13 novembre : Daniel Dayan et la nécessité du ressentiment
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13 novembre : Daniel Dayan et la nécessité du ressentiment

"Vous n'aurez pas ma haine".

Quelques jours après la mort de sa femme, tuée au Bataclan, Antoine Leiris, journaliste à France bleue, publie un texte sur sa page Facebook. S'adressant aux terroristes, il écrit : "Vous avez volé la vie d’un être d’exception, l’amour de ma vie, la mère de mon fils mais vous n’aurez pas ma haine (...). Je ne vous ferai pas ce cadeau de vous haïr". Ce beau texte a été partagé plus de 200 000 fois à ce jour. Peut-on voir dans ce texte une forme de cérémonie aussi efficace que la manifestation du 11 janvier ? C'est la question que nous avons posée à notre invité de la semaine, Daniel Dayan, sémiologue, directeur de recherche au CNRS et ancien assistant de Roland Barthes. Selon lui, on peut tout à fait voir dans ce texte l'appartition d'une nouvelle forme de cérémonie, puisque ce texte insiste sur des valeurs consensuelles. Mais est-ce suffisant ? "Il y a un certain choix, qui est de ne pas éprouver de haine, mais c'est un choix qui est discutable", assure Dayan, pour qui le ressentiment, absent de ce type de cérémonie, peut être un moteur bénéfique.

Pour voir l'intégralité de l'émission, c'est ici : "Pour dépasser le ressentiment, il faut d'abord l'exprimer"

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