Ventes d'armes : "Plus ils ferment de portes, plus ils créent des fantasmes"

Arrêt sur images

La rencontre entre un sujet tabou et explosif - les ventes d'armes françaises - et le journalisme d'investigation ne pouvait que faire des étincelles. C'est ce qui s'est produit cette semaine avec l'audition par la police de trois journalistes auteurs d'u(...)

L'émission
  • Avec
    Jean-Dominique MERCHET et Anne Poiret et Geoffrey Livolsi
  • Presentation
    Daniel Schneidermann et Justine Brabant
  • Préparation
    Daniel Schneidermann et Justine Brabant et Adèle Bellot
  • Deco-Réalisation
    Sébastien Bourgine et Antoine Streiff
Réservé à nos abonné.e.s
La rencontre entre un sujet tabou et explosif - les ventes d'armes françaises - et le journalisme d'investigation ne pouvait que faire des étincelles. C'est ce qui s'est produit cette semaine avec l'audition par la police de trois journalistes auteurs d'un scoop sur les ventes d'armes françaises à l'Arabie saoudite. Enquêter sur les ventes d'armes avec des mots, avec des cartes, avec des images : c'est le sujet de notre émission d'aujourd'hui, avec trois invités : la journaliste Anne Poiret, réalisatrice du documentaire "Mon pays fabrique des armes" (octobre 2018, France 5) et auteure du livre Mon pays vend des armes (mai 2019, Les Arènes) ; le journaliste Geoffrey Livolsi, co-fondateur du média Disclose qui a enquêté sur l'implication d'armes françaises dans la guerre au Yemen ; et enfin Jean-Dominique Merchet, journaliste spécialisé dans les questions de défense depuis 25 ans, actuellement à L'Opinion.

Convocation à la DGSI : le récit de Livolsi

Il a reçu le courrier par e-mail, une dizaine de jours après la mise en ligne par Disclose d'une enquête sur l'utilisation d'armes françaises dans la guerre au Yemen. Un courrier à en-tête de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), l'informant qu'il était soupçonné d’avoir "commis ou tenté de commettre l’infraction de compromission du secret de la défense nationale". Notre invité Geoffrey Livolsi raconte comment s'est déroulée son audition par les services de renseignement français ce mardi 14 mai. 

"On a été emmenés [avec son collègue Mathias Destal] au quatrième sous-sol de la DGSI. Ils nous avaient sorti le décorum, la totale : les petites salles d'interrogatoire capitonnées....

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