Piraté, le New York Times annonce des frappes russes sur les USA
Brève

Piraté, le New York Times annonce des frappes russes sur les USA

C’est un message apparu furtivement sur l’un des comptes Twitter officiels du New York Times

. "URGENT : Selon une déclaration de Vladimir Poutine, la Russie attaquera les États-Unis avec des missiles". Dimanche matin, durant quelques minutes, cet étonnant message s'est affiché sur le compte @nytvideo, qui compte 250 000 abonnés. Quelques minutes plus tard, le tweet est supprimé. "Nous avons supprimé une série de tweets publiés sans notre autorisation ce matin. Nous procédons à une enquête à ce sujet", relate le Times sur Twitter dans la matinée, sans explication supplémentaire.

De quoi s’agit-il ? "Le compte Twitter Video du New York Times a été hacké" explique ce dimanche le site politique américain The Hill qui signale qu’après la suppression du tweet annonçant des frappes russes contre les Etats-Unis, d’autres messages ont aussitôt fait leur apparition sur le compte @nytvideo. Des messages signés par le groupe d'un collectif de hackers baptisé "OurMine" qui explique avoir pris possession du profil Twitter du New York Times après avoir décelé "une activité inhabituelle" sur le compte. Dans l’un de ces messages "OurMine" interpelle le New York Times : "Contactez nous pour vous expliquer comment régler le problème". Ces messages ont ensuite été supprimés par l’équipe du Times dans la matinée.

Après Britney Spears et Mark Zuckerberg

Les hackers de "OurMine" n’en sont pas à leur coup d’essai. Fin décembre, "OurMine" avait déjà revendiqué le piratage du compte twitter officiel de Sony Music annonçant la (fausse) mort de la chanteuse Britney Spears. En juillet dernier, Le Monde rappelait que les hackers de "OurMine" étaient parvenus à prendre le contrôle des comptes d’une dizaine de patrons des plus grandes entreprises technologiques américaines dont Mark Zuckerberg (Facebook), Daniel Ek (Spotify), Sundar Pichai (Google), Travis Kalanick (Uber), Marissa Mayer (Yahoo !) et plus récemment Jack Dorsey (Twitter). "Les utilisateurs étaient redirigés vers le site où OurMine propose des audits des sites Internet et des comptes sur les réseaux sociaux de particuliers et d’entreprises, moyennant paiement de quelques dizaines à plusieurs milliers de dollars", expliquait Le Monde. C'est là l'une des spécialités de ce collectif, comme le rappelait également en décembre le site Presse-citron. "OurMine se définit d’avantage comme un groupe d’experts en sécurité qui piratent ces comptes pour mettre en avant des failles mais aussi pour se faire de la publicité (aux dépens des propriétaires des comptes affectés)." Quant à leur identité ? Interrogés par le site américain Wired en juin dernier, ils affirmaient être au nombre de trois. "La nationalité de ces pirates informatiques reste inconnue, même si Wired a relevé de nombreuses erreurs d’anglais dans leurs messages", explique Le Monde.

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