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Bac, SNCF : une cohérence macronienne

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Quelque petites choses bonnes à savoir. La SNCF payait ses voies et l'entretien de celles-ci. Désormais la structure a été éclatée afin de « favoriser la concurrence » et faire rouler des concurrents de la SNCF sur les lignes qu'elle, et nous, avons (...)

L'escalier qui mène du 4èmé au 5ème étage n'est utilisé que par un cinquième des habitants de l'immeuble et de ce fait pas rentable. le nettoyage est le mème que pour les autres étages. Dans un soucis budgétaire il faut supprimer cet escalier. 

(...)

Les Pères de la Nation Macronienne :

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- Le Père Emptoire

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Ils font tous la paire

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France Inter valide le rapport Spinetta dans son journal du 18/02 et dans le même journal dit que les régions le rejettent. La soumission à la raison d'Etat rend idiot , la contradiction flagrante de ces deux informations devrait sauter aux yeux, mais non, pas dans la radio d'Etat.

mon opinion à l'égard des réformes actuelles:

https://www.youtube.com/watch?v=-URl0PmKqyQ

Comme je l'ai indiqué plus bas, en 2006, des locomotives encore en état de marche, envoyées en très grand nombre au rebut, au moment de l'ouverture à la concurrence; immense cimetière à Sotteville les Rouen. Dans le silence des médias. Silence qui contraste avec le battage médiatique énorme qui a été fait autour d'un crochet posé sur une caténaire en 2008, qui n'entraînait aucun risque d'accident, au plus une interruption provisoire du trafic.  

Émission ce soir sur France-Inter https://www.franceinter.fr/emissions/l-humeur-vagabonde/l-humeur-vagabonde-17-fevrier-2018 ; Julien Coupat et Mathieu Burnel étaient les invités de Kathleen Evin.




C'est fatigant, en plus d'être bête, que d'associer un rapport de contrôleur de gestion avec les sciences. D'où tenez vous que "la zone de pertinence des TGV" aurait quelque-chose à voir avec les sciences ?! Quand un syndicaliste accuse Sarkozy de s'être augmenté de 172%, pourquoi vous ne nous faites pas le coup également du "c'est scien-ti-fi-que" ? Ras le bol ! 

Pendant que nous sommes dans les trains, je me suis fait une réflexion sur ce thème que je n'ai pas vue ailleurs, mais peut-être ai-je mal regardé.



Le nec plus ultra en matière de véhicules actuellement, c'est les véhicules électriques et hybrides. Réglons rapidement leur compte aux modèles hybrides dont la propulsion électrique traîne la masse des éléments nécessaires à la motorisation thermique et dont la motorisation thermique traîne la masse de tout le système d'entraînement électrique, cherchez l'erreur (c'est qu'il y ait des clients suffisamment stupides pour acquérir à prix d'or de telles aberrations).



Bon, les automobiles électriques. Ce qu'il y a de mieux ou de plus classe à exhiber, c'est selon, c'est celles de la marque Tesla. Masse des modèles actuellement disponibles : entre mille neuf-cent cinquante et deux mille trois-cents kilos. Dont combien pour les batteries ? Je l'ignore mais au doigt mouillé plusieurs centaines de kilos de matières dont il ne faut pas oublier qu'elles seront usagées à l'échéance, au mieux, de quelques décennies et qu'il faudra recycler si l'on sait, si l'on peut, et si on sait et si on peut si c'est profitable pour un acteur économique de le faire. Le moins qui puisse être dit est que c'est sacrément conditionnel.



Le gros avantage des véhicules électriques et hybrides est donc la récupération d'énergie au freinage, à ce qu'il paraît. Il faut cependant exclure les longs trajets autoroutiers ou assimilés, où il y a peu de freinages donc peu d'intérêt mais où l'on se traîne tout de même ces sacrées batteries. Reste les trajets urbains, mais là aussi il ne faut pas rêver, le freinage du véhicule ne peut pas être totalement électrique, son efficacité allant décroissant au fur et à mesure que la vitesse décroît. Même les trains ont des freins mécanique pour compléter la récupération électrique et assurer l'arrêt complet. La récupération d'énergie au freinage nécessite de pouvoir l'emmagasiner ou de la mettre à disposition pour qu'elle soit consommée ailleurs. Les véhicules automobiles ne disposent que de la première possibilité ce qui nécessite de lourdes, encombrantes, coûteuses et potentiellement polluantes batteries.



Qu'en est-il des trains ? En ne considérant que les trains électriques tirant leur énergie du réseau, ce qui constitue l'écrasante majorité, le train en phase de ralentissement se comporte comme une génératrice de courant, c'est à dire comme une centrale électrique d'appoint. Si l'on considère la consommation énergétique instantanée du réseau électrique ferroviaire, c'est la consommation d'énergie des trains en phase d'accélération ou de maintien de leur vitesse diminuée de la production d'énergie des trains en phase de récupération d'énergie pendant le ralentissement. Y a-t-il besoin de (lourdes, encombrantes, coûteuses, potentiellement polluantes) batteries ? Non. Il y a une part de l'énergie dont la consommation est mutualisée par le parc roulant.



C'est une des raisons pour lesquelles l'affirmation que le progrès dans le transport consisterait en l'utilisation de véhicules électriques ou hybrides me laisse perplexe, pour ne pas dire incrédule.



Je mets à part dans la classe des véhicules hybrides les vélos à assistance électrique. Le rapport du poids transporté sur le poids du véhicule nu est tout autre, entre trois et quatre usuellement au lieu de valeurs franchement inférieures à un (pour une Tesla environ quatre centièmes pour un conducteur seul). Ils ont en outre pour vertu de permettre à certaines gens dont les capacités physiques sont affectées de pouvoir continuer à faire de la bicyclette. Ce n'est pas pour autant qu'il ne faut pas regarder de près ce qu'il advient de leurs batteries une fois hors d'usage...


Etage par étage, jour après jour ils viennent vider l'immeuble.

Et je regardes les gens être emmenés du balcon de mon appartement...

Immense gâchis: un très grand nombre de locomotives en état de marche mises au rebut à Sotteville les Rouen au moment de l'ouverture à la concurrence.

https://reporterre.net/Le-plus-grand-cimetiere-de-locomotives-de-France-un-immense-gachis

C'est un édito, et DS exprime son point de vue, normal. J'y adhère pour l'essentiel.

"En même temps" ! , 2 remarques de DS  peuvent être facilement retournées :

1) " le personnage" qui (n') a obtenu (que) 21% des voix au premier tour n'est pas moins Président que celui qui, au 1er tour en 1995, avait obtenu moins de 21% des voix ! (au passage, cela m'a permis de vérifier que j'avais encore d'assez bonnes capacités de mémoire, merci DS).

2) le rapport Spinetta semblerait (je n'ai pas d'info personnelle sur la "robustesse" de celui-ci) être, à l'instar d'autres rapports récents, devoir servir effectivement de base à une réforme sur le sujet. Quand on connaît le nombre de rapports empilés à peine publiés dans le passé, n'est-ce pas réconfortant de constater que la machine administrative ne marche pas à vide ? !


Quelque petites choses bonnes à savoir. La SNCF payait ses voies et l'entretien de celles-ci. Désormais la structure a été éclatée afin de « favoriser la concurrence » et faire rouler des concurrents de la SNCF sur les lignes qu'elle, et nous, avons payées.


Une relation, prof de mécanique dans une grande école d'ingénieurs, m'avait dit qu'une équipe de copains à lui avait quantifié les facteurs théoriques de dégradation des routes et que le poids du véhicule intervenait à la puissance quatre. Ce qui veut dire, toutes choses étant égales par ailleurs, qu'un poids lourd de quarante tonnes dégrade la route deux millions cinq-cent-soixante mille fois plus qu'une voiture d'une tonne. Un ami qui travaillait aux ATMB (Autoroutes et Tunnel du Mont-Blanc) m'a confirmé la chose en me disant que leur estimation est qu'un poids-lourd use la route un million de fois plus qu'une voiture. C'est le même ordre de grandeur, on doit être proche d'une bonne estimation.


Cela veut dire que quand nous payons dix euros à un péage, même si un poids-lourd payait cent fois plus, on continuerait de se moquer de nous. Cela veut dire que nous payons en grande partie au péage l'usure due aux camions. Je ne parle même pas des routes sans péage qui sont directement financées et entretenues avec nos impôts. Je ne tirerai pas non plus sur le corbillard en évoquant la triste pantalonnade de l'écotaxe et la reddition en rase campagne du ministère après quelques escarmouches d'inspiration, schématiquement, poujadiste.


Cela veut surtout dire que la SNCF, en tant qu'entreprise de transport de personnes et de marchandises qui paye ou essaie de payer ses infrastructures, fait face à une concurrence routière à qui les infrastructures sont essentiellement offertes. Qui parle de distortion de la concurrence ?

" Vous avez perdu toutes les batailles depuis que Macron est au pouvoir " et " Le rapport de forces vous est défavorable et le restera pour la SNCF ". Ainsi s'adresse Demorand à Martinez ce matin sur France Inter. Et on sait de quel coté il est, Demorand, lui qui a reçu, avec beaucoup d"égards, huit représentants du pouvoir depuis début Février. François Bonnet, de son coté, fait remarquer dans Médiapart qu'on a déroulé le tapis rouge pour Blanquert hier soir sur France 2. A quoi il faut ajouter les couvertures de nombreux journaux à la gloire de ce dernier.  .

Pour reprendre les termes militaires de Demorand, il faut reconnaître que nous assistons en ce moment à une offensive sur le front médiatique, à laquelle participe la radio télévision d'Etat, afin de soutenir Macron qui est un peu défaillant dans les sondages. Dans cette bataille, il serait souhaitable que les médias libres dézinguent enfin les médias couchés.

L'escalier qui mène du 4èmé au 5ème étage n'est utilisé que par un cinquième des habitants de l'immeuble et de ce fait pas rentable. le nettoyage est le mème que pour les autres étages. Dans un soucis budgétaire il faut supprimer cet escalier. 

  Quand l'état ou la région  finance des infrastructures pour favoriser une grande entreprise privée (portions d'autoroutes, pont à hauban, par exemple), personne n'est conscient du coût final ni que la note n'est pas pour l'entreprise et pas un journaliste ne le fait remarquer. Quand il créé une prime pour l'achat de voitures diesel, il n'y a pas eu de levée de boucliers, pourtant tout le monde a financé. En outre, la quasi-totalité de ces engins sont à la casse, maintenant. Comme investissement il y a mieux. On ne parle pas de l'utilisation du  CICE, de la mollesse à faire rentrer les milliards d'euros qui échappent au fisc tous les ans. Le train irrigue le territoire, supprimer les dessertes pas "rentables" c''est   appauvrir davantage certaines régions. Sans oublier que le train et le fret par rail sont une bonne réponse à la problématique de réchauffement climatique.

Dis, dis, ça veut dire que mon TGV Marseille - Le Mans n'est pas pertinent ? 5 heures de train c'est trop ? :( 

D'abord super chronique Daniel Schneidermann ! 

Merci, mais bon ce n'est qu'un réconfort moral, une cohérence McRonnienne ça relève de la foi et c'est incontestable, c'est surtout indestructible. Regardez comme Léa Salamé résiste au Professeur Meirieu, contre toutes les évidences jusqu'à même y aller de la mauvaise foi.


Mais en matière de chemin de fer, je vais faire dans la biographie personnelle : j'ai suffisamment vécu pour avoir souffert de Thatcher et vécu ce que Ken Loach raconte dans son merveilleux film The Navigators. Rien qu'à le mentionner, les larmes me viennent. Je n'ai jamais adopté la cohérence thatchérienne, 


Aussi la cohérence McRonnienne a un goût pour moi de déjà-vu. 


Je suis d'une incohérence totale en matière de chemin de fer car je considère qu'il faudrait brûler le rapport du spin-doctor Spinetta rien qu'à savoir qu'il a été commandé et par qui. C'est d'ailleurs incroyable tous ces rapports qui arrivent aux mêmes conclusions. Au prix où ils sont payés, j'en ferai volontiers un sur la base du précédent : il faudrait jouer de la photocopieuse et remplacer ici et là télécommunications par transport ferroviaire.


Voici une vidéo où Owen Jones rencontre Lord Adonis qui parle du scandale de la privatisation du Rail et la façon éhontée des entreprises privées d'accaparer l'argent public et le dilapider tout en réduisant les services au détriment des usagers (le contraire de la cohérence énoncée)


Cette fois, j'y suis du kleenex pour de bon car je vois bien l'impasse où nous sommes en France, trente ans après Thatcher

Ohé Capitaine avez vous songé à élargir votre "zone d'influence" à travers LEMEDIA ?

Bonjour

Une suggestion comme ça aux cheminots: si on leur supprime les statuts, ils ne font plus rouler les trains la nuit, les dimanches et les jours fériés. Oeil pour oeil, dent pour dent.

En tout cas chapeau Daniel !!

Fallait voter Mélenchon!


Entrevue hier dans un JT... chéplu lequel, mais à part celui d'Arte, ils sont interchangeables... une mise en condition pour le démantèlement à venir de la SNCF, sous forme de microtrottoir. Interrogée, la tradiitionnelle conne de service (mais son équivalent masculin fait aussi bien l'affaire) qui jalouse les cheminots. Les jours de congés, la retraite, les privilèges, enfin toute la litanie anti-fonctionnaires que journalistes et économistes libéraux relaient, et dont ils gavent leur basse-cour.

L'opinion publique est préparée. Contestation, grèves, manifs resteront sans effet.

Le rouleau-compresseur est en marche. Rien ne stoppera l'avancée du "nouveau monde" macronien.

Des comme ça, Daniel, j'en veux bien tous les jours!

Merci pour cette chronique.

Si je peux me permettre,  l'interview que vous citez dit plutôt que l'économie risque à terme d'être séparée des sciences sociales dans la réforme du baccalauréat, et pas vraiment "noyée" dans autre chose.

Ce qui n'est pas moins inquiétant, car ce n'est évidemment pas de la seule compétence en "économie" dont on a besoin pour contester la logique comptable des réformes Macron, mais bien d'un interdisciplinarité bien faite entre l'économie (au sens strict) et les sciences sociales.

Eh voilà. Tout y est : Mise en cause anti-démocratique du verdict des urnes, contestation anarchisante de tout pouvoir, déni suicidaire de toute compétence techno-économique, si ça continue je vais vraiment me réabonner.

La finalité étant de faire entrer dans les esprits que seule la privatisation du ferroviaire est la SOLUTION à tous ses maux..


Et pendant que les médias (sauf Le Média!) déversent la bonne parole anesthésiante  du Très-Haut sur le bon peuple, JL Mélenchon, son adversaire le plus résolu, continue à être l'objet de bashing. Cette fois-ci c'est l'Immonde qui a remis le couvert:


https://www.youtube.com/watch?v=Plu27NN57g0





"les TGV ne doivent pas aller au-delà de leur "zone de pertinence", à savoir deux ou trois heures de trajet."


 Ce rapport est rédigé par un ancien PDG d'Air Inter (3ans) , ancien PDG d'Air France ( 11 ans) et aussi ancien PDG d'Air France-KLM (3 ans)  ....


 Et il est donc celui qui a été choisi pour faire un rapport sur le train  ......


 N'y aurait-il pas  là  un  conflit d'intérêt  ?


 


Une erreur s'est glissée dans cette chronique: Stéphane Beaud n'est pas économiste, mais sociologue. Merci de bien vouloir la corriger.

Le progrès ne vaut que s'il est partagé entre actionnaires. 

Désespérance et errance totales !


Pour s'en sortir, juste un brin d'humort : 

Moins cher et plus rentable : le double billet " Vol & Saut " !  Assurance non comprise.

Distribution payante de parachutes pour passager arrivés à destination.*

*Les passagers ne paient donc pas l'entièreté du vol.

 

comment fait-on pour dire qu'on aime +++ cette chronique ?

Même sentiment ici. On a l'impression d'être des "éveillés" sur qui cette novlangue truffée de foutaises ne fonctionne pas parce qu'on sait ce que ça signifiera concrètement, mais qu'on est seuls à hurler notre désespoir au milieu d'un vide inerte.


Le sentiment d'impuissance devant ces montagnes de conneries néolibérales est absolument total.

« Mais comment protester ? »


C’est pourtant simple Daniel, suffisait de pas voter pour lui.

Cher DS, serions nous atteints du même abattement?


Les Pères de la Nation Macronienne :

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