actualité très intéressante, en politique, en économie ... et remettant en perspective des analyses actuelles. 

Les historiens cités sont-ils d'accord avec la présentation de Molière faite par la comédie Française sur son site?


https://www.comedie-francaise.fr/fr/moliere

"Tout le monde me prend pour un homme de bien, 

mais la vérité pure est que je ne vaux rien. "


Stéphane Bern cité par Molière (Tartuffe ou l'imposteur, Acte III, scène 6).

T'es historien et tu vas dans une émission de Stéphane Bern... non mais allô quoi !

Émission que je regarde pour le plaisir de découvrir des monuments ou des espaces non accessibles au public, voire apprendre deux trois trucs (si, si, ça arrive), mais devant laquelle je m'étouffe régulièrement. Mais pour la regarder sans se fourvoyer il faut avoir au minimum des connaissances générales en histoire "assez bien +" (ce qui n'est malheureusement pas le cas de beaucoup de personnes, tout le monde s'asseyant sur l'Histoire depuis des années).

Un peu d'honnêteté intellectuelle les ferait donc préciser qu'ils présentent une lecture de l'histoire et non l'Histoire, tout en (pourquoi pas) proposant en fin d'émission une liste de livres sur le sujet écrits par des historiens (qui n'ont pas à être tous d'accord, c'est le propre de la science, mais qui ont au moins des avis étayés). Bref, c'est un "divertissement culturel" qu'il faut prendre comme ça, mais encore faut-il que ce soit clairement annoncé.

J'ai bien plus été choqué par les émissions de Laissez-vous guider que j'ai pu voir. Dans l'un des épisodes il était très fortement sous-entendu que le château de Saint-Cloud avait été détruit par les communards (avec une phrase du genre "détruit pendant la Commune") alors que ce sont les versaillais qui l'ont bombardé. J'imagine que ça a du faire boguer Lorànt Deutsch et sa conception toute personnelle de l'histoire (Communards = méchants / Versaillais = gentils). Toujours dans la même émission, l'épisode sur Napoléon était problématique (il me semble que le passage assez hallucinant sur Napoléon et l'esclavage avait été évoqué dans @si). Revoir également cette émission d'@si décryptant un épisode sur Marie-Antoinette et expliquant assez bien les rouages de Laissez-vous guider.

J'aime bien l'expression : " ils peuvent se prétendre historiens ".


Et moi, spécialiste de physique quantique .


Des malfaisants !

Avec le mignon Stéphane, on ne peut qu'être berné.


Peut-on dire qu'il veut péter plus haut que son cul :   " sutor, ne supra crepidam "

Quand on connait le niveau d' exigence d'analyse et de travail qu'il faut pour écrire l'Histoire , Bern ne pourrait faire qu'une émission par an , c'est pas un modèle économique .Par contre ce modèle économique produit des mecs qui en viennent a dire que Pétain était sympa .Le Neo libéralisme va nous emmener dans des mondes inconnus concernant  l'éveil intellectuel .En gros on va etre de plus en plus con.

Il ne faut pas s'étonner que l'histoire soit devenue du storytelling, à notre époque (comment l'appellera-t-on?) où l'audience est pratiquement confondue avec la qualité. Que voulez-vous, ma pauv'dame, il faut bien vivre!

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