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Une phobie de rentrée

C'est un bagne, en plein XXIe siècle, dont les medias passent trop souvent l'existence sous silence.

Derniers commentaires

Plus au début de ce sujet, j'ai parlé de l'inertie du système en matière de résolution des problèmes de l'école. J'avais pris pour exemple le fait que des gamins entrant en 6ème ne sachent pas lire.

Je me permets d'en rajouter une couche : http://www.slate.fr/story/77844/cartables-trop-lourds . Pour ceux qui ont la flemme de lire : les cartables pèsent trop lourds et abîment le dos des élèves. Ça fait 45 ans que le problème se pose et 45 ans qu'il n'a pratiquement pas évolué.

C'est, à y réfléchir, un exemple encore plus caricatural de l'incapacité du système à se corriger. Les solutions sont en effet objectivement beaucoup plus simples que pour l'apprentissage de la lecture. Il suffit de mettre des casiers, de limiter les devoirs à la maison, d'utiliser les polycopiés et/ou le nombre de matières enseignées chaque jour. Mais en 45 ans, on n'a pu réaliser aucune de ces solutions (d'après un ami qui a été dans le privé, les casiers y ont été découvert), et il faudra attendre que les écoles publiques soient équipées de tablettes ou de liseuses pour y mettre fin.

J'avoue que dans le débat qui s'est créé, je suis aujourd'hui bien plus sensible aux raisonnements d'Aldewin dans le débat qui a pris place, du moins en ce qui concerne la considération apportée aux élèves par l'éducation nationale. Très clairement, le bien-être des élèves n'est pas du tout une priorité pour le système.
@Adelwin

Adelwin, vous êtes intervenue sur ce forum pour partager avec nous les raisons pour lesquelles vous avez préféré ne pas scolariser vos enfants.
Je suis à mon tour intervenue, non pour contester votre choix, mais pour signaler que je trouvais vos justifications (description de l’école, Bronx, arène et enfer) vraiment trop caricaturales.
Et votre rapport à la violence tendance phobique et vraiment très simpliste.

Vous avez convoqué le cas de J. pour renforcer votre démonstration sur la dangerosité du milieu scolaire pour les enfants, mais plus vous en parlez, moins votre démonstration me semble convaincante.

Je ne dois pas être la seule, parmi ceux qui vous lisent, à avoir remarqué que pour nous décrire ce J. emblématique à vos yeux (quand on pourrait y voir un cas exceptionnel), vous avez tourné en boucle avec pas mal d'énervement sur des épisodes exclusivement de nature sexuelle.
Si j’ai bien compris, il avait au grand maximum 10 ans quand on l’a collé dans l’avion, vos récits sont donc antérieurs.(Ceci dit, difficile de s’éloigner d’une île par une autoroute, je suppose. Mais soit.)
Tous les autres détails entrent en piste quand vous parlez de son milieu familial. (ses loisirs, ce qu’il boit, ce qu’il mange, comment il apprend à nager, le métier de ses parents, sa fratrie …)
Alors, bon.
Je ne le connais pas, ce gamin, et je serais vraiment débile si je faisais semblant de savoir mieux que vous qui il est.
Toutefois, comme je suis intéressée depuis le début de cette conversation par votre argumentaire, je ne peux pas m’empêcher de me demander si ces éléments spontanément sélectionnés par vous ne parleraient pas, peut-être, davantage de vos peurs à vous que de ce gamin. Qui doit sans doute être un peu moins monolithique que ce que vous présentez. (Le désagrément que provoque sa compagnie ne passe-t-il que par des comportements liés à la sexualité ? "pervers, oui, je le dis, pervers" avez-vous écrit. Je ne suis pas psy, mais cette affirmation me semble faire référence à une sexualité d'adulte, potentiellement déviante. A partir de quel âge, biologiquement (?) un être humain peut-il être considéré comme animé de pulsions sexuelles "venant de l'intérieur "? J'écris comme je peux ce que j'essaie de poser comme question, je ne connais pas grand chose à ce sujet, mais je veux dire : par opposition à un comportement imité parce qu'on a remarqué que ça emmerdait les autres, les adultes en particulier ?)

La manière dont vous répétez sans recul ce qu’ « on » vous a dit pour autant que ce soit au service de votre détestation de cette famille ne peut (m’) apparaître (à moi qui ai sans doute un peu mauvais esprit) qu’un peu suspect. (Sans compter votre ami qui vous fait tant plaisir en vous racontant comment ils sont nuls, ces bourgeois : j’espère pour vous qu’il ne fait pas la même chose dans l’autre sens…)



Si vous pensez ce vous écrivez « Je trouve aussi qu'on doit lui donner une chance de comprendre que c'est grave et qu'il ne se construise pas avec une image de lui comme étant un abuseur », je comprends encore moins votre lettre de menace (écrite au moins à deux… et votre mari ? ) dont vous nous avez dit qu’elle avait pour but d’intimider les parents afin qu’ils retirent leur J. du cours de théâtre, sinon vous seriez « dans l'obligation de parler de la situation à la troupe de théâtre et à l'association qui a mis l'activité en place ».
Non seulement vous l’avez étiqueté une fois pour toutes, vous n’envisagez que sa disparition comme solution, mais, posons l’hypothèse que vous n’avez pas forcé le trait dans sa description, vous participez à la conspiration du silence que vous dénoncez par ailleurs. Car ce qui apparait, c’est que vous acceptez de vous taire tant que ce J. n’est pas dans l’entourage de votre fille et de sa copine.

Vous reprochez à l’école de ne pas suffisamment aider les jeunes à devenir libres. On peut s’entendre là-dessus, il y a des tas de choses à améliorer.
Mais je ne vois toujours pas ce que votre mode de vie apporte de supérieur à vos enfants sur ce registre.
C’est quoi, la liberté, quand on masque, contourne, fait disparaître tout ce qui gâche le paysage ?
En résumé, ma première impression s’est plutôt renforcée :
Dire OUI à projet de vie alternatif n’est pas du tout équivalent à dire NON au monde.
Je continue donc à me demander quelle vision du monde vous transmettez à vos enfants, comment ils intègrent votre grille de lecture des autres, cette manière péremptoire de juger votre entourage et la densité d'angoisse que vous leur communiquez.
Mais on s’en fout un peu, de ce que je pense.
Et comme plein d’autres, je vous souhaite tout le bonheur du monde avec vos enfants.
Et quand J. reviendra en bel adolescent craquant, vous viendrez nous raconter comment vous riez ensemble de ce qu’il vous a emmerdée quand il était gamin. (Et s’il devenait le père de vos petits-enfants ? Guère de latitude, pour les parents – sauf à se comporter en dictateur -, face aux histoires d’amour de leur progéniture… Surtout quand les parents sont animés d’un idéal de liberté et entendent ne pas contrôler leurs enfants au-delà de l’âge … quel âge, en fait ? )

A propos de la manière bienveillante dont on raconte comment les autres s'y prennent, les gros nuls, avec leurs gosses : sur le "non" qu'on ne tient pas toujours, par exemple. Ben moi, j'fais pas trop la maligne là-dessus. D'ailleurs, c’est bien simple, j’ai lâchement résolu le problème et je vais droit au but « Bon, j’dis oui, mais j’devrais dire non »
je ne voudrais pas sortir à nouveau mon stock de pommade, mais je trouve que ce débat autour de la polémique Adelwin/ Pompastel est d'un niveau remarquable, très supérieur à ce que j'ai pu lire de comparable sur des sites renommés, comme Médiapart récemment.

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Sur Public Sénat, reportage intéressant en cours et débat à venir.
Vous avez raison de tourner en dérision ce marronier. Mais la probléme est que tout le monde ou presque marche dans cette pulsion. Il se peut qu'il ya ait une réeele angoisse de la part des élèves. Mais je pense sincèrment que ce sont les parents ( le français moyen, aussi bien le bobo du XVI) ou des beaux quartier de province que le parent qui a tout simplment investi en ses enfants un désir de réussir par procuration et qui exige que cela marche quoiqu'il en soit).
Il faudrait s'intéresser au contenu qui est proposé à l'école pour comprendre qu'il n'y a aucune garantie de réussite à tout pris. Mais il est clair que les ravages qui ont été commis à l'école joue hélas dans le sens des phobies des parents;
Qui nous a assomé pendant des année avec le thème de l'école de la réussite, avec les pourcentage imposés de reussite au baccalauréat, qui sous prétexte de se réclamer de Bourdieu a convenu que pour que l'école soit cele de la réussite, il falllait interdier aux élèves de faire des devoirs le soir, et qu'il falait que tout le monde, à chaque étape,soit toujours si j'ose dire sur la même ligne de départ. Qui a décidé qu'à l'école on ferait des art plastiques mais que l'on n'apprendrait jamais à dessiner car cela mettrait en avant l'inégalité des talents. Moin de moi l'odée que l'école soit le lieu d'une lutte impitoyable pour la vie et tant que l'on laissera croire que l'attibution de notes participe forcément à ce struggle for life on srestera dans les passions trises à l'égard de l'école.
Je ne vous donne qu'un exemple: hier sur france Culture s'en est pris à Danièle Sallenave qui, d'un ton un peu trop doctoral certes, défendait à juste titre, comme le lycéen fort cultivé qui était invité aux Matins, la chronologie. Et L. Goumard de se gausser et de dire que la créativité, et l'originalité de la pensée exigeait que l'on rompe avec le recours stupide en histoire à la chronologier et à la narrativité. Quel malentendu!
J'aurais bien objecté à l. Goumard l'ex. suivant: Il y a déjà une vingtaine d'année ( au moment ou la disparition de la chronologie était très à la mode un professeur de physique demande à sesélève s de econde ou de ^Preière je ne sais plus , d'évaluer à l'aide de l'instrument du carbone 14 la date dela vie humaine dans telle grotte préhistorique de Dordogne: résultats: du XVII° au XIX° siècle. Bon les élèves se "plantait" en physique, certes mais ils étaient complètement pommés hors sol. A laloterie on eût pas fait mieux. Si l'école est une lorterie il ya de quoi être angoissé...
Tout est à reprendre contre l'idéologie prétendument démocratique qui a envahit l'école. Cordialemnt, MV
En lisant les jérémiades sur ces prétendues experiences désastreuses de l'école.....il me semble que la vie a du être douce pour eux....Pour
rester scotchés si longtemps dessus...parceque depuis ....pour ma part, j'ai eu autre chose à faire......ce qui me surprend c'est la linéarité du propos....un cauchemard en bloc!( le bagne du 21ème siècle..dixit Shneidermann)...pour y bosser,je sais que chaque jour est différent....pour tous les participants.....comme la vie..et que le rôle de tous les éducateurs est,avant tout, d'apprendre à s'adapter.à ses différences ou différents....parceque :il n'y aura pas d'autre choix(....oui, oui, même se lever le matin..si,si!!!)
Je recommande l'écoute de Onfray sur France culture sur l'inventaire de 68(charges et décharges) du vendredi31/8..... surtout sur la faillite des intellectuels....qui nous ont mis dans les pattes et têtes,des préoccupations dont ce forum est remplis....des préoccupation de bourgeoises en diable,nombrilistes....et surtout désastreuses car ayant contaminées notre société et surtout notre école ...avec le résultat que l'on sait.
Enfin....

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Je voudrais simplement faire quelques remarques:

À l'école, il n'y a pas que les enseignants, il y a aussi les copains, aussi importants, voire plus que les enseignants, pour certains enfants. Et peut être encore plus importants pour les enfants en difficulté avec les copains, ceux qui ont du mal à se défendre, les timides, les orgueilleux, les solitaires.

Par ailleurs, j'ai eu, mes enfants ont eu, des enseignants au dessous de tout. J'avoue que c'est de ceux-là que je parle quand je veux faire mon petit effet, il y en a eu de gratinés... J'en ai eu aussi de magnifiques, peu, mais qui ont, avec le temps, effacé tous les autres. Ceux-là, j'en parle moins souvent, je les garde aufond de mon coeur.

Enfin, il faut beaucoup d'énergie pour instruire soi même ses enfants, mais surtout pour leur garder des liens sociaux pertinents puisqu'ils sont privés, précisément, des fameux "copains d'école". Comment compenser leur absence?

Ceci dit sans hostilité aucune envers les parents qui choisissent l'instruction à domicile. Choisir, c'est aussi sacrifier, et nous le faisons tous.
Elle parle de quoi la chronique de D. S. ? Étant adepte des chocolatines, je me suis arrêté de lire à pains au chocolat.
--
Avez-vous entendu parlé de ce qui se trouve sur ces sites ?

ACCORD-CADRE ENTRE TOTAL ET L'ÉTAT POUR UN NOUVEAU PLAN D'ACTION EN FAVEUR DE LA JEUNESSE (7 juin 2013)
http://www.jeunes.gouv.fr/IMG/pdf/Fej_DP_130531_M4.pdf

Quand le Ministère des Sports et de la Jeunesse s’encanaille avec Total
http://www.blogapares.com/quand-le-ministere-des-sports-et-de-la-jeunesse-sacoquine-avec-total/

Comment le groupe Total va financer la réforme de l’Éducation nationale (11 juillet 2013)
http://www.bastamag.net/article3107.html

Quand le Ministère des Sports et de la Jeunesse s’encanaille avec Total
http://www.blogapares.com/quand-le-ministere-des-sports-et-de-la-jeunesse-sacoquine-avec-total/

Révoltant n'est-ce pas!
Et dire que si le groupe Total payait ses impôts, l'Etat pourrait financer ses activités en faveur de la jeunesse sans avoir besoin de sponsor !!!!


Pour finir de vous plomber le moral, Prenez le temps de regarder ces images ......

En sortant de l'école .... Une autre histoire de l'école primaire
http://www.scoplepave.org/en-sortant-de-l-ecole

Remarquable et édifiant.... Bouleversant
De toutes façons, comme l'école ne sert à rien, qu'elle forme des générations entières d'illettrés, que les profs sont tous nuls - y compris ceux qui éduquent leurs propres enfants à domicile si si ça existe, je vous jure, - que tous les enfants se font racketter, qu'on sera bientôt au niveau d'éducation du Bengladesh, qu'est ce qu'elle irait faire en classe ?

Il vaut mieux qu'elle reste devant la télé. Gulli, c'est très bien !
Aucun phobie parmi ces éléves, aparemment : http://television.telerama.fr/tele/documentaire/chemins-d-ecole-chemins-de-tous-les-dangers,11469458.php. C'est au Kenya.

Hier, c'était au Népal, toujours pas de phobiques.

Je suis à la recherche de phobiques du doigt qui presse les claviers en faisant plic plic. Si vous connaissez un tel cas...
Moi je connais des gens qui ont la folie des trains
Que fait la sncf ?
je connais des gens qui ont la phobie des ascenceurs
que fait la societe OTIS ?
je connais des gens qui ont la phobie des lieux clots et sombres
Que fait l'EDF?
je connais des gens qui ont la phobie des araignees
que font les entomologistes ?
..................
Je connais beaucoup de phobiques ?
Normal je suis psychiatre .
D'ailleurs il y a aussi des gens qui ont la phobie des psychiatres ,
Au secour Freud !
En plus d'être prof....il faudrait se sentir coupable de la phobie de la demoiselle...Je viens de faire la rentrée .....35 par classes...
individualisation,remediation,innovation,renovation.....et j'en passe....je dois être totalement incompétent......mais je n'arrive pas à penser comme une mère....je suis simplement prof!
En même temps, qui pourrait reprocher à une mère de se faire de l'argent sur le dos de ses enfants ? Non mais c'est vrai, avec le temps et l'argent qu'elle a dû lui consacrer...
Je viens de trouver le carnet de voyage en Normaland. Didon, qu'est-ce que c'était bien !

Pffft la petite Touchard (experte en expertise de psys !!!) qui vient gratter ses pustules de victime dans mon giron... Quelles que soient ses souffrances, réelles ou pas, je trouve tout cela ob-scène. Les grandes peines sont muettes.

J'imprime le carnet Normaland, un café, mon fauteuil, un truc de Rachmaninov comme fond sonore. Je n'ai pas de coeur, je sais. Et je ne suis pas LOL non plus.
je n'attend plus grand chose des analyses (et le mot est bien disproportionné) de ces journaleux mais avec vous je ne suis jamais déçue!!

ils passent leur temps à inventer des maladies des symthômes pour justifier de leur argumentaire un peu comme l'industrie pharmaceutique invente le reméde et cherche la maladie apres Bientôt ils nous feront un article sur les hyper actif s et la rétaline!!
ce qui me frappe, c'est surtout la récup' politico-socialo-médiatique du truc.
il y a 50 ans, c'était pas un bon objet pour le bavardage médiatisé. et on avait pas souvent droit à la parole - ou en tout cas à l'écoute. mais je me rappelle la tristesse des derniers jours de vacances, les maux de ventre insoutenables le jour de la rentrée, l'angoisse de l'école (il faut dire surtout la primaire), l'ennui mortel, le perpétuel "qu'est-ce que je fous ici ?", le glauque de ces couloirs, de ces classes, de ces petites camarades. et pourtant j'ai été gâtée, c'était vraiment pas le bagne, ni la zone. mais j'en garde un souvenir horrible. et même si j'ai passé les CM à collectionner les prix d'excellence et les bulletins d'honneur !!

pourquoi ne pas poser la question autrement : l'école EST un endroit angoissant. la situation EST angoissante. et apprendre EST angoissant. certainEs gèrent mieux que d'autres cette angoisse. mais pourquoi ne pas prendre au sérieux le fait que c'est potentiellement anxiogène en tous temps et en tous lieux ? et arrêter de chercher-la-faute-à-qui.
quel est le point commun entre un prof et un tampax usagé ?

ils sortent tous les deux du corps enseignant !
Extrêmement déçu qu'un site réputé sérieux comme Arrêt sur Images propage de fausses rumeurs :
Jean-Michel Aphatie n'a pas de fils, mais une chienne labrador qui, à l'heure que je vous cause, se remet doucement d'une opération délicate.
Pour répercuter cette info destinée aux canidophiles, j'ai réussi, non sans difficulté, à vaincre mon aphatophobie.
Et bien moi je ne suis tout à fait d'accord avec cet article : le harcèlement et la solitude à l'école, ce sont des vrais problèmes dont pas grand-monde ne s'occupe ; de plus parler de ces problèmes n'empêche pas de parler également des problèmes sociaux plus "bourdieusiens" ou plus pragmatiques, qui n'ont strictement rien à voir.

De même que parler de la solitude des personnes agées n'est pas masquer les problèmes liés aux retraites et à leurs réformes.

C'est dommage qu'il faille être fille de journaliste pour parler de ces problèmes, et c'est dommage qu'on ai besoin de personnaliser à outrance certainement, mais le fait d'en parler est déja un bon point à mon avis.

Et c'est un sujet qui n'a rien de consensuel comme je l'ai lu : pour beaucoup, le harcèlement à l'école équivaut des jeux d'enfants, la solitude à l'école à une passade sans conséquence. Pour beaucoup d'autres, ce sont des phénomènes marginaux qui ne valent pas la peine d'être évoqués. Et visiblement, c'est justement le ton qui ressort de cet article... et de certains de ses commentaires.
Merci Daniel,mille fois merci.Une crétine qui a de qui tenir envahit les ondes,pollue le paysage.Mais comment s'étonner ? N'a-t-on pas eu droit il y a quelques mois aux exploits d'une certaine Nabilla ?
Allo Justine, des centaines d'élèves de ta génération- et des autres- s'en sont sortis plutôt bien.Ils ont su résister à l'atroce système et aux méchants sorciers et sorcières qui le font fonctionner malgré bien des difficultés,lesquels se demandent souvent si l'éducation des chères têtes blondes à la maison est la meilleure qu'on puisse imaginer.J'arrête. J'entends venir l'orage...
[quote=Daniel Schneidermann]Justine est la fille d'une journaliste de Challenges, Anne-Marie Rocco. Elles ont d'ailleurs co-écrit le livre. Sans doute ne faut-il pas chercher plus loin les raisons du bon accueil confraternel réservé à son témoignage

J'ai découvert par hasard le site Tout va bien qui s'intéresse au sujet renvoi d'ascenseur-copinage-complaisance-collusion-connivence-imposture-manipulation.

Je ne sais pas si ce site est connu, ni s'il est vraiment intéressant. Je vous donne donc cette adresse sans aucun engagement.

Je précise que je ne connais pas personnellement l'auteur
Comment on fait quand on a la phobie des journalistes des "grands médias"...? on écrit un livre ?
Merci merci merci merci DS. N'étant pas au courant du raffut médiatique préalable à l'interview des 2 victimes, je me demandais bien ce qui motivait leur venue sur une radio de grande écoute pour parler de leur cas personnel.

Victime : "Et le psychiatre ils était méchant et incompétent aussi, ils a dit que c'était à cause de la tapisserie"
Journaliste : "Ha oui oui quels nuls ces psys quand meme !"

Allez, 2 heures de colle pour la mère + fille et conseil de discipline pour France inter
Il y a aussi des profs qui ont attrappé la phobie de cette école là, où ils deviennent des exécutants d'un système kafkaïen qui prend l'eau de toutes parts, mais où le taux de réussite au Bac est maintenu au plus haut.
Il y en a un qui n'a pas été invité par France Inter, même s'il avait sûrement des choses à dire. Il a préféré se suicider, et c'est terriblement triste.

http://www.liberation.fr/societe/2013/09/02/marseille-un-enseignant-se-suicide-mettant-en-cause-l-evolution-du-metier_928889
Bel exemple en effet de reproduction des élites. Si les contacts et relations ne suffisent pas à placer l'enfant d'une famille CSP+++++ dans une bonne école ou entreprise en raison de ses trop médiocres performances, il reste le cycle de rattrapage. Ce sera donc le livre écrit par maman, la pièce promue par Delon pour sa fille, le groupe de rock du fils Adjani vendu dans le grand journal par maman, etc...

Et pendant que les "fils de" sont installés et promus par l'élite pour la rejoindre, le bas peuple - nous - applaudi des deux mains, tremble à leur éventuel échec et pleure lorsque l'un d'eux tourne vraiment mal.

Un nouveau 4 août ne nous ferait peut-être pas de mal.
Ce qui frappe dans ce sujet, c'est la consensualité totale du problème. Vous passez cette interview sur France Inter, et tout le monde compatit avec la pauvre petite fille qui à la phobie de l'école. Tout le monde sait que c'est quand même une exception, et tout le monde va être d'accord pour que des élèves qui ont peur d'aller à l'école aie le droit à une attention particulière. En plus, c'est simple : il y a déjà un livre tout bien écrit où on dit quoi penser et quoi faire.

Et puis c'est pratique un sujet qui ne fâche personne, et en particulier ni les parents d'élève ni les profs, qui peuvent avoir une influence sur les chiffres de médiamétrie. Ah, on pourrait faire des gros titres, rappeler que sur tous les gamins qui rentrent aujourd'hui en CP, une part non négligeable ne saura pas lire correctement en rentrant au collège. En gros, on met 25 pinpins dans une classe avec un instit, 4 jours par semaine, pendant 5 ans minimum, 35 semaines par an, et à la fin il y en a plus ou moins 5 qui ne sauront pas comprendre un texte en le lisant.

Pour qui veut constater l'inertie des pouvoirs publics et l'incapacité des médias à mobiliser, je vois difficilement meilleur exemple.
Consensualité, consensualité... comme vous y allez ! l'autre maronnnier de la rentrée, c'est le "ras-le-bol fiscal" des Français, donc dès qu'on va parler des moyens, plus personne ne va vouloir s'occuper des phobiques scolaires.

tout ça pour dire un grand merci à Hubert Huertas pour sa chronique sur un site [s]concurrent[/s] complémentaire :
http://h.huertas.info/2013/09/raz-le-bol-fiscal-loverdose/
Et oui, et c'est là qu'on entre tout de suite dans le joyeux flou du journalisme moderne, qui mélange tous les sujets allègrement.

Avec l'école, on a un problème précis, grave, objectif, et dont les effets se font sentir à la long terme, mais qu'il est du coup urgent de régler. Des générations sont apparemment sacrifiés depuis un moment, et ça ne peut plus durer. Bref, on pourrait s'attendre à voir les pouvoirs publics s'en emparer et mettre des moyens et de la réflexion avant d'intervenir le plus efficacement possible.

Le ras-le-bol fiscal, c'est une question éminemment politique, éternelle, dont l'urgence, la gravité, l'objectivité et les effets sont matière à débat. Sans nier l'importance que peuvent avoir les choix en matière de fiscalité, vous trouverez toujours une grande majorité de mécontents dans la façon dont l'argent est collecté et redistribué. Le problème, c'est que mon mécontentement à ce sujet n'est probablement pas le vôtre, probablement pas celui d'un retraité ou d'un patron du CAC40. Il n'y a pas de solutions simples et satisfaisante pour tout le monde, et c'est un domaine éminemment politique.

Mais dans les médias, les deux sujets sont parfaitement interchangeables, traitables par les mêmes chroniqueurs, digne de la même attention et des mêmes invités politiques. Bref, c'est juste des marronniers dont on cueille les fruits quand ils sont mûrs, merci et à dans six mois pour la préparation du dossier de réinscription des pinpins et donc la liste des meilleurs et pires collèges et lycées de France. Sinon, à Noël on va montrer les français en train de ratisser les rayons de magasin de jouets et des marchands de victuaille pour baffrer comme pas possible tout en disant que "oh c'est de pire en pire, on fait attention maintenant on peut plus gâter nos enfants et manger pareil qu'avant la crise".
La chronique d'Hubert Huertas me semble suffisamment "engagée" pour qu'on ne la classe pas dans la catégorie des marronniers.
Le ras-le-bol, Huertas en a ras-le-bol.
En résumé, il nous dit que les français sont manipulés par les faiseurs d'opinion qui nous font croire que la pression fiscale est insupportable, au lieu de nous faire observer que le gaz, l'électricité, les autoroutes et, d'une manière générale, de nombreux services connaissent des augmentations vertigineuses. Et que ces dépenses, contrairement aux impôts directs, pénalisent les personnes aux revenus modestes car elles ne sont pas indexées sur les salaires.
Huertas nous informe sur le fait que le ce gouvernement qui se dit "de gauche" pratique une politique de droite.
Ecouter sa chronique sur le site de Radio-France.
Sans déconner, vous croyez que des sujets sur le prix du gaz et de l'électricité on en a pas aussi une bonne part dans les marronniers ? On en ramasse à la pelle des sujets sur la facture de gaz et d'électricité qui ne cesse d'augmenter.

C'est juste qu'en ce moment, c'est la déclaration d'impôt, alors ras-le-bol des impôts. La prochaine fois qu'EDF monte ses prix, ou qu'on a rien à dire et que quelqu'un y pense, vous aurez 8 reportages sur toutes les chaînes TV d'une équipe étant allé dans le même foyer ou Germaine Dupont montrera ses factures d'électricité qu'elles font rien qu'à augmenter. Et vous aurez force ministre annonçant que les actionnaires d'EDF ont bien du souci à se faire, foi d'homme de gauche devant convaincre que ahlalala vous inquiétez pas on est la vraie gauche.

La chronique de Huertas s'inscrit pile dans ce phénomène, en niant que les prix du gaz, de l'autoroute, du pétrole, des cigarettes et des œufs ont droit à leur part médiatique et à l'interpellation des politiques qui ne font rien c'est pas possible.
Je disais simplement que Huertas n'ajoute pas sa voix à celles de ses collègues, mais qu'il leur dit "vous me fatiguez avec vos gémissements sur ce sujet rebattu". C'est en ce sens que sa démarche est originale.
Faut pas parcourir très longtemps l'internet de gauche pour voir que c'est pas tellement original…
Par contre le sujet intéressant sur lequel il serait de bon ton de faire une bonne émission c'est le gaz de Schiste qui risque de pointer son nez grâce au marcher transatlantique avec ses conséquence en matière de pollution des nappes phréatiques et des risques de secousses sismiques

Personne n'en parle... pas même @si
Chez nous, les enfants ne vont pas à l'école, ils ont 10 ans et 8 ans. Depuis toujours, nous assurons leur instruction et nous ne sommes pas les seuls à avoir choisi de ne pas confier nos enfants à l'institution.
Nous pouvons suivre le rythme de chacun de nos enfants, ainsi que leurs intérêts. Mon mari est enseignant en collège, j'ai travaillé pendant plus de 10 ans comme surveillante en collège (sous différentes appellations mais c'est le même travail) et je peux témoigner de la violence de l'école. Mon mari lui, voit défiler des hordes d'enfants qui ne sont pas intéressés par les contenus des cours, à qui il faut enseigner quand même.
À ce jour, c'est la meilleure décision que nous ayons pris pour notre vie et celle de nos enfants. La socialisation que propose l'école ne nous intéresse pas. Nos enfants ne sont pas conditionnés à vivre avec leurs pairs, ils sont à l'aise avec des personnes de tous âges et de toutes conditions sociales. Les adultes que nous rencontrons ou que nous fréquentons apprécient beaucoup de passer du temps avec eux, et les familles avec enfants sont heureuses de trouver des enfants gentils pour jouer avec les leurs. Aucun risque d'insultes, de coups, d'humiliations, de jeux dangereux...
En revanche, nous devons faire face au rejet des autres enfants -- scolarisés -- qui ne supportent pas la différence et se montrent souvent méchants. Et ça ne s'arrange pas avec l'âge malheureusement.
Régulièrement les non sco sont intégrés dans le marronnier de la rentrée, mais soit par le biais de la phobie scolaire, soit par celui de familles riches, sur-diplomées, ayant une salle de classe à la maison, reproduisant finalement l'école mais chez eux. Or, nous sommes de nombreuses familles lambda, avec ou sans diplomes, avec des revenus moyens voire carrements justes pour certains, à avoir fait le choix d'instruire nos enfants.
Personnellement, je pense que l'école n'a pas pour but d'instruire les enfants, mais de les modeler pour les faire rentrer dans le modèle de société actuel. Au début du 20ème siècle, l'état voulait de bons patriotes, des soldats, puis vint le temps des fonctionnaires, et aujourd'hui nous voulons une cohorte d'adultes sans colone vertébrale et sans culture, afin de les asservir par la peur du chômage. En tout cas, la société ne souhaite pas d'hommes libres.
Au passage, c'est ce sujet qui ma fait sauter le pas vers l'abonnement à ASI.
Bah, si la faillite de l'éducation nationale apporte quelque chose à la société, ce sera d'avoir redoré le blason de l'enseignement à domicile, qui est en effet victime des clichés que vous avez cité (truc de bourge et d'asocial)… J'apprécie l'ironie que votre mari soit enseignant et qu'il préfère (je suppose la décision conjointe) que ses enfants restent chez vous…

Je ne sais pas si l'on peut voir un but dans l'éducation nationale ou une tentative de les modeler. Je vois plutôt ça comme une immense machine sans réel but, dont l'inertie est favorisée par des réformes à courtes vues, contradictoires et insuffisantes.
@Freudqo
Notre décision est conjointe effectivement. Parmi les non sco, de nombreux parents sont des enseignants en poste ou qui ont démissionné, et c'est loin d'être un hasard.
Disons que c'est un peu un grand écart pour les enseignants ! Dès qu'ils constatent avec quelle facilité et entrain les enfants apprennent quand ils sont prêts et intéressés, alors ça devient compliqué d'enseigner à des enfants qui freinent des quatre fer, ou apprennent pour le contrôle.
Je pense qu'il faut aussi voir que les enfants du collège viennent de la primaire, et que c'est là qu'on les a, d'une manière ou d'une autre, pour une partie d'entre eux, dégoûtés de l'envie d'apprendre…

Je pense qu'il faut aussi voir que les enfants du collège viennent de la primaire, et que c'est là qu'on les a, d'une manière ou d'une autre, pour une partie d'entre eux, dégoûtés de l'envie d'apprendre…


Les enfants perdent souvent le goût d'apprendre quand on les oblige à aborder des notions qui ne les intéressent pas ou pour lesquelles ils ne sont pas prêts.
Un exemple : ma fille de 7,5 ans à appris à lire en 3 mois, c'est à dire qu'elle est autonome, comprend tout ce qu'elle lit, est capable de tirer des informations de sa lecture, je ne parle pas de déchiffrage. Ne lui manque plus que la lecture rapide.
Je l'ai accompagnée dans cet apprentissage le jour où elle m'a demandé d'apprendre. Nous avons utilisé un livre de lecture, qu'elle a rapidement abandonné.
À l'école, le livre de lecture est le support privilégié pour cet apprentissage tout au long de l'année, puis en CE1 ça continue. Les enfants ont tout le temps de s'ennuyer.

Ma grande à acquis la lecture rapide en 3 semaines, car elle regardait une série en VOST, et il fallait bien suivre les sous titres !

Mon fils quant à lui, ne sait toujours pas lire à 7,5 ans, il est en revanche très intéressé par les maths et met en place des stratagèmes efficaces pour le calcul ne mental, sans que nous ayons eu à les lui enseigner. Il est aussi imbattable sur les îles du Pacifique. Il commence tout doucement à montrer de l'intérêt pour la lecture, je sais que ça viendra quand il sera prêt.

À l'école, il y a un programme à respecter. Mon fils se serait ennuyé en math et aurait été en échec en lecture-écriture.

Comme nous, les enfants apprennent tout le temps et sans contraintes, et surtout retiennent ce qui les intéresse avec une étonnante facilité.
À l'école, il y a un programme à respecter. Mon fils se serait ennuyé en math et aurait été en échec en lecture-écriture.
Vous voulez dire que vos enfants ne sont pas scolarisés?
C'est expliqué 5 ou 6 posts avant je crois…
Ma grande à acquis la lecture rapide en 3 semaines, car elle regardait une série en VOST, et il fallait bien suivre les sous titres !
Ah? Il fallait bien suivre les sous titres ?
Moi, tel que vous me voyez, je viens de battre le record du monde du saut en longueur.
Poursuivi par un horde de loups affamés, je me suis trouvé face à une rivière large de 9 mètres. Ne sachant pas nager, j'ai dû la franchir d'un bond. Il fallait bien que je sauve ma peau.
Si vous voulez que votre grande apprenne le turc, faites lui regarder un film turc en VO sans sous titres. Il faudra bien qu'elle suive.

Citation:Ma grande à acquis la lecture rapide en 3 semaines, car elle regardait une série en VOST, et il fallait bien suivre les sous titres !
Ah? Il fallait bien suivre les sous titres ?

Moi, tel que vous me voyez, je viens de battre le record du monde du saut en longueur.

Poursuivi par un horde de loups affamés, je me suis trouvé face à une rivière large de 9 mètres. Ne sachant pas nager, j'ai dû la franchir d'un bond. Il fallait bien que je sauve ma peau.

Si vous voulez que votre grande apprenne le turc, faites lui regarder un film turc en VO sans sous titres. Il faudra bien qu'elle suive.


Je ne comprends pas le sens de votre remarque, si ce n'est de l'ironie ?
En tout cas, elle n'est pas constructive.
L'idée de Juliot est que pour apprendre une Langue rien ne vaut que de s'y plonger sans sous titre
Pour moi c'est une hérésie car il y a une grande différence entre apprendre une langue sur la papier et suivre une conversation dans une langue que l'on ne connais pas à vitesse normal (surtout avec les mots à plusieurs sens et les expressions intraduisibles)

Pour répondre à Juliot, je dirais que se lancer à l'eau sans savoir nager c'est prendre le risque de couler et ce risque est différent celons les individus car certains sauront faire les bons gestes et d'autres feront des gestes qui vont les faire couler à cout sûr
L'idée de Juliot est que pour apprendre une Langue rien ne vaut que de s'y plonger sans sous titre
Non, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire.
Ce qui me parait contestable, dans ce qu'exprime Adelwin, ce sont ses certitudes et l'expression d'évidences qui, à mon humble avis, n'en sont pas. Par exemple, l'idée que l'on acquiert un savoir ou la maitrise d'une technique parce qu'on y est contraint par la nécessité. Il ne suffit pas qu'une chose soit nécessaire pour qu'elle se produise. Il ne suffit pas que nous soyons contraints de faire telle action pour que nous parvenions à la faire. Votre exemple de l'apprentissage de la natation l'illustre bien. Je ne pense pas qu'il soit possible d'apprendre à nager spontanément parce qu'on y est contraint (pour échapper à un danger, par exemple).
Chacun de nous est plus ou moins doué dans tel ou tel domaine. Si un enfant présente peu de dispositions dans un domaine donné, l'apprentissage sera douloureux pour lui, quelles que soient les méthodes que son entourage utilisera pour le faire progresser. Si le visionnage d'une série télévisée en VOST peut faire progresser un enfant dans la lecture rapide, c'est probablement que l'effort que cet apprentissage lui demande ne crée pas une gêne telle qu'elle soit plus forte que "la nécessité" ("Il faudra bien qu'elle suive") de comprendre l'histoire. Et je ne vois pas d'ailleurs pas quelle est "la nécessité" pour un enfant de suivre une histoire en étant contraint de faire un effort pour lire des sous-titres, alors qu'il peut en voir des dizaines d'autres sans effort.
Ben tout simplement parce que ma fille voulait regarder une série dont nous ne disposions qu'en VOST.

Je n'ai pas dit que tous les apprentissages devaient être mis en place par la nécessité, comme vous l'avez vous-même relevé, dans mon exemple sur la natation qui se produit par imitation.

Ce qui est drôle c'est votre réaction face à l'apprentissage de la lecture rapide de ma fille en suivant des sous titres.
Parfois les enfants ont besoin de fournir un effort, même en IEF et même en pratiquant l'apprentissage informel ! La preuve ! Mais cet effort que ma fille a fourni ne lui a pas été imposé de l'extérieur.
Ah ouiche alors, j'ai beaucoup coulé ....
Je ne comprends pas le sens de votre remarque, si ce n'est de l'ironie ? J'avoue tout. J'ai menti. Je n'ai pas battu le record du monde du saut en longueur.[large]*[/large]



En tout cas, elle n'est pas constructive.
J'accepte votre critique, mais je la trouve infondée. Je pense qu'il n'est pas inutile que je manifeste mon scepticisme lorsque j'entends dire qu'un enfant a "acquis la lecture rapide en trois semaines" en regardant une série en VOST.

[large]*[/large] J'ai tout inventé, les loups, la rivière, tout.
J'ai menti. Tout est faux. J'ai honte.
Mais je n'ai pas de compte en Suisse.
Si je peux aider à la paix des familles, je pense que tout vient de l'utilisation du terme "lecture rapide" et de l'utilisation qu'on en fait… En plus de la possibilité que la série ne soit qu'une motivation, et que l'entraînement inclue d'autres exercices…
Merci pour vos bons offices. :o)
Mais le cas de la "lecture rapide" n'est pas l'essentiel de ma réponse au message d'Adelwin. J'ai essayé d'expliquer plus haut de que j'ai voulu dire dans mon message antérieur (d'une façon imagée et sans doute peu claire).
@Julot : "J'accepte votre critique, mais je la trouve infondée. Je pense qu'il n'est pas inutile que je manifeste mon scepticisme lorsque j'entends dire qu'un enfant a "acquis la lecture rapide en trois semaines" en regardant une série en VOST."

Qu'est ce qui vous rend sceptique, vous pensez que je ments ?
Ma fille a appris à lire, c'est à dire à déchiffrer puis à comprendre le sens de la phrase sans ntore aide et sans relecture.
Mais ce n'était pas rapide. En 3 semaines, grâce à la VOST, elle a appris à lire rapidement, comme vous et moi.
Ma deuxième fille a appris à lire en 3 mois, mais elle ne lit pas rapidement, mais elle n'a jamais eu besoin de moi pour relire et comprendre le sens des phrases.
« Or, nous sommes de nombreuses familles lambda, avec ou sans diplomes, avec des revenus moyens voire carrements justes pour certains, à avoir fait le choix d'instruire nos enfants. »

Moui… Mais quid des parents qui n’ont pas le bagage culturel pour instruire eux-mêmes leurs enfants ?
Pour instruire, les parents n'ont pas besoin de tout savoir, juste de savoir chercher l'information. A l'ère Internet, autant dire que cela n'a jamais été accessible !

Par contre, pour cela, ce qui est sûr, c'est qu'il ne faut pas avoir être formater sur l'idée que seule l'Ecole détient le SAVOIR... et qu'en dehors de l'EN, point de salut !
Ils en sont réduits à les envoyer dans une institution dont 20% (environ) des élèves arrivent en 6ème sans savoir lire correctement. Ça contribue à renforcer les inégalités sociales.
C’est vrai, faudrait fermer l’E.N.. Ça ferait plus de sous pour faire la guerre à la Syrie. Et à l’Iran.
Et pourquoi pas à l’Italie ? Ils sont bizarres, parfois, ces Italiens…
Commentaire stupide. Je dois vraiment être bête d'y répondre.

Il faut réformer et améliorer l'EN, quitte à y mettre plus de sous si besoin est. Ça va, vous êtes content, je suis compatible avec votre mode de pensée ? Ou vous continuez à me traiter de va-t-en guerre pour une raison que j'ignore ?
Oui, ça va. Vous êtes compatible avec mon mode de pensée, dans ce commentaire.
Ils sont condamnés à envoyer leurs enfants [s]au sein de l'école républicaine[/s] chez ces nuls de l'Education Nationale où ces incompétents et sadiques de profs prendront un malin plaisir à les enfoncer, quand ce n'est pas la b*** au cirage que leur passeront [s]leurs petits camarades[/s] les affreux sauvageons sans foi ni loi qui fréquentent ces lieux de perdition pendant la récréation , leur laissant ainsi des séquelles psychologiques irréversibles...

Qui a eu cette idée folle. Un jour d'inventer l'école ? C'est ce sacré Charlemagne Sacré Charlemagne ! »
C'est drôle cette attitude des enseignants présents sur les forums en général de décrédibiliser toutes les personnes qui ont la prétention de pointer du doigts les dysfonctionnements de l'éducation National et de préférer des alternatifs...

Si pour vous, enseignant, l'école est un parterre de fleurs pour d'autres cela peut être autre chose, si non un cauchemar, un endroit hostile.

Noté que l'élève à besoin de l'école pour être instruit et éduquer, l'enseignement étant un métier, si l'enseignant n'aime pas son métier, rien ni personne ne l'oblige à rester dans ce lieu rempli de sauvageons à mettre au pas, pour rester dans votre style d'écriture ;-)
Il se trouve que je ne suis pas prof. Je suis juste passablement amusé/agacé par ces discours catastrophistes sur l'école.

Connaissez vous un système parfait ?

L'école est-elle systématiquement responsable de l'échec des élèves ?

Quant à la phobie scolaire de ce matin, j'aurais mieux fait de passer mon chemin sur des antennes un peu moins con-con consensuelles bon ton de gauche que France inter...

Donc pourquoi pas d'autres modèles d'apprentissage mais sans pour autant ne pas me permettre de me gausser quant au discours sur l'incompétence de l'école pour MA progéniture qui forcément est incomprise par le système, sans aucune responsabilité individuelle.
Connaissez vous un système parfait ?


Effectivement, aucun système parfait n'existe. Donc on ne pourra jamais faire mieux. Problème réglé.

« Or, nous sommes de nombreuses familles lambda, avec ou sans diplomes, avec des revenus moyens voire carrements justes pour certains, à avoir fait le choix d'instruire nos enfants. »



Moui… Mais quid des parents qui n’ont pas le bagage culturel pour instruire eux-mêmes leurs enfants ?


Je n'ai pas ce qu'on appelle une culture scientifique solide. Mais la culture, ça tient beaucoup de la curiosité. Si mes enfants me posent une questions à laquelle je ne sais pas répondre -- et ça arrive déjà -- alors je vais chercher la réponse sur internet, dans nos encyclopédies ou auprès de personnes qui ont la compétence pour répondre. Tout simplement, comme vous le faites certainement vous-même lorsqu'un problème se pose à vous.
Dans une société qui valorise tellement le diplôme, on a tendance à penser qu'il faut avoir appris à enseigner pour le faire soi-même à ses enfants. Or, enseigner la lecture à un enfant qui est prêt, c'est aussi simple que de l'aider à faire du vélo à deux roues. Il n'y a pas de diplôme pour enseigner le vélo à deux roues.
Dans les deux cas, bon courage si vous devez apprendre le vélo ou la lecture à en enfant qui n'est pas prêt ni demandeur !
"tu peux mener ton cheval à l'abreuvoir mai tu ne peux pas le forcer à boire" proverbe irlandais
"tu peux apprendre à pêcher un poisson, mais ne peut le forcer à se nourrir en regardant le cadavre de ton ennemi flotter sans lui donner de poisson"

Ah non flûte, ça marche pas, faut que je trouve autre chose
Je ne trouve pas l'article sur le net, uniquement la version papier, numéro 855 du 7 au 13 septembre.
On peut pas dire que Marianne soit un journal favorable à l'IEF.

Quelques extrais :

Daniel Arnaud, prof d'histoire géo : " c'est un lieu à embrouilles (...) les élèves peuvent 'y raconter leur soirée ,commenter leur contrôle de math, mais c'est aussi le lieu de tous les dangers. imaginez 400 à 800 élèves, parfois 1000, avec seulement une poignée de surveillants. Les risques de débordement sont multipliés."

En primaire aussi les récrés s'avèrent sportives. "sale fille, alcoolique" Bleus, insultes, coupures font partie du quotidien. Pas une journée sans que Mila en CE2 et Bastien en CP, ne racontent à leur mère cette jungle urbaine où ça griffe, où ça mord... "maman, on m'a donné un coup de poing dans le ventre. Machin, il a été à l'hopital, l'autre il l'a poussé contre le mur de la cour". (école dans le 15ème arrondissement de Paris, plutôt chic)
"Je suis choquée par la violence verbale, ma fille rapporte des gros mots. Un garçon semble "parler sexe" à longueur de journée. On le sait, depuis toujours, les enfants sont mauvais entre eux. Mais là, il faut 15 minutes à ma fille, en sortnt de l'école, pour se calmer, parler normalement, retrouver un ton aimable, sans vulgarité."

"Le phénomène -- le harcèlement -- prolifère là où il n'y a pas de surveillance, comme dans les cours de récrés au collège, où les profs étant en salle des profs, et les surveilalnts en sous effectif, elle se réduit au minimum". JP BELLON, prof de philo et fondateur d'une association qui aide les équipes pédagogiques à affronter le harcèlement entre élèves.

"C'est le lieu de l'insulte par excellence, on estime que 25% des actes de harcèlement entre élèves se passe dans la cour"

Dans ce territoire ultrahiérarchisé où il faut en découdre pour s'imposer, l'apprentissage de la vraie vie (sexisme, racisme...) se rode chez les 8-12 ans qui, à l'abri du regard parental, ne se font pas de cadeaux.
"On se moque souvent de 20% des élèves, près de 7% disent être souvent ou treès souvent insultés de manière raciste. Près de 17% déclarent être fréquemment frappés par leurs pairs et 14% avoir été lobjet d'un déshabillage forcé" précise le chercheur Eric Debardieux.

Une bande de CM1 a même entrepris de soulever les jupes et de toucher les micro seins de leurs camarades. Résultat : les gamines allaient en récré en manteau et en pantalon.
"Nous avons eu toutes les peines du monde à obtenir que ces garçons soient punis : exclus de la cantine pendant une semaine. Sans doute l'école pense-t-elle que nos enfants doivent apprendre au plus tôt que la vie, c'est la guerre, et que, si on n'est pas le plus fort, on se fait piétiner."

Dans sa cité scolaire de la Vienne, Sarah a subi des moqueries sur sa taille dès la 6ème. La 5ème fut la pire année de sa vie, la 4ème aussi. Des garçons plus âgés la traitaient de "moche", Sarah évitait la cour, le regard flanqué par terre, se réfugiait au toilettes. La direction n'a rien fait pour l'aider, même quand elle s'est fait tirer par sa capuche, à moitié étranglée.

Le journal cite aussi des dispositifs mis en place dans certaines cités scolaires primaire ou collège. Mais ça reste anecdotique, ce n'est certainement pas la généralité de ce qui se passe dans la majorité des écoles.

Maintenant, sans vouloir vous commander évidemment, je voudrais bien que les @sinautes qui pensent que je fantasme la violence à l'école, que ce sont des représentations de mon esprit ultra protecteur, ma peur du dehors ou que sais-je... me disent ce qu'ils pensent de cet article.
Pompastel, j'aimerais que vous me répondiez là-dessus.
Pensez-vous vraiment que j'éxagère ?

Il existe des centaines d'articles sur le web, qui font montre des mêmes choses. Je ne nie pas que des tas de choses positives sont mises en place par des profs et des équipes géniaux dans certaines écoles.
Mais la réalité pour des dizaines de milliers d'écoliers francais, c'est ça.

Tout le monde n'a pas la chance d'être scolarisé dans une école où :

"à chaque rentrée, le directeur Ugo Di Palma, surinvesti, met en place un "conseil des enfants" qui élabore une cour de récré idéale. Deux délégués -- une fille, un garçon -- représentent leurs classe. Le conseil valide le planning d'occupation du terrain de foot ou de basket, les CP, CE1, CE2... gèrent leur propre budget pour acheter des jeux dont ils sont responsables. A la récré, des "arbitres", vêtus de ticheurtes spéciaux, dégainent leur carton en cas d'infraction. A part une chute accidentelle et qq bobos, rien de grave n'a été signalé l'an dernier."
Je ne sais pas si vous vouliez poster votre réponse sous mon post, mais merci pour avoir suscité ce débat fort intéressant et de haute volée.
Mais si vous avez des questions à me poser, bien que n'étant absolument pas compétent en la matière, j'essaierai de faire semblant :)

Je ne sais pas si vous vouliez poster votre réponse sous mon post, mais merci pour avoir suscité ce débat fort intéressant et de haute volée.

Mais si vous avez des questions à me poser, bien que n'étant absolument pas compétent en la matière, j'essaierai de faire semblant :)


Désolé, c'est un pur hasard !
Oui, le débat est intéressant effectivement !
Il me semblait bien :)
Vous ne devriez pas être à l'école ?

Il me semblait bien :)

Vous ne devriez pas être à l'école ?


Ben si, lmes 3 enfants sont au garde à vous devant une pile d'exercices à finir avant le jogging fortifiant bon pour la santé. Ensuite, chant républicain -- sans rire, ils chantent la Marseillaise depuis des semaines, parce que leurs copains Scolarisés l'ont apprise dernièrement !
Et pour l'aspect non pas socialisant mais pédagogique et les évaluations, je suggère à Pompastel (et d'autres qui pensent que j'zi une vision catastrophique de l'école) de visionner ce reportage :

http://www.arte.tv/guide/fr/047132-000/stress-scolaire

Mais bon, c'est vrai que j'ai des représentations de l'école.
Je viens d'expliquer ce que je voulais dire par "lecture rapide"
En revanche, je suis désolee Freudqo, cela n'a inclut aucun autres exercices.
Ou comment vomir le système et en profiter. J'apprécie tout le sel de ce commentaire....
Compliments pour votre chronique.Je voudrais ajouter un petit complément .Il y a quelques années l'ancien ministre de l' Education ,Luc Ferry ( il a bien des défauts ,mais il n'a pas que des défauts), était invité à la télévision .On lui présente un reportage sur les "internats d'excellence" ( thème aussi rebattu que celui de la phobie scolaire) là ou règne l'autorité ,la vraie , alors qu'en général c'est le laxisme qui domine....Et Ferry, au lieu d'approuver, souligne qu'il vaudrait mieux consacrer les sommes en question qui ne concernent qu'un tout petit nombre d' élèves, à assurer une formation de base solide à tous les élèves de l'école primaire.Ce jour là ,Luc Ferry ,dont je suis loin de partager toutes les prises de position, a remonté dans mon estime.
moi, je décroche de France Inter:j'ai une phobie de la pub ...
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