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Burn-out en série : la ligne "joyeuse" ne passe pas chez GEO Magazine

"Les photos, maintenant, c'est l'office de tourisme"

Des terrasses fermées pour éviter un suicide. Une directrice des ressources humaines qui s'installe à demeure au coeur de la rédaction. Mais que se passe-t-il à GEO? Un conflit social oppose une partie de la rédaction du magazine du groupe Prisma Media, et la rédaction en chef, en place depuis 2011. Couvant depuis plusieurs années, le conflit s'est récemment envenimé, avec quatre cas de burn-out déclarés depuis six mois, et de nombreux arrêts maladie. Les salariés dénoncent un management violent, un accroissement important du rythme de travail, et des divergences éditoriales qui, depuis 2011, ne sont pas acceptées.

Début août, les journalistes de GEO, appartenant au groupe Prisma, sont arrivés sur un lieu de travail changé : la terrasse, habituellement accessible, était fermée. Un "problème de sol", selon les explications données par la direction. Vraiment ? Selon une source interne, l'explication serait toute autre : la direction aurait voulu prévenir toute tentative de suicide de ses salariés, après que deux d'entre eux se sont mis en arrêt maladie pour burn-out au début du mois d'août. En 2012, une salariée de Prisma Media avait tenté de mettre fin à ses jours, en enjambant la balustrade de cette même terrasse. Et les deux arrêts maladie pour burn-out ne sont pas des cas isolés : quatre cas de burn-out en tout se sont déclarés dans les six derniers mois au sein de la rédaction, comptant vingt-sept salariés, en plus de nombreux arrêts maladie. En cause : un conflit entre une partie de la rédaction et la rédaction en chef, en place depuis 2011.

Le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de l'entreprise a, dès février, diligenté une enquête paritaire avec la direction, dont le rapport a été présenté le 13 juillet dernier en présence de l'inspection et de la médecine du travail. 28 salariés de GEO, GEO Collection, GEO Histoire et GEO Hors-Série ont répondu à un entretien individuel. Ils décrivent une "sale ambiance", un "climat de déprime", "d'isolement", d'"absence d'espace de vie et d'espace commun." Ce mal-être est largement imputé au management de la...

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Commentaires d'utilité publique

Burn-out en série : la ligne "joyeuse" ne passe pas chez GEO Magazine

Pendant ce temps là il en est un qui souhaite remplacer des mots du travail ! voir "pénibilité" ...contre "prévention" , à se...

Par Jiemo
le 16/10/2017
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