Présidentielle : RT et Sputnik non accrédités au QG de Macron
Brève

Présidentielle : RT et Sputnik non accrédités au QG de Macron

Russia Today et Sputnik pas les bienvenus chez En Marche ?

La porte-parole du ministère des affaires étrangères de Russie, Maria Zakharova, a qualifié ce jeudi de "révoltante" la décision de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron de ne pas accréditer Sputnik et RT France pour la soirée électorale du premier tour. Les deux médias russes, sur lesquels @si s'était longuement penchés, n'ont pas été admis dans le QG de campagne du candidat, dimanche dernier, lors du premier de l'élection.

RT France, 23 avril 2017

Comme l'expliquent Sputnik et RT France, leurs journalistes, malgré leurs demandes par mail au préalable, n'ont pas été accrédités. Arrivés sur place, ils n'ont donc pas été admis. Une décision qui, pour la porte-parole du ministère russe des Affaires Etrangères Zakharova, "est une discrimination ciblée et manifeste des médias russes de la part du candidat à la présidentielle".

Des relations tendues entre En Marche et les médias russes

Les relations entre Macron et les deux médias russes sont tendues depuis le début de la campagne. L'équipe du candidat a accusé à plusieurs reprises Sputnik et RT France de propager des fausses informations sur Macron. Le 13 février dernier,  l'un des porte-parole de Macron, Benjamin Griveaux, s'en était pris aux deux médias. Sur Public Sénat, il avait attaqué "Russia Today [RT], comme par hasard, et Sputnik, deux sites contrôlés à 100% par l’État russe et qui depuis des semaines et des mois calomnient certains candidats, en particulier Emmanuel Macron", tandis que d'autres candidats, comme François Fillon, étaient plus épargnés.

Sputnik avait notamment interrogé le député LR Nicolas Dhuicq, secrétaire du groupe d’amitié France-Russie à l’Assemblée nationale, qui avait fait de lourds sous-entendus sur la vie privée du candidat d'En Marche : "Il y a un riche lobby gay derrière lui. Cela veut tout dire", avait-il déclaré dans une interview titrée "L'ancien ministre de l’Économie Macron pourrait être un «agent américain» qui fait du lobbying pour les intérêts des banques". L'équipe du candidat d'En Marche avait également accusé la Russie d'avoir mené des "attaques" sur les serveurs du mouvement, sans pour autant apporter de preuves tangibles à cette affirmation.

Partager cet article Commenter

 

Cet article est libre d’accès
En vous abonnant, vous contribuez
à une information sur les médias
indépendante et sans pub.

Déjà abonné.e ?

Lire aussi

Voir aussi

Ne pas manquer

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.