Ouf ! Zemmour ira sur France 2
Le matinaute
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chronique

Ouf ! Zemmour ira sur France 2

Nous voilà rassurés : Zemmour sera le prochain invité de prime time de France 2. Quand donc ? La date n'est pas encore connue. Le service public attend obligeamment qu'il veuille bien se déclarer candidat. On se demandait avec angoisse si les télés et radios publiques participeraient au boycottage général du non-candidat Zemmour. Ouf ! France 2 lui offrira donc une émission en prime timeIl ne sera pas dit que le service public, fidèle à sa mission de pluralisme, l'aura, comme toute la presse des milliardaires, bâillonné.

Les dirigeants de l'audiovisuel public auraient pu se glorifier de leur différence. Ils auraient pu expliquer que ce refus de participer à la création médiatique d'un candidat était même un marqueur de service public. Ils auraient pu. Mais non. Il faut lire le reportage d'Emmanuelle Walter, hier, à la journée Médias en Seine, pour prendre la mesure de la capitulation du service public, avec mention spéciale pour l'humoriste Catherine Nayl, directrice de l'information de France Inter, qui a déjà affermé de généreuses tranches de matinales aux éditorialistes zemmourisés.

Il faut dire que ledit service public est sous pression. Comme vous ne regardez peut-être pas CNews, cela vous a peut-être échappé, mais l'essentiel du temps d'antenne de la chaîne Zemmour-Bolloré est consacré, depuis le début de la semaine, à pilonner le même service public. Derniers scuds en date : le coaching "de gauche" de Ruquier à Mélenchon, et la petite phrase de l'éditorialiste de Franceinfo Gilles Bornstein, assurant que Zemmour n'avait "pas le droit de venir ici" avant de sortir les rames précipitamment le lendemain. Et tout ça avec nozimpôts, se lamentent en choeur Pascal Praud, Elizabeth Lévy, et toute la bande, un soir l'un, un midi l'autre. Qu'attend-on pour privatiser cette bande de gauchistes ? On comprend que ça les rende nerveux. Que la bande de mercenaires de Bolloré pilonne sur ordre le service public jour et nuit, elle est payée pour. Mais qu'elle arrive à insuffler au camp adverse cette honte d'elle-même, là est sa victoire.


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