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Commentaires

"Beaucoup de journalistes sont engagés inconsciemment"

C'est un divorce à l'amiable, mais qui fait du bruit. Hervé Kempf, spécialiste de l'écologie au Monde a quitté de son propre fait le journal en l'accusant de censure sur le dossier de l'aéoroport Notre-Dame-des-Landes. De son côté, Le Monde dément la censure, mais reconnaît tout de même avoir voulu un journaliste plus neutre et - ce sont ses termes - plus "impavide" pour suivre ce dossier. Qu'est ce qu'un journaliste neutre ? Qu'est-ce qu'un journaliste "impavide" ? Qu'est-ce qu'un journaliste engagé ? L'objectivité existe-t-elle ? Pour répondre à ces questions nous avons invité Hervé Kempf qui s'exprime désormais sur le site Reporterre qu'il a fondé en 2006, mais aussi Eric Dupin, journaliste indépendant, qui était parti pendant une semaine à Notre-Dame-des-Landes pour @si et qui a une approche différente du métier, et enfin Jean-Marc Manach, auteur du blog Bug Brother sur Le Monde.fr, du célèbre documentaire, "La contre histoire des internets", et futur présentateur de notre émission 14h42 en partenariat avec PCINpact.

Derniers commentaires

Et 2 ans après l'on voit que finalement Reporterre a brillamment passé l'examen du site d'information indépendant et de qualité !
Superbe Emission !!!
bonne émission;
mais
la réalité en ce moment est qu'il y a un tournant aujourd'hui:
- la censure semble être banalisée sans trop de contestation
- les journalistes qui ne plaisent pas sont balançé(e)s
pourtant
la liberté de savoir et de penser est fondamentale pour une société évoluée:
on est mal barré, non ?
Hervé Kempf a bien compris qu'il y a de la philosophie aussi chez les pro, et du réalisme économique aussi chez les anti. En court circuitant les arguments économiques des anti, en ne voyant pas les choix philosophiques des pro, Éric Dupin s'est engagé... à l'insu de son plein gré.
http://www.reporterre.net/spip.php?article4658
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2821
Pour poser une question : pourquoi pas de gentil pique-nique cette année ? Aurait-on craint en haut lieu la venue de quelque malgracieux venu demander publiquement s’il serait fixé avant 2020 ?

Pour donner une info : le malgracieux est toujours banni (bon, ça on sait et resait) mais on a osé lui demander de se réabonner ! Gestion par automate, ou cynisme de qui sait que personne ne bougera chez les belles âmes de ce noble site ?
Ouf ! merci @si ! Durant presque tout l'été, voire un peu plus, j'ai tenté de passer entre les gouttes du tombereau de sottises déversées dans lémédias. A tel point que je n'avais même plus envie, je n'osais même plus, venir sur @si ou chez Mediapart, craignant la contagion.

Et là je me prends une super douche chaude d'intelligence et de vision généreuse et positive du "monde" en écoutant ces 4 journalistes, à tu et à toi à l'évidence, mais aussi soucieux d'informer, d'analyser, d'expliquer... bref de rendre "le monde" plus intelligible et moi plus intelligent. Si c'est ça le journalisme "engagé" je vote "pour" !

;-))
Ravie d'apprendre dans cette émission qu'Hervé Kemps aura de quoi payer ses journalistes. Dommage qu'il n'ait pas eu de quoi payer le nouveau logo du site :

On exploite les lycéens ? Ça commence bien. C'est vrai que de nos jours, le graphiste c'est gratuit. Et puis quelle visibilité !
14h42 ? 42 - Quanrante deux !
Une émission qui se veut élément de réponse à la Question fondamentale de la Vie, de l'Univers et du Reste ?
Pétition pour une nouvelle démocratie citoyenne et économique :
Lien vers la pétition
Kempf sera chez Mermet cet après-midi.
Je suis militant écologiste...et en faveur du projet de NDDL.

Mais depuis 2009 , ayant de par mon expérience professionnelle un bonne connaissance de ce dossier, que je suis depuis 2002, j'ai observé avec consternation le cheminement obstiné d'Hervé Kempf, imperméable à toute critique même lorsqu'il reprenait les arguments les plus erronés des opposants, sans même prendre la peine de les vérifier. Ce n'est plus -comme il est dit dans le débat- un problème d'engagement du journalisme mais son aveuglement systématique.

C'est pourquoi j'ai suivi avec beaucoup d'intérêt et apprécié un débat qui, cependant, faute d'informations précises sur les véritables enjeux du projet, les arguments avancés contre NDDL et les prises de position relatives d'Hervé Kempf, me laisse insatisfait.

En effet, ce que l'on peut reprocher à H.Kempf est moins son engagement- car j'admets que certains écologistes sincères ont quelques raisons de combattre NDDL- que son entêtement à colporter de la propagande sans esprit critique et à brocarder J.M Ayrault à la moindre occasion comme dans sa chronique agressive du 19/07/2009 où il mélangea allègrement NDDL et les difficultés internes du PS...ce qui méritait déjà un avertissement de sa rédaction !

Et, durant le débat d'@si H. Kempf veut nous faire croire que sa chronique devait " réduire son angle de vision dans sa lunette écologique" et qu'il avait abordé le sujet avec objectivité dans son article d'Août 2009 . Tellement objectif H. Kempf qu'il n'a pas daigné répondre à un courrier documenté qui lui démontrait le manque de sérieux des arguments de sa chronique du 19 juillet 2009.

Je ne suis pas le seul écologiste à demeurer attérré par cette propension de certains médias à adhérer, sans analyse approfondie du sujet, à une position que je qualifie d' "extrême gauchement" correcte, comme si la détermination de militants mercenaires sur le terrain et leur soutien périodique par de grandes manifestations pouvaient remplacer une réflexion nécessaire sans a-priori idéologique.

Une réflexion, qui n'a pas été menée par les politiques supportant NDDL, et qui pourrait s'articuler ainsi:
- y-a-t-il une perspective de stopper la croissance inéluctable du trafic aérien international et surtout intercontinental ?
- peut-on imaginer une pénurie d'énergie qui ralentirait prochainement la croissance du transport aérien ?
- si les réponses sont négatives n'est-il pas préférable de distribuer ce surcroît de trafic sur les grands aéroports de la périphérie plutôt que
d'aggraver le bilan énergétique par le rabattage systématique vers un ciel parisien déjà saturé ?
- NDDL peut-il jouer ce rôle pour la "clientèle" du Grand Ouest ?
- la sauvegarde de zones humides en l'état ( qui n'existeraient plus s'il n'y avait pas eu de ZAD aéroportuaire) et l'exigence d'une liaison ferrée rapide vers l'aéroport sont-elles des objectifs prioritaires ?

Au lieu de réfléchir paisiblement à ces questions H. Kempf a constamment emboité le pas d'opposants comme l'Acipa qui accumulaient des
mensonges, pour n'en citer que quelques uns du florilège: les 2000 ha bétonnés (moins de 150 en réalité), l'exemple d'exploitation en réseau des aéroports de Marseille …et d'AIx ( aérodrome qui n'a aucun trafic commercial !!), les prévisions prétendues exagérées de la DGAC pour le trafic nantais ( en réalité sans cesse dépassées depuis), la perte d'emplois en cas de création de NDDL, la perte importante de terrains agricoles ( plus des 3/4 des agriculteurs ont déjà accepté des compensations). Il a louangé une étude très superficielle "commandée" par les opposants (étude Deft). Et dans la critique des conflits d'intérêt, H. Kempf fait fort: durant le débat d'@si il met en cause le préfet Haguelsteen,soit,…mais il n'a jamais vu de conflit d'intérêt lorsque des pilotes locaux du groupe Air France critiquent le projet alors que c'est leur intérêt personnel et celui d'AF que le projet NDDL ne voit pas le jour . La lunette écologique est effectivement réductrice.

Pour reprendre les termes du débat, le cas Kempf ce n'est pas la dichotomie économie/environnement, c'est le souci de rigueur dans l'examen des sources ou, comme il a été dit durant la discussion, "la prise de distance" ou le "doute méthodologique". Des vertus apparemment ignorées par H.Kempf.

A mon sens depuis sa chronique inacceptable du 19 juillet 2009, H. Kempf avait bénéficié d'une grande tolérance d'une rédaction plutôt favorable aux opposants ex: l'article de deux experts situé ici: n'a pas pu paraître dans les débats du Monde papier.

Quelque soit l'issue, lorsqu'on racontera tous les détails de cette grande mystification du combat anti-NDDL, il faudra aussi comprendre pourquoi tant de journalistes réputés sérieux ont cédé à l'intoxication...de "l'air du temps" et l'ont parfois alimentée.
Ce n'était pas le sujet mais donc, on peut être écologiste et ne pas mettre en cause Notre Dame des Landes ? Je prends note. Quelle que soit l'issue, quelque part.
Oui..on peut. Tout simplement parce que le meilleur bilan énergétique n'est pas que les habitants du Grand Ouest aillent prendre en train ou en avion une correspondance à Paris, et pour certains refaire dans le ciel le chemin inverse.

Le choix écologique n'est pas de se réfugier sans réflexion dans le NIMBY pour alimenter le hub Air France de Roissy et aggraver les nuisances d'un ciel parisien saturé.

L'acrobatie de certains écologistes est d'avoir masqué des ambitions électorales locales sous le prétexte de défendre de l'environnement.

Début octobre à Paris EELV préside un colloque pour endiguer les nuisances aériennes de la région IDF.

Avez vous perçu la véritable contradiction ?

Autre contradiction: on pourrait aussi s'étonner qu'en condamnant NDDL, des écologistes favorisent l'état centralisateur...
Eh bien je persiste à penser que l'écologiste estime raisonnable de pratiquer le tourisme doux, ce qui, à peu de chose près, proscrit l'avion. Comme il est remarqué par plus compétent que moi, on imagine assez mal, certes équipés de notre pauvre boule de cristal modèle début XXIème, comment les zincs quitteront le plancher des grenouilles lorsque le pétrole sera devenu assez rare pour manquer à l'essentiel. Ne parlons pas des milliards à engloutir dans ce "projet", qui-donnera-du-travail-à-des-milliers-de-braves-ouvriers et fera-vivre-des-centaines-d'entreprises-indispensables. Dans cette logique, les centrales nucléaires sont encore plus rationnelles.

A propos de débilité des trajets bizarres qui ne sont pas dus qu'à des drames de la centralisation, mais plutôt à la rapacité du système libéral (ouais, dans ce qu'il a de perverti par l'homme qui détruit sa pureté fondamentale), j'ai pu constater que si je souhaitais aller à Salzbourg me culturer, ce qu'au dieu des grenouilles ne plaise, il m'était proposé, pour un prix ridicule, 5 fois moindre que la bagnole, soit, 2 fois que le train direct, d'effectuer un Genève Londres Salzbourg ! ou un Genève Berlin Francfort Salzbourg par exemple. Jusque là, tout va bien, d'autant que ce n'est pas ce félon de centralisateur étatique qui est à la manoeuvre.
Le bilan énergétique c'est ce que Darty met sur les étiquettes des machines à laver. Je ne savais pas que c'était un concept écologiste !
- y-a-t-il une perspective de stopper la croissance inéluctable du trafic aérien international et surtout intercontinental ?

Honnêtement, à travers tout votre argumentaire plutôt bien construit, je ne comprends pas très bien cette question. Le pouvoir d'achat semble stagner ou chuter un peu partout. Où réside alors la croissance du trafic aérien futur ? Comme vous ne donnez pas de sources, je me permets de recopier un article : « Mais avec une marge bénéficiaire nette de seulement 1%, l'industrie ne fait que garder la tête hors de l'eau", explique Tony Tyler, directeur général de l'IATA. » considérant notamment de l'augmentation du prix du carburant, même avec la pseudo-croissance du trafic. Cela justifie-t-il un nouvel aéroport ? Considérant qu'une toute petite récession (supplémentaire) diminuerait considérablement le marché potentiel.

- peut-on imaginer une pénurie d'énergie qui ralentirait prochainement la croissance du transport aérien ?

Là, à moins que vous ayez des avions qui marchent au charbon ou au nucléaire, oui, on peut (vaguement) imaginer une (grosse) pénurie d'énergie dans les prochaines décennies -- en tout cas une grosse réduction dans la prochaine. À moins que vous ne voyiez pas d'inconvénient aux gaz et pétrole de schiste. Ce qui, en tant qu'écologiste, vous pose un peu là. Il faut de tout pour faire un monde.

Mais la question est, en somme, où vaudrait-il mieux investir le paquet de pognon (entre autres de nos impôts) que cet aéroport représente et, surtout, à qui va-t-il rapporter. Si vous avez des réponses, je suis preneur.
Et, juste pour information, pourriez-vous donner un certain nombre de vos sources, parce que vous balancez beaucoup, mais nous n'avons pas votre connaissance encyclopédique. Exemples, très loin d'être exhaustifs :

sa chronique agressive du 19/07/2009 où il mélangea allègrement NDDL et les difficultés internes du PS

dans son article d'Août 2009

'il n'a pas daigné répondre à un courrier documenté qui lui démontrait le manque de sérieux des arguments de sa chronique du 19 juillet 2009

J'en passe. Si vous pouviez nous fournir ces éléments, nous pourrions peut-être nous faire une idée, sinon, vous vous gargarisez.

Et, si possible, quelques références fiables sur le transport aérien, passé, présent et futur (j'aime bien les courbes), qui appuieraient vos assertions parce qu'à mon grand dam, je n'ai pu en trouver, sauf impliquant son déclin.
Premier "Gemp"

Réponses succintes:
Croissance: la stratégie de IATA est de toujours se plaindre ( dernier exemple: a obtenu de l'Europe le retrait de la taxe CO2 sur le TA [transport aérien]) avant d'enregistrer des croissances confortables. Le véritable indicateur des compagnies est celui des commandes d'avions ( un record au dernier salon du Bourget) Depuis plus de 30 ans le TA a non seulement surmonté toutes les crises, pétrolières, politiques et financières, mais a récupéré au-delà de ses pertes passagères. La croissance du TA à Nantes est une des meilleures de l' hexagone, toujours supérieures aux prévisions. Le trafic intercontinental, même si l'export faiblit à cause de la crise économique, bénéficie d'un import dopé par les pays émergents et que nous ne maitrisons pas .
Pénurie d'énergie: associée à un Pic de Hubbert toujours repoussé, déjà contrée par de nouvelles recherches ( des avions ont déjà voler au biocarburant ce qui prouve le cynisme des transporteurs pour maintenir éventuellement l'activité...) Les oracles se succèdent sans jamais être confirmés. Constat amer mais réaliste.
Paquet de pognon: NDDL c'est un tiers d'argent public et des clauses de retour de bénéfices vers les collectivités locales si profit.

Deuxième "Gemp"
Pas gentil le "balancez" ! (Peux-t-on se respecter entre abonnés d'@si ?) .Je ne me "gargarise" pas

Voici la chronique du 19/7/09 en remerciant l'hébergement d'@si:

Chronique Ecologie
A vous de jouer
Article paru dans l'édition du 19.07.09

Il paraît que le développement durable est la nouvelle boussole des politiques. Il paraît que le Grenelle de l'environnement a marqué une rupture dans la façon de décider. Il paraît qu'il y a un ministre de l'écologie. Il paraît que Parti socialiste et UMP sont opposés. Il paraît...

Voici un jeu d'été. Au terme de cet article, choisissez une réponse parmi les suivantes : 1 - Les décideurs sont menteurs et hypocrites ; 2 - Il y a enfin une vraie politique écologique dans ce pays ; 3 - Toutes vos histoires d'environnement, on s'en bat l'oeil ; 4 - Les responsables sont irresponsables ; 5 - Le capitalisme continue de saccager l'environnement au nom de la « croissance verte » ; 6 - Je cherchais où passer mes vacances, j'ai trouvé.
Or, donc, en la belle ville de Nantes, administrée par Jean-Marc Ayrault, maire et député PS, il y a un aéroport. Son trafic est réduit, mais la disposition de la piste fait que les avions passent au-dessus de l'agglomération, générant des nuisances sonores. Le remède à cet inconvénient est connu de longue date : une piste perpendiculaire à l'existante et-ou divers dispositifs techniques, comme de nouvelles procédures d'atterrissage
Mais cela n'est pas assez beau, pas assez grand, pas assez puissant pour les édiles PS et UMP confondus dans le même enthousiasme bétonneur. Leur rêve ? Un nouvel aéroport dévorant 2 000 hectares de terres agricoles. La rationalité de ce projet s'éclaire quand on sait que, par exemple, l'aéroport de Genève, avec une seule piste et 340 hectares, accueille chaque année 10 millions de passagers. L'aéroport de Nantes actuel a un trafic de 2,8 millions de passagers.
L'aérodrome projeté sur le site de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) expulserait cinquante exploitations agricoles, bétonnerait des centaines d'hectares et stimulerait l'étalement urbain. Son coût global, présenté à 560 millions d'euros, est manifestement sous-évalué.
Ce projet contredit incontestablement une politique de prévention du changement climatique, de préservation de l'agriculture, de recherche d'autres modes de vie et de transport. Qu'il soit porté par un hiérarque du Parti socialiste confirme l'état de déliquescence de ce parti. Mais l'UMP est tout aussi enthousiaste. Les observateurs s'interrogent : M. Borloo va-t-il sortir de son prudent mutisme ? « Allô, le Grenelle de l'environnement ? »
C'est la mobilisation des citoyens qui fera pencher la balance. Depuis des années, les associations locales se battent, de plus en plus nombreuses et avec un écho grandissant. Elles sont rejointes par un collectif de plus de 200 élus de terrain. Elles organisent du 2 au 9 août la Semaine de la résistance, à Notre-Dame-des-Landes, ainsi qu'un camp « Action climat », pour la première fois en France. On pourra planter sa tente. Pour l'instant, il y a de l'herbe, pas du béton.
Les chroniques de cette page s'interrompent cet été et reprendront dans « Le Monde » daté mardi 25 août.
Hervé Kempf


Avouez que, même si on n'a pas d'atomes crochus avec JM Ayrault (c'est mon cas) H. Kempf a outrepassé son rôle et pour quelqu'un qui prétend n'être qu'à l'aurore de son opinion en août, le mois de juillet est déjà prémonitoire !

L'article du Monde d'aout 2009: C'est tout simplement celui que brandit l'ami Schneidermann !

courrier documenté C'est un message adressé à R.Kempf, trop long pour être ajouté ici, que je peux vous envoyer si vous me donnez une adresse. Mais il suffit de lire la chronique ci-dessus avec ses contre-vérités ( les 2000 Ha dévorés, les centaines d'Ha bétonnés,
l' "expulsion" de 50 agriculteurs...) sa proposition simpliste et techniquement, financièrement et écologiquement inacceptable ( piste perpendiculaire) ou sa comparaison inadéquate avec Genève ( trop long à expliquer: différence de structure de trafic, de système d'entretien de piste etc...) pour apprécier le sérieux du journaliste.

Mais comme l'a fait remarquer un commentateur, on sort du sujet en reparlant trop de NDDL, car le problème posé est : H. Kempf a-t-il dépassé la mesure et Le Monde a-t-il exagéré son contrôle rédactionnel. Pour ma part je crois que le Monde a péché par abus de tolérance pour un collaborateur manquant de sérieux !
Désolé pour le « gargariser ». Si vous vous contentiez, comme beaucoup, de dire « tout le monde sait » plutôt que de citer des sources précises (desquelles vous pouviez, simplement, donner des liens), vous n'auriez pas ce genre de remarque désobligeante -- dont je vous prie d'accepter mes excuses (j'aurais pu chercher, aussi, vu qu'il y avait des sources indiquées).

Maintenant, que l'IATA ne fasse que se plaindre, je veux bien le croire. Tous les acteurs économiques se plaignent des taxes, des coûts et que sais-je encore : ça diminue leurs profits. Néanmoins, l'IATA ne semble pas se plaindre de la croissance, si on en croit sa dernière analyse (source PDF anglais) du « TA » (trafic aérien, pour ceux qui suivent pas), tout est en « solide demande » (solid growth). À noter que les chiffres sont présentés en « RPK » (Revenu Passager Kilomètre). Ce pourrait-il que si on double le prix du billet avec le même nombre de passagers, ce RPK double aussi, un bon moyen de doper la « solide demande » ? (mais c'est tout à fait annexe).

Ensuite, que le « TA » ait surmonté toutes les crises, je veux bien le croire aussi. L'IATA fait des prévisions jusqu'en 2150, donc il est possible que nos réserves (bien mal nommées puisqu'elles ne sont que des quantités finies de ressources) aillent jusque là. Beaucoup de fâcheux sont moins optimistes et même vous mentionnez par sécurité les biocarburants. J'ai de vagues interrogations concernant ceux-ci, considérant qu'il y a toujours des gens qui meurent de faim se comptant par millions, à consacrer une certaine quantité de terres agricoles pour produire un pis aller au pétrole pour pouvoir continuer à manger des pommes provenant du Chili ou partir aux Canaries en vacances (et j'aime beaucoup les Canaries). Surtout que le calcul a été fait, ça ne marche pas vraiment. Constat amer, mais réaliste. Et si vous avez une réfutation du Pic de Hubbert, je suis (moi et toute l'humanité) gravement preneur.

Finalement, pour « un tiers d'argent public et des clauses de retour de bénéfices vers les collectivités locales si profit », le « profit » en question, c'est avant ou après les dividendes des actionnaires (les deux tiers qui ne sont pas publics) ? Et, nonobstant le bétonnage certainement surévalué selon vous, est-ce que vous habiteriez, ou tiendriez un exploitation agricole à quelques kilomètres de ce bel et beau aéroport ? Dans mon coin, une pétition a circulé pour interdire un clocher de sonner les heures (il ne le fait que de 9 à 20 heures). Mais les avions, c'est surement plus rigolo (et plus fréquent).

Quant à vos dénégations sur les 2000 hectares, l'aéroport d'Orly en fait 1 528, CDG 3 200, on peut supposer qu'on voulait faire du sérieux, histoire que ça déménage.
Citation " est-ce que vous... tiendriez un exploitation agricole à quelques kilomètres de ce bel et beau aéroport ?"

Pendant plusieurs décennies des agriculteurs ont continué à travailler dans l'emprise de Roissy ( il y en a peut-être encore à Orly)
Et cette possibilité est offerte sur NDDL sur plusieurs centaines d'hectares ( je concède que cela ne convient sans doute pas à l'élevage !).

Le problème des surfaces, c'est que l'on compare les choux et les carottes. Et H.Kempf , avec les opposants ne s'en est pas privé! . Lorsque vous évoquez les 3200 Ha de Roissy ( c'est à dire l'emprise clôturée strictement aéroportuaire,) c'est à comparer à environ 959 ha pour NDDL à l'origine du projet ( avec en plus 280 ha protégés à "vocation environnementale")

Les opposants ont constamment confondu les 1650 Ha de l'enquête d'utilité publique, la totalité des terrains acquis par Vinci,c'est à dire 1590 ha qui comprennent à l'extérieur de l'emprise 352 ha de compensation agricole, et les surfaces strictement aéroportuaires ramenées aujourd'hui de 959 à 776 Ha après augmentation des surfaces protégées passant de 280 à 463 Ha.

N'oublions pas les fameux 2000 ha bétonnés des amis d'H. Kempf (l'ACIPA,bulletin N°25 de février/mars 2009): en réalité environ 150 Ha dans l'emprise(pistes+voies de circulation+batiments) et 186 Ha pour le barreau routier hors emprise.

Mais les slogans ont la vie dure ( des "milliers d'hectares dévastés" disait avec émotion José Bové lors de la manif parisienne de 2012 !)
Pénurie d'énergie: associée à un Pic de Hubbert toujours repoussé

En 1998, Laherrere et Campbell avaient prévu le pic de pétrole conventionnel pour avant 2010, et visiblement celui-ci est arrivé en 2006. Le pétrole que l'on trouve aujourd'hui est plus cher et plus compliqué à aller chercher tandis que les réserves de pétrole conventionnel si pratique n'augmentent plus et vont descendre. Et si on compare les prévisions de Laherrere en 2004 et les résultats qu'on observe en 2013, on peut en conclure que c'est dans ses analyses qu'on trouve les meilleurs prévisions (surtout si on compare avec les analyse des "organismes officiels" qui se sont méchamment vautré mais qui sont toujours relayées par les médias). L'incertitude concerne désormais les gaz et pétrole de schiste, surtout en Chine. Mais que se passera t-il si la bulle des gaz de schiste explose aux USA (vu l'argent colossal investit dedans, les retours sur investissement négatifs et le probable pic des gaz de schiste d'ici 2020) ? C'est incroyable que plus le "peak" devient évident, moins il est à la mode.

, déjà contrée par de nouvelles recherches ( des avions ont déjà voler au biocarburant ce qui prouve le cynisme des transporteurs pour maintenir éventuellement l'activité...)

Quand on en sera réduit à ça, il faudra aussi alimenter nos voitures avec ce bio-carburant, ce qui n'est pas tenable. Satisfaire 20% de nos besoins en carburants par la filière agricole constituerait déjà un véritable bouleversement de l'usage des sols. C'est juste une rustine.
[quote=Breizhécolo]- y-a-t-il une perspective de stopper la croissance inéluctable du trafic aérien international et surtout intercontinental ?
- peut-on imaginer une pénurie d'énergie qui ralentirait prochainement la croissance du transport aérien ?
- si les réponses sont négatives n'est-il pas...


Je vous remercie de me tendre la perche :o)

Le problème de cet aéroport se trouve là à mon sens. Je ne connais pas le dossier technique mais j'ai de gros doutes sur l'avenir du secteur du transport aérien (secteur aéronotique et sociétés de transport aérien) et donc par ricochet sur le retour sur investissement d'un tel projet. Un bon article de Benoît Thévard sur la résilience de ce secteur en cas de manque de pétrole http://www.avenir-sans-petrole.org/article-salon-du-bourget-2013-l-industrie-aeronautique-est-elle-un-modele-durable-118543022.html . Il faut savoir que dans le transport aerien, les possibilités d'optimisation de la conso d'énergie sont très limitées contrairement au transport terrestre (pour des raisons physiques) et qu'il sera très complexe de remplacer le pétrole par une autre source d'énergie. Et je ne vous parle pas de l'impact de l'avion sur l'environnement (rappel : si vous faites 1km en avion, vous dépensez autant de CO 2 que si vous aviez fait ce même km en voiture individuelle).

Comme je le disais peut tout a fait imaginer une baisse ou stagnation de la production de pétrole dans les 10 ans à venir (quand les besoins augmenteront), et ce constat vient beaucoup de personnalités du secteur pétrolier :

De Margerie, pdg du groupe Total ( http://petrole.blog.lemonde.fr/2013/01/23/total-et-le-jeu-de-la-verite/ )
Colin Campbell, ancien responsable d'exploitation chez Amoco et Fina (retraité) ;
Pierre-René Bauquis, président de l'AFTP en 1999 et 2000, directeur Gaz chez Total, puis conseiller auprès de son président Thierry Desmarest, et depuis sa retraite professeur avec Totalprof et l'IFP (Institut français du pétrole) ;
Jean Laherrère, qui a travaillé 37 ans chez Total, où il a fini comme chef des techniques d'exploration, puis a participé aux travaux du Commissariat Général du Plan sur l'énergie ;
Matthew Simmons, banquier d'affaires, conseiller du vice-président américain Dick Cheney pour les questions d'énergie en 2001
Kenneth Deffeyes, qui a tenu des postes similaires dans la société Shell.


Je vais remettre quelques liens que j'ai déjà mis dans d'autres sujets sur l'énergie :

M. Auzanneau sur la situations actuelle de l'extraction pétrolière (14 min très bien utilisées, vous pouvez allez sur son blog OilMan sur le site du Monde après pour aller plus loin) :
http://www.dailymotion.com/video/xz0sw2_pic-petrolier-chimere-ou-danger-imminent-m-auzanneau_news?start=811

Une tribune de Pierre-René Bauquis :
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/09/nouvelles-decouvertes-et-gaz-de-schiste-retarderont-a-peine-le-pic-petrolier_1697747_3232.html

Pour ceux qui adorent l'anglais, les graphiques, les chiffres et qui s'y connaissent déjà un peu en gaz et pétrole, le dernier rapport de l'ASPO :
http://aspofrance.viabloga.com/files/JL_2013_oilgasprodforecasts.pdf
La version résumée (14 pages) : http://aspofrance.viabloga.com/files/JL_veryshort30May2013.pdf
Un article de Jancovici sur avion et CO2 (et NDDL) :
http://www.manicore.com/documentation/aeroport.html

fun fact : faire un seul voyage long courrier (10 000 km) par an revient à utiliser plus d'énergie que de laisser un radiateur électrique de 1kW fonctionner 24h/24 pendant un an. Prendre l'avion n'est donc pas du tout neutre.
Mais à côté de ça vous soulevez ce qui me gène chez Kempf, donc a voté.

Une réflexion, qui n'a pas été menée par les politiques supportant NDDL, et qui pourrait s'articuler ainsi:

- y-a-t-il une perspective de stopper la croissance inéluctable du trafic aérien international et surtout intercontinental ?

- peut-on imaginer une pénurie d'énergie qui ralentirait prochainement la croissance du transport aérien ?



Vous les faites voler à quoi, les avions, quand le pétrole sera devenu trop rare ? À moins qu'on découvre une énergie miraculeuse, je vois mal comment la "croissance inéluctable du trafic aérien" peut continuer plus de quelques années. Au rythme actuel de découverte de pétrole sur Terre (nul) on va continuer vers une raréfaction, donc un renchérissement de la matière première, dont la conséquence sera que le pétrole et ses usages seront réservés aux riches. C'est pas un peu antinomique avec l'idée d'un "aéroport pour les classes moyennes" qu'est censé être NDDL ?
"Je suis militant écologiste...et en faveur du projet de NDDL. "
Ouaip, et moi je suis pacifiste, et pour la libre circulation des armes à feu.
Ça fait longtemps que je n'avais pas lu une bonne grosse perle de ce calibre dans le forum, merci breizhécolo.
Le vrai oxymore : "militant écologiste" / "croissance inéluctable".
Je suis sûr qu'on pourrait en trouver plein d'autres, le tout c'est de les placer le plus sérieusement possible.
Il me faudrait le talent d'un breizhécolo, trouver des formules comme "la lunette écologique" et tout ça.
Je potasse.
Cette expression provient d' une phrase prononcée par un journaliste durant le débat ! Réécoutez !
Tout d'abord, il faut que l'écoute une première fois, dès que je peux je m'y colle.
Pour l'instant, les pépites que je trouve dans le forum m'occupent pas mal.
La "lunette écologique" a-t-elle un rapport avec les toilettes sèches ?
Ne dites rien, je vérifierai moi-même.
S'il veut opérer à l'exploitation des gaz de schiste au milieu des champs OGM, à la limite, on peut faire un geste.
Bien, Fan de canard.Au moins je vote pour toi, je me cherche encore pour le reste.
[large]http://www.advocnar.fr/Lapollution.html[/large]
http://www.laprovence.com/article/edition-alpes/2505025/les-aviocordes-sont-ils-responsables-des-perturbations-climatiques.html
bonjour à tous, interessant et de haut niveau, le débat sur le fond à propos du réchauffement climatique/énergie au coeur du développement durable (de la Bretagne?) à partir de l'engagement inconscient du journaliste.
"un fact : faire un seul voyage long courrier (10 000 km) par an revient à utiliser plus d'énergie que de laisser un radiateur électrique de 1kW fonctionner 24h/24 pendant un an. Prendre l'avion n'est donc pas du tout neutre". Jancovici dit aussi qu'un km en avion a autant d'impact climatique qu'un km dans sa voiture tout seul. Dans le débat, l'inconscient va prendre le contrôle, dépasser l'écologie, l'économie, l'aménagement du territoire. Le rève de tout enfant c'est de partir au bout du monde en avion, internet ne va pas lui suffire. Personnellement, NDDL je suis pour parce que le rève va être à la portée d'un plus grand nombre et pas réservé aux VIP, avec le transport de masse facilité les prix vont baisser, problème d'énergie ou pas (la dernière goutte de pétrole sera pour les avions de chasse), et surtout parce que la concentration de tout en Ile de France est très coûteuse en énergie...et je suis aussi contre parce que l'offre va provoquer la demande, comment resister aux paradis lointains à pas cher et quand on voit comment la liberté de déplacer personnes et marchandises (les roses arrivent du kenya par avion) prime sur à peu près tout, comment prévoir un bilan final dans 40 ans? La raison est un peu dépassée dans l'affaire. Confiant dans la capacité de la société française à rêver son avenir durablement, alors oui à NDDL, aucune confiance dans sa capacité à résister aux excès du marché qui ira au bout des gains possibles à coup de pub et de manipulations, alors non à NDDL. Mais comment l'avouer "consciemment"?
Surpris moi aussi qu'on ait pas parlé du mot impavide. On a déjà suggéré impartial, j'ai pensé à impassible.
Pas lu les comms,
je veux juste dire que cette émission est un régal.
La question de l'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes nous rappelle surtout une chose : il n'existe pas encore de "démocratie économique". Au nom de la "liberté économique", toute les décisions concernant la production (moyen, réalisation, technique, qualité, quantité, distribution...) échappent au peuple. Le système industriel est le seul décideur, car il serait le témoin du développement. Certes les élus des institutions françaises, représentants du peuple dit-on, peuvent parfois intervenir dans ce système d'entreprises vorace et concurrentiel, mais comme semble le dire Mr Kempf, les collusions entre les hommes des 2 systèmes (politique et économique) semblent telles que la balance pèsera presque toujours du coté de la finance (leur "développement") plutôt que d'un autre coté.

Je conseille à ce propos vivement la lecture d'essai critique sur le concept de développement" d'A.M. Chartier.
Moi c'est comme ça que j'aurai titré l'émission.
Question de DS à Hervé Kempf à 14:07 du quatrième acte. Ce dernier répond :
[quote=Hervé Kempf]Une bonne information c'est une infirmation qui est exacte. C’est à dire qui répond aux questions basiques : quoi, qui, où, quand, éventuellement comment, éventuellement pourquoi
Dans cet extrait de "The Newsroom", 1ère saison, 1er épisode, qui montre des morceaux de la séquence sur le traitement de l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon(voir la notice wikipedia) au large de la Louisiane en 2010, le spectateur qui débarque à 3:03 a les faits dans les premières secondes. La plaforme deepwater horizon a explosé en flamme à 50 miles des cotes de la Louisiane, avec 11 membres de l'équipe portés disparues et considérés comme morts.

On a le quoi, le qui, le où. Mais il est évident que l'intérêt de la scène réside dans tout le reste, la suite. La suite est un élément du pourquoi, qui a mon sens est rarement optionnel.
Pour les non anglophones, la suite de la scène révèle que pour 35 591 puits il y a 56 inspecteurs, ce qui fait en gros 635 puits à inspecter par inspecteur. Et comme les plateforme doivent être inspectée une fois par mois, cela donne 2 puits/jour, sur 6 jours durant toute une année pour un inspecteur (je ne me suis pas amusée à vérifier). L'homme au téléphone a inspecté DeepWater Horizon le 1er avril, soit 19 jours avant la catastrophe. A la question de savoir s'ils avait été prévenu des précédentes alertes rouges de non coformité (5 si j'ai bien compris), il répond ne pas savoir s'il peut en parler. A la question de savoir combien de plateforme il avait inspecté avant celle-là, la réponse est "aucune". Mais il avait suivi un entrainement. De combien de temps ? Réponse : 4 mois.

On est bien sûr dans le traitement fictionnel d'une vraie catastrophe écologique. Mais la question n'est pas là. Pour moi, cette scène illustre parfaitement le fait qu'on ne peut pas s'arrêter au quoi, qui, où et quand. C'est le contexte qui éclaire l'ensemble. Le comment et le pourquoi.
Que le quoi, qui, où et quand soit systématiquement donné, c'est effectivement le minimum, mais s'arrêter-là peut déjà relever d'une première manipulation. Comme dans un conflit, annoncer le nombre de victimes d'un camps au jour j en oubliant d'annoncer ceux de l'autre camps au même moment. Un grand classique dans notre monde. L'information exacte parcellaire est aussi une plaie.
Exemple bien plus léger que le traitement - toujours difficile - d'une guerre, au JO, au 20h, il n'y a que des athlètes Français (en terme de résultats) et quelques poids lourds incontournables. Les informations données sont exactes. Mais il est agaçant de savoir qu'untel a reçu la médaille d'argent et ne pas savoir qui a eu la médaille d'or - ça arrive !

C'est quoi une bonne information ? La réponse ne peut tenir en une phrase.
Dans un monde où l'information circule aussi vite que les fakes, les professionnels ont une carte à jouer : celle de l'exigence. Qu'on continue a produire de la bouillie dans les mainstream en se désolant de la perte d'audience, après tout, ça les regarde. Qu'on essaie de mettre à genou ceux qui tentent autre chose à coup de procès, c'est symptomatique d'une société bien malade. A moins d'opérer une véritable censure du net comme dans certains pays, c'est une bataille qui sera perdue à plus ou moins long terme.

Le monde de l'information évolue. Will MacAvoy, le présentateur fictionnel de News Night n'est pas le seul à vouloir être aimé - au sens respecté - à nouveau je suppose. Les journalistes ont du boulot pour casser une image de connivence avec les différents pouvoirs. Il y a une pluralité à réinstaurer, une visibilité à gagner. Il y a certes comme le dit Hervé Kemps des réseaux à construire - je préfère ça à "fédération". Mais dans le monde de l'info, ça commence à frémir. Il était bien temps que ça bouillonne dans le chaudron de l'information ;-)
Merci pour cette émission!

Un point de gêne cependant. Il semble que fortuitement, DS ait bien grillé J.-M. Manach.
En effet, contrairement à l'information que ce dernier donne sur le plateau, l'interview du dirigeant d'Amesys n'est jamais sourcée, dans le documentaire, comme une image de France Télévision, qui n'est d'ailleurs pas plus citée dans les crédits image du générique de fin. Bref, si c'est effectivement un extrait de reportage de France Télévision, on n'est quand même pas loin d'une petite manip pour faire croire que ce sont des images inédites (hypothèse de base qui, d'ailleurs, motive la question de DS).
Quand PPDA a fait ça, il en a pris pour vingt ans...

( mais l'origine "France Télévision" de ces images me parait étrange : regardez le petit Anonymous animé au second plan, FT ferait il ça ? J.-M. Manach ne se serait-il tout simplement pas emmêlé dans ses explications? )

C'est un petit détail, mais sur @si, ce genre de précision peut faire sens...
Titrer un article, c'est tout un art.
Relevé sur Libé.fr : Le mystère de la tuerie de Chevaline fête son premier anniveraire.
On imagine bien la famille du cycliste, victime collatérale du (ou des) tueur(s), débouchant le champagne pour l'occasion.
Citation DS :
Alors, un journaliste peut il être engagé, peut il être autre chose qu'un journaliste engagé, existe t-il un journalisme neutre, objectif, toutes questions qui nous intéressent à longueur d'année, ici, sur le site, et qui sont cette semaine posaient par le départ, la séparation par consentement mutuel du monde, et de son journaliste spécialiste de l'écologie, Hervé Kempf.

Des questions qui intéressent... peut être... Mais qu'ASI et DS prennent soin de ne pas aborder.
Cette émission en est une illustration édifiante... Témoin, le geste du bras de DS à 20'23''...

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Est-ce que Pujadas, Saint-Criq, Verdaillant, Witterberg, Fressoz, Giebert se sont engagés inconsciemment contre Taubira lors du dernier Des Paroles et des actes ?
Le traitement ASI façon marronnier du départ de Kempf est bien moins passionnant que le récit que celui-ci en a fait sur Reporterre.
Visiblement personne, ni au Monde (ce qu'il aurait fallu commencer par rappeler), ni sur ce plateau ne sait ce que signifie "impavide".

Etre impavide signifie ne pas avoir peur et je ne sache pas que M. Kempf ait jamais manifesté quelque peur que ce soit.

La première chose à faire, c'était de renvoyer à ces gens leur inculture. Seulement voilà...
Beaucoup de journalistes sont engagés inconsciemment.
Il serait plus juste de dire que tout être humain a un mode de représentation du monde qui est le fruit de son éducation et de son histoire.
On pourrait penser que les journalistes aient intégré cette banalité.
Ce n'est malheureusement pas le cas, puisqu'ils nous imposent à longueur de média leur "there is no alternative".
La plupart des grands médias ne sont plus une source d'informations mais une usine à, "fabriquer le consentement".
Le pire c'est que la plupart ont la tête tellement enflée qu'ils croient réellement qu'ils sont les détenteurs de vérité.
Débat intéressant de par la qualité des intervenants, mais un peu trop fourre-tout ai-je trouvé. Quelques questions restées pour moi sans réponse :
- est-ce qu'on peut tenir à la fois une chronique (commentaire "engagé") et rédiger des articles "d'information" dans un même journal ?
- le traitement de "l'écologie" dans les médias est-elle nécessairement militante / engagée ?
- est-que sur le cas de Kempf, on peut parler de censure, alors qu'il était invité à s'exprimer dans sa chronique ?
- c'est quoi un journaliste "impavide", je ne comprends pas cette expression ?

H.Kempf était l'une des seules signatures que je suivais avec intérêt dans Le Monde, et j'ai toute sympathie militante pour les anti-Ayraultport. Mais dans cette histoire, ne s'agit-il pas simplement d'un choix éditorial, c'est à dire d'une orientation éditoriale (grosso modo "libérale") de la part de la Direction du Monde ? En gros, la ligne éditoriale du journal serait "pro ayraultport" tout en proposant une diversité de point de vue via la chronique de HK et éventuellement des point de vus dans les pages Débats ? On peut contester "politiquement" un tel choix, mais pas du point de vue de l'éthique journalistique - tout journal a une orientation, et au Monde elle est clairement "libérale/sociale" depuis belle lurette, bien avant le rachat par Niel/Berger.

J'ai trouvé à l'inverse qu'Eric Dupin posait des clés de débat particulièrement pertinentes.

Je vais suivre Reporterre avec intérêt, mais j'ai bien peur que ses fondements soient bien fragiles : tout gratuit, équipe à minima et financement de bouts de ficelles, pas d'équipe éditoriale pérenne, etc. Bon courage à eux !

Et puis pour finir : Trop content de voir Manhack rejoindre@si !
Ces émissions d'ASI entre journalistes parlant métier sont quand même souvent inintéressantes: avant même de les avoir vues, on les a vues. Les arguments sont connus à l'avance, ça tourne en rond. "Un journaliste n'est-il pas forcément engagé, gnagnagna..."
Un peu faible pour ouvrir la saison.
Je suis contre VINCI, contre la course au productivisme, je suis pour KEMPF mais je ne donne pas tort au MONDE. Kempf avait la naïveté de croire que L Monde est pour l’écologie. L M cherche à faire croire qu'il est pour l'écologie en donnant à KEMPF jusqu'alors une grande liberté. Dès qu'il voit que KEMPF ne sert plus à ce camouflage L MONDE a tiré son épingle du jeu. Je n'avais pas besoin de Kempf pour me former une opinion sur la position du MONDe à propos de l'écologie. C'est maintenant que KEMPF pourrait faire du militantisme efficace .
Bon courage !
Manach chez ASI, quelle bonne idée !
Hervé KEMPF n'ètait pas seulement trés engagé sur le dossier de Notre Dame des Landes mais également sur le Nucléaire où sa contestation virulente et partiale m'a agacé pendants des années.!.Il n'est pas inconscient!!
Je lui redis:Bon Vent
Pierre
18' de visionnement : kempf se penche sur NDDL en 2009 (mais a levé l'oreille déjà en 2007 si j'ai bien entendu ?) : pourquoi ? c'est déjà un point de vue. un angle. l'écolo en lui y voit matière à. ensuite, il arrête pas de montrer à quel point il était "neutre", mais le fait même de lancer l'alerte, en quelque sorte, est déjà un engagement.

mais surtout il y a ce principe et cette interprétation qui sont à la base du "malentendu" :
kempf dit (de mémoire) : il y a une rubrique écologie au monde, donc on regarde le monde (cosmos) du point de vue écologique.
mais non, en fait : la rubrique écologie, c'est on regarde l'écologie du point de vue du monde (journal).

et par rapport à ce regarder n'importe quoi du point de vue du monde-journal, c'est miracle si kempf a réussi à enquêter aussi longtemps sur NDDL...

le journalisme, c'est pas une interface neutre, une dévolution d'un monde (des faits, pris comme "infos") vers un autre (le nôtre). c'est un système en soi, un pouvoir, qui défend ses billes et protège ses fesses pour durer le plus possible.
Bonne émission, merci :-)

Par contre pas d'accord avec DS quand il dit en gros et de mémoire que si la NSA ou la DGSE ont les data sur tout le monde, elles n'ont en fait pas de data. En fait si, elles ont toutes les data, et pour moi le problème est là, dans la mise en place d'outils/la capacité de prendre toutes les datas, pas dans ce qui en est fait. Parce que pour l'instant, ce qui en est fait, c'est rien. Et on nous jure que si on n'a rien à se reprocher, on n'a rien à cacher. Sauf que,une fois que les data ils les ont, ils les ont, et on n'a aucune idée de ce que les tordus qui nous gouverneront dans 20-30-50 ans en feront. Dit autrement, le développement en démocratie d'outils qui fileraient la gaule aux dictateurs (quand on ne leur vend pas déjà par ailleurs), je n'y vois rien de "pas inquiétant".
Non c'est pas un point godwin. Il fait une simple citation où il y a "Hitler". La citation aurais tres bien put être remplacé par "5 min pour les kurdes, 5 minutes pour Sadam" ou tous autres fait similaire. Surtout que là elle est en entré de discours et que le point Godwin ce ramène quand en plein débat, pas dans la première phrase d'un des protagonistes.

Pour ce qui est de l'objectivité c'est qu'elle que chose d'impossible à avoir, il faudrait être dieux pour cela. Une personne omisciente. Henri Guillemin dit que l'impassibilité est impossible, mais que la loyauté est le premier devoir les, c'est à dire ne pas les tronqué, ne pas les déformé, dire ce qui ce passe réellement (enfin esseyer de le faire le moin possible).Pour lui l'objectivité reviens à considéré les faits humains comme des objets.
C'est par exemples sur ce sujet, trouver qu'un conflit d'intérets tel qu'on le voit dans l'affaire de NDDL ne serais qu'un objet sans consistance, que la réalité ne se resumerais qu'a des chiffres, et que le PPP sur NDDL n'est qu'une simple façon de construire un édifice publique (quand on connais tous les intêrets en présence). C'est à dire, non pas considérés le projet comme un fait sociale, mais ne s'en tenir qu'aux agence de communication qui dématérialise la pensée même de la mission d'un service publique tel que le transport, en ne relayant ses arguments sans critiqué leurs conflits d'intérets derrières...
Bon jour Daniel, ma 2 fois sur le forum, je sort pas beaucoup de ma caverne. le film : Une contre-histoire de l'Internet n'est plus visible sur arte la page existe hyper controlé... mais pas de film. on le trouve encore sur la toile . combien de temps encore???
Le titre me fait marrer (façon de parler). Si c'est inconscient, tu ne devrais peut-être pas faire journaliste, mon gars. Y'a aussi porte parole ou lobby-iste, politicard, chais pas moi, les études faut que ça serve à quelque chose.
même la science n'est pas "neutre", alors j'espère qu'on va pas essayer de nous faire avaler que le journalisme pourrait l'être...
50% pour Hitler, 50% pour la Résistance, la citation n'est elle pas plutôt de Godard ?
Tututut, pas de point Godwin qui tienne, l'emprunt au champ lexical du nazisme ou de l'holocauste ne suffit pas à caractériser un point Godwin. Le point Godwin ne peut être attribué qu'au cours d'un débat, quand un interlocuteur, un peu à court d'arguments, en vient à utiliser le triste souvenir de cette effroyable période de l'histoire pour essayer de gagner l'argument. Nous voyons bien que, dans l'exemple qui nous intéresse ici, tel n'est point le cas, puisque Manhack qui venait à peine de commencer à parler, ne donnait qu'une citation.

Merci pour cette émission <3
J'espere que cette emission sera moins chiante que celle de la semaine derniere.!
Eric Dupin n'ose plus dire qu'il est journaliste tellement il rencontre vis à vis des gens un rejet de cette profession.
Une bonne partie de la population semble avoir pris conscience que les médias sont devenus des média-Pravda c'est une bonne nouvelle.
Eternelle question de l'engagement ! Mais il semble qu'on ait un peu avancé.

Les intervenants étaient dans l'action, et savaient de quoi ils parlaient.

Le nouvel animateur a l'air bien.

L'UOJF ? Je sens que ça va donner.

Est-ce bien raisonnable ?
La directrice du Monde impatiente qui demande à longueur d'édito, vite vite plus de rigueur, vite vite le grand marché transatlantique, vite, vite une régression sociales sur les retraites, vite vite la guerre... est impavide et non engagée !!!!!!
Elle fait partie des journalistes engagées dans l'ultra libéralisme consciemment j'espère !!!!
Bonne émission, mais sinon c'est la fête de la saucisse n_n ?
Engagé! Engagé!
Pourvu que 14h42 (pas le), soit engagé...
@si sans Syrie c'est sensas.
Trève de rigolade, c'est agréable d'être pris à contrepieds.
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