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Un article sur le champagne jugé équivalent à de la publicité

Des conseils pratiques au publi-reportage, n'y a-t-il qu'un pas ? Un article peut être assimilé à de la publicité, a en tout cas décidé le tribunal de grande instance de Paris.

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Publicité ou pas, il s'agissait d'alcool. Et lorsque que l'on sait les ravages de l'alcoolisme sur la vie de personne, il était normal que ce journal soit condamné.
Il n’y avait pas besoin d’un juge pour décider si cet article du Parisien était de la publicité ou pas, un postier bien formé au control des dépôts de presse aurait pu répondre à cette question tout aussi bien et même mieux.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour la publication sur le site Internet du Parisien, mais si cet article est paru dans l’édition papier, c’est le cas classique de ce que l’on appelle une publicité rédactionnelle ; tout y est : marques, prix et lieux de vente, même si le rédacteur à essayer de finasser en substituant aux adresses des numéros de téléphone.

Pour bénéficier de tarifs spéciaux, réservés à la presse d’opinion, pour l’acheminent et la distribution, les journaux et magazines ne doivent pas comporter plus d’un certain pourcentage de publicité (c’était, il y à 15 ans et si ma mémoire est bonne, entre 60 et 70 %).
M’enfin ce n’est pas nouveau, de tout temps, les rédacteurs de certains magazines ont joué au chat et à la souris avec les services postaux pour tricher et contourner cette réglementation. Il est juste dommage que cette pratique se généralise dans la presse quotidienne d’information. Un signe des temps je présume.
Ca me rappelle un reportage de France 2, celui d'Envoyé Spécial du jeudi 20 décembre 2007.
Dans l'enquête de "Un Noël à tout prix" de Coline Tison et Vincent Kelner, on y parle de Champagne...
Le Champagne est placé sur un pied d'estale, mais plus grave, on y dénigre les "mousseux". "mousseux" qui ne valent en rien un Champagne d'après l'émission. L'enquête est loin d'être objective et s'apparente à de la publicité. Le reportage mentionnait l'argent qu'engrange la contrefaçon de Champagne. Mais on s'imagine très bien les sommes colossales que peuvent engendrer les ventes réelle du Champagne lui-même. On s'imagine bien évidemment des moyens que peuvent avoir les fabricants de Champagne pour se payer un petit reportage avant les fêtes de fin d'année.
J'ai eu un réel dégout pour ce reportage d'une grande chaine publique.
"Arrêt sur Image " pourriez-vous enquêter sur l'objectivité de ce reportage. Je crois que ça en vaut la peine.
Il existe pourtant des règles simples en matière de cadeaux. Entre 75 et 150 euros maxi, et après déclaration du cadeau à la direction.

Mais il est vrai que s'il s'agit d'un pot de vin déguisé, c'est le cas de le dire, et là on voit bien que cela dépasse la simple information, c'est à la red chef de faire son travail. A moins qu'elle n'en soit à l'origine.

Il est vrai que la communication façon publi-reportage en faveur de Sarkozy est tellement en vigueur, qu'ils ne se rendent même plus compte de ce qu'est la ligne blanche.

Et le cynisme du red chef faisant appel à des généreux donateurs est à l'image de la droite bling-bling.

Cela me rappelle les pots luxueux offerts par les labos aux médecins dans les hôpitaux. Plus personne au bout d'un moment ne se rend compte que cela met en dette vis-à-vis de la société qui fait le cadeau et aura un impact un jour ou l'autre sur la prescription médicamenteuse.
Quelle idée aussi de lire Le parisien en espérant y trouver des informations!!!! sic!
Talasrum
http://thalasrum.over-blog.com
On dirait que durant la période des fêtes, le Journal Le Monde a bien aimé le champagne, aussi !


http://www.lemonde.fr/web/recherche_resultats/1,13-0,1-0,0.html


1. Le champagne sans modération €
LE MONDE ARGENT | 16 décembre 2007 | Jean-Yves Nau
A L'APPROCHE DES FÊTES, LES GRANDES MAISONS DE CHAMPAGNE FONT PREUVE D'UNE CRÉATIVITÉ DÉBRIDÉE. LES PRIX SONT À L'AVENANT. FACE À L'ANGOISSE de la baisse du pouvoir d'achat, les vins de Champagne semblent hors du temps. Les prix et les exportations s'envolent comme jamais.

2 - Les mille et une subtilités du champagne €
LE MONDE | 13 décembre 2007 | Jean-Claude Ribaut
Qu'elle soit de marque, de vignerons ou millésimée, à chaque cuvée son style et son prestige. Trois cépages sont conviés à la cérémonie de l'assemblage du champagne : le chardonnay, variété à raisins blancs, le pinot noir et le pinot meunier, variétés de raisins noirs à jus blanc.

3 - La demande mondiale de champagne explose €
LE MONDE | 26 décembre 2007
La profession vise les 400 millions de bouteilles et veut élargir la surface de l'appellation. En Russie, en Chine, de manière générale dans les pays émergents, le champagne plaît de plus en plus. L'année 2007 devrait s'achever sur un nouveau record.

4 - Le vignoble champenois devrait s'étendre pour satisfaire la demande €
LE MONDE | 26 décembre 2007 | Laetitia Clavreul
Du haut de ce coteau de Bouzy (Marne), un des plus prestigieux villages champenois, Rémi Brice pointe son doigt vers une pente : « Cela se voit à l'oeil nu. Là-bas, j'en suis persuadé, quelqu'un pourra un jour produire du raisin.

5 - En 2007, le record du nombre de bouteilles vendues va être largement battu €
LE MONDE | 26 décembre 2007 | Laetitia Clavreul
Alors que la demande en champagne, poussée par les consommateurs chinois, russes et d'autres pays émergents va croissant, il faudra quinze à vingt ans pour voir les effets sur la production de l'extension de l'ère de l'appellation d'origine contrôlée (AOC).
Dans "A nous paris", le gratuit disponible dans les couloirs du Métro parisien, des articles hebdomadaires sont consacrés à une marque (Kinder, Nike) en étant le plus souvent dans le registre de l'éloge et du plébiscite. Avec des titres du genre: "une marque conquérante", "un gout unique" ou "un souci fort pour la nutrition des enfants" etc... C'est un parallèle avec votre article.

Bonne journée

F.
Il manque juste une petite conclusion à cet article ;-) Ce serait dommage de le finir par cet appel aux cadeaux...
On voit bien là le "puritanisme" ambiant et permanent dans lequel on veut nous enfermer. Sommes-nous si abrutis qu'il faille nous coller en permanence des recommandations et des avertissements ? Sont-ils d'ailleurs de la moindre efficacité réelle ?

C'est également un bel exemple de la judiciarisation galopante qui nous guette, toujours à la traine des Etats-Unis (pour le meilleur et pour le pire) que nous sommes.

Rien à dire sur le premier article, qui ne me paraît outre mesure publicitaire. Il ne fait qu'évoquer la boisson dans sa généralité. Sinon, bah il ne faut plus faire d'article sur les yaourts parce que Danone en vend, plus sur les voitures parce que Renault en vend, etc.

Par contre, l'encart suivant est limite, c'est clair. Si je l'avais lu, quelle aurait pu être ma réaction (et sans doute celle de Monsieur tout le monde) ? Les fourbes, ils essayent de me refourguer, sous couvert d'information, les produits de telle ou telle marque. Conséquence immédiate : je n'achêterai pas ces marques ! Point. A la limite, c'est plus efficace que la pauvre mention, objet du délit. Ce qui est fou, c'est que ce n'est pas (si j'ai bien compris) le fait que Le Parisien puisse faire de la publicité déguisée (légale ou pas d'ailleurs ?) qui est condamné, mais le fait qu'il manque la petite mention. Superbe !

Et les cadeaux fournisseurs-journaux sont un secret de polichinelle, c'est dans tous les domaines : mode (sans doute le pire), HiFi, etc.

Merci de nous avoir fait partager ce grand moment de coupage de cheveux en quatre :-)
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