En Grèce, en attendant l'orage
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En Grèce, en attendant l'orage

Première journée de l'éconaute en reportage

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"C’est comme si on attendait que l’orage éclate." Dans la rame qui nous conduit au centre d’Athènes, mon voisin débarque du même avion que moi. Il est grec, il travaille à Paris. Vous êtes rentré pour voter ? Soupir. Oui. Nulle trace de peur sur son visage. De la lassitude dans son sourire, peut-être. Homme en suspens. Pays en suspens. On attend juste que l’orage éclate.

Ce temps suspendu n’est pas perceptible immédiatement. Quand j’arrive jeudi soir, Tsipras, le jeune leader de Syriza (gauche radicale, donné grand favori), fait un meeting à Omonia, une place qui craint aujourd’hui. Une place pleine de zombies, de toxicos, de paumés, de sans-logis. Il est trop tard pour rejoindre le rassemblement. Le lendemain, ceux qui ont fait le déplacement nous apprendront qu’ils étaient 8 000 sur cette place. Un bon score. Une mamie est même venue rien que pour voir le visage de celui qui fait peur à l’Europe.

La nuit est chaude, la Grèce vit sa première canicule, on tire la langue, les Athéniens n’ont pas en...

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