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Territoires vivants de la République : "On n'a pas de lunettes roses !"

A force que la formule soit répétée, ressassée, déclinée, elle avait fini par prendre la force d'une évidence. Il y aurait dans la République des territoires perdus, les banlieues pauvres. Il a fallu attendre 16 ans pour que la riposte arrive sous la forme d'un recueil de témoignages d'enseignants titré cette fois "Territoires vivants de la République". Les enseignants, dont les témoignages redonnent le moral, ne voient-ils pas de leur côté la réalité avec des lunettes un peu roses ? C'est la question que nous posons à nos trois invités, enseignants en banlieue parisienne : Camille Taillefer, professeure d'Histoire-géographie au lycée ; Amaury Pierre, professeur d'éducation musicale au collège, et Elsa Bouteville, professeure des écoles.

Commentaires préférés des abonnés

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Derniers commentaires

Incroyable cet intervenant qui ignore de toute évidence ce qu'est la laïcité mais dont l'angle d'attaque s'appuie systématiquement sur ce concept.

Vraiment resté sur ma faim. Dommage. Malaise pendant tout l'interview. D'où venait cette retenue excessive pour Pierre Amaury et Elsa Bouteville comme n'osant pas affronter Daniel S en n'affirmant pas plus nettement ce qu'ils vivent ? Timidité ? Manque d'assurance ? Décalage total avec les thèmes proposés ? Quant à Camille Taillefer, plus à l'aise sur le plateau, son environnement m'est tout de même apparu assez ou plutôt franchement très différent de ce que j'ai pu connaître. Mais heureusement qu'il y a des coins super comme le sien.      

Comme d'autres commentaires : Daniel, carton rouge pour votre "recadrage" d'Amaury Pierre vers 9 minutes ! 

Pourquoi votre interlocuteur ne serait-il pas "qualifié" pour porter un regard pertinent sur le traitement médiatique décontextualisé des "incidents" dans les établissements scolaires, pour rappeler la nécessité d'élargir la focale à l'amont et à l'aval (et donc au fonctionnement quotidien de l'institution scolaire qu'il est bien placé pour connaître) ?! En quoi le laisser développer son propos aurait-il nuit à l'intérêt de l'émission ?!

ça m'a coupé net l'envie d'écouter la suite.

Eh bien c'est une première : cela fait TRES longtemps que je suis abonné à ASI et je ne m'étais jamais ennuyé jusqu'ici. Est-ce parce que, en tant qu'enseignant, j'attendais plus ? Je ne pense pas. Casting soporifique pour un sujet passionnant. A quand un remake ?

29eme minute : Daniel S : "la laïcité se défini en opposition aux religions."
C'est sur que si on part comme ça, en niant une bonne partie de l'individu, ça va pas le faire.
Je crois pas que ce soit ça la laïcité.

Le long fleuve tranquille et vaste de la Bonne Conscience en Marche. Ceci dit, qu'on cherche à nuancer l'imagerie stupide de BFMTF1 sur les banlieues, ouhais mais ça demanderait un peu plus de niaque et d'agressivité que des endives béchamel.

Cette émission est exemplaire de ce qui me gêne dans @si, émission qui a pourtant tellement de potentiel : je pense qu'il est nécessaire de remettre en question la façon de présenter l'émission, de cadrer les interventions. On pourrait croire que les intervenants sont en terrain idéal, "ami", pour dérouler leur pensée de façon complète et profonde, mais non, on n'y parvient pas, vraiment pas souvent. Les questions faussement naïves et les recadrages excessifs (et justement mal cadrés, à mon sens ! on a souvent l'impression que M. Schneidermann insiste pour taper 'à côté' de ce que les invités auraient d'intéressant à exprimer, d'où leur embarras très fréquent) empêchent d'entrer profondément dans le sujet, on s'en tient toujours à la surface des choses. Mais peut-être est-ce l'essence même de l'émission, de s'en tenir strictement à l'"observation de ce que disent médias", qui porte en elle-même une limite énorme ? Mon compagnon qui écoute parfois par dessus mon épaule s'agace souvent des "questions idiotes" du présentateur et de son insistance pour les marteler et obtenir une réponse qui sera, forcément, sans grand intérêt non plus. J'arrive très fréquemment au bout de l'heure d'émission en me disant "ça aurait pu être passionnant, mais on en a tiré si peu de substance, je n'en retiens pas grand chose, tout ce temps pour quasi rien alors qu'il y a tant de potentiel", au point de me demander si je n'ai pas perdu mon temps. Et pourtant j'y reviens car les sujets sont très intéressants, mais cet agacement si fréquent de voir qu'on en tire si peu d'information concrète alors que l'émission est longue, de ne faire qu'effleurer la complexité de la pensée des invités et du sujet, de passer surtout tant de temps autour de détails, et cette impression que cela est largement dû à la conduite des entretiens qui bride le discours des intervenants ; tout cela me fait de plus en plus réfléchir à mon abonnement alors que j'ai envie d'aimer cette émission. On a l'impression que M. Schneidermann bride sa propre réflexion, que l'on sent en réalité bien plus profonde (ne serait-ce que par le choix des sujets, mais aussi lorsque l'on lit ses éditos du matin !), et qu'il se force à poser des questions superficielles et simplistes (peut-être pour feindre l'objectivité de "l'observateur des médias" qui ne fait que reprendre "naïvement" les questions que les autres médias posent, sans jamais prendre parti ni aller plus loin - mais on sent bien que ce n'est qu'une posture fabriquée, qui ne me semble en plus pas être la plus intéressante). Peut-être l'émission se veut-elle trop grand public et évite ainsi d'aller trop dans le fond des choses ; sous-estime-t-elle ses abonnés, comme on sous-estime les gamins de banlieue pourtant avides d'exigence et de complexité ? :)
Ce commentaire est un avis personnel et ne se veut pas malveillant mais constructif, j'ai beaucoup de respect pour le travail de l'équipe d'@SI et je l'en remercie (surtout à un tarif aussi abordable). Certaines des émissions sont par ailleurs des pépites comme on aimerait en voir plus souvent, et la variété des sujets abordés permet de découvrir plein de choses.

Je m'arrête en cours de visionnage pour poser ce commentaire. La conduite de l'émission est problématique : d'abord, pourquoi, dans une émission de critique de médias, forcer les trois enseignants à rester des objets sur lesquels se porte le regard critique (eux ne donneront que des témoignages, on ne veut pas leurs analyses... mais les analyses sont-elles réservées aux journalistes ? Ou quoi ?)

D'autre part, la manière de les forcer à respecter cette consigne est irrespectueuse. Couper et remettre Amaury Pierre à sa place de cette manière, ça passe les bornes. Il est vrai que Daniel Schneidermann est coutumier du fait : comme il a dit une fois à l'antenne, couper la parole, c'est son métier... en général, je trouve qu'il le pratique un peu trop, et là en particulier, c'est ultra-excessif.

J'ai aimé l'esprit de cette émission qui casse quelques clichés sur ces territoires si riches en réalité. Bravo!


Foutons la paix aux gamins avec la religion, quelle qu'elle soit, ne permettons pas aux parents quelque coercition que ce soit au nom de leur religion, et poursuivons le projet de préservation de la liberté de conscience conçu non pas seulement comme son libre exercice, mais aussi comme son libre choix à l'âge où ça devient possible.


Liberté, égalité, fraternité quand vos parents sont libres de vous stipendier si vous ne suivez pas leur choix religieux ?


Territoires perdus de la République n'a pas vocation à signifier que les gens qui y résident sont des zombies, mais qu'ils n'ont pas accès à la même liberté que par ailleurs du fait des pressions qui s'exercent sur eux par différents canaux dont la pression religieuse parentale et la pression délinquante de ceux qui vivent de trafics.


D'où l'intérêt de la démarche factuelle proposée par le patron : les enfants de vos écoles sont-ils oui ou non soumis à des pressions (sous entendu plus fortes qu'ailleurs) qui les conduisent à remettre en question des choses qui font consensus habituellement ? 


Autrement déployé : peut-on sérieusement soutenir aujourd'hui que la pression religieuse exercée par la "communauté" musulmane sur ses enfants est plus discriminante (pour lesdits enfants) que celle de la "communauté" chrétienne ou juive ? on peut même ouvrir à la "communauté" athée.


A l'inverse, on peut même soutenir les parents dans leur démarche d'éducation religieuse dès le plus jeune âge et dire que la France a une longue tradition éducative religieuse qui a porté des fruits délicieux dont on aimerait retrouver le goût.


Mais, on sait toujours pas et on se décide pas à prendre clairement position sur cette question.


La frontière entre l'autorité de l'Etat, l'autorité de la famille et la liberté individuelle.



Super sujet, j'aurai également aimé que les interlocuteurs puissent développé un discours général, plutôt qu'une simple revue de clichés à déconstruire, sur la foi de leur expérience. Le procédé a ses limites, les promoteurs du concept des territoires perdus pourront tout simplement objecter qu'il s'agit d'expériences individuelles, et qu'"on" sait bien comment ça se passe en général.


J'invite tout le monde à lire l'article de Libé sur les atteintes à la laïcité, cité dans l'émission : https://www.liberation.fr/france/2018/09/19/atteintes-a-la-laicite-a-l-ecole-le-grand-flou-du-ministere-de-l-education_1679524

Il permet justement de dégonfler quantitativement les mythes sur ces quartiers.

Je viens de parcourir les commentaires avec un certain étonnement. Je regrette en effet qu'on n'ait pas laissé s'exprimer le professeur d'éducation musicale au delà du pur témoignage. Mais je ne les ai pas trouvés tellement plus mal à l'aise que bien d'autres invités... Et, enseignante moi-même, avec dans certaines classes un public que certains seraient tentés de classer dans "les territoires perdus", je me suis sentie en totale phase avec les enseignants sur le plateau, en particulier la collègue d'histoire géographie (mais c'est normal, j'enseigne aux mêmes niveaux et avec une expérience comparable). Les élèves arrivent tels qu'il sont avec des interrogations et des sensibilités qui ne sont pas toujours celles de leurs enseignants mais, oui, ils sont vivants et on peut faire du chemin avec eux à condition de les respecter. Je n'oublierai pas ce lundi de novembre de 2015 où j'ai récupéré une classe de première technologique deux jours après les attentats. Ce qu'ils ont eu besoin de dire en premier, massivement, haut et fort c'est : ils ne sont pas musulmans (les terroristes, bien sûr), s'ils étaient musulmans, ils ne feraient pas des choses pareilles. Après, nous avons parlé de la Syrie, de la situation internationale et ils ont aussi exprimé leur compassion pour ceux qui mouraient sous des bombes qui venaient parfois d'Occident dans une situation géopolitique à laquelle ils ne comprenaient pas grand chose mais qu'ils avaient envie de comprendre. 

Au fond, dans mon expérience, le problème de laïcité est davantage dans le regard de certains membres de l'éducation nationale qui voudraient effacer l'islam de leur paysage que dans l'attitude d'adolescents qui ont une appartenance religieuse, qui ne la cachent pas mais qui respectent les règles liées à la laïcité beaucoup plus facilement que celles qui concernent le téléphone portable ou les devoirs maison... J'ai entendu des collègues se plaindre  d'un foulard sur les épaules ou d'un bandeau un peu trop large. Franchement! Foutons la paix à ces gamines. Oui, quand on les connait, on finit par reconnaitre chez certaines des signes qui permettent de deviner qu'elles sont voilées à l'extérieur. Mais les signes religieux les plus ostentatoires que j'ai pu voir ce sont plutôt des croix... généralement d'ailleurs portées pour des raisons plus esthétiques que religieuses. Pour moi, l'esprit de la loi de 1905 c'est premièrement la neutralité de l'état et deuxièmement la possibilité offerte à chacun de vivre ses convictions religieuses librement. La crispation sur des signes plus ou moins périphériques de l'appartenance musulmane d'une partie des élèves et la cécité totale vis à vis de ce type de signes chez les élèves chrétiens ne respecte pas la loi de 1905. À noter d'ailleurs que la laïcité de notre système scolaire bute sur le calendrier des jours fériés qui respecte toutes les fêtes chrétiennes mais ne laisse aucune place aux fêtes des autres confessions représentées dans nos classes. Alors oui, je peux vous dire que j'ai intérêt à ne pas faire un devoir un jour d'Aïd. Chez moi, c'est une bonne moitié de l'effectif qui disparait. Entorce à la laïcité? Facile à dire quand on vient soi-même d'une culture dont les grandes fêtes traditionnelles (Noël, Pâques...) modèlent le calendrier scolaire.

Je crois que si on est vraiment laïque dans sa pratique, on désamorce sans difficulté l'essentiel des provocations et on ouvre la voie à un véritable dialogue qui nous permet, quand il est mené, de faire société avec tous et toutes et, heureusement, s'il l'est peu dans les médias, il l'est assez souvent sur le terrain.

Daniel S.

C'est chose rare, mais vous avez humilié un intervenant. L'instituteur qui souhaitait s'exprimer. Certes, au début de l'émission, il est hors sujet...vous façon de le recadrer a été , je trouve, limite.. pour ne pas dire plus.

Et ça n'a eu de cesse pendant toute votre émission.  Au bout du bout, je n'ai pas compris ce que cette personne avait à exprimer.


Le bous émissaire parfait était sur votre plateau ... rare de votre part ce genre de comportement.


Bien à vous.

L’émission n’est pas de la qualité habituelle. 

C'est l'opinion de 3 prof. basée sur des témoignage. 

Qfois ça se passe bien, bon, merci.

Et ça donne le moral.

Bon très bien.

Ce n'est pas comme ça que l'on combat l'accusation d’angélisme




Pourquoi tant de mépris?

Des enseignants ramenés  à des pratiques "Parlez-nous de votre expérience" comme si leur cours était construit sur leurs bonnes intentions "Montrez-nous un sourire bienveillant" et leurs connaissances disciplinaires.

Mais M. Sneiderman les enseigants sont des professionels, ils sont capalbes de construire leur pratique sur une réflexion didactique  et d'avoir une vision pédagogique. 

Quand vous invitez des journalistes, des universitaires des écrivains, ils ne reçoivent pas le même traitement.

En tant qu'enseignant j'étais triste de voir ces collègues empéchés de déployer leurs compétences.  La vrai question est ( à mon sens) qu'est-ce qui vous fait continuer à travailler dans ces quartiers alors que tant d'autres enseigants n'attendent qu'une chose , avoir suffisamment de points pour s'en échapper.

J'ai été passionnée par cette émission, et j'ai très envie d'acheter ce livre. Encore merci.

le malaise dénoncé dans tous ces commentaires n'est pas dû à cette très belle émission, mais plutôt au non-dit des commentaires, la difficulté d'exprimer un accord, en fait, avec la théorie des quartiers de non-droit

et des enseignants qui la remettent en cause ne peuvent qu'être suspects

Des profs d'histoire qui enseignent la "Shoah". Tout est dit. Comment peut-on avoir une approche objective d'un sujet, si d'emblée on en fait un tabou religieux ? 


Est-ce ainsi qu'on apprend à penser aux élèves ?

Je me suis un peu ennuyée au début. Une sensation bizarre qu'ils restaient dans le vague et les lieux communs, qu'ils répugnaient à la clarté. À un moment, il m'a paru que leur désir de parler, de témoigner, s'accompagnait d'une réserve, presque d'une auto-censure. 


Peut être la crainte d'apparaître triomphalistes aux yeux de leurs collègues, ou pire, de se faire railler par les plus "militants" de la religion laïque. Ou simple "solidarité" un peu contrainte dans un contexte sensible? À plus forte raison, ne s'autorisent-ils pas à pointer la maladresse des uns, le racisme des autres, souvent à l'origine des incidents dénoncés et parfois dramatisés. 


Très émue par le petit gamin qui, se sentant habité par une rage qu'il ne comprend pas lui-même, se demande, anxieux, s'il ne serait pas "un kouachi". 


Intéressée par le remarque sur la provocation chez l'adolescent: si on part en contre-attaque au lieu de résister amicalement, on leur renvoie qu'on a peur d'eux, c'est terrible pour un ado car, outre l'image négative, on leur donne une illusion de toute puissance.


Et puis, disons le puisque manifestement ils n'osent pas, il y a des profs carrément racistes. Dans la classe de mon fils, il y a une vingtaine d'années, l'un d'eux insultait les élèves, allant jusqu'à en traiter une de "sale sicilienne". Aucune réaction ni du proviseur, ni des collègues quand les délégués, prenant leur courage à deux mains, en ont parlé en conseil de classe. Étrange solidarité, qui a obligé les élèves à faire eux-même le boulot, aller voir le prof concerné pour lui demander "de ne plus les insulter"


C'est normal, ça? 


Le coup du t-shirt exposant "Che Guevara" peut être compris comme une atteinte à la laïcité... Non, mais franchement.... Mais qu'est-ce que c'est que cet enseignant ??? Je trouvais l'émission poussive et un peu creuse, là c'en était trop, j'ai coupé la diffusion

Du coup, je n'ai pas vu la fin mais mon petit doigt me dit que tout un pan d'atteintes réelles à la laïcité n'a pas été évoqué, celui des écoles privées confessionnelles sous contrat avec l'Etat. Quid des lycée privés dans lesquels existent des moments de prière qui ne disent par leur nom et non condamnés par les rectorats. Je suppose que la situation est la même dans certaines écoles juives sous contrat, s'il en existe. Mais attention, dans le premier cas il n'est pas question de se fâcher avec une population souvent très aisée, dans le deuxième, sujet tabou.

Pardon pardon pour le hors sujet, mais à tout hasard, quelqu'un en ces lieux serait-il abonné à l'Humanité ? Et serait-il imaginable de me transmettre cet article rédigé par Hervé Leuwers, publié hier vendredi 21 septembre ?

Merci merci, sinon, bon week end quand même ^^

 https://www.humanite.fr/revolution-francaise-1792-robespierre-et-la-republique-661006

   " Ce que peut l'école : réussir au-delà des préjugés"  


     Le sous-titre de "Territoires vivants de la République" aux éditions de la Découverte est tout un programme .


     Ce livre vient juste d'être publié mais on peut le feuilleter ici .



     Il y a  (notamment) une présentation des auteurs et la table des chapitres bien sûr .



      Il y en a un qui donne envie  d'en savoir plus : il y est question de " l'effet papillon d'un geste quotidien" .



     La postface est rédigée par Jean-Claude Casadesus .

Laborieux, pénible, moment de malaise... cette émission n'apprend pas grand chose si ce n'est à mon sens démontrer les besoins en formation continue et en groupes de paroles pour les enseignants. J'enseigne depuis plus de 25 ans et je me paye un superviseur ainsi que des compléments de formation (personnelle, théorique, didactique, sociologique ...) C'est vital. Enseigner n'est pas un métier comme les autres. Il vous engage tout entier, tout le temps.... Ces témoignages ne m'ont pas spécialement redonné le moral. 

Les invités étaient vraiment en peine d'exprimer quelque chose de cohérent et d'intéressant, on a plus appris de Daniel et de sa collègue que des invités un peu inconsistants, peut pas très bon sur ce type d'exercice. On avait l'impression de commentaires de bistrots que d'analyse avec recul de la situation. Bon on peut pas être bon tout le temps ;-)

Les invités avaient l'air très intimidé, et c'est vrai, avaient du mal à bien exprimer ce qu'ils voulaient dire. Mais cela donne envie d'entendre plus souvent la parole des enseignants, qu'ils puissent raconter la réalité de leur vie professionnelle et celles des établissements scolaires.
Et je me pose une question: qui a commencé à utiliser ce terme de "territoires" ?


Ah, dommage de ne pas avoir inclus le "22 mai" de Thiéfaine, dans le défilé des dies irae. ;-)

Peut-être ces personnes sont-elles d'excellent.e.s enseignant.e.s et écrivent-elles bien mais en interview sur un plateau, j'ai trouvé ça très laborieux. Comme si chaque propos avait du mal à s'énoncer clairement et précisément, avait du mal à s'illustrer d'exemples concrets.


Ou bien est-ce le format interview (hyper balisé bien sûr par Daniel S) qui ne leur convient pas et auraient-ils.elles exprimé plus et mieux dans un format plus libre ?
En tout cas, j'ai l'impression que ces personnes ont beaucoup à dire et qu'elles ont dit très peu... Dommage.

Emission ovniesque... Le désarroi sur les visages de DS et de la journaliste... Quelqu'un a compris le thème ? Profs au bout du rouleau qui ne savent pas défendre leur ouvrage ? La musique de Shining à un moment donné, angoissante s'il en est, a parfaitement illustré  l'ambiance.


 "Remettre en cause l'autorité du professeur (...  ou ) Un t-shirt avec le Che, ça pourrait être une atteinte à la laïcité", bon clairement, il ne maitrise pas le sujet.


 "Si un inspecteur voit que je fais étudier l'islam, je vais avoir un blâme" : alors ça, j'aimerais bien voir ça ! Elle ne risque rien du tout, si son cours est bien fait, bien sûr. M. Schneiderman, est-ce que vous pouvez vérifier cela ? Ne vous inquiétez pas pour les programmes, Blanquer a fait une chose bien : Mme Souâd Ayada est désormais présidente du conseil supérieur des programmes, et c'est une pointure, très cultivée, contrairement à son prédécesseur qui m'avait semblé être une brêle. 


J'espère qu'ils développent mieux leur propos dans le livre (mais j'en doute après cette performance). C'est trop important de mettre en lumière les choses positives que les élèves d'établissements sensibles accomplissent, et de rendre hommage à l'engagement de leurs enseignants. Mais je trouve cela stupide de laisser entendre que les professeurs qui ont lancé l'alerte pour "les territoires perdus de la république" - on peut trouver à redire sur le titre, mais au moins ça a fait coup de poing - seraient moins soucieux de leurs élèves qu'eux. Il n'est jamais bon de taire des difficultés. Au contraire, je crois que s'ils ont alerté, c'était justement POUR ces élèves, pour qu'ils puissent recevoir un enseignement de bonne qualité, dans de bonnes conditions. 


Pas beaucoup de débat, ni de réflexion...

On aurait aimé voir de nouvelles têtes à la place des premiers de la classes habituels...

Où est M. Bardu ou Mme Labutte?

https://www.dailymotion.com/video/x5ud45

Ce qui déforce cette émission et le message qu'elle veut transmettre (je n'ai pas lu le livre), c'est qu'elle donne l'impression que tout cela est simple, qu'il suffit d'un regard politique bienveillant pour qu'advienne une autre réalité. En fait, c'est beaucoup plus compliqué : il n'est pas inné d'être un.e enseignant.e consistant.e, avec constance et attention. Il n'est pas non plus facile de former de futur.es enseignant.es à ce qu'ils le soient. Tout est dans des nuances infimes, dans une posture sans cesse "sur le fil", déterminée mais compréhensive, qui permet de garder le cap.

Quand une des enseignantes dit sur le plateau qu'il faut "y aller" le lendemain des attentats, DS répond "comme tout le monde". Or il est évident que tout le monde ne doit pas "assumer la responsabilité du monde" (je ne sais plus de qui est la formule) comme doit le faire l'enseignant.e devant un groupe d'enfants ou, encore plus difficile, d'adolescent.es, dans ces circonstances.

Une série belge commence aujourd'hui "Section professionnelle" (https://www.rtbf.be/auvio/detail_section-professionnelle?id=2398307), construite par une équipe de journalistes ayant passé une année dans un de ces lycées. Subtile, réaliste, elle permet de voir la réalité quotidienne, parfois vraiment dure, souvent incroyablement émouvante et belle...


Le sensationnalisme pour faire de l'audimat génère une caricature et des déformations des propos qui entraînent eux même une déformation chez le spectateur concernant l'idée qu'il se fait de ce que les autres pensent. Or en tant qu'être social nos pensées et nos actions sont fortement contrainte par ce que l'on pense de ce que pense les autres. En bref le verre déformant des médias cherchant a créer l'indignation génère une dérive sociétale totalitaire.

Bon, un rien déçu par la conduite de l'émission. On comprend l'idée de la promo du bouquin mais pourquoi avoir voulu qu'ils en restent au témoignage ? J'aurais préféré une partie plus synthétique où ils auraient dit l'essentiel de leur expérience autour des peurs concernant laïcité, sexisme, antisémitisme etc., et les entendre plus sur les réflexions qu'ils ne doivent pas manquer d'avoir sur comment enseigner dans ces contextes. Le simple fait d'avoir participé à ce bouquin marque sans doute qu'ils ont réfléchi à tout ça.

Et j'ai trouvé assez brutale la manière dont Amaury Pierre a été coupé par Daniel sur le mode "merci d'en rester à ce que j'ai prévu".

A un moment, on s'attendait à ce qu'un intervenant dise : " Qu'est ce qu'il vous fait croire que je suis un professeur ?"


Heureusement que le méchant Zemmour n'était pas sur le plateau ; ça aurait été une tuerie...
@ASI est rendu un safe-space pour zinzins

Que de contorsions intellectuelle pour se faire croire que tout va bien...

L’émission en une chanson  : "Tout va très bien, Madame la Marquise, Tout va très bien, tout va très bien..."
Bon à la fin, tout brule, mais les participants du plateau sentiront à peine la fumée au loin...

La diversité, c'est bien, sauf celle d'opinion sur le plateau.

Est-ce une émission ou une réunion entre amis sélectionnés par l'algorithme d'un célèbre réseau social pour leur convergence d'idées ?


Je suis étonnée de ne rien trouver sur Internet concernant Elsa BOUTEVILLE et concernant son documentaire "tous à l'école de Charlie"...  C'est dommage ! (Mais je ne suis pas très zaufée des nouvelles technologies, hum hum, peut-être que je ne sais pas bien chercher) Pouvez-vous m'éclairer, cher ASI (comme souvent ! -Hop-là la pommade-... ) ? Merci bôcou par avance !

On parle de nous sans nous, un plateau avec que des blancs qui parlent d'établissements scolaires avec la plus forte concentration d'arabes et de noirs pauvres. Vous critiquez Zemmour mais vous avez un point commun avec lui: vous parlez sans nous. Déçu. Si c'est ça la gauche, ça confirme mon choix de quitter la france.

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Il est question, à un moment de l'émission, de l'atteinte à la laïcité dans les établissements scolaires. Effectivement, dans la lettre de rentrée de Jean-Michel BLANQUER aux personnels de l'éducation, il est fait mention au § III. Éduquer aux valeurs de la République: 

"...

Il en va de même pour le respect du principe de laïcité à l'école. Pour épauler les équipes éducatives dans cette mission, les établissements ont la possibilité de solliciter les équipes académiques laïcité et fait religieux. Ces dernières contribuent à la formation des professeurs et des personnels et peuvent intervenir en soutien en cas d'atteinte au principe de laïcité. Un vademecum, conçu par le Conseil des Sages, expose la marche à suivre au quotidien face aux atteintes au principe de laïcité. Un formulaire en ligne Atteinte à la laïcité est également mis à la disposition des personnels de l'éducation nationale : http://eduscol.education.fr/saisine-laicite/

 ..."

Hors, la Lettre de l’Éducation de septembre 2018, reçue par courriel laisse perplexe par rapport au choix photographique qui a été fait pour le portrait du Mininistre de l'Education Nationale: 

http://cache.media.education.gouv.fr/image/Rentree_2018-2019/84/9/message-ministre-rentree-2018_990849.170.PNG

https://webmail1p.orange.fr/webmail/fr_FR/read.html?FOLDER=SF_INBOX&IDMSG=73702&check=&SORTBY=1

 

Faut-il y voir, au mieux, une maladresse de communication ?

Hahahahahaha ! La photo ! J'en pisse de rire !!!  

"Faut-il y voir, au mieux, une maladresse de communication ? "


Je crains que pire qu'une maladresse, il doit s'agir d'une tentative de clin d’œil "humoristique". Il n'y a rien de plus ardu que de faire de l'humour en comm surtout quand le sujet est des plus sérieux


Déjà j'ai du mal avec ces ministres qui à la moindre réforme disent "Je souhaite, je veux, j'ai..." alors qu'en fait ils ne sont que les porte-paroles d'une commission, d'un ministère, d'un gouvernement, mais là si en plus Blanquer pontifie, au prochain changement de ministre il faudra attendre la fumée blanche sortir de la cheminée de l'Hôtel de Rochechouard : "Habemus minister"

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