Bolloré / diffamation : relaxe Bastamag confirmée en appel
Brève

Bolloré / diffamation : relaxe Bastamag confirmée en appel

Relaxe confirmée pour Bastamag face au groupe Bolloré. Le site indépendant était poursuivi en diffamation par le groupe pour un article, paru en octobre 2012, sur l'accaparement des terres par l'industriel en Afrique et en Asie. La relaxe de Bastamag (ainsi que de Rue89 et de deux blogueurs poursuivis pour avoir relayé l'article) avait été prononcée en avril dernier. Elle vient d'être confirmée par la Cour d'appel de Paris.
Tweet Bastamag relaxe

La Cour d'appel de Paris a tranché : la relaxe de Bastamag, poursuivi en diffamation par Bolloré pour une enquête de 2012 sur l'accaparement des terres par l'industriel en Afrique et en Asie, vient d'être confirmée. Contacté par @si, l'avocat de Bastamag, Me Antoine Comte, salue une décision "logique" : "Ça a été la confirmation du jugement des premiers juges sur le sérieux de l'enquête, et sur la nécessité de considérer qu'ils étaient de bonne foi [dans leur travail, ndlr]".

Le procès en premier instance, dont les neuf heures d'audience en février 2014 avaient été suivies par @si, s'était conclu en avril de cette même année par une relaxe. Le Tribunal de grande instance de Paris avait jugé que l'enquête de Bastamag présentait "incontestablement un caractère d'intérêt général".

Dans son enquête, Bastamag évoquait notamment l'accaparement de terres par la société Socfin, filiale de Bolloré, qui exploite des plantations d'hévéas et d'huile de palme en Afrique et en Asie. L'avocat du groupe Bolloré avait reproché, entre autres, au site indépendant d'avoir accusé le groupe Bolloré directement, alors que c'est une de ses filiales qui était concernée. Mais dans le jugement en première instance, les juges avaient considéré que la société Bolloré étant le principal actionnaire de la Socfin, "[elle] est perçue au même titre voire davantage que la Socfin comme l’interlocuteur naturel à la fois des personnes s’estimant lésées et des institutions internationales".

Parallèlement à cette affaire, Bastamag fait toujours l'objet d'une seconde plainte en diffamation pour un article datant de 2014 et traitant du même sujet. Le groupe de l'industriel breton est également engagé dans d'autres procédures judiciaires, notamment autour d'un reportage de Complément d'enquête de France 2 sur les activités africaines du patron de Vivendi. Alors que Bolloré a multiplié les plaintes contre la chaîne et les journalistes, l'affaire a connu un nouveau rebondissement début janvier 2017. Un jeune employé d'un plantation de palmiers de la Socapalm, dont Bolloré est actionnaire, attaque le patron de Vivendi pour "diffamation". L'employé avait affirmé devant les caméras de France 2 être mineur - une affirmation que Bolloré avait publiquement récusée, accusant les journaliste d'avoir payé l'employé pour qu'il se déclare mineur.

L'occasion de lire notre article sur le procès Bastamag : ¨Procès: Bolloré contre Bastamag, Rue89, et un blogueur ébéniste... dont l'article a été lu 7 fois"

L'occasion de lire notre article : "Cameroun : un employé de plantation attaque Bolloré pour «diffamation»"

Partager cet article Commenter

 

Cet article est libre d’accès
En vous abonnant, vous contribuez
à une information sur les médias
indépendante et sans pub.

Déjà abonné.e ?

Lire aussi

Voir aussi

Ne pas manquer

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.