Bettencourt, et ses micro-paiements
Brève

Bettencourt, et ses micro-paiements

Quel délice, de redécouvrir la lune en plein été ! La droite a davantage d'argent que la gauche, parce qu'elle fait la politique des riches, qui lui donnent de l'argent.
sébile

Voilà la lune. Je suis populiste ? Je fais le-lit-du-tous-pourris ? Mais non, pas tous, justement. Certains. Délicieux Manuel Valls, démasqué par l'actualité. Eh oui, lui aussi, il a son parti de poche. Il le confessait ce matin, devant Thierry Guerrier (bien meilleur qu'Elkabbach, soit dit en passant, il devrait s'incruster à la rentrée), sur Europe 1. Comme par hasard, d'ailleurs, c'est Valls. Filoche ou Emmanuelli n'ont pas de parti de poche. Montebourg non plus, à ma connaissance (j'espère ne pas me tromper). Comme par hasard, c'est le vaillant porte-drapeau de l'aile droite du parti, qui avait créé son parti de poche, et qui trouvait sans doute les donateurs les plus empressés. A quelque chose, affaire est bonne : Valls est prêt, ai-je cru comprendre, à dissoudre le micro-machin, si le trésorier du parti le lui demande gentiment.

On n'en a pas fini avec les partis de poche. Ca ne fait même que commencer. Vous avez remarqué ? Les radios préfèrent dire "micro-partis". Comme "micro-paiement", ou "micro-crédit". Il est vrai que pour Liliane Bettencourt, un don de 7500 euros, c'est justement la définition exacte du micro-paiement. "De petites sommes, mais ça leur fait plaisir" comme dit (de mémoire) de Maistre dans le dictaphone.

Puisqu'ils passent une partie de leur temps à tendre la sébille, est-ce si étonnant qu'ils fassent la politique de leurs donateurs ? Dès qu'un ministre va se déplacer, on va maintenant chercher à voir s'il a emporté son parti de poche avec lui, et s'il fait la quête après son speech. Tiens, Fillon, après qu'il a avoué sa politique de "rigueur" aux financiers japonais, a-t-il tendu la sébille à la fin de la réunion, pour évaluer l'impact sonnant et trébuchant de sa prestation? Si un de ses embedded, dans son tour du monde, autour d'un coca, lui posait la question (on peut rêver) sans doute, outragé, répondrait-il que non. Mais alors, pourquoi Wauquiez peut-il se l'autoriser à Londres, et pas Fillon au Japon ? Pourquoi ces pudeurs ? Pourquoi ces complexes ? Hardi, Fillon ! Foncez ! Vous aurez bien quelque chose à financer, dans pas longtemps. Quel été ! Et dire qu'on craignait de s'ennuyer...

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