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TGV : France Inter déforme les propos d'un militant de "l'ultra-gauche"

Dans le journal de 13h du 22 novembre dernier, France Inter a déformé l'interview d'un militant "d'ultra-gauche", mis en cause dans l'affaire du sabotage des TGV. Celui-ci avait confié à l'émission Eclectik être opposé à la lutte armée... C'est l'inverse que l'on comprenait dans une version tronquée de ses propos, diffusée dans le journal du même jour. La directrice de la rédaction de la station, Hélène Jouan,  s'est excusée.

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Ce qui m'étonne, c'est que nous acceptions sans broncher l'irruption d'un néologisme dans le paysage politique français : l'Ultragauche ! La ministre nomme ainsi ces supposés activistes, les médias reprennent la dénomination en écho, et les forums se demandent si l'Ultragauche est coupable ou non. Magnifique illustration du proverbe " Quand le Sage montre la lune du doigt, l'Imbécile regarde le doigt", car enfin, pourquoi avoir forgé ce nom ? L'objectif ne serait-il pas de rendre respectable l'extrême-gauche et de signaler aux citoyens qu'ils n'auront pas de sang sur les mains si ils glissent dans l'urne en 2012 un bulletin de vote pour le Nouveau Parti Anticapitaliste que Besancenot va "lancer" en janvier, assurant ainsi une confortable réélection à la droite face à une gauche divisée entre sociaux-démocrates et anti-capitalistes ? La récente affaire Rouillan et la docilité de Besançenot me semblent aller tout à fait dans ce sens : le NPA doit être respectable et ne pas effrayer ltout ceux qu'on espère prendre dans les filets. Bientôt, Carla Bruni-Sarkozy se fendra d'une déclaration off avouant sa sympathie pour les thèses de ce symapthique militant, ou sa soeur adhèrera au NPA, ou elle fera un don anonyme...les possibilités de soutien secret/dévoilé sont multiples. On parie ?
On en parle enfin dans un grand quotidien. Soit une semaine après l'événement.

A noter qu'hier Reuters avait annoncé vers 13h la libération de quatre suspects (repris par le Point, le Monde et TF1), puis la dépêche a disparu. Cafouillage...
Bonjour,


Je me permets de faire remonter le commentaire paru dans le forum "Un carnet à spirales, ..." qui me laisse perplexe et qui ne suscite aucune réaction. Il y aurait eu des gardes à vue et des perquisitions parmi les membres du comité de soutien bruxellois aux présumés auteurs des sabotages à la SNCF.

Le problème, c'est qu'on ne trouve rien d'autre que ce texte cité ci-dessous, intégralement et systématiquement copié-collé sur les sites alternatifs, rien dans la presse, et absolument rien d'autre (et rien sur le site [url]http://www.soutien11novembre.org).

Quelqu'un a-t-il une confirmation/infirmation à propos de cette histoire ?

Si c'est vrai, c'est assez important pour qu'on s'y intéresse et qu'on se demande pourquoi l'info n'est pas reprise.

Si c'est faux, cela montre qu'il faut se méfier de toutes les manipulations possibles...


Je cite littlehorn qui reprend alterinfo.net

Arrestation et perquisition chez des membres Belges du Comité de soutien aux inculpés du 11 novembre

les délires policiers de Alliot Marie s'étendent jusqu'en belgique

[...]

25 novembre, 20H : création à Bruxelles d'un Comité de soutien aux inculpés
du 11 novembre arrêtés dans le cadre de l'enquête sur les sabotages des TGV
en France. Les neuf inculpés sont poursuivis pour « association de
malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » et cinq d'entre eux
sont maintenus en détention provisoire après une garde à vue de 96 heures et
une opération très médiatisées dans le petit village de Tarnac.

27 novembre, 10H45 : lors d'un contrôle routier sous caméras de repérage, un
membre du Comité fraîchement créé est interpellé à Bruxelles parce que la
voiture qu'il conduit est signalée dans le fichier Schengen. Alors que
lui-même ne fait l'objet d'aucun signalement de recherche, il est
immédiatement arrêté et menotté lorsque les policiers découvrent des
documents relatifs au Comité. La voiture, un rétroprojecteur et tous les
documents trouvés dans le véhicule sont saisis. L'automobiliste est emmené
au commissariat de la rue Marché au Charbon et maintenu menotté à un banc et
sans pouvoir manger de 11 H du matin à 20H. Il est interrogé par des
inspecteurs du Parquet fédéral qui l'interrogent au sujet du Comité et
cherchent à savoir qui est le responsable du Comité de soutien. A 20H il est
emmené avec trois voitures de police place du Jeu de Balle.

27 novembre, 20H : sept inspecteurs du Parquet fédéral font irruption au
domicile de Philippe Simon, au-dessus de la librairie « Imaginaire », place
du Jeu de Balle à Bruxelles. Pendant deux heures, en l'absence de Philippe
Simon, munis d'un mandat de perquisition sur lequel était mentionnées
apparemment les infractions « association de malfaiteurs » et «
détérioration en réunion », les policiers fouillent minutieusement
l'appartement et copient tous les fichiers de son ordinateur pour finalement
emporter celui-ci. Des revues politiques et des cd ont également été saisis.

28 novembre, 1H : le membre du comité est relâché mais la voiture, la liste
d'adresse électronique et tout le matériel du Comité sont saisis.

Cette arrestation, cette perquisition et ces saisies laissent présumer
qu'une procédure pour faits de terrorisme a été ouverte en Belgique en
relation avec les événements français. S'organiser en vue de soutenir des
personnes incriminées pour terrorisme est désormais criminalisé. Détenir des
documents relatifs à un Comité de soutien est directement prétexte à
arrestation, perquisition. La saisie des documents du Comité et d'un fichier
d'adresses est inacceptable. Les adresses des personnes reprises dans le
fichier saisi apparaissent dorénavant dans une enquête pour faits de
terrorisme ! Dorénavant ils peuvent craindre d'être poursuivis eux-mêmes.
Philippe Simon et le membre du Comité de soutien arrêté se voient également,
tous deux, associés avec l'enquête menée en France. Ceci est excessivement
grave.

Il y a clairement amalgame entre lutte politique et terrorisme. Le Comité de
soutien bruxellois aux inculpés du 11 novembre s'est constitué non seulement
pour obtenir la remise en liberté des personnes arrêtées en France mais
également pour dénoncer les législations anti-terroristes qui prolifèrent
partout en Europe. L'utilisation du terme « terrorisme » pour qualifier les
idées portées par certaines personnes constitue une épée de Damoclès qui
plane au-dessus de toutes les formes d'actions politiques et sociales. Cet
incident en est une nouvelle preuve.

Selon nous, les opérations de police de ce 27 novembre sont clairement une
tentative d'intimidation à l'encontre du Comité de soutien bruxellois. Nous
dénonçons catégoriquement ces pratiques. Nous exigeons la restitution
immédiate des objets et documents saisis. Nous protestons à nouveau contre
l'existence et l'utilisation de ces législations anti-terrorisme ainsi que
la libération des inculpés français.

Comité de soutien bruxellois aux inculpés du 11 novembre
[...]

Lundi 01 Décembre 2008
Bonjour,

Je ne pense pas que le montage avait été fait sciemment pour déformer les propos.
Cette déformation est probablement le fruit d'un montage rapide effectué par une personne n'ayant pas visualisé la totalité de l'interview et dont l'idée qu'il se fait des "militants d'ultra-gauche" provenait du battage des derniers jours ( encore ce circuit fermé des rédactions ).
Il est heureux que la totalité de l'entretien ait été porté à l'attention du public auparavant. Mais pour cette rectification, combien de phrases tronquées et sorties de leurs contextes parviennent-elles à nos oreilles ?
L'attitude de l'animateur est limite. Si les propos tenus dans son émission ne sont pas clairs c'est qu'il a mal fait son travail et la directrice de la rédaction ( poste ô combien sensible en ce moment ) a fait le sien, c'est tout à son honneur.

N'ayant pas écouté le programme original je ne peux savoir comment cette phrase tronquée avait été commentées mais s'il s'avère que sur le plateau cet élément s'était trouvé utilisé pour aboutir à des conclusions sur la malignité de ce groupe, et par là même justifier les procédures très dures que la justice applique à son encontre, il est possible que les opinions de l'animateur ait influencé le montage, ce qui serait plus grave encore qu'une bête erreur d'inattention. Attention, je ne dis pas que cela provient d'une volonté manipulatrice, juste du choix par un subordonné de ce qui plait à son chef ou ce qui correspond à sa manière d'aborder le sujet.
Cela dénote l'affolement en sarkosie ! Ce gouvernement est aux abois ! l'improvisation sa règle ! son maintien au pouvoir le mensonge ! la manipulation ! l'intimidation ! la division entre les Français sa règle ! ses remerciements tapinesques ! ses amitiés rocambolesques !

Comme le système financier auquel il est lié ! ce gouvernement avec son prestigieux président issu de la droite la plus bête du Monde sont en train tous deux de s'effondrer sous nos yeux ravis, à une vitesse que le plus optimiste d'entre nous n'aurait pas imaginé !
Pour être complet, il faut citer le site INTERNET de Radio-France (rubrique "le médiateur") :

Le 29/11/2008 sur France Inter

Beaucoup de courriels ont été adressés au médiateur autour d'une interview passée il y a une semaine.

Il s'agit d'un entretien avec Bertrand qui fait partie de ceux qui ont été mis en examen dans l'affaire des sabotages à la SNCF : Première diffusion le matin dans l'émission de Rebecca Manzoni, Eclectik, puis reprise d'un extrait dans le journal de 13 h.

Plusieurs auditeurs ont trouvé que le témoignage n'était plus, dans sa deuxième version, fidèle à l'original.

Pour bien comprendre ce qui s'est passé, Pascal Delannoy demande à Denis Astagneau qui présentait les journaux ce jour là de répondre aux auditeurs.



Le journaliste répond, gêné, sans accuser les auditeurs d'être mal comprenants, et finit par présenter des excuses.

NB : à mon sens, il devrait en présenter plus souvent, sa façon de présenter les faits étant trop souvent plus que tendancieuse....

Pour bien comprendre ce qui s'est passé, Pascal Delannoy demande à Denis Astagneau qui présentait les journaux ce jour là de répondre aux auditeurs.


Et ceci dans le journal de 13h de samedi.
Je trouve dommage qu'ASI n'en fasse pas part dans son article car dans cette intervention Denis Astagneau présente son point de vue de rédacteur en chef du journal ce qui un éclairage assez intéressant pour décrypter ce sujet.

PS : Je trouve dommage les dérives politiques (fumeuse) sur un site de décryptage des médias.
Madame Jouan, vous évoquez la discordance sur vos ondes entre les programmes et la rédaction.
Ca fait maintenant 2 ans que je n'écoute plus vos journaux… mais je continue à écouter France Inter pour certaines de ses émissions.
Continuez comme ça !!! Tout le monde s'en portera mieux.
ça devient la règle de la sarkosie que confirment les nouvelles de ces derniers jours :

mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose

frappez, frappez, il en restera toujours quelque chose

terrorisez les enfants ,....

et en fidèle bushiste, il s´excusera au moment de partir. le mal sera fait. too late.
ça relève d´une technique de com´
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