[TRIBUNE] Israël verrouille notre accès à la Palestine
Signée par une centaine de chercheurs et journalistes, ainsi que par les Société des journalistes d'Arrêt sur images, la Société des personnels de L’Humanité, et la Société des journalistes de Politis, cette tribune entend tirer la sonnette d’alarme sur le traitement qu’Israël réserve à ces deux professions. Leur accès au terrain, leur liberté de circuler et d'enquêter, en Israël comme en Palestine, sont vitales à la production de l’information et des connaissances. En empêchant certains journalistes et chercheur·euses de s’y rendre, Israël exerce une censure et porte gravement atteinte aux libertés fondamentales dans un contexte de génocide à l’encontre de la population palestinienne.
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Israël veut pouvoir genocider à l'abri des regards malveillants.
Leurs complices , Rachel kahn , Aurore Berger.... ,eux n'ont aucun problème pour entrer en Israël .
Les mauvaises langues disent même que la plus grande démocratie du Moyen-Orient paie le(...)
Bien entendu, cette tribune va être publiée par Le Monde, le Nouvel Obs. et le grand journal de gauche qu'est Libération. Les médias du service public, France Télévisions, Radio France, choqués par la censure dont sont l'objet les journalistes, y com(...)
Certains " journalistes " ou " philosophes " vont encore aboyer que cette tribune est antisémite ....
Derniers commentaires
L’info de Haaretz selon laquelle Netanyahu aurait été au courant d'une attaque imminente quelques jours avant le 7 octobre n’est pas restée longtemps en page d’accueil des journaux.
Déjà plus sur France Info, pas vu passer sur Le Monde ni Libération (articles pourtant publiés aux alentours de midi).
Pas assez important, peut-être ? Ça a juste permis de justifier le massacre d’une population, après tout.
Melenchon aussi verrouille ses meetings aux journalistes qui lui plaisent pas
Face à l'immobilisme presque général de l'union européenne et de la France, cette tribune marquera peut-être les esprits.
Le gouvernement d'extrême² droite israélien va perdre les élections.
Les outrances abominables proférées par Ben Gvir dépassent tout entendement.
Le refus d'une commission d'enquête sur le 7 octobre, réclamée par une majorité d'israéliens et refusée par Benyamin Netanyahou pèsera lourd dans le résultat des urnes.
Tiens, Vincent Lemire n'a pas signé cette tribune ? Il était plus prompt à signer celle de Jonas Pardo dans Libération, toujours prompt qu'il est à dénoncer les défenseurs populaires de la Palestine pour en appeler aux États. Et également pour justifier des crimes de guerre, comme je l'ai rappelé dans ce petit texte:
Comment le terme « terroriste » justifie la destruction de Gaza
J'y écrivais ceci :
"Vincent Lemire reproduit le même schéma, en relayant le chiffre issu des renseignements israéliens de « 83% de civils tués », comme si le fait de tuer tous les militants du Hamas était légitime. Il faut lui rappeler, comme aux membres de l’équipe de Mediapart qui l’ont interviewé, que certains membres du Hamas (personnel administratif, hospitalier, etc.) sont, au regard du Droit humanitaire international, des civils et/ou des non-combattants, dont l’assassinat est illégal."
Le courage de ces chercheurs et journalistes n'a d'égal que la lâcheté de notre gouvernement, des médias Français dans leur immense majorité, de certaines directions d'université sans parler de ceux qui se parent du rôle d'expert sur toutes les chaînes
A ce propos, un article du chercheur Sbeih Sbeih sur la destruction du savoir à Gaza, étape finale de l’annihilation de la culture palestinienne
Conférence de rédaction de Libération :
Daniel Schneidermann : "vous avez vu la tribune publiée sur les sites de Politis, de l'Humanité et d'Arrêt sur images ?"
Tout le monde pique du nez.
Daniel Schneidermann : "est-ce qu'on ne pourrait pas la relayer pour à la fois montrer que nous défendons le droit à l'information et que nous sommes bien un journal de gauche ?"
Les têtes plongent encore plus bas. Les collègues vérifient qu'ils ont bien mis des chaussettes assorties ce matin.
Daniel Schneidermann : "Bon, d'accord, j'ai compris. Est-ce qu'on ne pourrait pas au moins enquêter pour voir si les informations contenues dans cette tribune sont exactes ?"
Une voix, parmi la rédaction : "dites, M. Schneidermann, vous ne seriez pas un petit peu antisémite ?"
(scène fantasmée... car je ne crois pas que Daniel Schneidermann assiste aux conférences de rédaction de Libération)
En plus de ces restrictions de circulation évoquées dans cette tribune, à laquelle je souscris totalement, il faut aussi rappeler que beaucoup de journalistes palestiniens ont été tués par l'armée israélienne justement pour les empêcher de faire ce travail d'information et de documentation.
Bcp de ces journalistes étaient en fait des membres du Hamas avec des gilets Press
Après avoir assassiné un journaliste, l'armée israélienne prétend souvent que c'était un membre du Hamas. Sans jamais fournir la moindre preuve, bien entendu. Ce sont des menteurs en plus d'être des assassins.
Le problème est que la c’est vous qui mentez :
Aucun mensonge
Il est vrai que l'armée israélienne assassine des journalistes, les visant spécifiquement.
Il est vrai qu'ils accusent souvent ces journalistes d'être membres du Hamas pour justifier leur crime. Sans apporter la moindre preuve.
Quant à l'article de Libération, comment dire... Oui, certains de ces journalistes pouvaient avoir de la sympathie pour le Hamas. Est-ce que ça en faisait des combattants ? Et pour les dizaines de cas évoqués par Libé, il y a des centaines d'autres qui n'avaient pas de lien avec le Hamas et qui ont pourtant été tués.
Oui, certains de ces journalistes pouvaient avoir de la sympathie pour le Hamas. Est-ce que ça en faisait des combattants
ça en fait des relais de terrain et de propagande, des combattants peut être à l'occasion. ce sont des sortes de Jordan Florentin version augmentée.
d'accord donc votre conception du permis de tuer c'est "sa sympathie probable pour X ou Y me donne le droit de le tuer , lui sa famille et toute les personne qui sont dans le perimetre de la bombe qu'on va lacher sur sa face"
vous vous rendez compte que ce sont les pires idées que le monde ai porté?
c'est le nazisme ou le stalinisme (purge) qui ont pratiquer ce que vous justifiez.
Commentaire supprimé par un administrateur.
vous êtes de plus en plus flippant...
dire qu'asi censure les insultes subtiles d'Hanna et vous laisse dire qu'on peut tuer des journalistes quand ils sont rattaché de près ou de loin, ou pas du tout car vous n'en savez rien puisque les autorité israéliennes passent le plus clair de leur temps a mentir , a une organisation qu'on retrouve.
facho ne suffit plus a vous caractériser. vous avez l'âme d'un nazi.
Ce
Ne
Sont
Pas
Des
Journalistes
Point
Mariam Abu Dagga, collaboratrice de Independent Arabia et Associated Press (AP), 33 ans - 25 août 2025
AFP
La photojournaliste indépendante Mariam Abu Dagga a commencé sa carrière en 2018, en couvrant le massacre commis par l’armée israélienne qui a tiré sur les manifestants lors de la “Grande marche de retour” de Gaza. Son frère figurait parmi les victimes. Depuis le 7 octobre 2023, elle était constamment sur le terrain, notamment pour l'agence de presse américaine Associated Press (AP) et le site d'information Independent Arabia. Âgée de 33 ans, elle avait déjà rédigé son testament – comme beaucoup de jeunes journalistes gazaouis –, demandant à son fils âgé de 13 ans, Ghaith, de “la rendre fière”, et à ses proches de ne pas pleurer à ses funérailles. Mariam Abu Dagga et quatre autres reporters ont été tués le 25 août 2025, par une frappe israélienne qui a ciblé un bâtiment du complexe hospitalier Nasser situé à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Elle faisait partie de l’équipe de journalistes et de secouristes qui s'étaient précipités sur le site où, huit minutes plus tôt, une première frappe avait tué son confrère de l’agence de presse Reuters Hossam al-Masri. La deuxième frappe qui a tué Mariam Abu Dagga a été filmée en direct par d'autres caméras de télévision : on y voit clairement la journaliste et ses collègues. Bien qu'elle ait lancé deux frappes, à au moins quelques minutes d'intervalle sur le même hôpital, visant des journalistes identifiables, l'armée israélienne a nié avoir intentionnellement pris pour cible les journalistes, affirmant que les “deux tirs de char” visaient une “caméra du Hamas” installée sur le toit de l'hôpital, sans fournir aucune preuve à l'appui. Quelques jours auparavant, Mariam Abu Dagga avait documenté la famine à Gaza. Ses photos d'enfants souffrant de malnutrition ont contribué à susciter une condamnation internationale du blocus imposé par Israël sur le territoire. En mars 2024, la journaliste avait déjà échappé à une attaque de drones de l’armée israélienne.
Moaz Abu Taha, journaliste indépendant, 27 ans - 25 août 2025
Reuters
Après qu'une frappe a touché l'hôpital Nasser à Khan Younès dans le sud de la bande de Gaza le 25 août, le frère du journaliste indépendant Moaz Abu Taha, Adly Abu Taha, lui-même journaliste, l'a appelé pour s'assurer qu'il allait bien : “Je l'ai appelé immédiatement. Il a répondu et m'a dit : ‘Je vais bien, mais Hossam al-Masri a été tué’”, rapporte son frère à la chaîne qatarienne Al Jazeera. “Je vais juste finir de filmer Hossam. Ensuite, je partirai”, a-t-il ajouté. Quelques minutes plus tard, une deuxième frappe israélienne a touché le reporter et trois autres confrères, tuant Moaz Abu Taha sur le coup. Adly Abu Taha raconte la tragédie ainsi : il a retrouvé le corps de son frère, décapité, mais il l'a reconnu grâce à ses vêtements. Moaz Abu Taha n’a pas toujours voulu être journaliste, mais il découvre la photographie et ressent une responsabilité de transmettre la réalité de Gaza au monde. À la fois secouriste humanitaire et photographe, Moaz Abu Taha utilisait son téléphone portable pour mettre en lumière la situation des blessés et des affamés qui avaient besoin d'aide. Son travail a été publié par l’agence de presse Reuters, entre autres, et il était l'un des journalistes de la jeune génération à Gaza, qui ont pris leurs responsabilités après que leurs aînés ont été tués, blessés ou évacués. Il était connu parmi ses amis et sa famille pour être très sociable : “le chouchou” de la famille, comme raconté par son frère au quotidien britannique The Guardian. Il s’apprêtait à se fiancer.
Mohammad Salama, photojournaliste et caméraman pour la chaîne Al Jazeera, 25 ans - 25 août, 2025
Al Jazeera
Mohammad Sabir Ibrahim Salama est né dans la ville d'Abasan al-Kabira, à l'est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Sa mère étant décédée lorsqu’il était enfant, il a été élevé dans les ruelles de Gaza par un père confronté au chômage. Malgré ces difficultés, Mohammad Salama a suivi ses études et a obtenu un diplôme professionnel en photographie. Il a par la suite travaillé pour de nombreux médias locaux et internationaux. En février 2024, il rejoint les rangs de la chaîne qatarienne Al Jazeera à Gaza, et couvre la situation à Khan Younès, avant d’être contraint de partir quelques jours plus tard. Le jour de son anniversaire, le 11 novembre 2024, il s’est fiancé à la journaliste Hala Asfour, mais a dû reporter leur mariage plusieurs fois, dans l’espoir d’un apaisement ou d’un cessez-le-feu. Il est tué le 25 août 2025 avant d’avoir pu réaliser ce rêve. Mohammad Salama faisait partie du groupe de journalistes qui couvraient la frappe sur l'hôpital Nasser qui a coûté la vie à son confrère de Reuters Hossam al-Masri. Une deuxième frappe israélienne, quelques minutes plus tard, a ciblé les reporters, tuant Mohammad Salama, trois autres reporters, et au moins 15 autres civils. L'armée israélienne justifie l’attaque en prétendant que ses “deux tirs de chars” visaient une “caméra du Hamas” installée sur le toit de l'hôpital, sans fournir de preuves à l’appui.
"Israël verrouille notre accès à la Palestine"... Mais y a-t-il une Palestine pour les israéliens ?
tirer la sonnette d'alarme ?
genre avant, ça passait?
sortez de votre ignorance ; intéressez vous à la hasbara . bordel.....et dénoncer de vrais trucs, pas les conséquences des vrais trucs; ça vous rendra moins inconséquent.
en même temps , c'est vrai qu'avant le 7 oct, vous etiez quasiment muet , aveugle et sourd.
Il est incompréhensible que cette tribune ne soit pas signée par l'ensemble des sociétés de journalistes. Elle rappelle des élément factuels, vérifiables et demande le minimum : respect de la presse et de la recherche. Qui pourrait ne pas y souscrire ?
Bien entendu, cette tribune va être publiée par Le Monde, le Nouvel Obs. et le grand journal de gauche qu'est Libération. Les médias du service public, France Télévisions, Radio France, choqués par la censure dont sont l'objet les journalistes, y compris ceux qu'ils emploient, vont bien sûr relayer cette tribune.
Certains " journalistes " ou " philosophes " vont encore aboyer que cette tribune est antisémite ....
C'est surtout la liste des non-signataires qui est intéressante.
À part ça, durcissement de vieilles politiques. Il y a quelques années, une collègue avait vu ses notes de recherches détruites par la douane israélienne. Ce qui m'étonne toujours, avec ces procédures de silenciation et occultation, c'est comment on peut se les rationaliser autrement qu'un aveu du tort.
Israël veut pouvoir genocider à l'abri des regards malveillants.
Leurs complices , Rachel kahn , Aurore Berger.... ,eux n'ont aucun problème pour entrer en Israël .
Les mauvaises langues disent même que la plus grande démocratie du Moyen-Orient paie le voyage de journalistes pour faire sa propagande.