Club indé #7 : "En France, on est assez tolérant vis-à-vis du mensonge"
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Club Indé
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  • Avec
    Simon Fontvieille et Isabelle Roberts et Pierre Januel et Raphaël Garrigos
  • Presentation
    Emmanuelle Walter
  • Préparation
    Adèle Bellot
  • Deco-Réalisation
    Antoine Streiff

Il est question de transparence mais surtout d'opacité dans notre club de la presse indépendante aujourd'hui : opacité de la part des milliardaires propriétaires de médias (notamment Vincent Bolloré et Bernard Arnault) face à la commission d’enquête du Sénat sur la concentration dans les médias en France, mais aussi non-transparence de l’État lui-même, qui, contrairement à ce qui se fait dans les pays anglophones notamment, rend très difficile l’accès aux documents administratifs ; un groupe de journalistes a décidé de hausser le ton. Enfin, on parlera de bourrage des urnes à Toulon et de l’indifférence de la presse régionale à ce sujet.

Nos invités "indés" du jour : Isabelle Roberts et Raphaël Garrigos, les fondateurs du site d'information Les Jours, qui ont fait de l'ascension de Vincent Bolloré dans les médias et de son influence idéologique une "obsession", c'est à dire une série, démarrée en janvier 2016 et qui continue (ils en sont à leur 176e épisode) ; Pierre Januel, journaliste indépendant, spécialisé en droit et en actualité parlementaire, qui travaille pour le site Dalloz Actualités, la Lettre A, Mediapart, Médiacités, et qui cherche depuis trois ans, au nom de la transparence, à connaître les noms des parlementaires, lobbyistes ou dignitaires étrangers qui participent aux chasses présidentielles de Chambord, financées par l'argent public, et haut lieu d'influence ; Simon Fontvieille, journaliste indépendant, qui travaille pour Mediapart et le Diplo, et qui a enquêté sur des faux électeurs à Toulon lors des élections législatives de 2017 (pour le Monde diplomatique, avec Jean-Baptiste Malet) et des régionales-départementales de 2021 (Mediapart) ; la presse régionale a fait à peine écho à ses importantes révélations. 

Quelques extraits de l'émission : 

La première colère de Vincent Bolloré sur Canal+

Devant la commission d'enquête, Vincent Bolloré assure qu'il n'a pas contribué à la surmédiatisation d'Éric Zemmour, qu'il prétend connaître à peine. Mais Isabelle Roberts et Raphaël Garrigos, des Jours, racontent que son "obsession pour Zemmour" est ancienne, et que sa première colère à Canal+ est survenue après que Zemmour a été mis à la porte suite à ses propos islamophobes dans un quotidien italien. 

Les questions balbutiantes de David Assouline à Vincent Bolloré exaspèrent des journalistes qui auraient voulu être à sa place pour interroger Vincent Bolloré. Raphaël Garrigos aurait aimé lui demander si, vraiment, il n'avait pas contribué à l'éviction de l'humoriste Sébastien Thoën, alors que la décision "venait de l'actionnaire", comme cela avait été dit à l'époque. 

Pour aller plus loin :

- Vincent Bolloré interrogé par la commission d'enquête du Sénat sur la concentration dans les médias ; 
- Bernard Arnault interrogé par la commission d'enquête
- Isabelle Roberts, Edwy Plenel (Mediapart), Éric Fottorino (Le 1), Nicolas Beytout (L'Opinion) interrogés par la commission d'enquête
- "Transparence : l'administration hors-la-loi", une tribune signée par les journalistes Pierre Januel, Laura Motet, Alexandre Léchenet et Coline Emmel  contre les réticences des administrations à donner accès à leurs documents pour les journalistes (et le livre de Pierre Januel, cosigné par Anne-Sophie Simpere : Comment l'État s'attaque à nos libertés publiques).
- Les enquêtes de Simon Fontvieille sur les faux électeurs toulonnais pour le Monde diplomatique et Mediapart


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