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Un résistant d'aujourd'hui

La cause est entendue : dans l'affaire du bidonnage sur la femme de polygame, Le Point a été "piégé".

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Pardon, mais "Abdel" par ci, "Abdel" par là... Il n'aurait pas un nom de famille, ce jeune homme?
Daniel, je souhaiterais que vous éclaircissiez pour moi un point que vous avez très soigneusement évité dans votre article : contre qui Abdel résiste-t-il précisément ? Le résistant français des années 40 résistait contre le gouvernement Pétain et les nazis. Le résistant palestinien résiste contre les colons israéliens. Je ne vais pas faire le tour des résistances réelles ou supposées, mais l'ennemi du résistant me semble toujours bien défini. Contre qui résiste Abdel ? La droite réactionnaire ? Les médias français ? Une partie des médias français ? Les racistes de tout poil ? Les préjugés ? Personnellement, cela me semble bien nébuleux pour un terme aussi fort que "résistant".

Tout cela me fait penser à pourquoi je trouve la halde aberrante : on est toujours le discriminé ou le stigmatisé de quelqu'un. Tiens, prenons mon cas, en toute modestie. Homme, 33 ans, blanc, ingénieur en informatique, actionnaire fondateur de la société dans laquelle je travaille, fils de professeurs, voyons voir tous ceux qui me stigmatisent :

- je suis un homme blanc dans la trentaine, je prends donc la place de (rayez la mention inutile) : une femme, un noir, un arabe, un jeune sortant du système éducatif, un vieux de plus de 55 ans, en oublie-je ? ;
- je suis un affreux patron assoiffé d'argent et de sang de salarié ;
- je suis ingénieur en informatique, donc un geek asocial qui ne connait rien à l'art et la culture ;
- fils de professeurs, pas étonnant que j'ai réussi à intégrer une grande école, j'avais toutes les clés, moi, je n'ai aucun mérite

Toutes ces images me sont renvoyées par les médias, certains politiques, les racistes anti-blancs, certaines études sociologiques, et les préjugés, et je les ressens comme un nuage monstrueux qui me bouche le ciel. Bon bé moi, je ne peux pas me plaindre, hein, je ne suis pas un victime officielle. Mais vous savez quoi, Daniel, je m'en fous, mais alors d'une force, vous ne pouvez pas imaginer.
Mais vous savez Daniel, être un focus a soi tout seul ça fait peur. Est ce que Mathilde aura assez de recul?
Daniel vous êtes un grand naïf. Ce texte est trop émotif pour être raisonnable. Qui est ce Abdel ? Un résistant ? Avez-vous vous une si mauvaise opinion de vos collègues journalistes pour que vous les rangiez ainsi dans le camp ennemi ?

Pourtant vous seriez le premier à dénoncer les méthode de l'ump qui parle de vichystes ou fascistes quand ils parlent de la presse... Et voilà que vous honorez un jeune inconnu de titre de résistant pour avoir révéler une supercherie journalistique... Résistant... Finalement vous ne sentez pas comme une ressemblance ? Devant un résistant il faut bien un fasciste non ?

Cdt.
Quand même ; ça fait du bien. C'est comme une vengeance pour tout les banlieusards. Merci Abdel ! C'est vraiment la classe cette idée et aussi de l'avoir réalisé avec cet humour. C'est salutaire.
Une belle leçon de journalisme et une belle écriture. Bravo Daniel.
Et merci Abdel.
Un papier de Bruno Revel, extrait :
"...Jean-Michel Decugis s’est dit « catastrophé ». Lui et les deux cosignataires ont la réputation de journalistes sérieux. Je ne les accablerai pas. Leur « bidonnage » est surtout révélateur de mœurs un peu légères. Nous autres journalistes français (je me mets dans le lot) avons tendance à ne pas avoir le sentiment de fauter en rewritant les facts, s’il s’agit de donner de la force au papier. Nous sommes moins puristes qu’aux Etats-Unis où un prix Pulitzer peut être destitué pour avoir inventé un personnage qui n’existait pas.

Il va falloir cependant nous méfier. Les Abdel se multiplient, poussés par les nouveaux réseaux. Cette surveillance impitoyable, presque professionnalisée (Abdel a enregistré la communication téléphonique) est saine, démocratique. Le risque est qu’elle nourrisse une haine, un mépris du journalisme et sur le fond un manichéisme primaire, un « tous pourris sauf moi, le peuple ». Cette « affaire » mérite seulement de rentrer dans un bêtisier de la presse. PG"


Le lien vers l'article complet
Je tiens sincèrement à dire merci à Abdel, cet homme qui conjugue le verbe résister au présent. Parce qu'il m'a fait beaucoup rire, parce qu'il me donne de l'espoir, l'espoir de faire craquer ce système qui parait si souvent imparable. Merci :-D

P.S. j'ai lu l'article du point, même s'il n'avait pas été totalement bidonné cet article est dégueulasse.
je viens de regarder le passage en question ils ont vraiment rien compris ces idiots yen a pas un pour rattraper l'autre c'est vraiment incroyable.
Je m'y attendais de bruce toussaint qui n'est plus a ça pres mais voir tous les autres abonder comme des anes c'est vraiment révoltant.
Bonsoir,

Dans les méandres de la supercherie, Kairos serait passé par là...

Et, à l'argument (certes facile) selon lequel "c'est à cause d'une certaine paresse flottante que Monsieur- le-journaliste-du-Point ne s'efforça guère d'enquêter sur le terrain", les journaleux, cyniques (ex : FOG dit, le Rikin ou le requin..., c'est fonction...), rétorquèrent un discours habituel, bien rodé et sous entendant bien des choses : "la banlieue est une zone de non-droit, c'est pourquoi nous demandons aux fixeurs (ex : Abdel) de bien vouloir trouver les témoins correspondant aux reportages qu'ils veulent (nous) transmettre :
Pourquoi donc, alors, ne pas avoir demandé à rencontrer directement la-fameuse-seconde-épouse en dehors de la dite banlieue (par ex Neuilly s/seine,... MDR), si du moins il fut sincère? Je peux toujours en attendre la réponse...

Abdel et... Lila dit ça , à l'estomac...

On a à faire à des gens sans scrupules, sans aucune conscience, d'une mauvaise foi sans nom, qui sont prêts à tout (ou presque, j'espère) pour (faire) véhiculer des idées manipulatrices, consistant à aller en faveur des intérêts de la bourgeoisie, et de la division des Prolétaires à travers le prisme redondant et nauséabond des-dites conséquences de la multi ethnicisation en France, dont la polygamie ne serait qu'une illustration parmi tant d'autres.
Abdel, Ils sont d'une rare violence à votre égard : En effet, au travers d'un dédain poussé à son paroxysme, ils tentent désormais de retourner la situation en leur faveur (De 17' à la fin).
Ainsi donc, malgré les faits d'une évidente clarté, ils veulent porter plainte contre vous, Abdel, pour diffamation, ai-je appris!
Alors, quoi, qu'est-ce donc, trouveraient-ils un déshonneur à admettre leur erreur?
Que non, ce ne serait que trop révélateur de leurs subterfuges, montés en château de cartes! Mais très bien gardé : Il ont l'administration judiciaire, bourgeoise, à leur côté.
Soyez, donc attentif, la résistance se fait avec de la naïveté, certes, mais paradoxalement, aussi, avec de la saine méfiance, c'est à dire, par exemple, avec de la poésie en pamphlet...

L'honneur d'un citoyen, c'est d'avoir de la Mémoire; celle du Naïf, c'est d'avoir les yeux grand ouverts.

Ainsi, le trajet, celui-ci, fut court mais le temps fut long de Roland BARTHES à BARTHES Yann...

Merci.

Bien à vous.
Pauvre Abdel: Canal t'a tuer!
Là où Abdel dénonçait, avec ses mots, ses armes, sa résistance (si si) la manière dont les médias scénarisent le réel, le mettent en scène, en un mot le spectacularisent, Canal, avec une habileté et une putasserie rares retourne le propos, et d'accusateur, Abdel devient l'accusé: Abdel, c'est pas bien, tu as trompé le gentil journaliste, tu as donné une mauvaise image des cités où le gentil journaliste n'a pas le droit de venir (A. Wisman) et du coup en "dénonçant l’amalgame, [tu] risques d'en créer un autre"(B. Toussaint)! Et vlan: contre la condamnation du spectacle, Canal répond par le spectacle de la condamnation. Réaction corporatiste, indiquait Goulven, plus haut. Oui, sûrement, mais en l’occurrence, le corporatisme ici en oeuvre, nous révèle le vrai problème du journalisme aujourd'hui: après tout "ce qui est dit là [la polygamie] n'est pas est invraisemblable" nous dit encore l'ineffable Wisman. Oui. Effectivement, et du coup le rôle du journaliste n'est donc pas de décrire, voire d'essayer d'expliquer, le monde réel, mais seulement de décrire le vraisemblable! Un peu comme si partant du principe qu'il n'est pas invraisemblable que les journalistes ne sont pas tous intelligents et cultivés, nous en déduisions que les médias sont des repaires de cons...
En tout cas, cela me renforce dans l'opinion que:
1. ce n'est que hors les médias que l'on peut dénoncer les médias,
2. je ne regrette pas mon abonnement à @si.
Et de Un traitement biaisé et corporatiste de l'affaire dans l'Edition spéciale (Canal+) ce jour :
http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3355-c-p-edition-speciale.html
voir 4eme vidéo, à 17 mn.
Je me suis fendu d'un petit message via leur site, sans trop d'illusion ...
Bravo à Abdel. Une superbe dénonciation de bidonnage journalistique.

J'espère qu'@si nous tiendra informé de la suite de cette affaire pour le journaliste (Quel sera la conséquence de sa faute professionnelle grave?) et pour le " "magazine" " le Point (Mettront-ils en place des actions correctives? Des membres de la direction auront-ils quelques comptes à rendre?)
Bonsoir a tous,

Merci a tous de votre soutiens. Grâce a vous j'ai appris a élargir ma vision. Le SNJ, tout les journalistes y sont inscrit? Leur charte s'adresse a tous les journalistes?
Sur le bidonnage : bravo Abdel.

Sur le papier en lui-même : pas bravo Mr Schneidermann.

Je rejoins F.S. : le mot résistant est ici employé pour faire vibrer la corde sensible, et invoquer cette figure ultime du héros français. Ce n'est pas pour rien qu'il est écrit juste avant "osons le terme" : soyons fous quoi, invoquons carrément la résistance.

Oui, il est effectivement osé d'employer le mot dans ce contexte (malgré toute la sympathie que m'évoquent Abdel et son bidonnage.)

Ce n'est pas pour rien que certains tentent de noyer le poisson, en nous faisant croire que la première chose qui vient à l'esprit d'un français qui entend le mot "résistant", c'est l'image d'un ressort, ou le souvenir de ses cours de physique au collège.

Moi ça m'embête, sur un site de décryptage, de retrouver ce genre de ficelles, qui ne sont pas là pour nourrir la réflexion mais pour provoquer l'adhésion et conforter dans les croyances.

Et ça m'embête encore plus de voir que les voix dissidentes qui se détournent d'une certaine pensée officielle se font étiquetter sarkozyste, UMP ou extrême-droite en deux coups de cuillère à pots.
Obligeons les journalistes à revenir au b.a-b.a de leur métier.

Que des milliers d'Abdel/Bintou informent à leur manière les journalistes qui ne sortent pas de leurs tours d'ivoire, et imaginons les énormités jubilatoires qui passeraient dans la presse d'Etat, celle-ci se retrouvant totalement discréditée !

Je me souviens il y a quelques années, à l'époque où je feuilletais encore un magazine dit "féminin", j'avais envoyé une lettre au courrier des lect[s]eurs[/s] -rices pour "râler" sur je ne sais plus quoi...

Il se trouve que mon courrier avait été publié dans le "courrier des lectrices" en question.
Je l'ai surtout reconnu car il apparaissait signé de mon prénom, pour le reste...

- Singulièrement raccourci, des phrases entières ayant été supprimées, la progression logique de mon texte disparaissant...

- Des coupes avaient été faites au sein même des phrases, modifiant leur sens...

Au final, mon courrier critique à l'origine était complètement retourné en un vague témoignage neutre et plutôt positif à l'égard de leur magazine, fondu dans la masse des lectrices inconditionnelles et délirantes (et peut-être fabriquées de toutes pièces elles aussi...).

Avec ça, n'allez pas vous plaindre ma p'tite dame puisqu'avec vot' courrier publié vous avez gagné un abonnement gratuit de six mois au magazine.

Voilà. Alors si ça se passe ainsi pour une pauv' lettre (ou mail) au pauv' courrier des lecteurs d'un pauv' magazine, j'ose à peine imaginer ce que doit être le sort réservé aux témoignages de "vrais gens" censés être la base de l'information des grands médias...
On lira ici la confirmation de ce que Daniel avance, et formule bellement.
Bravo et merci Daniel pour cette émission et cet article.
Euh... suggestion: et si vous offriez une chronique régulière à Abdel, en remplacement de celle d'Alain Korkos? Ce serait nous donner un autre regard sur la banlieue qu'il connaît bien apparemment, mais pas seulement, sur le monde aussi.
Bon, OK, ce n'est pas très cool qu'il vous ait perçu comme un "vieux", lol.

Merci et à +++++++++
Bonjour,

J'ai eu l'occasion d'être interviewé pour différents médias à quatre ou cinq reprises.
J'étais intervenu une fois de manière anonyme dans un hebdomadaire et mon prénom avait été modifié.
Pour qu'on ne puisse pas me retrouver mais pour créer une certaine ambiance une fausse description de moi avait été faite en deux lignes.
Personne ne m'a reconnu mais j'étais étonné de ne pas voir la traditionnelle mention "Le prénom a été changé" sans compter cette description biaisée.
Peut-on parler dans ce cas de bidonnage ? (J'ai l'article à ma disposition, si vous le souhaitez)
Merci à Abdel, à Daniel Schneidermann, à Judith et Lordon, à Didier Porte, enfin bref, merci à toute l'équipe d' @si pour cette superbe semaine. Où l'on vérifie, encore une fois, que votre émission, ainsi que "Le Canard Enchainé" , "Là-bas si j'y suis" ou bien même "Acrimed" sont plus que nécessaire aujourd'hui, elles sont devenues carrément salutaires ( je pense aussi au travail d'éducation populaire de Franck Lepage..). Ce concert de "whistleblowers" sont autant de vuvuzuelas envahissant le ronron du Grand Stade De France Médiatico-Politique, ça fait du bien, ça met la pêche,ça alimente une saine colére.
Encore bravo, et heureux de m'être ré-abonné...

Yan
Bonjour Daniel,

Ce "bidonnage" j'en suis persuadé ne prendra pas une seule ride dans 20 ans.
Car ce qui est intéressant dans cette histoire, c'est que la "police des police", les "boeufs carottes" d'@rrêt Sur Images touche du doigt un des vrais et profonds problèmes de la société française...

C'est à dire la relégation de toute une population, de millions de personnes qui n'a le droit que de subir... la discrimination, le chômage, l'insécurité aussi etc... même si démographie oblige cela s'atténue tout doucement...

Ce qui est intéressant aussi c'est que hélas, hélas, hélas !!! même des magazines dit de gauche participent ou ont participé à ces images collées sur cette partie de la population (nous avons tous lu les mêmes titres au Nouvel Observateur par exemple...) : tournantes, fondamentalisme, communautarisme etc... enfin toutes ces amabilités entrées ou matraquées dans la tête du citoyen français.

Oui, vous pouvez être fier Daniel.
C'est bien aussi que votre site soit comparé au Canard Enchainé... d'ailleurs vous refusez tous les 2 la publicité. Il est à noter que je ne suis pas abonné au Canard... ;-))

Si la création de ce site a pu servir à recueillir un témoignage aussi "dérangeant" pour l'establishment, alors oui ce site vaut le coup.
Merci à Abdel et à vous tous pour ce petit coup de pied dans cette partie de la fourmilière !!

Bien cordialement.

SEMIR
Il me semble que la raison principale (unique ?) pour laquelle on s'abonne à Arrêt sur image est de lire ou d'entendre des gens qui ne considèrent pas le monde d'un bloc, qui ne disent pas qu'il est simple, raisonnable, évident, qui prétendent qu'il est plus nuancé, moins uni ce que qu'on nous dit, qu'il peut être différent que ce qui est prévu.

Parler de « résistant », c'est immédiatement renoncer à la complexité. Qui dit « résistant » dit Seconde Guerre Mondiale (et qu'on ne me dise pas que tel conflit mineur, telle guerre civile avait ses résistants). La Seconde Guerre Mondiale est un des rares moments de l'histoire où tout devient simple (merci aux érudits et aux maniaques de ne pas intervenir) : il a le mal absolu (les nazis), le bien absolu (les résistants), les victimes absolues (les juifs). Le débat prend fin. On a le bien d'un côté, le mal de l'autre. Notre ration d'absolu pour la journée est atteinte. Pourquoi discuter ce qu'on ne peut discuter ?

Finissons de remplir l'équation qu'a commencée DS : ce jeune homme est un résistant DONC le gouvernement qui évoque pêle-mêle les musulmans intégristes et/ou polygames et/ou liberticides, les immigrés (lesquels sont les juifs) est nazi. Depuis un an on entend dans les médias comme il faut qu'on a l'impression de revenir dans les années 30 (Hortefeux = Pierre Laval ; immigrés = juifs ; médias comme il faut = résistants).

C'est à la fois insultant et terriblement bête. Bien sûr Le Point aime se faire peur et fera son beurre en faisant frissonner de plaisir et de terreur les rombières et les militants UMP qui le liront. Il donnera raison à Hortefeux qui est foncièrement antipathique.

Est-ce à dire que la polygamie, l'islamisme, les arnaques aux allocs, la délinquance, les voitures qui brûlent, etc. (la une du point) n'existent pas ? Que l'on est dans le pur « fantasme » (mot chéri de ceux qui ne voient rien parce qu'ils ne sont pas concernés) ?

Si @si ne sert qu'à nous dire que le réel est clair, uni, ordonné, avec ses victimes évidentes et ses bourreaux non moins immédiatement décelables, ses bons et ses méchants, ses résistants, ses juifs et ses nazis ; si @si ne répond que « fantasmes », « généralisation », et « stigmatisation » chaque fois qu'il sera question pêle-mêle d'immigration et d'Islam ; si @si ne nous permet pas de démêler ce "pêle-mêle" qui nous fait nous haïr, voilà 30 euros bientôt économisés.

F.S.
Quelle semaine!" L'indice de satisfaction" de l'abonnée de la première heure ne cesse de croître. Belle performance,Daniel.
Merci à ASI d'avoir relayé cet acte de résistance et d'avoir crée un débat public.

La fabrique à image du capitalisme financier a besoin de désigner des boucs émissaires (banlieue, rom, immigrés, ...) pour que la majorité des personnes croient encore à la possibilité de s'en sortir par le travail. La phrase "Travailler plus - vous les gogos - pour gagner plus -nous les rois du capital -" fait maintenant partie de l'imaginaire collectif et son double sens n'est pas encore compris de toute la population.

Dans un système dans lequel "lesmedias" fabriquent cet imaginaire de "l'argent facile pour tous à condition de travailler plus et de pas être embête par les parasites". La résistance ne peut s'exprimer que de deux façons :

1 - en produisant une information honnête, sans à priori qui cherche à approcher ce qui se passe réellement dans la société. Ce courant existe aujourd'hui, il est le fait de journaliste qui font leur travail sans la pression du système. Le problème c'est leur diffusion très restreinte. Je pense notamment à La Télé Libre et à John Paul Lepers, dont je suis sur qu'il serait ravi de faire votre connaissance Abdel. Voir ici la vision du journalisme par John Paul (ex de Canal+ viré suite à un reportage sur MmeChirac).

2 - en alimentant le système dominant de ce qu'il cherche jusqu'à l'absurde pour en prouver la bêtise et l'iniquité. Cette technique est bien connue en logique mathématique, une variante est le judo ou l'on utilise la force de l'adversaire pour le faire tomber. Cette forme est une forme intelligente de lutte dont je regrette qu'elle ne soit utilisé que minoritairement. On trouve dans ce courant les Yes men et d'autre mouvements dont ASI a parlé brièvement cet été.

Bref félicitations Abdel pour avoir appliqué la technique numéro 2, il reste à imaginer et construire d'autres actions de ce type, la désintoxication de "lesmédias" doit continuer. Pour ma part je n'achète plus tous ces journaux de propagande ce qui est déjà une forme d'action.

A+
Deux mots: MERCI, CONTINUEZ!
Extrait de l'article du Point:
Sonia Imloul, auteure d'un rapport sur la polygamie en 2009 pour l'institut Montaigne, nous a proposé vendredi dernier de faire une interview par téléphone d'une femme de mari polygame.

La voila la véritable info, comme quoi on en trouve dans le Point: l'institut Montaigne a commandé en 2009 un rapport sur la polygamie.

Pour rappel, l'institut Montaigne, c'est, dixit wikipedia, un think-tank (réservoir d'idées) libéral français. Dixit moi, c'est surtout un réservoir de têtes, au cas ou vous auriez l'idée d'une reconstitution de la révolution française, à mettre au bout de vos piques. Le must du néo libéralisme ... un délice, jugez plutôt de son comité directeur:
* Président : Claude Bébéar, Président d'honneur, Groupe Axa
* Président d'honneur : Bernard de La Rochefoucauld[5], Fondateur, Institut La Boétie
* Vice-président et trésorier : Henri Lachmann, Président du Conseil de surveillance, Schneider Electric
* Directeur général : François Rachline, Professeur d'économie, Sciences Po
* Nicolas Baverez, Economiste, avocat
* Jacques Bentz[6], Président, Tecnet Participations
* Guy Carcassonne, Professeur de droit public, Université Paris X-Nanterre
* Christian Forestier[7], Administrateur général, Cnam ; Membre du Haut Conseil de l'éducation
* Michel Godet, Professeur, Cnam
* Françoise Holder[8], Présidente du Conseil de surveillance, Paul ; Administrateur, Groupe Holder
* Ana Palacio, Ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères
* Jean-Paul Tran Thiet[9], Avocat associé, White & Case
* Philippe Wahl, Directeur général France, Belgique et Luxembourg, Royal Bank of Scotland (RBS)
* Lionel Zinsou, Président, PAI partners

et c'est financé notamment par:
Areva, Axa, Bolloré, Bouygues, Groupe Dassault, EADS, Rothschild & Cie, Capgemini, Carrefour, Rallye – Casino, Groupama, Total, Vivendi, Barclays Private Equity, HSBC France, BNP Paribas, Sanofi-aventis, LVMH - Moët-Hennessy - Louis Vuitton....

Bref, comme le dit son délégué général (en essayant de ne pas exploser de rire): « L’institut Montaigne est une organisation indépendante avec dans le comité directeur autant de gens de gauche et de droite et qui n’a jamais pris de positions politique ».

Je vous laisse juge de la neutralité politique de ce groupe, en parcourant leurs rapports sur leur site et en particulier celui ci de 2006, édifiant.

Le contexte maintenant, nous sommes en 2009, à quelques mois de LA crise, celle qui a, de très peu, manqué l'effondrement total du système, celle qui est à la crise de 29, ce qu'une crise cardiaque est à une crise de foie, celle qui a mis LEUR idéologie en lambeaux. Et que font ils ? Que se disent-ils, tous ces brillants créateurs, ces alchimistes de la pensée dans leur magnifique boite à idées?
"Tiens, et si on commandait un rapport sur la polygamie?"

Euh, on ne serait pas dans la fabrique de l'info ? Parlait on avec autant d'insistance de la polygamie en France auparavant ? Quel est le poids de ces lobbys/think tank dans les sujets traités par les grands médias ?
Et que j'aimerais l'interviewer sur le plateau, qu'on tourne dans une heure.
Pourquoi tant de précipitation ? Pourquoi ne pas avoir pensé "attendons une semaine et invitons, en face d'Abdel, un représentant du Point" ?
Bravo à vous Abdel X, ce que vous avez fait est effectivement un superbe acte de résistance.
Bravo aussi à Daniel Schneidermann pour cette très belle chronique.

Néanmoins (eh oui, je vais dire des choses pas très agréables...), cher Daniel, il va falloir m'expliquer pourquoi ce jeune homme dynamique, enjoué et talentueux (autant en tant qu'imitateur que de penseur de l'iniquité des médias), pourquoi :

- ce jeune homme n'a qu'un prénom (que ce soit dans l'article de Dan Israël ou sur le plateau). Je me rappelle vaguement d'une émission (avec Arlette Chabot ?) où bizarrement tous les témoins venant des "banlieues à problèmes" n'étaient nommés qu'avec un prénom, voire n'était que tutoyé, alors que juste avant et après d'autres témoins (blancs) avait un Monsieur et un nom et droit au vouvoiement. Bien sûr, il est fort possible qu'Abdel X lui même ai demandé à ce que son nom ne soit pas indiqué, par exemple pour ne pas gêner ses proches, mais il me semble que dans ce cas, d'habitude, vous l'indiquez en brève incise. Pas là.

- pourquoi "gamin" ? Il m'a plutôt l'air, en le voyant parler sur le plateau, d'un jeune homme (20-22 ans ?), certes, mais déjà très mûr compte tenu de ce qu'il a fait, comment il l'a fait (comme sa rapidité d'adaptation efficace de son plan de réalisation du piège), et de la clarté de son analyse du monde médiatique et de la manière d'exploiter ses failles.

- Vous dites "Abdel est limpide et joyeux. Il est mû par une révolte très pure, très saine." : limpide, joyeux, pure, saine: voilà un vocabulaire qui évoque l'enfant (on dirait presque du Victor Hugo, dont je lis actuellement Les Misérables). "révolte": la banlieue. Comparez par exemple avec ceci: "Abdel X est clair, concis et jovial. Il est mû par une indignation oh combien légitime et utile".

- AJOUT: vous utilisez le terme "déboulé" (deux fois). Ce n'est pas forcément inapproprié, mais cela donne l'impression que Abdel X est un peu incontrôlable, impétueux, comme une boule de feu. Encore une fois, je trouve en l'écoutant et en lisant ses précautions (wikipedia, appels à son grand frère) qu'il a l'air d'être posé et réfléchi, même s'il réagit / s'adapte effectivement super vite (c'est pas moi qui arriverai à faire cela soit dit en passant).

Ainsi, j'ai bien peur que vous, Daniel, même si c'est très très léger, j'en conviens, n'ayez aussi mis dans cette chronique, à part le coup du paiement de l'information que vous confessez, des "préjugés" (infantilisation, condescendance) généralement présents dans lémédias juste parce que la personne vient des "banlieues".

Difficile de s'en défaire, n'est-il pas ? (il y a d'ailleurs un certain Jean-Michel X qui s'en mort les doigts, d'autant plus qu'il se pensait certainement comme journaliste sérieux...)
Merci beaucoup galanga,

J'ai moi même demander a ce que l'on me présente comme "Abdel" (c'est un diminutif de mon véritable prénom). J'ai aussi un diminutif de mon nom de famille (utiliser pour mes mails) que les autres journaux on pris.

Ensuite, je pense que monsieur Daniel Schneidermann, utilise "gamin" familièrement (chose qui ne me dérange pas du tout) en me décrivant en retirant sa casquette de journaliste.

Pour le 3eme tiret sa me dépasse :) vous savez en banlieue, on a pas les mêmes prof, manuel scolaire, cours, etc..... On ne nous donne pas les codes pour évolue. Il y a un désintéressement (peut être exercé par l'État qui sais).... je n'arrive pas a trouver mes mots. C'est simple je vais faire une métaphore. Retournant dans le passé, au moyen age. Il y a le château, ensuite les maisons des nobles, après il y a les murailles et enfin les paysans... Remplace le château par le XVI, les Nobles par Parisiens, Murailles par Periph' et paysans pas banlieue, tu aura les différences social, scolaire etc. entre nous et eux (je parle comme une personne convaincue qu'il y a une différence entre a et a à cause des médias... non je déconne j'arrête avec les médias.)

Pour déboulé, c'est ironique parce que je le pensait comme sa. Pour dire plus, quand j'ai eu mon ami au téléphone (pour la vidéos), il ma dit "tu est a arretsurimage, mais avec qui?" J'ai répondue avec un vieux (désoler monsieur Daniel Schneidermann...) ensuite j'ai couru vers Dan Israel et après lui avoir demander il ma répondue Daniel Schneidermann. Quand j'ai dit a mon ami que je me trouver avec Daniel Schneidermann, il m'a dit c'est une personne de confiance, "tu est avec un piliers de la critique médiatique". Donc j'ai fait entièrement confiance a monsieur Daniel Schneidermann, et après cette chronique il est même monté plus haut que tout dans mon estime.

Je me bats contre les préjugés, les clichés etc... Je ne vais pas en établir. J'attendrai d'avoir appris a connaitre avant de juger...

Si ce que j'ai dit n'a ni queue ni sens désoler...

Ps: désoler pour les fautes.
Bonjour Abdel,

Bravo pour ce "coup"... et merci pour ton intervention sur ce site.
Merci aussi a ASI d'avoir immédiatement pris ton témoignage en vidéo, ca apporte un crédit très efficace à toute la séquence.

C'est un très beau rappel à l'ordre pour les journalistes dans leur ensemble. C'est un dur métier, sans doute, très important et c'est pourquoi il doit être exercé avec la plus grande rigueur et professionnalisme!

A plus ici ou ailleurs
Joseph
Pas de complexes Abdel! Les fautes,on arrive rapidement à les éviter,ça s'apprend. Par contre,l'intelligence,l'esprit d'initiative,l'honnêteté,l'humour,ç'a ne s'apprend pas. Alors,bonne chance.Et merci pour ce coup.
Merci de votre réponse Abdel. En fait, j'ai fait dans mon message précédent preuve d'une mauvaise foi certaine, et mon but était de chercher la petite bête pour montrer qu'on peut toujours trouver des préjugés dans tout, y compris (et surtout ?) dans un texte sincère, élogieux et venant du cœur, et apparemment écrit d'un seul jet, tel que celui de cette chronique de Daniel Schneidermann.

Bref, j'ai voulu faire de l'arrêt sur images (du D@ns le texte en fait) d'@rrêt sur Images. Vous qui venez de vous inscrire, vous verrez rapidement que ce syndrome qui me touche touche bien d'autres @sinautes, et que c'est en fait là l'intérêt merveilleux que je retire d'@SI: m'avoir incité et formé à décoder sans arrêt les discours médiatiques. Et je ne serais jamais assez reconnaissant à Daniel Schneidermann de m'avoir donné cela.

J'avoue aussi que j'ai fait cela car j'ai un peu pitié de Jean-Michel Décugis ; il me semble qu'il a été piégé surtout par ses préjugés et par le système médiatique actuel (dont surtout la nécessité de faire vite) ; son échec lamentable n'est finalement que le résultat d'un comportement malheureusement bien humain, qui concerne tout le monde, et souvent à notre insu: tirer des conclusions hâtives, sur la base de nos préjugés.

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Effectivement, "gamin" est sans doute venu sous le clavier de Daniel Schneidermann plus par comparaison avec son propre âge et de son expérience propre, déjà bien longue, et me semble évoquer une part de fierté, tel un grand-père qui regarde son petit-fils spirituel faire ses premiers pas professionnels, avec succès. En effet, Daniel Schneidermann a passé une grande partie de sa carrière (et il n'est pas près de s'arrêter) à la critique des médias, et ce que vous avez fait au Point est sans doute ce qu'il aurait toujours rêvé de faire...

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Votre métaphore (château, nobles, muraille, paysan...) est très juste, et je pense que Anne-Sophie Jacques pourrait ajouter que le mot "banlieue" la contient déjà: le mot viendrait si je ne me trompe pas de ceux qui sont "mis au ban" (rejeté, ouste) de l'enceinte de la ville, à (au minimum) une lieue de distance de cette enceinte. Toute la discrimination est déjà dans le mot.

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Pour le troisième tiret, si je peux me permettre, ne retenez incidemment qu'une chose, malgré les profs que vous avez eu: lisez Les Misérables de Victor Hugo. De préférence, essayez (mais j'ai peur que cela n'existe pas) de trouver une édition qui ne contiennent que des notes utiles (comme des notes de traduction des bouts de latin que Hugo cite parfois) et pas des tonnes de notes d'analyse de texte, qui sont souvent incompréhensibles (Guy Rosa, si tu me lis...) et qui cassent la beauté du texte de Hugo.

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Pardon pour mes fautes de français. Finalement c'est comme les préjugés, tout le monde en fait, malheureusement.
l'origine du mot est un peu plus complexe mais vous avez raison, galanga, il vient de ban qui a donné tout aussi bien abandon, banalité ou banlieue. Mais j'aurai sûrement l'occasion de revenir sur ce mot.


Et bienvenue à Abdel, c'est un plaisir de vous lire sur le forum !
Coucou Anne-Sophie, j'attends cette chronique sur banlieue avec impatience.

(c'est tooouuuujours plus complexe, sinon vous vous ennuieriez à faire vos chroniques, non ?)

(c'est tooouuuujours plus complexe, sinon vous vous ennuieriez à faire vos chroniques, non ?)
c'est pas faux. Et je dis banco pour la chronique.
vous préjuger que Absel n'aurais pas lu les misèrables? ;-)
Bonjour :)

Vous n'écoutez vraiment RIEN !!! :( (je rigole) ^^
Je suis originaire de Montfermeil :) Causette aller au parc Jean Val Jean pour puiser de l'eau etc... enfin si mes souvenir son bon :)
Quand tu est de cette ville, dit toi qu'en CM2 t'est obliger de faire une pièce de théâtre a l'école qui parle de causette, et tu est obliger de le lire, et de regarder chaque année causette au théâtre populaire de la ville :)
Ah bon, je me disais aussi, pour un gars de Montfermeil ça me paraissait bizarre aussi ; j'ai mal interprété votre phrase "Pour le 3eme tiret sa me dépasse :) "

Mais la pièce de théâtre, ce n'est pas le livre (c'est comme cette connerie de comédie musicale de notre-dame de Paris, rien à voir avec le livre, et je ne parle même pas du dessin animé de Disney, ils mériteraient des claques).

J'ai pensé aux Misérables parce que notamment le livre Fantine fait une merveilleuse description de la manière dont la société (avec Javert en tête) traitent Jean Valjean et Fantine avec la force de leurs préjugés.
Si cela fait un moment que vous n'avez pas lu l'original, une relecture serait de bon aloi, cher Abdel. Méfiez vous du resucé.

(P.S.: pas mauvais vos souvenirs; à Montfermeil, Cosette est envoyée par La Thénardier puiser de l'eau en pleine nuit, pour faire boire un... cheval - La petite fille vaut ainsi moins qu'une bête. C'est sur le chemin du retour qu'elle rencontre Jean Valjean, qui l'aide à porter son lourd seau, et découvre qui elle est.)
J'avoue aussi que j'ai fait cela car j'ai un peu pitié de Jean-Michel Décugis ; il me semble qu'il a été piégé surtout par ses préjugés et par le système médiatique actuel (dont surtout la nécessité de faire vite) ; son échec lamentable n'est finalement que le résultat d'un comportement malheureusement bien humain, qui concerne tout le monde, et souvent à notre insu: tirer des conclusions hâtives, sur la base de nos préjugés.

J'étais bien d'accord avec ces mots, jusqu'à environ cinq minutes : d'après Le Post, mentionné par le vite-dit d'@si, cet espèce d'articloïde signé du Point où on s'excuse auprès des lecteurs d'une manipulation dont le journal et eux auraient été victimes, il a été fait par Décugis lui-même. Et ce type veut attaquer en diffamation les médias qui se sont fait l'écho de la nouvelle.

A partir où le mec manque à ce point de retour sur lui-même pour s'apercevoir que s'il avaient vérifié et recoupé les infos, cela ne serait pas arrivé, il cesse un peu d'être un symptôme du système actuel pour tomber dans la complicité, la servitude volontaire.
Et puis il n'a pas été seulement coupable de préjugés, il ment: Si encore il avait décrit la scène telle qu'elle s'est passé (coup de téléphone), il pourrait encore se faire passer pour une victime, mais il va jusqu'à la description physique de Bintou, légèrement scarifiée de chaque côté des yeux, la description de l'appartement... Le bidonnage est bien la.
Effectivement, je suis maintenant comme vous, Jean-Michel Décugis ne fait que se discréditer encore plus (aurais pas pensé cela possible...) par cette menace de plainte en diffamation.
Je pense que tous ces termes "gamin" "joyeux" "pure" "révolte saine" "déboulé"... révèlent moins une condescendance de la part de Daniel qu'une volonté de mettre à mal la thèse du Point selon laquelle Abdel serait aux services de tel ou tel intérêts obscures.
En fait ils révèlent ce que chacun veut bien leur faire révéler ; c'était là le but de mon message initial: une mise en abime du mécanisme des préjugés qui troublent la perception de la réalité.
d'où le "je pense"!
Bravo, Abdel !
D'ailleurs, ils vont enquêter pour savoir quels intérêts occultes peut bien servir cette sombre manigance.

Ca c'est un scoop ! Le Point va faire des enquêtes maintenant !
Message de Abdel.

Magnifique Monsieur Schneidermann. J'ai bien fait de me réveiller tôt vendredi matin. Aucun regret, si un seul d'avoir essayer de protéger Sonia Imloul... Si vous me redonner la possibilité d'agrandir ou a faire un nouvel Article, je suis prêt a parler sans rien cacher sur cette HISTOIRE. Lundi a 12h, CANAL+ aura la veritable histoire. Avec des choses que j'ai volontairement cacher pour ne pas faire de mal a une personne ainsi qu'a son rôle de présidente (sa me replonge en arrière avec NPNS)

Merci encore d'avoir fait eclater la verité.

Ps: J'ai bien contacter mon grand frère ce matin mais aussi un ami, et c'est mon ami qui ma dit de garder les droits de mes images....
un résistant, rien de moins, fichtre, ça va être la gloire assurée
Trop fière d'Abdel. Trop fière du site @si. Ça fait du bien pour une fois, une information positive. Il a quand même gagné un abonnment Abdel. Il l'a bien mérité.
On est d'accord sur la Résistance, et ça ne peut venir, peut-être pas que des profondeurs, mais du bas, de l'expérience sans le livre écrit d'avance. Ca vient bien aussi du Monde, c'est dire !
Ma seule (petite) déception à propos de cet évènement : j'aurais vraiment voulu voir la tête de ce J.-M. Décugis quand il a appris qu'il avait été roulé dans la farine...

Ouarf !
J'espère que les bidonneurs ne vont pas chercher à nuire à Abdel.
En tous cas, je suis curieux de savoir comment ils vont présenter cette affaire, comment ils vont la "tordre" pour inverser les rôles. Apparemment, ça a déjà commencé.
A ceux qui trouvent bien que l'on parle des choses négatives dans les banlieues, trois critiques peuvent être adressées, trois critiques auxquelles on peut répondre.

Première critique : ça n'est pas bien de ne voir que les choses négatives dans les banlieues, il y a aussi plein de choses positives dont il faut parler.
Réponse : c'est grave qu'on ne parle souvent aujourd'hui que des choses négatives, mais parler des choses négatives n'implique pas de ne parler que d'elles.

Deuxième critique : certaines choses négatives sont inventées.
Réponse : il y a aussi des choses négatives qui ne sont pas inventées. Voir le reportage "la cité du mâle" passé sur arte le 29 septembre. Tout n'est pas inventé dans ce reportage, même si sa construction exagère peut-être les choses.

Troisième critique : parler des choses négatives dans les banlieues, pour quoi faire ?
Réponse : c'est la question cruciale. Clairement, on ne doit pas parler des choses négatives dans les banlieues, si on ne sait pas comment cela peut servir un projet positif. Alors pour quoi faire ? Parce qu'il y a en France aujourd'hui, une difficulté à vivre ensemble malgré les différences d'origines, et que cette difficulté est la source d'une grande souffrance. Parce que l'exposé de tout projet politique se doit de commencer par l'indépassable "je vous ai compris" du général de Gaulle, et un "je vous ai compris" qui ne soit pas un mensonge. Un bon projet politique doit donc faire le constat de cette difficulté à vivre ensemble, plutot que traiter de racistes ceux qui expriment maladroitement une aspiration insatisfaite a bien vivre ensemble, plutot que traiter d'halluciné ceux qui disent ce qu'ils voient ou endurent. Une fois qu'il a constaté le malaise, le discours politique gagne la confiance de ceux auxquels il s'adresse, et il peut se poursuivre en proposant des solutions.
un triple bravo
Bravo

Demain je vais à Montpellier pour participer à un congrès organisé par le centre de formation où je travaille intitulé : Travail social: acte de résistance ?

Je pense que je vais parler de votre émission et de cette chronique.

Au fait, vous ne vous êtes jamais dit que ce que vous faisiez, c'est aussi un acte de résistance?

Résister c'est créer ! Créer c'est résister! (conseil national de la résistance) ici
Bon, moi, je me suis senti vengé. On vient juste de terminer le travail de ramassage à la petite cuiller des gens qu'ils ont abîmés, et pourtant, c'était il y a cinq ans. Arrêt sur Image en a parlé à l'époque. Le photographe chargé de "retravailler" l'image que les gens se font d'eux même est parti il n'y a pas très longtemps. Mission accomplie ? Non, sûrement pas. Y a des trucs qui sont cassés pour toujours.
Oui , le pied ce matin (très tôt) de découvrir en Une(s) ce rire d'Abdel, très (très très) communicatif ...

Merci à lui, et ASI.
(Faut lui offrir une chronique ici !)
Putain ça fait du bien!
Bravo à Abdel et à vous!
Joli texte, DS, merci.
Et qui ne reste pas qu'un texte, puisque vous avez su y joindre l'action.
Donc merci encore.
J'ai déjà voté aujourd'hui, dommage...
Merci de nous expliquer comment Abdel s'est retrouvé en si peu de temps propulsé dans l'émission. Effectivement on le sentait tout joyeux et il a bien raison. Pour une fois qu'il peut prouver ce qu'on sent bien dans les articles souvent, ces "affaires", ces "cas" qui tombent pile poil bien pour démontrer les raisonnements de comptoirs du commerces. Ça m'a fait du bien moi aussi.
Grâce à lui, on pourra maintenant instiller le doute quand un nième article sur la banlieue arrivera comme sur un plateau. De toutes façons, plus ça va et plus les lecteurs ne gobent plus les chiffres, les annonces des journaux de plus en plus partisans.
Merci à Abdel, et merci Daniel pour cet article, moi aussi j'étais "joyeuse" de voir la vidéo et son joli coup.
Si Abdel pouvait être le premier d'une longue liste...
Bon sang de bonsoir, Daniel, c'est pour des articles comme celui-là qu'on vous aime... !
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