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Ça ne doit pas être simple de modifier cet usage à l'oral et en présence de la personne à qui on s'adresse ! Quand on connaît le prénom et le nom de la personne qu'on interpelle et qu'on peut le prononcer publiquement, c'est effectivement une solutio(...)

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Et on fait quoi des gens qui sont ni mâles, ni femelles, ni neutres ? Moi je me reconnais de l'identité sexuelle zorglub, donc j'aimerais qu'on le prenne en compte. "Monsieur", "Madame", "père", "mère", "chose", autant de termes offensant. Appelez moi juste Zorglub, ça ira. Et idem pour "parent 1" et "parent 2", chez les zorglubs, ces termes sont offensants, vu qu'il n'existe que les parents 7, 11.25 et  . Merci aux pouvoirs publics de rectifier afin d'être réellement inclusifs.

Dans cet extrait de la vidéo de The Guardian, on pourra mieux juger du ton de Justin Trudeau. Pour ma part, j'ai plutôt tendance à le voir comme sérieux et ampathique


Une phrase qui commence par : l'amour maternelle va changer l'humanite, ca sonne deja tres mal pour moi.

De plus l'ensemble des femmes sont une organisation de charite religieuse (et pas seulement celle qui parle)  (https://www.youtube.com/watch?v=z10goVbpLw0), mon cerveau il est en etat d'alerte maximale.


Justin Trudeau explique que "peoplekind" à la place de "mankind" est une plaisenterie, mais la journaliste Emmanuelle Walter pense que le ton qu'utilise le 1er ministre canadien est plutôt sérieux.

Dans l'extrait je ne distingue pas clairement une formulation sérieuse de Trudeau, laissons lui la présomption d’innocence de son explication.

Le Canada de Trudeau est en pointe dans tout ce que sociétalement, il faut éviter de faire.

Comme le dit un des chroniqueurs canadiens : "la dictature extrême des extrêmes minorités".

Ça ne doit pas être simple de modifier cet usage à l'oral et en présence de la personne à qui on s'adresse ! Quand on connaît le prénom et le nom de la personne qu'on interpelle et qu'on peut le prononcer publiquement, c'est effectivement une solution, comme le fait Emmanuelle Walter avec DS, mais ce n'est pas toujours le cas ! À part inventer un nouveau mot, non génré, je vois mal comment on peut faire, même si je comprends ce qui motive cette démarche. 

Ce sera intéressant de voir ce qui s'inventera.


Déjà, pour modifier des formulaires, alors qu il suffit d'y réfléchir une fois pour toutes, c'est la galère : on trouve encore des  " mademoiselle" par-ci par-là. 


À propos des mots qui conviennent, ne conviennent pas ou plus,  je découvre l'utilisation de  " parent 1" et "parent 2", qui semble plus adaptée  pour les couples homosexuels,  mais ne couvre pas toutes les situations  puisque, en réalité, la plupart du temps ce dont on a besoin c'est le nom et/ou la signature d'un " responsable légal", qu'il soit parent ou pas. 


J'ai longtemps exercé dans une école où étaient scolarisés des enfants d'un centre d'hébergement récemment retirés de leurs familles : j'étais toujours très mal à l'aise en leur donnant différents documents où les mots " père", "mère", " parents" ou "famille" étaient récurrents. Je ne sais pas quel effet ça leur faisait. 


Même difficulté quand on accueille des enfants itinérants, "l'adresse", "la maison" sont des mots qu'on utilise plus souvent qu'on ne croit...quand ce ne sont pas des manuels dont les consignes incitent à décrire/ dessiner sa maison ou sa chambre, ou à tracer le plan de chez soi à l'école.


On atteint l'emmerdement maximum si on demande à l'enfant de faire son arbre généalogique ou de construire une frise chronologique avec des photos de lui depuis sa naissance : bonjour l'explosion des secrets ou affaires de famille, dans une ambiance bien détestable. Et si on veut que ce soit carrément pourri, on peut tenter d'afficher tout ça en classe ! 


Et bien sûr, la fête des mères et la fête des pères : marronnier des engueulades en salle des maîtres, et toujours polémique avec certaines familles, quelle que soit la décision. 


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