Deux scènes de violence
Le matinaute
Le matinaute
chronique

Deux scènes de violence

Deux scènes de violence, ces derniers jours.

Des loubards s'en prennent à un jeune homme sans défense dans un bus de nuit. Un apparatchik arrogant fait semblant de passer une audition devant une commission croupion, dans une république bananière.

Dans les deux cas, des caméras sont là. Dans le bus, des caméras de surveillance. Et devant l'apparatchik, les caméras que la commission-croupion a disposées comme seul refuge de sa dignité, seule arme de sa vengeance, pour que son humiliation soit publique. Les loubards du bus le savent-ils ? L'apparatchik s'en souvient-il ? Les uns sont filmés de loin. L'autre offre au gros plan chacune de ses rides et de ses cicatrices. Sur le site, nous vous montrons des extraits des deux scènes.



Hees apparatchik

Les deux séquences sont explosives. Toutes deux nous font violence. Toutes deux disent la primauté brutale, animale, du rapport de forces. Toutes deux viennent gifler de grands principes, que l'on ne saurait immédiatement définir, mais que l'on sent nécessaires à la continuation du vivre-ensemble. Toutes deux, on aurait préféré ne pas les voir, mais c'est trop tard, on les a vues. Devant les deux images, chacun sera différemment atterré, mais néanmoins atterré. Cruauté contre arrogance, acharnement contre mépris, interjections haineuses contre maitrise raffinée du verbe. Dans un des deux cas, la police s'est saisie de l'affaire. Devinez lequel.

Partager cet article Commenter

 

Cet article est libre d’accès
En vous abonnant, vous contribuez
à une information sur les médias
indépendante et sans pub.

Déjà abonné.e ?

Lire aussi

Voir aussi

Ne pas manquer

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.