Ce qu'il faut savoir, avant de voir le film de Kassovitz sur le massacre d'Ouvea
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Ce qu'il faut savoir, avant de voir le film de Kassovitz sur le massacre d'Ouvea

La vérité à épisodes du gendarme Legorjus, inspirateur du film

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Le dernier film de Mathieu Kassovitz, L'ordre et la morale, fait sortir de l'oubli le "drame d'Ouvea", cette prise d'otages de gendarmes par des Kanaks indépendantistes, en Nouvelle-Calédonie, qui s'est soldée par la mort de 19 Kanaks et de 2 militaires le 5 mai 1988. Episode méconnu, considéré pourtant par certains comme un dérapage majeur de la République, le drame d'Ouvea devient "grand public", porté par un réalisateur de renom.

Quel message ressort du film ? Kassovitz insiste sur la disproportion des moyens utilisés par les militaires français contre les ravisseurs kanaks, il pointe le jeu des politiques, Mitterrand et Chirac, alors en pleine campagne présidentielle, qui ont préféré la force plutôt que la négociation. Surtout, une scène, à la fin, montre explicitement des exécutions sommaires de Kanaks, alors qu'ils venaient de se rendre. Ces accusations avaient émergé dès 1988, mais l'amnistie mise en place par les Accords de Matignon a interrompu enquêtes et poursuites.

Kassovitz se fonde – entre autres – sur le témoignage de Philipp...

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