17
Commentaires

Westworld, la série qui fait aimer les robots

La vie serait tellement plus intéressante si l'on pouvait de temps à autre endosser un costume de cowboy et chevaucher dans des paysages grandioses et flinguer en toute impunité un bon gros tas de vils rascals à foie jaune avant d'aller siffler quelques whiskies bien tassés au saloon-bordel de Sweetwater et plus si affinités… C'est justement ce que propose, pour 40 000 dollars par jour, le parc d'attractions Westworld.

Derniers commentaires

c'est à la mode semble-t-il en ce moment le questionnement sur le rôle/place de robots humanoïdes identiques (en apparence) aux humains.
Il est par exemple à la base du scénario du jeux vidéo Fallout 4, dans lequel l'institut (dont le logo reprend aussi l'homme de Vitruve de Léonard) crée de tels 'robots'.
D'ailleurs leur conception dans cette série et dans ce jeux vidéo semble étrangement similaire : https://www.youtube.com/watch?v=hXYAUKWqtW4 !!
Autre serie qui fait aimer les robots avec une vision moins americaine... : real humans (Äkta människor)
Il m'a manqué de lire une référence à l'oeuvre de Philip K. Dick (cf notamment Blade Runner, Total Recall, Minority Report pour des adaptations plus d'autres films proches) et du coup, extrait de cet article :

"Comme on pouvait s’en douter à la vue des différentes bandes-annonces, Westworld s’annonce après trois épisodes comme une fausse adaptation du film de Crichton et une vraie transposition des problématiques développées par Philip K. Dick au sein de son œuvre. Plutôt qu’une confrontation un peu basique entre chair et cyber, le show semble tendre ouvertement vers les questionnements métaphysiques propres au romancier.

Ainsi, la focale sur les rêves supposés des machines, l’invisibilité momentanée du monde des humains, le doute que le scénario entretient sur la nature de plusieurs personnages ainsi que sur leurs ambitions sont autant de passerelles évidentes vers les univers de K. Dick. La notion de réalité toujours changeante, l’idée même que le réel ne serait qu’une boîte, imbriquée dans une autre boîte… Voilà autant de pistes intéressantes, finalement très peu abordées par le cinéma ou les séries, malgré les multiples adaptations de l’écrivain. Si Westworld se décide à les développer et les explorer, HBO tient là un terrain de jeu fascinant.
"
Ce qui était rassurant dans la série Star Trek, c'est que les relations homme-intelligence artificielle passaient par une langue vivante humaine .

L'ordinateur était capable de puiser dans son stock d' informations pour construire une réponse synthétique et l'exprimer en langage humain .

Et pour faciliter les relations entre les terriens et les extra-terriens , il était doté d'un traducteur automatique de langues très performant .

Les traducteurs automatiques de Google sont d'une grande aide, mais ils sont loin d'être aussi performants que ceux embarqués à bord de l'Enterprise .

Alors peut-être pouvons-nous considérer les recherches de Google en deep-learning sans trop d'appréhension...
Un des scénaristes est Charles Yu, également romancier.
Franchement, il y a des fois, et même souvent, où je me demande si vous (i.e. AK) ne mériteriez pas de faire paraître vos chroniques dans un support plus... hum... comment dire... enfin mieux... bref, dans un vrai grand support grand public, avec plein de notoriété et d'audience.
Parce que franchement, vous méritez.
Et vous confirmez ce que j'ai parfois pensé de DS: c'est, entre autres, un vrai découvreur de talents, souvent.
En tout cas merci pour cette "critique" qui marie les références à l'intelligence.
Chouartzi

Oh, c'est too cute !

Pour le reste, je préfère Plus belle la vie hi, hi, hi !
Faut pas croire tout ce qui est écrit dans les journaux !

les chercheurs de Google Brain, nous apprend la presse de ces jours-ci, viennent de révéler qu'ils on réussi à « faire communiquer entre eux deux ordinateurs, Alice et Bob, à l'aide d'une langue qu'ils avaient eux-mêmes créée. Alice était chargée d'envoyer un message secret à Bob qui devait le décoder pour le comprendre. Un troisième, Eve, avait lui pour mission de décrypter leur langage. Il n'y est jamais parvenu. (…) Pour Stephen Hawking cela pourrait (…) signifier la fin de l'espèce humaine. »


Quand la presse conjugue incompétence et sensationnalisme, elle nous ferait prendre des vessies pour des lanternes. (Dé)crypter un message n'est pas créer une langue !!!!
Figurez-vous que par un beau matin,
De l'an 2981,
Un monsieur au cœur tendre
Venait soudain d'apprendre
Que sa maitresse le trompait
Et le pauvre se lamentait
En contant son malheur à qui voulait l'entendre
« A quoi sert - disait il – que le temps soit vaincu
Il n'y a plus de chefs de gare
Mais il y a toujours des cocus
»
Et tandis qu'il songeait que ce n'est pas un rôle
Drôle
Il sentit soudain
Une lourde main
Qui se posait doucement sur son épaule
Il se retournât et – stupéfaction ! -
Vit à coté de lui un homme mécanique
Un robot – puisqu'il faut l’appeler par son nom -
Qui le regardait avec compassion
Et lui dit tout à coup d'une voix métallique :
« Pauvres humains à l'âme trop sensible
Si vous avez souffert et souffrirez encore
C'est que votre cœur est la cible
Ou s'acharnent les coups du sort …
Vous, Monsieur, qui pleurez à cause d'une femme,
Pour qui l'amour est tourment
Il suffirait simplement
Pour éviter ces drames
Que vous n'ayez plus d'âme …
Ah ! … si comme moi vous étiez
En acier,
L'oeil sec et le corps bien trempé,
Le cœur en formica et le cerveau en cuivre,
Là, vous pourriez vraiment goûter la joie de vivre !
Si vous saviez comme c'est beau
D’être un robot ! …
Jamais ne pleure ni ne ris
Rien ne m'effraie, rien ne m'épate,
Je ne mange qu'un plat de riz
Et même ce riz là, c'est du riz ... automate !
Jamais d'amour ni de passion,
Donc, jamais de complications,
Jamais, trompé, jamais déçu,
Jamais cocu,
Croyez moi donc, faites vous mettre
Un cœur en vinyle stratifié
Avec un gros décibel-mètre
Vous saurez ce que c'est que la tranquillité ...
»
« Merci répondit le cornard,
C'est très gentil de votre part,
Je ne vous en garde aucune
Rancune,
Mais j'aime mieux mon infortune
La tranquillité, je m'en fiche
Une vie sans amour, c'est un bateau sans mât,
Or on ne peut ruiner que celui qui fût riche
Et l'on ne peut tromper que celui qu'on aima
... »
Le robot, honteux et confus
S'en fut
Et le cornard, oubliant chagrin et remords,
Jura que malgré tout, on l'y prendrait encore !!!

Francis Blanche Le Robot et le Cornard
Mon oursin et moi
Une série partie pour être une des meilleures jamais faites, en imaginant qu'elle aille vraiment quelque part (ce qui n'est hélas pas garanti, étant produite par JJ "Lost" Abrahms).
Enfin il en restera au moins toutes ces références, et une mise en scène vraiment exceptionnelle (il n'y a que "The Young Pope" comme série récente que je mettrais dans la même catégorie d'excellence).
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.