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A Libération, interdiction de troller Patrick Drahi sur Twitter

Assemblée générale de salariés, double page critique sur le patron dans le journal et... règlements de compte sur Twitter ? La grogne des journalistes de Libération contre leur patron, Patrick Drahi, se poursuit. Et peut aussi se voir sur Twitter où, depuis plusieurs semaines, les journalistes se moquent - gentiment - des méthodes du groupe de Drahi, Altice. Suffisamment pour que le numéro 2 de Libération, Johan Hufnagel, recadre ses équipes par mail.

Derniers commentaires

Pour parler SFR, Altice : Après le plongeon, Altice se reprend en Bourse.
Si j'ai bien compris, la valeur de l'action a lourdement chuté depuis le début du mois à cause des inquiétudes sur leur dette : 50 milliards d'euros.

Libé en parlait d'ailleurs déjà l'an dernier lors d'une audition au Sénat avec au passage, question sur l'optimisation fiscale et réponse qui a fait rire les sénateurs :
"Mais il fut également question de fiscalité et d’endettement. Si Drahi habite à l’étranger (sa résidence principale est à Genève), c’est parce que «créer une entreprise en France, c’est encore le parcours du combattant».
«Parlons d’optimisation fiscale : Qui cherche à remplir sa déclaration d’impôts pour payer plus d’impôts ? Personne !, a-t-il déclaré en déclenchant les rires des sénateurs. Si je peux lever autant de capitaux, c’est aussi parce que je n’habite pas en France. Les fonds sont à Londres, New York, Pékin… L’un de mes principaux banquiers, c’est BNP, qui va placer ma demande sur le marché mondial. SFR paie ses impôts en France et elle en paye beaucoup. Et si elle en paye beaucoup, c’est parce que je l’ai redressée. Quand on fait des affaires en France, on paie ses impôts en France.» Et au sujet de son endettement, le très cash Patrick Drahi a déclaré «qu’il dormait mieux aujourd’hui avec 50 milliards de dette que les 50 000 qu’il avait à ses débuts».
"
Vous avez remarqué ? Robin Andraca a écrit « l'ironie a semble-t-elle cessé »...

C'est comme si moi j'écrivais « elle y a » ou « elle était une fois »...

Nous avons appelé Éliane Viennot à se prononcer à ce sujet1,2 :
« le choix du pronom impersonnel « il » (il faut, il est certain…), [...] date du « moyen français » (XIVe-XVe siècle), lorsqu’on a commencé à exprimer systématiquement les pronoms sujets. On aurait pu trouver un neutre, mais les lettrés de l’époque ont trouvé que « il » allait très bien… ».

1. op. link. une 1re fois.
2. op. link. une 2e fois.
vous pourriez cesser de parler de grogne lorsque des humains sont en colere, d autan que leur colere est ironique rien de grognon , la colere est une emotion humaine normale, c est degradant et humiliant de tpujours ratacher la colere des travailleuses eurs a une expression s apliquant a un animal. j attend mieux de la part de litteraire qui decriptent l actualite, propager le vocabulaire de la bourgeoisie pour l expression d un désaccord populaire, montre votre soumission a l ordre etabli, comment pouvez vous pretendre a l analyse des medias ?
Ce qui me fait marrer, c'est que ces journalistes ont bien roulé pour EM! durant les élections avec les valeurs promu de flexibilisation et start up first !
Quand ça s'applique à eux ils déchantent XD.
Vive la clairvoyance de Laurent Joffrin !!!

http://www.liberation.fr/france/2016/04/25/rachat-de-libe-par-sfr-ce-que-ca-change_1448594

En tout cas moi, je ne vais pas pleurer pour eux ils n'ont que ce qu'il mérite, il y'a assez de média mainstream un de moins c'est limite une bonne chose...
Je n’ai connu aucune entreprise (petite ou grande) dans laquelle il est autoriser de critiquer ou d’ironiser sur le dos du grand chef ouvertement.
Drahi n'a strictement aucune empathie pour les salariés qui ne sont qu'une variable d'ajustement, pas plus. Le jour où ses créanciers décideront que la montagne de dettes qu'il a accumulées n'est plus soutenable, son empire s'écroulera. Drahi est tout sauf un entrepreneur qui au moins prend des risques. Dans un documentaire sur le monde des télécoms et des médias sur LCP, il s'exprime d'une voix monocorde et sans la moindre émotion sur ses méthodes de flibustier des affaires. "J'ai horreur de payer des salaires" affirme t-il au 1er degré. Un cynisme absolu mais qui ne devrait pas décourager les journalistes (et bientôt les juges) qui enquêtent à son sujet.
Portrait en pied de M. Hufnagel, patron digital-libéral-social*.

(*) social tendance réseau bien sûr.
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