Paradise Papers : Arnault sucre 600 000 euros de pub au Monde (Canard)
Brève

Paradise Papers : Arnault sucre 600 000 euros de pub au Monde (Canard)

Bernard Arnault n’a visiblement pas apprécié les révélations du journal de son gendre, Xavier Niel.

Alors que Le Monde a dévoilé la semaine dernière, les méthodes d’évasion fiscale de Bernard Arnault, dans le cadre des Paradise Papers, la réponse de celui- ci ne s’est pas fait attendre.

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C’est ce qu’explique le Canard Enchaîné de ce mercredi. Le Monde, détaille le Palmipède, "s’est vu retirer jusqu’à la fin de l’année les pages de pub de LVMH, soit un manque à gagner de 600 000 euros". Exit donc, dans le quotidien et son magazine de fin de semaine, les encarts pour les champagnes, parfums, montres, ou sacs à main du groupe LVMH. Déjà, la semaine dernière, dans les heures qui ont suivi la publication de l'enquête du Monde, Arnault avait tenu à dénoncer une "opération journalistique de ce média pour créer une sensation forte". Une contre-offensive qui s’est poursuivie dans les colonnes du JDD par la tribune (masquée) d’une avocate de LVMH.

Ce n’est pas la première fois, en tout cas qu’Arnault en tant que principal annonceur de la presse française, décide de taper au porte-monnaie les médias qui mettent à mal son image. Le Monde en sait quelque chose, lui qui en 2012, avait révélé la réplique publicitaire de LVMH dont Libé avait fait les frais après sa Une sur la demande de nationalité belge d’Arnault, titrée "Casse-toi riche con!".

Libé Arnault

LVMH avait à l’époque décidé de suspendre ses opérations publicitaires pour l’année en cours, soit un manque à gagner de 700 000 euros pour Libé. Une stratégie au pouvoir de dissuasion certain. Les exemples sont multiples, qui trahissent le poids de LVMH sur la presse et les efforts de certains médias pour éviter de fâcher leur annonceur, comme nous l'écrivions ici. Déjà, quand en 2011 le magazine Géo histoire s'intéressait au rôle de la maison Louis Vuitton (le V de LVMH) sous l'occupation, le service pub de Prisma presse (aujourd’hui Prisma media) qui possède le magazine mais également Gala ou Femmes actuelles avait tout simplement préféré... supprimer l'article.

L’occasion de (re)lire nos articles "Serge Dassault et Bernard Arnault cités dans les Paradise Papers" et "«Merci patron», le film qui ridiculise Bernard Arnault, gros annonceur français"

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