"Qui fait le journal ? La direction ou les élus ?"
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"Qui fait le journal ? La direction ou les élus ?"

Le soir où les salariés de Libé ont censuré Demorand

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Les soutiens aux salariés de Libé fusent de toutes parts : lecteurs, élus, syndicats de journalistes – SNJ ou CFDT Media – ou encore confrères dont Rue89, le JDD, Mediapart et même Acrimed qui, dans un communiqué, invite à Libérer Libération. Des soutiens mais aussi des critiques comme le billet de Sébastien Fontenelle publié sur le site de Bakchich ou, dès ce week-end, la fausse une du journaliste néerlandais Stefan de Vries. Une fausse et contre-une pour moquer celle parue samedi et qui entendait répliquer au projet des actionnaires de Libé. Mais comment est née cette fameuse Une, qui restera comme l'une des plus mémorables ? Récit.

Tout s'est joué en quelques secondes. Quand la directrice adjointe de la rédaction Alexandra Schwartzbrod valide le projet de Une, elle valide surtout l’exaltation des quatre vingt journalistes réunis sur le plateau central, où se fabrique le journal. Les salariés ont découvert quelques heures plus tôt le dessein des actionnaires : faire de Libé le Flore du XXIe siècle. Il faut réagir. Marquer le coup. Et surtout raconter aux lecteurs.

Raconter aux lecteurs, c’était déjà prévu : le matin même, vendredi donc, lors d’une Assemblée générale tenue après la journée de grève, les salari...

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