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Une phobie de rentrée

C'est un bagne, en plein XXIe siècle, dont les medias passent trop souvent l'existence sous silence.

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Plus au début de ce sujet, j'ai parlé de l'inertie du système en matière de résolution des problèmes de l'école. J'avais pris pour exemple le fait que des gamins entrant en 6ème ne sachent pas lire.

Je me permets d'en rajouter une couche : http://www.slate.fr/story/77844/cartables-trop-lourds . Pour ceux qui ont la flemme de lire : les cartables pèsent trop lourds et abîment le dos des élèves. Ça fait 45 ans que le problème se pose et 45 ans qu'il n'a pratiquement pas évolué.

C'est, à y réfléchir, un exemple encore plus caricatural de l'incapacité du système à se corriger. Les solutions sont en effet objectivement beaucoup plus simples que pour l'apprentissage de la lecture. Il suffit de mettre des casiers, de limiter les devoirs à la maison, d'utiliser les polycopiés et/ou le nombre de matières enseignées chaque jour. Mais en 45 ans, on n'a pu réaliser aucune de ces solutions (d'après un ami qui a été dans le privé, les casiers y ont été découvert), et il faudra attendre que les écoles publiques soient équipées de tablettes ou de liseuses pour y mettre fin.

J'avoue que dans le débat qui s'est créé, je suis aujourd'hui bien plus sensible aux raisonnements d'Aldewin dans le débat qui a pris place, du moins en ce qui concerne la considération apportée aux élèves par l'éducation nationale. Très clairement, le bien-être des élèves n'est pas du tout une priorité pour le système.
@Adelwin

Adelwin, vous êtes intervenue sur ce forum pour partager avec nous les raisons pour lesquelles vous avez préféré ne pas scolariser vos enfants.
Je suis à mon tour intervenue, non pour contester votre choix, mais pour signaler que je trouvais vos justifications (description de l’école, Bronx, arène et enfer) vraiment trop caricaturales.
Et votre rapport à la violence tendance phobique et vraiment très simpliste.

Vous avez convoqué le cas de J. pour renforcer votre démonstration sur la dangerosité du milieu scolaire pour les enfants, mais plus vous en parlez, moins votre démonstration me semble convaincante.

Je ne dois pas être la seule, parmi ceux qui vous lisent, à avoir remarqué que pour nous décrire ce J. emblématique à vos yeux (quand on pourrait y voir un cas exceptionnel), vous avez tourné en boucle avec pas mal d'énervement sur des épisodes exclusivement de nature sexuelle.
Si j’ai bien compris, il avait au grand maximum 10 ans quand on l’a collé dans l’avion, vos récits sont donc antérieurs.(Ceci dit, difficile de s’éloigner d’une île par une autoroute, je suppose. Mais soit.)
Tous les autres détails entrent en piste quand vous parlez de son milieu familial. (ses loisirs, ce qu’il boit, ce qu’il mange, comment il apprend à nager, le métier de ses parents, sa fratrie …)
Alors, bon.
Je ne le connais pas, ce gamin, et je serais vraiment débile si je faisais semblant de savoir mieux que vous qui il est.
Toutefois, comme je suis intéressée depuis le début de cette conversation par votre argumentaire, je ne peux pas m’empêcher de me demander si ces éléments spontanément sélectionnés par vous ne parleraient pas, peut-être, davantage de vos peurs à vous que de ce gamin. Qui doit sans doute être un peu moins monolithique que ce que vous présentez. (Le désagrément que provoque sa compagnie ne passe-t-il que par des comportements liés à la sexualité ? "pervers, oui, je le dis, pervers" avez-vous écrit. Je ne suis pas psy, mais cette affirmation me semble faire référence à une sexualité d'adulte, potentiellement déviante. A partir de quel âge, biologiquement (?) un être humain peut-il être considéré comme animé de pulsions sexuelles "venant de l'intérieur "? J'écris comme je peux ce que j'essaie de poser comme question, je ne connais pas grand chose à ce sujet, mais je veux dire : par opposition à un comportement imité parce qu'on a remarqué que ça emmerdait les autres, les adultes en particulier ?)

La manière dont vous répétez sans recul ce qu’ « on » vous a dit pour autant que ce soit au service de votre détestation de cette famille ne peut (m’) apparaître (à moi qui ai sans doute un peu mauvais esprit) qu’un peu suspect. (Sans compter votre ami qui vous fait tant plaisir en vous racontant comment ils sont nuls, ces bourgeois : j’espère pour vous qu’il ne fait pas la même chose dans l’autre sens…)



Si vous pensez ce vous écrivez « Je trouve aussi qu'on doit lui donner une chance de comprendre que c'est grave et qu'il ne se construise pas avec une image de lui comme étant un abuseur », je comprends encore moins votre lettre de menace (écrite au moins à deux… et votre mari ? ) dont vous nous avez dit qu’elle avait pour but d’intimider les parents afin qu’ils retirent leur J. du cours de théâtre, sinon vous seriez « dans l'obligation de parler de la situation à la troupe de théâtre et à l'association qui a mis l'activité en place ».
Non seulement vous l’avez étiqueté une fois pour toutes, vous n’envisagez que sa disparition comme solution, mais, posons l’hypothèse que vous n’avez pas forcé le trait dans sa description, vous participez à la conspiration du silence que vous dénoncez par ailleurs. Car ce qui apparait, c’est que vous acceptez de vous taire tant que ce J. n’est pas dans l’entourage de votre fille et de sa copine.

Vous reprochez à l’école de ne pas suffisamment aider les jeunes à devenir libres. On peut s’entendre là-dessus, il y a des tas de choses à améliorer.
Mais je ne vois toujours pas ce que votre mode de vie apporte de supérieur à vos enfants sur ce registre.
C’est quoi, la liberté, quand on masque, contourne, fait disparaître tout ce qui gâche le paysage ?
En résumé, ma première impression s’est plutôt renforcée :
Dire OUI à projet de vie alternatif n’est pas du tout équivalent à dire NON au monde.
Je continue donc à me demander quelle vision du monde vous transmettez à vos enfants, comment ils intègrent votre grille de lecture des autres, cette manière péremptoire de juger votre entourage et la densité d'angoisse que vous leur communiquez.
Mais on s’en fout un peu, de ce que je pense.
Et comme plein d’autres, je vous souhaite tout le bonheur du monde avec vos enfants.
Et quand J. reviendra en bel adolescent craquant, vous viendrez nous raconter comment vous riez ensemble de ce qu’il vous a emmerdée quand il était gamin. (Et s’il devenait le père de vos petits-enfants ? Guère de latitude, pour les parents – sauf à se comporter en dictateur -, face aux histoires d’amour de leur progéniture… Surtout quand les parents sont animés d’un idéal de liberté et entendent ne pas contrôler leurs enfants au-delà de l’âge … quel âge, en fait ? )

A propos de la manière bienveillante dont on raconte comment les autres s'y prennent, les gros nuls, avec leurs gosses : sur le "non" qu'on ne tient pas toujours, par exemple. Ben moi, j'fais pas trop la maligne là-dessus. D'ailleurs, c’est bien simple, j’ai lâchement résolu le problème et je vais droit au but « Bon, j’dis oui, mais j’devrais dire non »
je ne voudrais pas sortir à nouveau mon stock de pommade, mais je trouve que ce débat autour de la polémique Adelwin/ Pompastel est d'un niveau remarquable, très supérieur à ce que j'ai pu lire de comparable sur des sites renommés, comme Médiapart récemment.

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Sur Public Sénat, reportage intéressant en cours et débat à venir.
Vous avez raison de tourner en dérision ce marronier. Mais la probléme est que tout le monde ou presque marche dans cette pulsion. Il se peut qu'il ya ait une réeele angoisse de la part des élèves. Mais je pense sincèrment que ce sont les parents ( le français moyen, aussi bien le bobo du XVI) ou des beaux quartier de province que le parent qui a tout simplment investi en ses enfants un désir de réussir par procuration et qui exige que cela marche quoiqu'il en soit).
Il faudrait s'intéresser au contenu qui est proposé à l'école pour comprendre qu'il n'y a aucune garantie de réussite à tout pris. Mais il est clair que les ravages qui ont été commis à l'école joue hélas dans le sens des phobies des parents;
Qui nous a assomé pendant des année avec le thème de l'école de la réussite, avec les pourcentage imposés de reussite au baccalauréat, qui sous prétexte de se réclamer de Bourdieu a convenu que pour que l'école soit cele de la réussite, il falllait interdier aux élèves de faire des devoirs le soir, et qu'il falait que tout le monde, à chaque étape,soit toujours si j'ose dire sur la même ligne de départ. Qui a décidé qu'à l'école on ferait des art plastiques mais que l'on n'apprendrait jamais à dessiner car cela mettrait en avant l'inégalité des talents. Moin de moi l'odée que l'école soit le lieu d'une lutte impitoyable pour la vie et tant que l'on laissera croire que l'attibution de notes participe forcément à ce struggle for life on srestera dans les passions trises à l'égard de l'école.
Je ne vous donne qu'un exemple: hier sur france Culture s'en est pris à Danièle Sallenave qui, d'un ton un peu trop doctoral certes, défendait à juste titre, comme le lycéen fort cultivé qui était invité aux Matins, la chronologie. Et L. Goumard de se gausser et de dire que la créativité, et l'originalité de la pensée exigeait que l'on rompe avec le recours stupide en histoire à la chronologier et à la narrativité. Quel malentendu!
J'aurais bien objecté à l. Goumard l'ex. suivant: Il y a déjà une vingtaine d'année ( au moment ou la disparition de la chronologie était très à la mode un professeur de physique demande à sesélève s de econde ou de ^Preière je ne sais plus , d'évaluer à l'aide de l'instrument du carbone 14 la date dela vie humaine dans telle grotte préhistorique de Dordogne: résultats: du XVII° au XIX° siècle. Bon les élèves se "plantait" en physique, certes mais ils étaient complètement pommés hors sol. A laloterie on eût pas fait mieux. Si l'école est une lorterie il ya de quoi être angoissé...
Tout est à reprendre contre l'idéologie prétendument démocratique qui a envahit l'école. Cordialemnt, MV
En lisant les jérémiades sur ces prétendues experiences désastreuses de l'école.....il me semble que la vie a du être douce pour eux....Pour
rester scotchés si longtemps dessus...parceque depuis ....pour ma part, j'ai eu autre chose à faire......ce qui me surprend c'est la linéarité du propos....un cauchemard en bloc!( le bagne du 21ème siècle..dixit Shneidermann)...pour y bosser,je sais que chaque jour est différent....pour tous les participants.....comme la vie..et que le rôle de tous les éducateurs est,avant tout, d'apprendre à s'adapter.à ses différences ou différents....parceque :il n'y aura pas d'autre choix(....oui, oui, même se lever le matin..si,si!!!)
Je recommande l'écoute de Onfray sur France culture sur l'inventaire de 68(charges et décharges) du vendredi31/8..... surtout sur la faillite des intellectuels....qui nous ont mis dans les pattes et têtes,des préoccupations dont ce forum est remplis....des préoccupation de bourgeoises en diable,nombrilistes....et surtout désastreuses car ayant contaminées notre société et surtout notre école ...avec le résultat que l'on sait.
Enfin....

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Je voudrais simplement faire quelques remarques:

À l'école, il n'y a pas que les enseignants, il y a aussi les copains, aussi importants, voire plus que les enseignants, pour certains enfants. Et peut être encore plus importants pour les enfants en difficulté avec les copains, ceux qui ont du mal à se défendre, les timides, les orgueilleux, les solitaires.

Par ailleurs, j'ai eu, mes enfants ont eu, des enseignants au dessous de tout. J'avoue que c'est de ceux-là que je parle quand je veux faire mon petit effet, il y en a eu de gratinés... J'en ai eu aussi de magnifiques, peu, mais qui ont, avec le temps, effacé tous les autres. Ceux-là, j'en parle moins souvent, je les garde aufond de mon coeur.

Enfin, il faut beaucoup d'énergie pour instruire soi même ses enfants, mais surtout pour leur garder des liens sociaux pertinents puisqu'ils sont privés, précisément, des fameux "copains d'école". Comment compenser leur absence?

Ceci dit sans hostilité aucune envers les parents qui choisissent l'instruction à domicile. Choisir, c'est aussi sacrifier, et nous le faisons tous.
Elle parle de quoi la chronique de D. S. ? Étant adepte des chocolatines, je me suis arrêté de lire à pains au chocolat.
--
Avez-vous entendu parlé de ce qui se trouve sur ces sites ?

ACCORD-CADRE ENTRE TOTAL ET L'ÉTAT POUR UN NOUVEAU PLAN D'ACTION EN FAVEUR DE LA JEUNESSE (7 juin 2013)
http://www.jeunes.gouv.fr/IMG/pdf/Fej_DP_130531_M4.pdf

Quand le Ministère des Sports et de la Jeunesse s’encanaille avec Total
http://www.blogapares.com/quand-le-ministere-des-sports-et-de-la-jeunesse-sacoquine-avec-total/

Comment le groupe Total va financer la réforme de l’Éducation nationale (11 juillet 2013)
http://www.bastamag.net/article3107.html

Quand le Ministère des Sports et de la Jeunesse s’encanaille avec Total
http://www.blogapares.com/quand-le-ministere-des-sports-et-de-la-jeunesse-sacoquine-avec-total/

Révoltant n'est-ce pas!
Et dire que si le groupe Total payait ses impôts, l'Etat pourrait financer ses activités en faveur de la jeunesse sans avoir besoin de sponsor !!!!


Pour finir de vous plomber le moral, Prenez le temps de regarder ces images ......

En sortant de l'école .... Une autre histoire de l'école primaire
http://www.scoplepave.org/en-sortant-de-l-ecole

Remarquable et édifiant.... Bouleversant
De toutes façons, comme l'école ne sert à rien, qu'elle forme des générations entières d'illettrés, que les profs sont tous nuls - y compris ceux qui éduquent leurs propres enfants à domicile si si ça existe, je vous jure, - que tous les enfants se font racketter, qu'on sera bientôt au niveau d'éducation du Bengladesh, qu'est ce qu'elle irait faire en classe ?

Il vaut mieux qu'elle reste devant la télé. Gulli, c'est très bien !
Aucun phobie parmi ces éléves, aparemment : http://television.telerama.fr/tele/documentaire/chemins-d-ecole-chemins-de-tous-les-dangers,11469458.php. C'est au Kenya.

Hier, c'était au Népal, toujours pas de phobiques.

Je suis à la recherche de phobiques du doigt qui presse les claviers en faisant plic plic. Si vous connaissez un tel cas...
Moi je connais des gens qui ont la folie des trains
Que fait la sncf ?
je connais des gens qui ont la phobie des ascenceurs
que fait la societe OTIS ?
je connais des gens qui ont la phobie des lieux clots et sombres
Que fait l'EDF?
je connais des gens qui ont la phobie des araignees
que font les entomologistes ?
..................
Je connais beaucoup de phobiques ?
Normal je suis psychiatre .
D'ailleurs il y a aussi des gens qui ont la phobie des psychiatres ,
Au secour Freud !
En plus d'être prof....il faudrait se sentir coupable de la phobie de la demoiselle...Je viens de faire la rentrée .....35 par classes...
individualisation,remediation,innovation,renovation.....et j'en passe....je dois être totalement incompétent......mais je n'arrive pas à penser comme une mère....je suis simplement prof!
En même temps, qui pourrait reprocher à une mère de se faire de l'argent sur le dos de ses enfants ? Non mais c'est vrai, avec le temps et l'argent qu'elle a dû lui consacrer...
Je viens de trouver le carnet de voyage en Normaland. Didon, qu'est-ce que c'était bien !

Pffft la petite Touchard (experte en expertise de psys !!!) qui vient gratter ses pustules de victime dans mon giron... Quelles que soient ses souffrances, réelles ou pas, je trouve tout cela ob-scène. Les grandes peines sont muettes.

J'imprime le carnet Normaland, un café, mon fauteuil, un truc de Rachmaninov comme fond sonore. Je n'ai pas de coeur, je sais. Et je ne suis pas LOL non plus.
je n'attend plus grand chose des analyses (et le mot est bien disproportionné) de ces journaleux mais avec vous je ne suis jamais déçue!!

ils passent leur temps à inventer des maladies des symthômes pour justifier de leur argumentaire un peu comme l'industrie pharmaceutique invente le reméde et cherche la maladie apres Bientôt ils nous feront un article sur les hyper actif s et la rétaline!!
ce qui me frappe, c'est surtout la récup' politico-socialo-médiatique du truc.
il y a 50 ans, c'était pas un bon objet pour le bavardage médiatisé. et on avait pas souvent droit à la parole - ou en tout cas à l'écoute. mais je me rappelle la tristesse des derniers jours de vacances, les maux de ventre insoutenables le jour de la rentrée, l'angoisse de l'école (il faut dire surtout la primaire), l'ennui mortel, le perpétuel "qu'est-ce que je fous ici ?", le glauque de ces couloirs, de ces classes, de ces petites camarades. et pourtant j'ai été gâtée, c'était vraiment pas le bagne, ni la zone. mais j'en garde un souvenir horrible. et même si j'ai passé les CM à collectionner les prix d'excellence et les bulletins d'honneur !!

pourquoi ne pas poser la question autrement : l'école EST un endroit angoissant. la situation EST angoissante. et apprendre EST angoissant. certainEs gèrent mieux que d'autres cette angoisse. mais pourquoi ne pas prendre au sérieux le fait que c'est potentiellement anxiogène en tous temps et en tous lieux ? et arrêter de chercher-la-faute-à-qui.
quel est le point commun entre un prof et un tampax usagé ?

ils sortent tous les deux du corps enseignant !
Extrêmement déçu qu'un site réputé sérieux comme Arrêt sur Images propage de fausses rumeurs :
Jean-Michel Aphatie n'a pas de fils, mais une chienne labrador qui, à l'heure que je vous cause, se remet doucement d'une opération délicate.
Pour répercuter cette info destinée aux canidophiles, j'ai réussi, non sans difficulté, à vaincre mon aphatophobie.
Et bien moi je ne suis tout à fait d'accord avec cet article : le harcèlement et la solitude à l'école, ce sont des vrais problèmes dont pas grand-monde ne s'occupe ; de plus parler de ces problèmes n'empêche pas de parler également des problèmes sociaux plus "bourdieusiens" ou plus pragmatiques, qui n'ont strictement rien à voir.

De même que parler de la solitude des personnes agées n'est pas masquer les problèmes liés aux retraites et à leurs réformes.

C'est dommage qu'il faille être fille de journaliste pour parler de ces problèmes, et c'est dommage qu'on ai besoin de personnaliser à outrance certainement, mais le fait d'en parler est déja un bon point à mon avis.

Et c'est un sujet qui n'a rien de consensuel comme je l'ai lu : pour beaucoup, le harcèlement à l'école équivaut des jeux d'enfants, la solitude à l'école à une passade sans conséquence. Pour beaucoup d'autres, ce sont des phénomènes marginaux qui ne valent pas la peine d'être évoqués. Et visiblement, c'est justement le ton qui ressort de cet article... et de certains de ses commentaires.
Merci Daniel,mille fois merci.Une crétine qui a de qui tenir envahit les ondes,pollue le paysage.Mais comment s'étonner ? N'a-t-on pas eu droit il y a quelques mois aux exploits d'une certaine Nabilla ?
Allo Justine, des centaines d'élèves de ta génération- et des autres- s'en sont sortis plutôt bien.Ils ont su résister à l'atroce système et aux méchants sorciers et sorcières qui le font fonctionner malgré bien des difficultés,lesquels se demandent souvent si l'éducation des chères têtes blondes à la maison est la meilleure qu'on puisse imaginer.J'arrête. J'entends venir l'orage...
[quote=Daniel Schneidermann]Justine est la fille d'une journaliste de Challenges, Anne-Marie Rocco. Elles ont d'ailleurs co-écrit le livre. Sans doute ne faut-il pas chercher plus loin les raisons du bon accueil confraternel réservé à son témoignage

J'ai découvert par hasard le site Tout va bien qui s'intéresse au sujet renvoi d'ascenseur-copinage-complaisance-collusion-connivence-imposture-manipulation.

Je ne sais pas si ce site est connu, ni s'il est vraiment intéressant. Je vous donne donc cette adresse sans aucun engagement.

Je précise que je ne connais pas personnellement l'auteur
Comment on fait quand on a la phobie des journalistes des "grands médias"...? on écrit un livre ?
Merci merci merci merci DS. N'étant pas au courant du raffut médiatique préalable à l'interview des 2 victimes, je me demandais bien ce qui motivait leur venue sur une radio de grande écoute pour parler de leur cas personnel.

Victime : "Et le psychiatre ils était méchant et incompétent aussi, ils a dit que c'était à cause de la tapisserie"
Journaliste : "Ha oui oui quels nuls ces psys quand meme !"

Allez, 2 heures de colle pour la mère + fille et conseil de discipline pour France inter
Merci,car je ce matin je me demandais bien qui étaient ces 2 invitées !!!! anecdoctes ridicules , journaliste absolument pas pertinente

Suite aux autres commentaires lu sur ce forum:
Il ne faut pas confondre phobie scolaire ,et problèmes de harcèlement , de racket . Avoir peur d'aller dans un endroit où l'on peut être violenté c'est normal !,Avoir peur( exprimé par une attaque de panique ) d'aller en classe ce n'est pas normal:il s'agit alors d'un trouble du comportement voire de la personnalité
cela peut-être aussi un réflexe de survie. Tout bon optimiste doit savoir regarder le pessimisme en face.
Exactement albertounet ! Moi je suis une optimitste/pessimiste compulsive qui regarde la face noire des faits et inutile de se voiler la face : il faut un jour ou l'autre affronter la réalité. Mais c'est dur en effet.

Il ne faut pas confondre phobie scolaire ,et problèmes de harcèlement , de racket . Avoir peur d'aller dans un endroit où l'on peut être violenté c'est normal !,Avoir peur( exprimé par une attaque de panique ) d'aller en classe ce n'est pas normal:il s'agit alors d'un trouble du comportement voire de la personnalité


Heu... Je ne sais pas depuis combien de temps vous n'avez pas mis les pieds dans une école ou un collège. C'est l'endroit rêvé pour être violenté par ses pairs.
Avoir peur d'être moqué ou humilié en classe n'a rien à voir avec un trouble de la personnalité ou du comportement.
Un enfant peut être stigmatisé pour tout un tas de raison par les autres, et parfois pour des raisons incompréhensibles, juste parce que qu'un a décidé de se prendre prendre à lui. J'ai déjà vu ça dans le cadre de mon travail en collège justement.

Être en classe, c'est vivre sous le regard de ses pairs constamment, c'est apprendre à dissimuler ce qu'on fait à l'enseignant (bavardage, petits mots...) c'est l'absence totale d'intimité, c'est apprendre à dissimuler ce qu'on fait au regard des autres (attention, c'est interdit de copier ! Alors que l'Homme apprend énormément par imitation)... C'est aussi prendre le risque d'être moqué ou humilié par les autres dès qu'on ouvre la bouche. Vivre sous observation toute la journée, certains enfants n'y résistent pas. La phobie scolaire est aussi pour certains un moyen de se faire entendre sur leur rejet de l'école.
TOUS les enfants scolarisés que nous rencontrons, SANS EXCEPTION, disent qu'ils aimeraient ne pas aller à l'école. Parce qu'ils nous voient vivre, ils savent bien que l'Instruction En Famille n'est pas synonyme d'isolement, que nos enfants voient des copains, et ne s'ennuient pas.
La très grande majorité des familles mettent leurs enfants à l'école sans même se rendre compte que c'est une choix qui leur est offert.

À ceux qui disent et pensent qu'ils ont souffert à l'école et n'en sont pas morts, je réponds que l'homme meurt de peu de choses finalement et est capable de survivre dans des cas extrêmes. Mais est-ce une raison pour laisser nos enfants dans une situation difficile ? Pour leur apprendre la vie ? Parce que dans la vie, on n'a pas toujours le choix, alors il faut s'habituer ?

Les enfants qui font de la phobie scolaire n'ont trouvé que ce moyen pour se faire entendre. Les autres se résignent parce qu'ils grandissent avec l'idée que l'école est une obligation. Or, chaque parent devrait assumer le choix qu'il fait d'envoyer son enfant à l'école, même quand celui-ci est rabaissé, humilié, violenté, en échec scolaire. Ça l'obligerait à prendre conscience de ce qu'il impose à sa progéniture. Certains enfants vivent des situations qui ressemblent au harcèlement au travail, mais on continue de les envoyer au charbon. C'est scandaleux.

Je sais que pour certains tout se passe bien. Dans ma famille par exemple, pour ma sœur ce fut génial. Pour mon frère -- un an d'avance, cheveux longs, pas attiré par le foot ni par la bagarre ni par le jeux stupide d'embêter les filles -- ce fut un calvaire durant tout le collège. Quant à moi, j'en garde un souvenir cuisant fait d'humiliations, de coups parfois, de rejet presque tout le temps, de " a des capacités qu'elle n'utilise pas, peut mieux faire" alors que je mourrais d'ennui...
Je croyais que la scolarisation était obligatoire en France jusqu'à 16 ans.

Tous les enfants disent qu'ils ne veulent pas aller à l'école, peut-être. Tous disent aussi vouloir la dernière console de jeu, disent vouloir une glace à chaque fois qu'ils croisent un marchand, disent préférer jouer dans le jardin que de mettre la table. Est-ce un argument raisonnable pour autant ?

"Parce que dans la vie, on n'a pas toujours le choix, alors il faut s'habituer ?"

Il ne faut pas "s'habituer", il faut "s'adapter" justement pour ne pas souffrir. Mais il y a de ça, oui. Et c'est une excellente raison de défendre l'école par rapport à l'éducation à domicile.

Une autre raison, c'est que l'école n'est pas là seulement pour apprendre à lire et à compter. Oui, il y a des compétences d'enseignant que tous les parents n'ont pas, y compris avec l'aide d'internet. Vous avez la chance d'avoir du temps (et de l'argent) à consacrer à vos enfants pour leur apprendre tout ce que vous pensez qu'il leur faut apprendre, mais comprenez bien que ce n'est pas le cas de tout le monde. Et donc que votre système n'est pas généralisable sans générer de grandes injustices entre les enfants, et mettre (un peu plus) en danger le peu d'harmonie sociale que l'on a. Si chaque enfant n'a pas l'occasion de se confronter (très) régulièrement à d'autres enfants de milieux différents, on peut parier que l'intercompréhension et donc la cohabitation deviendront de plus en plus difficiles.
Je croyais que la scolarisation était obligatoire en France jusqu'à 16 ans.


Non, c'est l'instruction qui est obligatoire. Les familles pratiquant l'instruction à domicile reçoivent régulièrement la visite d'évaluateurs chargés de vérifier les acquis des enfants.

Je pense que vous vous égarez sur les motivations des gens pratiquant l'instruction à domicile, et surtout sur leur volonté de généraliser ce mode d'instruction. Je ne suis pas spécialiste du sujet, mais j'ai l'impression que dans beaucoup de cas, l'instruction à domicile est juste un moyen d'échapper à l'école telle qu'elle est plutôt qu'un choix philosophique. Et si l'école fonctionnait mieux, sans doute beaucoup de ces familles rescolariseraient leurs enfants.
Merci pour la précision sur l'instruction obligatoire.

J'ai bien compris que la motivation des gens pratiquant l'instruction à domicile n'est pas vraiment d'imposer leur modèle à tous. Ça n'empêche pas que du coup, ils refusent le modèle de l'école pour tous et que cela ne favorise pas l'amélioration de cette institution en grande difficulté. Je pointe donc les dangers de cette démarche de repli protecteur, tout à fait défendable individuellement, mais dangereuse pour l'intérêt général.
Je vois le problème dans l'autre sens : sans doute que si toutes les familles qui ont la possibilité de scolariser leurs enfants dans le privé ou de les instruire eux même mettaient la même énergie à soutenir/aider leurs enfants (et ceux des autres !) dans les difficultés que posent effectivement l'école publique, celle-ci fonctionnerait mieux.
Justement Non Jules..

Le problème de l'école vient surtout de son système d’enseignement, de ce que l'on demande aux enseignants, des méthodes imposés, de la classification des élèves, de la compétition etc... et tout ça ne peut être résolut par le seul bon vouloir des parents d'élèves mais par une réforme structurelle de notre système

Dans certains pays on ne note pas les élèves des la primaire mais on note la classe ainsi les élèves peuvent progresser sans se sentir en retard, de plus on favorise l'entraide.
L'école ne cherche pas à piéger les élèves par des questions posés sous une forme non traité en cours, l'érreur n'est pas sanctionné mais au contraire permet à l'élève d'apprendre
On ralentit les élèves qui apprennent vites (grace notamment à la richesse de leurs parents - richesse dans la langue, la culture-) afin de permettre à ce que les autres élèves puissent les rattraper

Il y a trop d'inégalité, les élèves apprennent tous à la mêmes vitesse alors que les élèves n'arrivent pas tous au même niveau en entrant à l'école
Néophyte Atterré, nous sommes d'accord sur la plupart des points.
Mais sans entrer dans les détails, je vous pose deux objections :
- Je n'ai pas dit que le bon fonctionnement de l'école dépendait du seul bon vouloir des parents. Mais en partie, oui. Je dirai même que sans le bon vouloir des parents, de bonnes réformes du systèmes ne suffiront pas.
- Vous avez votre avis sur les systèmes qui sont meilleurs que le nôtre, sur l'origine des problèmes que l'on rencontre en France. Vous avez bien compris/écouté votre Franck Lepage. Mais vous présentez ça comme quelque chose de simple alors que c'est infiniment complexe. Des tas de gens ont consacré leur vie à développer des pédagogies, à étudier l'école d'un point de vue sociologique ou psychologique. Et on se retrouve avec des tas d'avis différents, souvent plein de bonne volonté, mais tous avec des solutions boiteuses, qui résolvent des problèmes mais en créent d'autres. Notez une classe et pas les élèves individuellement et vous aurez des gamins qui auront tout le mal du monde à savoir s'ils ont suffisamment bien compris ou s'il travaillent assez. Ralentissez les bons élèves et vous vous retrouverez avec des gamins qui s'emmerderont royalement en classe et qui gâcheront leur capacités. Posez les questions toujours sous la même forme, et vous aurez des gamins qui apprendront à appliquer des recettes de cuisine, sans comprendre pourquoi il faut mettre de la levure dans la farine pour faire un bon gâteau moelleux...
Je ne défends pas le système actuel, loin de là. Je pense juste que croire qu'il suffit de volonté politique pour faire que tout aille bien est une erreur : il n'y a pas de solution évidente et facile.
Je comprends, mais j'insiste sur un point : ici ce n'est pas exactement "intérêt individuel / intérêt général", mais "intérêt de votre enfant / intérêt général", juste pour éviter d'éventuels accusations d'égoïsme.

Après, je ne pense pas que dans les pays où elle fonctionne, ce soit tellement grâce au parent que l'école se porte bien… C'est vraiment la responsabilité de l'état.
Je ne vois pas de différence entre "intérêt de [son] enfant" et "intérêt individuel". La différence tiendrait s'il était question de l'individu "enfant" (sans l'adjectif possessif) en tant que personne vulnérable, auquel cas son intérêt devrait valoir tout autant que celui de tous les autres enfants. Or, ce n'est bien entendu pas de ça qu'il est ici question.

L'école, en tant qu'institution publique, est de la responsabilité de tous : de son administrateur, de ses agents ET de ses utilisateurs/bénéficiaires. Pour côtoyer pas mal de ses agents (à plusieurs niveaux), je peux vous dire que les parents ont leur part de responsabilité dans les problèmes de l'école... Ce qui ne dispense pas de blâmer l'administrateur (effectivement le plus capable d'améliorer ou de dégrader les choses) et certains agents.
C'était juste pour apporter une nuance sur l'égoïsme des parents. Bien sûr qu'au final il s'agit d'intérêts individuels, juste que leur motivation n'est pas égoïste.

Sur le reste, si c'est pour dire que les parents peuvent être pénibles, on sera sans doute d'accord. Mais si c'est pour dire que cette pénibilité a une part importante dans l'échec de l'école, je suis désolé, mais je n'y souscris pas. Je ne blâme même pas vraiment les agents. Leur marge de manœuvre est si faible dans le système actuel qu'on ne vois pas trop ce qu'ils pourraient faire de plus.
Et bien moi je prétends que privilégier son gamin à ceux des autres est égoïste. Je le dis d'autant plus sereinement que je ne ferais pas exception à la règle et que ce n'est pas un reproche moral que je formule là. Comme je le disais dans un autre forum, je ne crois pas qu'il soit possible d'avoir une motivation qui ne soit pas fondamentalement égoïste.

"Mais si c'est pour dire que cette pénibilité a une part importante dans l'échec de l'école, je suis désolé, mais je n'y souscris pas."

Agree to disagree. Mais vous basez votre avis sur quoi ? Vous avez une expérience développée de l'influence des parents d'élève en milieu scolaire ? Je ne parle pas seulement de "pénibilité", mais aussi d'irresponsabilité voire d'impuissance.
Bon, je n'ai pas envie de me lancer dans un débat sur la notion d'égoïsme, je suppose que vous avez compris quelle était la nuance…

Je ne prétends pas avoir la science infuse sur le sujet, mais je me méfie des témoignages des professeurs comme ceux des parents… C'est beaucoup trop subjectif.

Mon principale critère, c'est d'essayer de comparer le système français à ceux d'autres pays. Je ne pense pas que les parents français soient spécifiquement plus cons que les parents finlandais, belges ou coréens, et c'est rarement ce que le rapport PISA met en avant. Et quand on voit les différences importantes entre le système français, tant du point de vue de la pédagogie (méthode d'enseignement, programmes, méthodes de notation) que de l'organisation (volume horaire, vacances etc…), je trouve très raisonnable de penser que ce sont ces spécificités qui sont responsables de l'échec.
Tout témoignage est par définition subjectif. Reste que des données subjectives, raisonnablement factuelles et nombreuses peuvent rendre compte d'aspects de la réalité qui échappent à des statistiques établies de l'extérieur. Surtout si ces données statistiques ne sont pas collectées dans le but d'étudier les aspects en question.

Le PISA n'étudie pas la connerie des parents, mais les performances des système éducatifs de l'OCDE selon certains critères pertinents mais limités (apprendre à lire et compter ne sont pas les seules mission de l'Ecole). La France y est d'ailleurs tout à fait dans la moyenne de l'OCDE. La société finlandaise (composition sociale, niveau de vie moyen...) est différente de la française, je suppose que les parents d'élèves aussi. Comparer des systèmes éducatifs entre eux n'a que peu de sens si l'on fait abstraction des sociétés dans lesquelles ceux-ci s'inscrivent.
Maintenant, il me semble à moi aussi que le système finlandais est mieux foutu que le notre et qu'il serait bienvenu de s'en inspirer intelligemment.
Les finlandais ne sont pas les seuls. J'ai pris volontairement les belges comme exemple de pays un peu mieux que nous dont la société serait plus proche de la nôtre (sans être la même hein). Les résultats PISA sont trop souvent hâtivement résumés à "la Finlande c'est trop top". Il y a d'autres leçons à voir, et notamment sur le fait que le gros défaut mis en évidence dans le système français, ce sont les inégalités entre enfants de pauvres et de riches qu'on ne retrouve pas forcément dans les autres systèmes.

Et certes, la France est tout à fait dans la moyenne de l'OCDE. Mais honnêtement, je n'en attends pas moins étant donné les horaires de travail qu'on impose aux élèves ici, regardez par exemple les figures en page 2/5 http://www.education.gouv.fr/archives/2012/refondonslecole/wp-content/uploads/2012/07/fiche_thematique_depp_n_10_rythmes_scolaires_comparaisons_internationales_20121.pdf . D'après ces chiffres : http://cache.media.education.gouv.fr/file/2012/87/7/DEPP-NI-2012-29-depense-eleve-france-ocde_237877.pdf les dépenses par élève sont aussi dans la moyenne OCDE.

C'est sûrement pas le seul problème, mais il me paraît nettement plus évident que celui des parents d'élève.
Evidemment qu'il y a d'autres leçons à voir.
La France est dans la moyenne niveau performances, inégalités, et un peu en dessous niveau dépenses par élève dans le primaire. La Belgique et la Finlande sont au dessus de nous à tous ces niveaux. La leçon la plus évidente, c'est peut-être que pour un système efficace et juste, il faut investir d'avantage dans les débuts de la scolarité, non ? On peut aussi se dire que notre système n'est pas si terrible s'il permet en dépensant moins dans le primaire d'avoir des résultats dans la moyenne.
Les horaires de travail imposés aux élèves sont une variable comme une autre du système : s'il suffisait de l'augmenter (sans toucher aux autres) pour améliorer les résultats, je crois bien que tous les pays s'empresseraient de le faire.
Elle est en dessous niveau dépense dans le primaire, mais plutôt au dessus niveau dépense totale. C'est aussi ça qu'il faut voir : les fonds sont mal répartis. Effectivement, la leçon est évidente là aussi, mais je pense qu'elle l'est aussi concernant le volume horaire.

Je ne suggère d'ailleurs sûrement pas de les augmenter, et je pense que les chiffres montrent bien qu'on fait perdre du temps aux élèves dans ce pays. Et pour le coup, je ne crois pas que l'empressement puisse apparaître s'il s'agit de les diminuer ou de les répartir sur plus de semaines. Regardez ce qu'il s'est passé lorsqu'une mesure comme la fin de la semaine de 4 jours, préconisée par la plupart des experts, a été timidement appliquée.
Vous écriviez "honnêtement, je n'en attends pas moins étant donné les horaires de travail qu'on impose aux élèves". Le "pas moins" suggérait que vous estimiez qu'il y a une correlation positive entre horaires de travail intensifs et performance du système éducatif, que cela doit rattraper les autres tares de notre système pour permettre un classement de la France dans la moyenne de l'OCDE.

La réforme sur les rythmes scolaires ne change pas le volume horaire d'enseignement et affecte en pratique très peu le nombre d'heure passées à l'école par jour. C'est bien ce qui lui est reprochée et qui fait qu'elle est difficilement appliquée.
Alors je me suis peut-être mal exprimé, au temps pour moi. Ce que je disais, c'était plus dans un sens moral : "on les fait bosser plus que les autres, ce serait dramatique si ça leur faisait obtenir des résultats moins bons". Il me paraissait évident qu'il y avait un défaut dans la mesure où en imposant plus d'heures que la moyenne, on a des résultats moyens. J'espère que c'est plus clair.

D'où vient la décision de rajouter une heure d'activités à la con à la fin des cours pour ne pas lâcher les élèves plus tôt que d'habitude ? Du risque important de fronde des parents obligés de ce fait de se réorganiser pour récupérer leurs gamins.
Haha. Vous voulez dire que les parents d'élèves seraient pour quelque chose dans les difficultés qui se posent à l'Educ. Nat. ? ;-)
Sinon je suis d'accord : on fait trop bosser nos gamins, comme on bosse trop nous même. La "compétitivité" et la "croissance" sont à ce prix.
Me croirez vous si je vous dis que j'ai pensé en l'écrivant qu'à votre place, j'aurais fait la même réponse ? ^^

Honnêtement, je ne me lancerai pas dans ce genre de comparaison osé entre le monde du travail et le monde scolaire… Et je ne pense vraiment pas que ce soit la même idéologie qui aie mené au volume horaire trop important dans les deux cas. Ou alors si, parce que les parents bossent trop, il faut que l'école fasse garderie plus longtemps, mais c'est un peu tiré par les cheveux…

Plus simplement, face aux difficultés rencontrés par des élèves dans une matière, la solution semble avoir toujours été de leur rajouter des heures de la matière en question. C'est la solution de facilité, parce qu'elle évite de réfléchir aux problèmes de pédagogie et d'organisation générale de l'école…
@Jules, je ne sacrifierai jamais mes enfants à l'intérêt général. Ils ne sont pas des porte drapeaux.
Dans mon coin, j'aide les enfants qui ont des difficultés scolaires, et oui ! 3 d'entre eux viennent à la maison une fois par semaine pour de l'aide aux devoirs.

Mais je ne vois pas en quoi la présence de mes enfants à l'école publique pourrait améliorer cette dernière !
L'intérêt général est l'intérêt de tous : on ne peut donc pas plus s'y "sacrifier" qu'on peut se sacrifier à soi-même. Pour être un porte drapeau, il faut être reconnaissable parmi la masse. En l'occurrence, vos enfant se distinguent de la masse en n'allant pas à l'école. Vous leur faites donc porter (sans nécessairement le vouloir) le drapeau qui dit "je ne me mélange pas avec les autres, parce que je vaux mieux (en tout cas c'est ce que pensent mes parents)". Tous les autres enfants ne portent pas de drapeau qui dit "je défends l'école pour tous" : il ne font que prendre ce que leur propose la collectivité et s'y intégrant par la même occasion.

"Mais je ne vois pas en quoi la présence de mes enfants à l'école publique pourrait améliorer cette dernière !"

Ça ferait trois gamins adorables dans cette arène aux hyènes que vous nous décrivez : ça rehausserait un peu le niveau...

Sinon, que vous donniez aux restos du Cœur ou que vous fassiez du soutien scolaire pour vous sentir mieux est tout à votre honneur, mais je ne parlais pas vraiment de cette aide là. Je pensais plutôt à accompagner les enfants dans ces terribles épreuves qu'ils doivent affronter à l'école. Les premiers soins, les cellules d'aide psychologique, tout ça...

Soit dit en passant, l'humiliation publique d'un prof envers son élève qualifié de "bête" devant toute la classe, dans les circonstances que vous décrivez, relèvent de l'injure et peut tout à fait faire l'objet d'une plainte. Auprès de la Justice et auprès de l'Etablissement. Mais bon, peut-être qu'Abdallah est du genre à marcher sur les fourmis exprès et que quelque part il méritait un peu...

L'intérêt général est l'intérêt de tous : on ne peut donc pas plus s'y "sacrifier" qu'on peut se sacrifier à soi-même. Pour être un porte drapeau, il faut être reconnaissable parmi la masse. En l'occurrence, vos enfant se distinguent de la masse en n'allant pas à l'école. Vous leur faites donc porter (sans nécessairement le vouloir) le drapeau qui dit "je ne me mélange pas avec les autres, parce que je vaux mieux (en tout cas c'est ce que pensent mes parents)". Tous les autres enfants ne portent pas de drapeau qui dit "je défends l'école pour tous" : il ne font que prendre ce que leur propose la collectivité et s'y intégrant par la même occasion.


C'est là que vous vous trompez complètement sur nos intentions. Nous refusons l'école parce qu'elle est violente et que nous refusons de mettre volontairement nos enfants dans un lieu violent, oui ont nous sommes absents, et que par conséquent nous ne pouvons pas être là quandils ont besoin de nous.
Les enfants sont scolarisés dès 3 ans, ils sont très petits.

Et par ailleurs, nos enfants se mélangent au reste de monde, bien sûr. Mais avec nous.
Je ne fais pas de soutien scolaire pour me sentir mieux, je me sens bien merci ! Ce sont les parents qui viennent me voir justement parce que je ne mets pas les enfants à l'école, alors ils pensent que je fais différemment et que ça conviendra peut-être mieux aux leurs.

Abdallah écrasait certainement les fourmis, en tout cas il donnait des bourre-pifs plus souvent qu'à son tour. On a pu constater qu'il en prenait tout autant à la maison d'ailleurs.

Violenté à la maison, humilié et violent à l'école. Victime de tous les côtés et bourreau lui-même, mais c'était un enfant.

Ce que vous prenez pour du déterminisme et pour une négation de l'éducabilité n'en est pas. Vous refusez simplement de voir à quel point il est injuste pour un enfant d'être victime d'un gamin comme Abdallah, bien que ce dernier ait tout n tas de circonstances atténuantes.
Je protège les miens des enfants comme Abdallah, qui était violent. Je ne lui laisse pas sa chance de s'en prendre à mes gosses. Dans le cadre de mon travail, je mettrais tout en place pour l'aider. Je suis une adulte, je peux me défendre. Ce n'est pas le cas des enfants quand ils sont petits.

Citation:Je croyais que la scolarisation était obligatoire en France jusqu'à 16 ans.



Non, c'est l'instruction qui est obligatoire. Les familles pratiquant l'instruction à domicile reçoivent régulièrement la visite d'évaluateurs chargés de vérifier les acquis des enfants.



Je pense que vous vous égarez sur les motivations des gens pratiquant l'instruction à domicile, et surtout sur leur volonté de généraliser ce mode d'instruction. Je ne suis pas spécialiste du sujet, mais j'ai l'impression que dans beaucoup de cas, l'instruction à domicile est juste un moyen d'échapper à l'école telle qu'elle est plutôt qu'un choix philosophique. Et si l'école fonctionnait mieux, sans doute beaucoup de ces familles rescolariseraient leurs enfants.


En ce qui nous concerne, même si l'école fonctionnait mieux, nous n'y mettrions pas nos enfants. C'est un choix philosophique. Cependant, vous avez raison, les motivations des familles sont plurielles.

Nous recevons la visite d'Inspecteurs une fois par an. L'Education Nationale est donc juge et parti, ce qui pose un véritable problème éthique.
"C'est un choix philosophique."

Ah, ça c'est intéressant. Vous pouvez développer quelles sont les bases philosophiques de ce choix ?
Le respect des rythmes de l'enfant, tant physiologiques que cognitifs.
La reconnaissance de son droit à être traité dignement.
La pensée que la violence engendre la violence, que c'est complètement incohérent de vouloir habituer son enfant dès le plus jeune âge à la violence de la société, afin qu'il apprenne à le faire plus jeune.
La pensée que l'enfant a besoin de ses parents pour le protéger jusqu'à ce qu'il en soit capable seul -- après tout, nous sommes des mammifères.
La certitude que la culture est une rencontre et qu'elle ne peut être imposée.
( oui, je suis sûre de certaines choses, j'ai des convictions)

Ma rencontre personnelle avec Kant à la fac, dans un texte dont je citerai ici la teneur générale :

Les parents élèvent leurs enfants dans le but de les adapter à la société dans laquelle ils vivent, quelle que soit cette société.
Or, si l'on veut changer une société vers le meilleur, il est du devoir des parents d'élever leurs enfants selon leurs idéaux, afin que le changement ait une chance de s'opérer.

La société est violente, je ne veux pas apprendre à mes enfants à s'adapter à un environnement violent.
Je veux qu'ils grandissent avec la certitude que nous sommes là pour eux quand ils en ont besoin. Je pense que l'amour et le sentiment de sécurité fait grandir mieux que les coups (physiques ou au moral), l'humiliation, l'injustice.
L'injustice et l'impuissance, qu'on l'ait vécu depuis tout petit ou pour la première fois adultes, ça reste douloureux.

Le bonheur, c'est aujourd'hui, c'est pas pour demain.
L'instruction est obligatoire jusqu'à 16 ans et non la scolarisation.

Quelles sont, selon vous, les compétences de socialisation que promet l'école ? La mixité sociale ?
Alors nos enfants ont des copains pauvres et riches, des copains adoptés, d'autre aux origines diverses, de religions différentes aussi, des enfants de paysan et même des snobs. Des qui vont à l'école et d'autre qui n'y vont pas.

L'ecole ne sert pas la cohésion sociale, elle entérine les inégalités. Et je n'ai jamais évoqué un désir de généraliser le choix que j'ai fait. Simplement, si tous les parents qui déposent leurs bambins à l'école, savaient que ce n'est pas obligatoire, je m'en contenterai.

Comparer le désir des enfants pour une glace -- et d'ailleurs, pourquoi pas à chaque marchand si on a Les ronds et qu'ils ne se nourrissent pas que de ça -- et leur envie de ne pas être enfermés 8h par jour, ça n'a pas de sens mais je suis sûre que vous le savez déjà.
La mixité sociale est un fait avéré ou pas, ce n'est pas une compétence.
Savoir composer avec l’agressivité des autres, comprendre son origine, savoir gérer la sienne, savoir affronter et combattre les "dangers" d'un milieu étranger à son cocon familial, constater, comprendre, s'adapter à l'infinie diversité du monde social, vivre avec et affirmer ses différences. Voilà des compétences "sociales" que vos enfants auront plus de mal à acquérir loin du quotidien scolaire de vie en collectivité.

"Et je n'ai jamais évoqué un désir de généraliser le choix que j'ai fait. Simplement, si tous les parents qui déposent leurs bambins à l'école, savaient que ce n'est pas obligatoire, je m'en contenterai."
Que vous le souhaitiez ou pas ne change pas grand chose à l'affaire : votre choix n'est pas généralisable. C'est un choix de privilégié. Les gens savent qu'il n'est pas obligatoire de travailler pour gagner de quoi vivre. Ils le font quand même parce qu'ils n'ont généralement pas la possibilité de faire un autre choix sans risquer d'y perdre beaucoup. Pour l'école c'est pareil : beaucoup de parents, une immense majorité, n'ont pas les compétences et/ou ne peuvent pas consacrer leurs journées à éduquer eux-mêmes leurs enfants. Vous avez la chance de ne pas faire partie de cette majorité et c'est tant mieux pour vous. Prenez conscience que ce choix vous isole en partie du reste de la société.

"Comparer le désir des enfants pour une glace -- et d'ailleurs, pourquoi pas à chaque marchand si on a Les ronds et qu'ils ne se nourrissent pas que de ça -- et leur envie de ne pas être enfermés 8h par jour, ça n'a pas de sens mais je suis sûre que vous le savez déjà."
Bien sûr que si ça a du sens : les envies d'un enfant (et d'un adulte) ne reflètent pas nécessairement ce qui va dans leur intérêt. L'expression de leur désir immédiat et non-réfléchi n'est donc pas un argument suffisant. Et au passage, si vous cédez à chaque fois que vos enfants formulent une demande et que vous "avez les ronds", vous risquez de rater leur éducation à la gestion de la frustration et vous oubliez de leur donner une idée de ce que beaucoup de leurs égaux peuvent ressentir car leurs parents n'ont "pas les ronds". Ce n'est pas une idée géniale pour développer leur intelligence sociale.
Mince... Je n'avais pas envisagé que ma phrase serait comprise dans ce sens. Je voulais tout simplement dire : "si on a les ronds sur soi à l'instant où l'enfant demande une glace."
Je n'accède pas à toutes les demandes de mes enfants, parce que parfois c'est impossible. Quand ça l'est, nous ne refusons pas par principe. Nous aimons nous faire plaisir. Et comme nous n'avons pas besoin de les couvrir de cadeaux pour compenser un manque, comme nous ne les élevons pas avec la certitude que tout leur est dû, et bien ils ne nous tyranisent pas.
Croyez-moi, la vie même à la maison est parfois frustrante, nous n'avons au besoin de leur apprendre à gérer la frustration !

Je suppose que le mail dans lequel j'expliquais que la famille que nous fréquentons le plus est réellement pauvre, vous a échappé.

Un choix de privilégié, c'est réducteur. Certaines familles non sco que je connais, seraient ravies de savoir qu'ils sont des privilégiés !

Vous êtes en train de dire que beaucoup de parents n'ont pas les compétences pour enseigner à leurs enfants ? Tous ces parents qui sont passés par l'école pendant tant d'années ??!!

Non, tout le monde se met en quatre pour prouver que l'IEF est fait pour les riches cultivés. Pour démontrer cela, on cite les familles qui vivent dans la misère sociale et culturelle, disant l'impasse sur toutes les autres qui ont un petit revenu et pas forcément de grandes études, mais qui ont privilégié la non sco.
TOUS les enfants scolarisés que nous rencontrons, SANS EXCEPTION, disent qu'ils aimeraient ne pas aller à l'école

Mon témoignage personnel : j'adorais aller à l'école. Je m'ennuyais pendant les vacances et j'attendais la rentrée avec impatience.
Les "enfants scolarisés" dont vous parlez appartiennent peut-être à un milieu aisé.
Pour les pauvres, l'école est souvent un lieu où ils peuvent oublier la tristesse de leur environnement et s'ouvrir au monde extérieur. C'est à l'école que j'ai découvert le dessin, le sport, les livres.
Non, je parle des enfants de tous milieu, je suis désolée. Depuis ma nièce qui demande à sa maman pourquoi elle ne pourrait pas faire la même chose que sa cousine, parce qu'elle adorerait rester avec sa mère comme elle, jusqu'à la fille de paysans, le fils de l'infirmière, les 5 enfants du chômeur, celui qui a des bonnes notes et celui qui est à la traîne. Tous.
Nos meilleurs amis sont vraiment pauvres et les parents se gardent leur tristesse pour eux. Leurs enfants et les nôtres se marrent comme des baleines et partage le riz boulette. La pauvreté ne veut pas nécessairement dire environnement triste. Mais comme je l'ai dit dans un autre message, je n'ai pas envie de mettre le feu à l'école, tant que je ne suis pas obligée par la loi à y mettre mes enfants.
Tout a fait, la phobie scolaire est évidemment me marqueur d'une dépression.
Il y a aussi des profs qui ont attrappé la phobie de cette école là, où ils deviennent des exécutants d'un système kafkaïen qui prend l'eau de toutes parts, mais où le taux de réussite au Bac est maintenu au plus haut.
Il y en a un qui n'a pas été invité par France Inter, même s'il avait sûrement des choses à dire. Il a préféré se suicider, et c'est terriblement triste.

http://www.liberation.fr/societe/2013/09/02/marseille-un-enseignant-se-suicide-mettant-en-cause-l-evolution-du-metier_928889
Bel exemple en effet de reproduction des élites. Si les contacts et relations ne suffisent pas à placer l'enfant d'une famille CSP+++++ dans une bonne école ou entreprise en raison de ses trop médiocres performances, il reste le cycle de rattrapage. Ce sera donc le livre écrit par maman, la pièce promue par Delon pour sa fille, le groupe de rock du fils Adjani vendu dans le grand journal par maman, etc...

Et pendant que les "fils de" sont installés et promus par l'élite pour la rejoindre, le bas peuple - nous - applaudi des deux mains, tremble à leur éventuel échec et pleure lorsque l'un d'eux tourne vraiment mal.

Un nouveau 4 août ne nous ferait peut-être pas de mal.
Ce qui frappe dans ce sujet, c'est la consensualité totale du problème. Vous passez cette interview sur France Inter, et tout le monde compatit avec la pauvre petite fille qui à la phobie de l'école. Tout le monde sait que c'est quand même une exception, et tout le monde va être d'accord pour que des élèves qui ont peur d'aller à l'école aie le droit à une attention particulière. En plus, c'est simple : il y a déjà un livre tout bien écrit où on dit quoi penser et quoi faire.

Et puis c'est pratique un sujet qui ne fâche personne, et en particulier ni les parents d'élève ni les profs, qui peuvent avoir une influence sur les chiffres de médiamétrie. Ah, on pourrait faire des gros titres, rappeler que sur tous les gamins qui rentrent aujourd'hui en CP, une part non négligeable ne saura pas lire correctement en rentrant au collège. En gros, on met 25 pinpins dans une classe avec un instit, 4 jours par semaine, pendant 5 ans minimum, 35 semaines par an, et à la fin il y en a plus ou moins 5 qui ne sauront pas comprendre un texte en le lisant.

Pour qui veut constater l'inertie des pouvoirs publics et l'incapacité des médias à mobiliser, je vois difficilement meilleur exemple.
Compliments pour votre chronique.Je voudrais ajouter un petit complément .Il y a quelques années l'ancien ministre de l' Education ,Luc Ferry ( il a bien des défauts ,mais il n'a pas que des défauts), était invité à la télévision .On lui présente un reportage sur les "internats d'excellence" ( thème aussi rebattu que celui de la phobie scolaire) là ou règne l'autorité ,la vraie , alors qu'en général c'est le laxisme qui domine....Et Ferry, au lieu d'approuver, souligne qu'il vaudrait mieux consacrer les sommes en question qui ne concernent qu'un tout petit nombre d' élèves, à assurer une formation de base solide à tous les élèves de l'école primaire.Ce jour là ,Luc Ferry ,dont je suis loin de partager toutes les prises de position, a remonté dans mon estime.
moi, je décroche de France Inter:j'ai une phobie de la pub ...

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