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"Sur Bataille et Fontaine, nous avons fait un film tendre ! "

Quatre années durant, sur le plateau de "Y'a que la vérité qui compte" et son légendaire rideau, Bataille et Fontaine ont traqué l'émotion de leurs "témoins". En 2005, Oren Nataf et Isabelle Friedman ont braqué pendant cinq mois leurs caméras sur les coulisses de l'émission. Après moults rebondissements, le résultat de leur travail, 20 minutes de bonheur, sort enfin dans quelques salles. Certaines de ses scènes sont sans concession pour les duettistes de la télé-émotion.

Derniers commentaires

Sur la page d'accueil des forums , il m'était indiqué qu'il y avait (au moins) un nouveau message sur ce fil. Où est-il ? Je ne l'ai pas trouvé. Et d'ailleurs , comment trouver un nouveau messge s'il est placé en plein milieu de la page ? M.Webmaster , si vous m'entendez...
Bonjour
Hier soir, je suis allée voir le film 20 minutes de bonheur. C'est loin d'être un film à charge contre Bataille et Fontaine. Fontaine et Bataille sont loin d'être "salauds" et"homophobes" qui étaient présentés depuis un an. Ils sont les producteurs de télévision, d'une émission dont le concept s'essouffle en 2006 et qui perd des téléspectateurs. Ils veulent conserver leur business sur une chaîne de télévision dont l'image est plus dégradée et dégradante. Ces deux sont des professionnels, très cultivés. Dans le film, Pascal Fontaine parle peu, réfléchit beaucoup, observe les chiffres à la loupe.

En revanche, j'ai trouvé le rédacteur en chef absolument odieux, répugnant. Ce type est un mélange de psychanalyste de bas étage, d'ancien espion du KGB et d'écrivain raté. Il est RÉPUGNANT. Il porte des pulls col roulé très sombres et ses ongles sont d'une saleté... Il donne froid dans le dos. Il oblige les journalistes d'espionner les candidats/ Candidates dans leur intimité. Il donne une leçon à la journaliste en lui demandant comment est décorée la chambre, si elle prend des médicaments anti-deprésseur . Face aux scrupules de la jeune femme, il lui répond : " Tu es une femme, il fallait demander d'aller aux toilettes et tu aurais pu voir. Entre femmes..."
Dans les entretiens, il est compatissant, il fait de l'empathie avec les futurs candidats. Il détient des tonnes de phrases toute faites pour persuader les candidats à venir dans l'émission. Il est le champion de la manipulation psychologique! Il est vrai qu'il y a un côté "Big Brother" dans ce type. En tout cas, c'est comme ça que je l'imaginerais.

C'est un film intéressant! Allez voir si vous le pouvez
Je trouve dommage le traitement de l'émission par Daniel Schneidermann, à l'inverse j'ai trouvé les remarques de David Abiker très pertinentes. J'aurais aimé que l'interview de Nataf soit axé sur les mécanismes de télévision et non le fait de savoir si Bataille et Fontaine sont des ordures ou non (apparemment cet angle a malheureusement été choisi par beaucoup de journalistes). J'aurais donc aussi aimé avoir une analyse sur les réactions des journalistes face à ce genre d'émission, en décalage par rapport aux spectateurs du documentaire. Pour moi, ce documentaire est l'observation clinique d'un système et non la dénonciation de 2 animateurs, c'est en cela qu'il est intéressant
Je n'ai pas encore regardé toute l'émission, mais il y a un truc qui m'a un peu "choquée" en regardant un des extraits du reportage (celui sur l'audience) et qui n'a pas été relevé. On voit Bataille et Fontaine chacun à un bout de la table, entourés de femmes, pas un homme ! Sans compter que, évidemment, je suppose que les "patrons" sont les fameux Bataille et Fontaine.
Je sais que cela n'a rien à voir avec de l'analyse d'images (bien que cela soit visible à l'image), que c'est un sujet secondaire mais cela me parait du sexisme primaire... cela aurait peut etre été relevé sur le plateau si à la place des femmes, Bataille et Fontaine avaient été entourés d'hommes noirs. Ils ne sont peut etre pas homophobes, mais ils me paraissent bien sexistes...
Je voudrais juste réagir concernant un aspect technique, car il me semble qu'il y a eu des problèmes de son. On entend souvent comme des grésillements, par ex à la 12ème minute et à la 17ème minute de l'émission.
je pense comme quelques rares personnes ici,……
je n'ai pas aimé cette émission, j'ai même eu l'impression que tous le monde s'ennuyait sur le plateau.
je m'y suis repris à 3x pour finir de la regarder.

(dommage pour les extraits du docu qui n'étaient au bon format d'image, 4/3 au lieu du 16/9e).
Il y a toujours un type comme ça qui la ramène sur les fautes d'orthographe et les coquilles. Je m'y colle aujourd'hui.

L'emploi de "moult" est toujours un peu précieux, donc autant bien l'utiliser. "Moult" en fait est un adverbe comme "beaucoup" (ou much, en anglais) donc il ne s'accorde pas. Moult péripéties, moult rebondissements.
Vers 35:40, je trouve que cela montre que parfois (et de plus en plus à mon avis) que DS prend trop la mesure des choses en se basant sur le buzz du net. C'est devenu un rituel avec DS "le net est en effervescence". Je trouve que DS devrait prendre du recul car le net est une myriade de microcosmes qui se regardent beaucoup le nombril et qu'il ne faut pas croire que le net reflète la vie hors ligne, comme l'indique Oren à ce moment là.
Et bien là je suis déçu. Je trouve cette émission molle, relativement sans intérêt et peut-être même inutile. Un mec fait un film sur une émission de télé et vous faites une émission sur le film en question. Long, mou, embêtant,...
au début de l'émission, j'ai cru que mon ordinateur avait un problème a cause de l'image... avant de me rendre compte que c'était le nouveau générique...

lol

bof
personnellement, ça me rend folle d'entendre qu'il n'y a qu'à Paris que l'on regarde toutes les chaînes de télévision, Et que le province et la classe inférieure qui la peuple ne sont branchés que sur tf1 ou m6. Il faudrait peut être voir à toquer à toutes sortes de portes et ne pas choisir ses foyers pour arriver à de telles conclusions...
"nous à Paris, nous à Paris"....et bien vous à Paris, vous n'êtes pas si différents, Monsieur Nataf, vérifiez bien quelle chaîne regarde vos voisins... vous , qui êtes à Paris...
Une horreur cette émission, un mode d'emploi pour tronquer la réalité, s'immiscer dans la vie des gens et profiter de leur mal-être pour faire de l'audimat. Oui, ils ont l'air sympathiques Bataille et Fontaine mais ce sont juste des vrp du glauquissime. Quand à leur heu "débat" sur la visibilité des homos, je suis plutôt d'accord avec DS et son début d'analyse (niark).

De surcroît, Nataf dit bien qu'il connaissait Pascal Bataille avant la réalisation de ce "documentaire" plutôt à décharge. Sans compter que les deux présentateurs ont aidé à remanier le documentaire.

A part David, qui se pose en protecteur du "bon peuple" (c'est horripilant), DS et son équipe ne poussent pas assez Nataf dans ses retranchements.

Déprimant, cette émission.
trop de commentaires, je n'ai pas tout lu...

juste pour dire que j'ai adoré cette émission, et que je pense également que c'est une des meilleures, car l'invité a le champ libre pour s'exprimer, développer son point de vue et faire réfléchir sur la télévision et cette émission. C'est bien d'avoir une vision en gris, parfois, au lieu de tout voir en noir ou en blanc.

Et d'accord avec les commentaires qui hurlent pour le taxi, c'est réellement de l'abus, après peut être que d'autres éléments ont amenés Nataf a avoir l'opinion qu'il semblait avoir sur le sujet, mais sa remarque était réellement puante.
A propos du journaliste qui retrouve Johanna au café, il s'assied effectivement au moins deux fois, premier angle pas de portefeuille sur la table, second angle il y a un portefeuille sur la table.

Cordialement
J'ai trouvé l'émission très intéressante.

D'abord, parce que je n'ai jamais pu rester plus d'une minute sur l'émission de Bataille et Fontaine lors de mes zappings de soirées désœuvrées. Cette façon de présenter à la terre entière ses failles et ses manques, et d'attendre que la télé vous "résolve" ça, ça m'a toujours tellement gênée que je me sentais obligée d'appuyer frénétiquement sur la télécommande. Même si je reconnais que c'est un problème que j'ai avec moi, je me suis toujours demandée comment un citoyen lambda pouvait avoir besoin de cela.
Et pourquoi des téléspectateurs avaient envie de le voir. Et franchement, je n'ai pas la réponse, même après cette émission.

Mais cela fait partie des choses que je demande à @SI, observer et décrypter pour moi ce que je ne peux pas regarder, c'est d'ailleurs la même chose pour la télé-réalité. Après, je pense que si beaucoup de personnes regardent une émission à la télé, nul doute qu'il y a un intérêt pour eux, même si moi je ne le vois pas. Après tout, pour ma part, j'adore la SF fantasy et les films de baston, alors que la plupart des gens sont tout-à-fait imperméables à ce genre et n'y comprennent absolument rien. J'en tire énormément de choses. C'est quelque chose en moi, une case, un circuit de neurones, qui est réceptif. Et j'imagine que les téléspectateurs de B et F ont eux aussi un circuit que je n'ai pas, une autre ouverture sur la réalité, un champ, comme disait Bourdieu. C'est tout.
S'il n'y avait au monde que ce qui m'intéresse, la vie serait bien monotone, même pour moi.

En ce qui concerne l'invité, j'ai trouvé que l'entretien était très réussi, et je n'ai pas du tout douté de sa sincérité. Pas une minute. Je plaisante souvent au second degré, mais là, pas du tout ! J'ai peut-être tort, mais il me semblait que justement il s'était posé les bonnes questions. Et que la relation de ses scrupules et de ses questions était sans aucun fard et justement parlante, et très subtile. Et j'ai trouvé aussi que son documentaire était admirablement filmé, et je n'ai pas été étonnée que DS demande des explications pour savoir si ça n'avait pas été bidonné, vue la qualité de l'image et des plans.

Et l'imposture de la fameuse Johanna ! Soudain ça ouvre un jour nouveau sur la remarque d'un des deux duettistes qui constatait que, vu qu'au passage de la jeune femme, les gens avaient zappé, il en concluait que c'était parce que c'était trop singulier.
Est-ce que ce n'était pas parce que ça ne faisait pas vrai, plutôt ?
Est ce que ce genre de téléspectateur voudrait trouver dans ces histoires une sorte de roman vrai, une confirmation de scénarios mille fois racontés et ressassés, mais dans la réalité ? Et détecteraient-ils vraiment le mensonge ?

Et nous avons l'impression d'assister à un remake du mythe de la caverne. L'émission de B et F s'était penchée sur une histoire, la pauvre jeune femme atteinte de TOC vraiment étranges. Le documentaire retrace cette histoire, et l'émission d'@SI l'examine, et nous tous nous regardons, mais ce qu'en fait ce jeu de miroirs nous permettait d'observer, se révèle être une toute autre histoire, celle d'une représentation d'art performance restée partiellement secrète. Presque un scénario à la Philip K Dick ou à la Saramago.
Y a t-il encore derrière une vérité avant-dernière ?

Vous le saurez au prochain numéro d'@SI.
Ou peut on visionner le documentaire 20 minutes dans son intégralité
c'est bien gentil de nous faire un double making off mais ol manque le reportage au total.....
Vous pourriez le mettre sur le site d'ASI ????
Bonsoir asinautes
vivre en province a parfois un avantage. Le festival du film "entrevues" qui se déroule à Belfort avait programmé l'an dernier ce documentaire. J'avais assisté à une séance en présence des réalisateurs. N'ayant pas la TV - mais connaissant la notoriété de Bataille et Fontaine, j'ai vite réalisé que celle-ci était largement sous-estimée. Ce documentaire est véritablement une gifle que la téléréalité se donne à elle même... ce qui m'encourage à regarder la TV à travers ASI entre autres !
Il y a peu le plateau de M Denisot accueillant les deux lascars ex de TF1 a confirmé à quel point le PAF entretenait une connivence prmpte à vous tordre les neurones et l'esprit critique.
Longue vie à ASI et des gens comme O Nataf
J’ai adoré l'émission et j'ai eu une envie pressente d'aller voir le documentaire entier ne serai-ce que pour vérifier par moi même si Nataf est sincère ou si une fois de plus, l’obsession de DS est justifiée.
Alors ! Reportage à charge ou pas ?
Pas de bol j’ai eu une 3eme lecture.
D’ailleurs je suis très étonné qu’il n’y ai pas eu dans l'émission la moindre question sur le sexisme qui règne dans la prod de ya que la vérité qui compte.
3 males dominants une dizaine de femelles n’ayant tout au plus que le droit de faire tout le boulot et en plus de se faire engueuler après. Peut être est-ce le cas dans toutes les productions, peut être est ce la raison pour laquelle personne n’a jugé utile de soulever ce point.
J’ai travaillé dans des sociétés racistes, sexistes, élitistes, discriminatoires mais je n’ai jamais vu ca.
Je résume l’organigramme tel que montré par le reportage.
2 patrons, un directeur une dizaine d’assistantes et un stagiaire. Les hommes ont tous une idée très précise sur ce qui doit marcher dans l’émission les femmes ont juste le droit de faire avec, pas une n’est autorisée à donner son avis, c’est impressionnant. Dans la scène d’engueulade Bataille va même jusqu'à provoquer les miss « répondez moi dites moi si j’ai raison ou tors de penser ce que je pense »
Du coup une d’entre elles se lance. Pour une fois qu’on a l’autorisation … elle n’a pas le temps d’aligner 5 mots qu’il lui pique à nouveau la parole, s’interrogeant sur la place de la pauvre malheureuse dans la rédaction si elle pense vraiment ce qu’elle dit. Personnellement je n’ai pas eu le temps de comprendre ce qu’elle essayait de dire. Mais bataille doit lire dans les pensées.
Pour revenir a la question de départ, oui c’est un reportage a charge, oui Bataille est homophobe mais pas par principe, pas par conviction. Il l’est parce qu’il s’est persuadé que son public l’est. Il l’est pour garder sa crédibilité auprès de la chaine qui le fait vivre. Il le dit lui-même c’est dommage mais c’est comme ca.
PS : Rien que pour les dix minutes cumulées d’absurdités vomitives que nous balance a la figure le rédacteur en chef (je ne suis pas sur de sa fonction) ca vaut le coup d’aller voir ce reportage.
Très heureux de voir Justine prendre de l'assurance et du métier, au fil des émissions. Et puis elle chasse les mouches presque aussi bien que notre regrettée Maya...Avec moins d'amplitude, peut-être, mais les diptères ont quand même du souci à se faire.
Bien sur que Daniel a envie de flinguer TF1, bien sur ce réalisateur Nataf n'a pas envie de se mettre une profession à dos, bien sur que la province ne regarde pas que TF1 ou M6, bien sur comme le dit David que cette équipe a mené une politique d'épicier marketing, et que Justine devient une vraie pro. N'empêche qu'au fil des semaines l'émission d'ASI est devenue un vrai rendez-vous et qu'on (moi) l'attend avec délectation. Poursuivre l'émission sur le site est également jubilatoire. Halte les chevilles, on ne gonfle pas ! mais dans ce désert télévisuel jalonné de "concepts" plus stupides les uns que les autres, Arrêt sur images est un régal d'intelligence et sa légitimité incontournable. Bien sur je me réabonnerai. Je ne suis pas étonnée que l'audience globale de la télévision diminue. Ca devrait continuer, la valda est de plus en plus dure à avaler.
Tout d'abord, j'ai regardé votre émission sur mon nouvel ordinateur, d'une seul traite, avec une image parfaite... J'avais l'impression de retrouver l'émission d'avant, vous savez, lorsqu'elle était soumise aux contraintes d'un autre siècle de la petite boîte cathodique. Y a juste un peu le son : c'est à dire, on dirait que de temps en temps y a qqn qui lâche une grosse caisse. Mais ce n'est pas trop gênant, ça rythme l'émission.
Sur le fond, c'est effrayant : la grande leçon de cette interview, c'est de montrer que le réalisateur Oren Nataf est encore plus cynique que les présentateurs qu'il filme, et cela sans en avoir aucunement conscience. A telle enseigne qu'à côté de lui, David Abiker passerait pour Judith Bernard ! Gravissime !
Je viens de voir l'émission ASI.
Je n'ai pas encore vu le film.

1) Mon premier réflexe était de penser au documentaire (autorisé (car commandé par VGE)) de la campagne présidentielle de VGE (pour les jeunes , VGE = Valéry Giscard d'Estaing) mais à la fin de son montage , était bloqué (par VGE en tant que Producteur, pas en tant que pouvoir politique) pendant plusieurs décennies (actuellement disponible en DVD dans la collection Depardon).

2) Je trouve que DS était plutôt ridicule dans son acharnement sur "y a-t-il des preuves, des statistiques sur les téléspectateurs homophobes" ; je pense qu'à tort ou à raison, sans à chaque fois se payer des sondages (DS a-t-il des actions dans ces instituts ?) on peut imaginer qu'il y a dans le public des gens qui sont pour et des gens qui sont contre sur n'importe quel sujet (pas seulement l'homophobie).

3) Ensuite c'était à nouveau DS qui en gros signifiait que des choses sont acceptables pour les "artistes" mais pas pour les autres : comment le statut d'artiste peut-il être accordé (un médecin a un diplôme, faut-il un diplôme pour un artiste ?) ?
Cela me fait penser à ce "pisseur des murs" dans un des pays scandinaves : au tribunal, il soutenait qu'en pissant sur les murs, il ne pissait pas n'importe comment mais il faisait des dessins (l'art éphémère quoi, comme les châteaux de sable ou de glace) ; selon la vision DS, s'il a un statut d' "artiste" (sur quels critères ?) alors OK, sinon amende !!!
C'est une émission intéressante car Mr Nataf défend un point de vue assez inattendu et montre que ce documentaire est un document (ce n'est pas toujours le cas, il cite l'exemple des reportages sur les coulisses d'une émission, fait pour un usage immédiat).

Mais on est déçu car ni le documentaire ni l'émission d'asi n'ont cerné ce qui cloche dans "y'a que la vérité qui compte" (à part le titre incompréhensible).

Oren Nataf aime cette émission. Pas moi. Mais comme il n'a pas fait une apologie, mais un vrai documentaire (dixit David Abiker) peut-être que je peux apprécier "20 minutes de bonheur" (autre titre incompréhensible, on est pas sûr de l'ironie à écouter le co-réalisateur). On sort de asi un peu plus avancé par rapport à la polémique avec "Bataille & Fontaine & le stagiaire inquiet pour sa situation", mais pas très avancé sur le fond du problème.

La vie joue des tours à tout le monde, et on peut tous se trouver un B sur lequel on peut fantasmer des retrouvailles riches en émotion. Mais que rajoute la télé, quel rôle joue-t-elle dans cette histoire? Pourquoi les A ne sont-ils pas capables de passer les coups de fil bidon (qui me paraîtaient plus excusables fait en amateur)? Est-ce que le père qui dit "oui" aurait dit "non" sans la présence de la télé? Si j'étais A, la question deviendrait lancinante dans ma vie, en plus de la question lancinante de départ "pourquoi l'abandon?" qui n'est pas résolue.

Dans des litiges plus juridiques, depuis belle lurette, la télé ou la radio (Bellemare, pot de fer/ pot de terre) a un rôle : mettre sur la place publique, ficher la honte à celui qui abuse de son pouvoir face à un faible en reniant le droit et la justice. Sauf que ce genre d'émission actuelle peut aussi être accusée de se jeter sur le malheur des gens, avant d'avoir laissé sa chance à une procédure normale... Mais dans le cas de "y'a que la vérité", en quoi a-t-on besoin du poids de la télé, de la mise sur la place publique, pour régler des problèmes affectifs? Dans tous les cas, B est virtuellement violé puisqu'il accepte de participer sans savoir qui est A, son consentement n'est jamais valable, psychologiquement parlant. Ce papa a assumé pendant 20 ans de ne pas voir sa fille. Quelle liberté pour lui dans cette situation? "Tant mieux" diront les téléspectateurs, sans trop connaître les composantes et les conséquences de ce revirement brutal pour lui et sa fille, "un père doit assumer et aimer son enfant". La société ne lui laisse pas le choix, la télé ne lui laisse pas le choix. Quel valeur à cet amour, contraint ou non, le doute est là? Au fond rien n'a changé pour les protagonistes, qu'ils en aient conscience ou non.

A la question "Bataille & Fontaine font-ils cette émission pour rendre service aux gens?", on doit substituer la question "cette émission rend-elle service aux gens?". Car au fond les états d'âme, le cynisme de Bataille & Fontaine ne nous concernent pas. Qu'ils fassent leur examen de conscience eux-même. Une personne pleine de bonnes intentions peut faire des dégats. Combien de pièges doit savoir déjouer un psychologue pour être utile à son patient? Tellement qu'on se demande parfois si ce métier est possible...

Pour finir un message à mon B : reste hors de ma vie, finalement je me suis bien débrouillée sans jusqu'à maintenant, et comme ça on ne saura pas quand on est mort l'un et l'autre et c'est chouette, non? Trop romantique, cool...
Nous regardons une émission @SI, où Daniel et son équipe regarde un documentariste (indépendant) qui regarde une émission (Tf1) regardée par X % d'audimat..
S'ensuit une chaîne d'observations où la critique et les interrogations se portent sur les différentes strates ce ce bouquet de visions qui se complique car....
les héros du documentaire, (les regardés) deviennent les regardants regardant les héros de leur émission Tf1, qui se regarderont à leur tour dans leurs propres prestations qui seront regardées par l'audimat.
Celui qui nous livre ce regard (le documentariste) subit la même pression que ceux qu'il a regardé, car d'autres maintenant le regarde.
Pour clore l'affaire, il suffirait que Daniel, Judith et David , regardent de nouveau leur émission (extraits) dans une autre émission où quelques intervenants les interrogeraient sur la pertinence de leurs regards.

Et je ne trouve plus mon aspirine....
Bonjour, je voulais juste préciser que le "petit bijou trouvé sur le web" n'a pas été réalisé par Yves Jeuland qui à signé le texte mais par Joyce Colson (pour la mise en image et l'animation donc) That's all folks :-)
Merci à Poisson,j'espère que ça va marcher
Arrêt sur image ne devrait peut-être pas toujours faire l'impasse sur les explications sociologiques concernant les personnes qui participent ou regardent le type d'émission dont il était question ici sur TF1. Il en résulterait presque une forme inavouée de mépris, conséquence peut-être involontaire du fait de se focaliser plus sur l'analyse de moyens que sur la compréhension des personnes. La question du parisianisme évoquée dans ce forum a provoqué des remous chez certaines personnes du public d'@si, public dans sa diversité. Je pense que ce serait une erreur de regarder @si en se considérant comme suprêmement intelligent, avec d'un côté les "bobos" et de l'autre les "gogos".

Peut-être qu'un formalisme guette @si, par rapport à cette impasse sur la recherche de compréhension qui ne relève pas toujours de la stricte question de la fabrication des images.
Je vis dans une petite ville de la banlieue parisienne qui est un désert culturel et je préfère me retrouver dans ma ville de naissance(Cahors pour ne pas la siter) ou cinémaS avec ou sans pub se cotoient avec théatre et auditorium.Pour les" abrutis" qui regardent TF1 ou M6 parce qu'ils sont fatigués par des journées de travail arretons de les mépriser il y en a partout aussi bien à Paris, en province,qu'en banlieue.Il y a une volonté politique d' abetir les gens:la télé,les réformes de l'école,les critiques de certain se plaignant qu'une guichetière doive faire l'analyse d'une page de"La Princesse de Clèves""pour obtenir son poste.On veut tout simplement abetir les gens pour qu'ils ne pensent plus et acceptent toutes les réformes faites pour la classe aisée en les croyant inéluctables.Notre bon maitre a parlé et c'est lui qui a raison.Pour parler de la malheureuse femme violée j'espère qu'elle n'a pas fait que demander le remboursement du taxi,mais a porté plainte.Faisant partie des analphabetes je suis incapable de correspondre avec mon pseudo que j'avais pourtant signalé lors de mon inscription à @SI.Ne vous moquez pas il n'y a pas que des supers qui s'intéressent à cette émission.Si quelqu'un me lit merci de me répondre.
après "arrêt sur image" du generique on peut voir que quelqu'un est payé pour chauffé la place de daniel ! et qu'au moment ou daniel reprend son trone, paf ! image de nicolas sarkozy sur une frame ! il n y a pas que le monteur du documentaire en question qui a de l'humour :D
Bravo Justine! vous faites vraiment du très bon boulot, je vous sens beaucoup plus à l'aise et ça fait plaisir :-)

Concernant le sujet, j'ai noté une petite contradiction dans les propos de Mr Nataf, il raconte au début qu'une journaliste cherchait duTipp-ex pour blanchir les dents d'une "cliente de l'émission", puis à la fin il dit que les journalistes étaient gentils et humains!
1- Le Tipp-ex contient un solvant toxique --> la journaliste empoisonnait la pauvre dame
2- Je n'ose même pas imaginer l'humiliation ressentie quand on décide de vous "peindre les dents" parce qu'elles sont "trop noires"!

Simple curiosité: Ils font comment pour enlever le Tipp-ex après?
Bonjour,
Je viens de regarder l'émission. Et je réalise que je connais la Johanna dont vous parlez à partir de la 36eme minute (qui aurait des tocs).
Le réalisateur du documentaire en parle comme une sorte de fil rouge de son film et elle est citée à titre d'exemple dans l'émission.
Il se trouve que cette histoire est en réalité complètement fictive. Johanna est une jeune artiste et cette histoire inventée de toute pièce est une de ses oeuvres.
Je suis vraiment étonné que personne chez TF1 ou dans l'équipe de Oren Nataf, n'ai eu vent de cette histoire.
Ça ne change rien au débat mais je pense qu'il est important de le préciser.
Je trouve que vous êtes trop durs avec O.Nataf.
J'avoue avoir été étonnée aussi. D'abord parce qu'Isabelle Friedmann, sa collaboratrice, est une très bonne réalisatrice, et que je ne peux pas croire qu'il y ait si peu de réflexion derrière ce film qu'il le laisse penser.
Et surtout, parce que j'ai entendu une émission sur ce film sur France Culture il y a quelques jours, à laquelle ils étaient tous deux invités, et la discussion était passionnante.

Ma théorie, c'est que Nataf s'est un peu braqué, en craignant que DS se focalise sur l'aspect critique du film, et plonge dans la polémique de laquelle Nataf commence à peine à s'extirper. Et d'ailleurs, c'est ce que DS a fait.
Dommage.
je n'ai pas du tout envie de regarder cette emission

cela me rapelle certain comique qui croyait drole de plagier les emissions les plus nuls

on sait ce que sont ces "emissions" "liberatrice de cerveau"

nul n'est besoin de commentaires n'y d"analyse
Je fais un petit commentaire a propos de la séquence critiquant la réforme du président de la république sur la suppression de la publicité de la télévision publique.

Daniel Schneidermann disait à la fin de cette séquence que c'est "un petit bijou d'inventivité et de créativité". Pour mon compte, je trouve que c'est du PUR PLAGIAT aux anciennes séquences qu'on regardait avec intérêt dans l'émission Archimède diffusée sur Arte. Elle permettait d'expliquer d'une facon très simple des phénomènes scientifiques au plus grand nombre. La tonalité de la voix est exactement la même, les caricatures sont très ressemblantes, l'humour est le même. Seule "différence", dans l'émission Archimède, le fond était noir et les traits blancs, ici c'est le contraire ... je ne vois pas ce point particulièrement "un bijou de créativité et d'inventivité"

Je n'ai pas trouvé de vidéo, mais je vous mets le liens vers des archives de l'émission avec des captures d'écran du professeur Archipi:
http://archives.arte.tv/hebdo/archimed/20011023/ftext/sujet3.html
http://archives.arte.tv/hebdo/archimed/20011016/ftext/sujet3.html

Je rêve d'ailleurs qu'Archimède suive votre exemple et nous fasse un site pour réssusciter l'émission

Grombalia
Mais quel odieux personnage ce réalisateur!
alors à savoir, lorsqu'on se fait violer, ne surtout pas vouloir se faire rembourser son taxi!
Je suis assez étonné des commentaires négatifs concernant l'attitude de Oren Nataf. Personnellement, je ne vois aucune hypocrisie dans son discours: pour passer 5 mois pour un tournage de documentaire, c'est évident qu'il faut aimer son sujet. Aussi, quand Oren Nataf dit qu'il trouve que c'est un sujet intéressant, que son film est tendre, je ne crois aucunement qu'il est hypocrite, bien au contraire. J'estime qu'il montre là son grand professionnalisme de documentariste, qui sait qu'il faut avoir une certaine empathie avec son sujet pour réussir à le traiter pleinement. Aussi vomitif que nous paraisse "Y a que la vérité qui compte".

J'ai trouvé que l'émission était vraiment une des meilleures que nous avait donné @si depuis son arrivée sur le ouaibe. D'abord, parce que l'invité avait vraiment une conscience professionnelle de son métier, une maîtrise des enjeux éthiques et esthétiques d'un documentaire, un sens parfait du montage, et un certain bâgout qui le rendait très télégénique. J'ai également beaucoup apprécié les interventions de David Abiker, notamment celle où il pose la question du recrutement sociologique des paricipants à ce genre d'émission putassières, moralement douteuses et hélas publiquement bankable.

Et puisque en ce moment, je n'ai pas vraiment le temps de parcourir tous les sujets du site et d'intervenir sur les fora autant que j'aimerais et que j'ai pu le faire, la première partie de l'émission m'a pour une fois été vraiment utile en me faisant un bref condensé de ce qu'avait produit le site pendant la semaine, et que je n'avais pu lire.

Seul léger bémol: le pinaiilage de Schneidermann sur la courte séquence où il se demande comment Nataf avait pu faire le raccord. Je n'ai certes pas vu, ni ne pourrais d'ailleurs voir le documentaire, mais il m'a semblé au vu des autres extraits proposés que Nataf avait fait le choix au montage d'éviter le plan séquence au profit d'un montage plus "cut", plus haché. Dès lors, ce qui apparaît comme un raccord douteux à l'oeil non exercé m'est apparu plutôt comme le signe d'une ellipse rapide d'un court moment non retenu au montage final, et les autres extraits montrés regorgeaient tout autant de ce genre de courtes ellipses dans les conversations des "personnages" du doc. Donc, je m'étonne que Daniel Schneidermann ait pu tiquer, alors qu'il me semble évident qu'un oeil aussi exercé que le sien pouvait déduire que le raccord était un moyen de faire une ellipse out en rendant fluide le montage.

Quant aux @sinautes sourcilleux sur la remarque à propos de la province faite par Nataf, je crois qu'il faut n'y voir aucune condescendance, mais le simple constat du hiatus entre le monde social dans lequel il évolue (résumé finalement par le mot "Paris") et celui des participants à "Y a que la vérité" (essentiellement un public provincial, populaire et disposant 'un moindre accès à une offre culturelle non télévisuelle que le moindre parisien).

Nota Bene: ce message n'est pas du tout un message de Fatal Flatteur. J'ai vraiment adoré l'émission, que je considère comme l'une des meilleures que j'ai pu voir depuis le passage à la version net. Chapeau, donc!

Sur ce, je retourne hiberner dans ma caverne, mais j'espère être aussi bientôt présent sur @si que je l'avais jadis été.
Bravo pour votre post... il est en phase avec votre pseudo...
Personnellement, j'interviens comme un citoyen, sous mon patronyme...
Pour la plupart d'entre nous yves brasey est aussi anonyme que hurluberlu. Même plus, hurluberlu, on l'a vu en chair et en os.
Je ne vois pas en quoi l'"anonymat" —le pseudonymat, en fait— que j'ai choisi sur ce forum et sur Internet en général nuit au propos que je tiens. Si j'ai pu vous blesser, je m'en excuse, telle n'était pas mon intention. Personnellement, je ne vois pas en quoi j'ai pu troller, mais si vous pouviez être plus précis dans votre critique à mon post, je veux bien répondre plus précisément afin de tenter d'éviter tout malentendu.

E comme le signale poisson —et comme le disait epikt sur le forum de l'émission avec Assouline— le pseudonymat n'est pas forcément un anonymat: c'est une façon de construire sur Internet son identité virtuelle sans considérer nécessaire de divulguer les moindres informations de sa vie privée réelle. Le choix d'un pseudo est bien là pour indiquer le hiatus entre le personnage public intervenant sur le net et le personnage privé et bien réel évoluant dans la vie de tous les jours. Je me refuse à divulguer sur le net des infos relatives à mon identité dès lors qu'elle ne sont pas obligatoires, j'abhorre facebook et autres . À partir du moment où il n'y a ni injure, ni diffamation, je ne vois pas dans le pseudonymat volontaire une forme de lâcheté.

Aussi, je le répète, si j'ai pu vous paraître méprisant dans mon texte, je m'en excuse, tel n'était pas mon but et je tiens donc à dissiper tout malentendu dès lors que vous aurez précisé votre pensée.

Cordialement,

Hurluberlu

Moi qui voulais retourner hiberner, c'est raté...
Moi et mon pseudo, on est tous les deux d'accord avec les 2 messages d'Hurluberlu, qui devra attendre l'Hiver pour hiberner, si les mots on un sens...non mais !!!

J'ai vraiment également apprécié l'émission. Et si "Chabal " ( comme dit Fan de canard mais j'ai plutôt pensé à cantonna ) a des propos inattendus, c'est justement un partie du sel de l'émission.

Quant aux @sinautes sourcilleux sur la remarque à propos de la province faite par Nataf, je crois qu'il faut n'y voir aucune condescendance, mais le simple constat du hiatus entre le monde social dans lequel il évolue (résumé finalement par le mot "Paris") et celui des participants à "Y a que la vérité" (essentiellement un public provincial, populaire et disposant 'un moindre accès à une offre culturelle non télévisuelle que le moindre parisien).

Mais quelle ignorance de la vie des vos compatriotes.
Devenez aventurier et allez dans les villes de province, vous découvrirez une activité culturelle riche non engluée dans un parisianisme convenu.
J'ai vécu 25 ans sur Paris et depuis 21 ans à Rennes, et je sais combien sont fausses les idées étriquées de ceux qui pensent que la terre s'arrête au delà du boulevard périphérique...

Mais quelle ignorance de la vie des vos compatriotes.
Devenez aventurier et allez dans les villes de province, vous découvrirez une activité culturelle riche non engluée dans un parisianisme convenu.
J'ai vécu 25 ans sur Paris et depuis 21 ans à Rennes, et je sais combien sont fausses les idées étriquées de ceux qui pensent que la terre s'arrête au delà du boulevard périphérique...


Rassurez-vous au cours de ma certes courte existence, j'ai vécu en province. Et bien qu'il s'agît de Lyon, l'offre culturelle, nombreuse et que ne ne nie pas le moins du monde, restait sans commune mesure avec la pléthore d'offres culturelles que contient la capitale. Ainsi,pour moi qui suis cinéphile, il me fallait me dépêcher pour voir certains films d'art et d'essai lors des deux premières semaines, avant qu'ils ne disparaissent pas de l'affihce. J'ai bien plus de temps pour les voir à Paris (il y a un mois, j'ai ainsi pu revoir 4 mois, 3 semaines et 2 jours sur grand écran, chose impossible ailleurs qu'à Paris).

De plus quand je disais "disposant d'un moindre accès à une offre culturelle non télévisuelle que le moindre parisien", je me référais (grammaticalement, c'est correct) au public de Y a que la vérité qui compte, lequel, si l'on accepte l'analyse sociologique qu'en a tiré David Abiker (ou même la lecture plus trash de son audience que fait Laurent fontaine), est composé des couches basses de la société. Or, comme le constatait Robert McLiam Wilson dans son ouvrage "Les dépossédés" (chef d'oeuvre de reportage sur l'Angleterre tatcherienne), la télévision est souvent le seul indispensable accès à la culture dont disposent les couches les plus populaires de la population. Il n'y a aucun mépris social de ma part dans ce constat. Et je pense qu'il n'y en avait pas non plus dans les propos d'Oren Nataf.

J'espère avoir dissipé tout malentedu sur mes propos —ce n'était pas le but d'avoir l'air d'un parisien condescendant vis à vis des provinciaux, dont je fus par ailleurs. Je l'espère d'autant plus que, comptant repartir hiberner, je ne souhaite pas que cette discussion cordiale se prolonge trop.

Cordialement,

(il y a un mois, j'ai ainsi pu revoir 4 mois, 3 semaines et 2 jours sur grand écran, chose impossible ailleurs qu'à Paris).





http://www.obernai.fr/site/Le_Cinema_Adalric-545.html


Samedi 27 à 18h
Lundi 29 à 20h30

;-)
Vous ne seriez pas un sodomisateur de diptères sur les bords, vous? :-)

Je vais préciser ma pensée, cependant, pour que mon exemple soit plus parlant et que l'on ne m'oppose pas d'exceptions quelque peu pinailleuses: Paris est la seule ville au monde possédant un tel réseau de cinéma, et surtout un tel réseau de cinémas indépendants.

Sans parler des institutions officielles. Pour faire une comparaison avec Lyon, deuxième plus grande ville française après la capitale, il existe au niveau des institutions cinéphiles la salle (magnifique) L'institut Lumière, et seulement celle-là. Paris possède le forum des images (en travaux en ce moment), dépendant de la ville de Paris, les deux salles du centre Pompidou et les trois salles de la Cinémathèque. Ce qui multiplie d'autant l'offre de rétrospectives consacrées à de rares cinéastes et moments de l'histoire du septième art. Voili voilu.

SVP, ne venez pas sodomiser des diptères après ce post. Je dois encore m'isoler, hiberner, m'effacer quelques jours, mais j'espère être de retour en pleine forme internet très bientôt: alors, on pourra allègrement sodomiser ces pauvres diptères. D'ici là, je risque de ne pouvoir participer à ces joyeuses parties fines en compagnie de ces charmants insectes
Au plaisir de pouvoir discuter avec vous après votre hibernation.
D'ailleurs, et c'est un peu ironique de le souligner, le film dont nous parlons ici "20 minutes de bonheur" n'est actuellement diffusé que dans trois salles dans toute la France... et ces trois salles sont à Paris !

PS/ D'ailleurs quand je suis allé voir ce film tout à l'heure à l'Entrepôt, c'était vraiment rigolo de voir qu'une des spectatrices ressemblait vraiment à une "Efapienne" dans le film (aux cheveux blonds). Pas osé lui demander si c'était elle...
Effectivement, il n'y a rien de plus imbécile que le parisianisme.A moins que,... le provincianisme peut-être ?

Effectivement, il n'y a rien de plus imbécile que le parisianisme.A moins que,... le provincianisme peut-être ?

Bel effort et beau barbarisme. Mais le provincianisme n'existe pas. Il faut se rendre à l'évidence, le snobisme, l'ignorance et le mépris ont choisi leur camp. Les péteux aussi.
Disons "l'esprit de clocher" pour être plus clair. Et si on tient particulièrement à se monter les uns contre les autres. Ce qui est ridicule car beaucoup de provinciaux vivent à Paris et vice versa.
Tiens, je me greffe à la discussion ici, pour apporter mon soutien au post d'Hurluberlu, plein de bon sens.

Sauf sans doute sur la comparaison Paris/province, condescendante peut-être, maladroite aucun sans doute.
Moi même ex-provincial à présent parisien, d'ailleurs extrêmement attaché à Paris et ne souhaitant pour rien au monde quitter cette ville (si ce n'est pour une plus grande avec plus de cinémas !), je peux néanmoins témoigner que la province est loin d'être un désert culturel et/ou un repère d'analphabètes, pas plus que Paris est un sanctuaire d'intelligence. Reste toutefois cette distinction qu'il va bien falloir qualifier, entre ceux qui acceptent d'étaler leur intimité à la télé et ceux qui s'en méfient comme de la peste par peur de voir leur image manipulée. Est-ce une fracture entre "beaufs" d'un coté et "éduqués" de l'autre ?
La France qui n'a qu'un seul bouton à sa télécommande existe, j'ai la même à la maison comme dirait l'autre, je n'ai qu'à retourner dans ma famille pour en observer quelques beaux spécimens (des provinciaux ? certes, mais j'ai aussi de la famille parisienne, pas forcément mieux lotie). Plus cons que la normale ? Pas forcément. Je dirais peut-être qu'ils n'ont pas les mêmes centres d'intérêts (oui, je sais, c'est atrocement consensuel et relativiste et moi-même déteste ça) et que toutes ces interrogations sur l'image et ben ça leur passe au dessus de la tête. Comme de mon coté le plaisir de faire une rando en forêt m'est totalement étranger (ou le foot, ou les campagnes électorales, ou bien d'autres choses dont j'ai choisit de me foutre). A leurs yeux je passe pour un extraterrestre déconnecté de la vraie réalité de la vraie vie, à mes yeux ils passent pour des beaufs.

C'est pas pour ça que je suis venu sur le forum, mais finalement ça se goupille pas mal.
Au sujet de David Abiker qui voyait dans la téléréalité (qu'il prenait au sens large, toute télé qui expose la vie de vrais gens à l'écran) broyant "le bon peuple [...] chair à canon" et qui soutient également que "la bourgeoisie protège bien ses bâtards" (citation de mémoire). Je prendrais comme contre exemple l'émission Streap-Tease (sur la RTBF et FR3) qui a fait un nombre incalculable de numéros parmi les bourges, et quelques uns bien "gratinés". Même si en fin de compte le "gratiné" est sans aucun doute surtout dans l'oeil du spectateur.
Bref, dans l'histoire ça me semble surtout affaire d'exhibition, souvent irréfléchie si vous voulez mon avis, de désir de se montrer (psychanalyse-de-bazarons : je passe à la télé donc j'existe !)(fonctionne aussi avec Facebook) et de témoigner, et à ce petit jeu les bourgeois (qui savent eux aussi être beaufs) ne sont pas les derniers.
Là, on touche l'os. L'os, c'est qu'attaquer TF1, c'est attaquer son public.
Cette chaine, comme les autres chaines privées, sont des entreprises dont le seul but est de faire du profit. Leurs programmes sont simplement le reflet de ce qui intéresse leur public.
Inutile de batir des théories du complot sur le pourquoi du comment de ce type d'émissions. S'ils le font, c'est que ça marche. S'ils sont de droite, c'est que leur public est de droite. S'ils font ce type d'émissions, c'est que l'Audimat suit.

Les questions qui se posent sont donc les suivantes:

1) Comment fonctionne la machine à vendre du "temps de cerveau humain disponible" ?
2) Pourquoi des millions de personnes s'intéressent à ces programmes ?

Le problème de ce genre d'émissions (je parle de celle d'ASI) est qu'elles font l'impasse sur ces questions, et se retrouve immanquablement à glisser sur un dénigrement du public de TF1 dans un schéma bobos contre gogos, les bobos intéllos du boulevard Saint-Germain, admirablement incarné par David Abiker, contre les ploucs de province qui consomment tout ce que lui donne sans discernement. ( ironique ).

La seule manière de sortir de ce bourbier est de considérer que le public de TF1 n'est pas plus bête qu'un autre et que s'il trouve un intérêt à ce type d'émissions, c'est qu'ils ont de bonnes raisons de le faire. Lesquels ?

Quant au formes de commerce de temps de cerveau humain disponible, ses chemins sont innombrables et se renouvellent indéfiniment, même dans les meilleurs médias.

Reste toutefois cette distinction qu'il va bien falloir qualifier, entre ceux qui acceptent d'étaler leur intimité à la télé et ceux qui s'en méfient comme de la peste par peur de voir leur image manipulée. Est-ce une fracture entre "beaufs" d'un coté et "éduqués" de l'autre ?

C'est un peu plus compliqué que ça et il n'y a pas ceux qui témoigneraient et appartiendraient à une couche bien particulière de la population et les autres.
Témoigner est aussi prendre un risque calculé entre ce que l'on donne et le bénéfice à une cause plus grande que le témoin lui même, notamment quand il est porteur d'un message concernant un groupe associatif ou informel. Personne ne change le monde d'un mot, mais la répétition abat bien des montagnes.

Peut-être même seriez vous surpris d'apprendre qu'il est possible de négocier la garantie de voir un message précis passer à l'antenne en échange d'une participation à l'émission, et constater au final, qu'en effet vos propos n'ont pas été coupés, y compris sur TF1.

D'autre part il y a une différence entre le témoignage et les émissions comme celle de Bataille et Fontaine qui viennent modifier, à la demande d'un participant, le cours de sa vie en retrouvant tel ou telle avec la rencontre filmée pendant l'émission.

Enfin, l'intention change totalement la couleur d'une émission. Je parle de cette intention qui touche à la motivation profonde tellement difficile, parfois, à cerner.
Quand on assiste à l'examen par Bataille et Fontaine des courbes qui perdent 2 points quand le témoin avec le TOC de la photographie entre en plateau et expose son problème, on est clairement dans une inquiétude quantitative et pas qualitative. Le chiffre, faire du chiffre, même si c'est de la merde.
La question de la sincérité des réalisateurs se pose tout de même.
Pourquoi B&F auraient tenté d'empécher la diffusion dun "film tendre" ? B&F ne seraient pas seulement deux gros ploucs à la solde du grand capital mais de plus ils sont insensibles aux bons sentiments ... Il y a un truc qui cloche.
La réponse sur l"empathie est un cache-sexe. Bien entendu, passer cinq mois avec des êtres humains provoque un sentiment humain de ce type, même peut-être de sympathie. Cela ne dit rien des intentions des réalisateurs.

Il y a des contradictions dans les propos d'Oren Nataf.

1) Comme signalé dans mon post précédent, pourquoi ont-ils choisi d'insérer dans le montage une séquence alors que Bataille avait demandé de couper la caméra ? par tendresse ?
2) Ce film a été connu par un gros buzz basé sur l'interdiction de B&F de le diffuser. Les réalisateurs ont choisi de faire fuiter sur Inernet LA séquence à consonnance homophobe: Succès assuré ! Le message marketing est simple: Le film est censuré donc c'est un bon film. Et pourquoi est-il censuré ? parceque B&F y tienne des propos inavouables ( normal, TF1 est une chaine de merde ). Je ne peux m'empécher de penser au post de DS qui qualifiat ce type de sujet d'attrape-audience.

Ensuite, il viennent nous dirent qu'ils adorent leurs sujets, que ces propos n'ont rien d'homophobes, ils nous parlent de bons sentiments etc.
Tout cela, c'est du teasing à 3 balles. Très peu pour moi.
Émission de très grande qualité, tant par l'intérêt de l'invité que par le travail des journalistes.

Daniel laisse parler l'invité et les chroniqueurs sont en grande forme. Mention Justine qui, comme l'a relevé lilalilou, fait un excellent boulot.

J'ajouterais mon accord avec tout ce que contient le commentaire d'Huluberlu pour économiser des caractères.

Une seule frustration majeure : merci Daniel de votre conseil que j'aurais suivi avec plaisir, mais comme il a été précisé plus haut, bon nombre d'entre nous n'auront pas la possibilité de voir ce documentaire avant un moment, car il n'est projeté que dans 3 salles à Paris. N'en déplaise aux défenseurs de la culture provinciale qui échapperait au parisianisme.

(essentiellement un public provincial, populaire et disposant 'un moindre accès à une offre culturelle non télévisuelle que le moindre parisien)
vaut mieux entendre ça que d'être sourd... c'est sûr qu'en province, on a plus de mal à voir Patrice Laffont au théâtre... mais par exemple, les festivals de jazz les plus renommés n'ont pas lieu à Paris...
allez vous pendre, sinistre zouave
Je crois avoir précisé plus haut le fond de ma pensée. Si de fait j'ai pu laisser apparaître un mépris pour la province, je m'en excuse et retire donc les propos litigieux. Je tenais seulement à souligner que lorsque Oren Nataf évoque la séparation Paris-Province, c'est moins un constat géographique d'un hiatus entre les deux que celle d'une différence entre deux milieux sociaux, le sien (bourgeois, parisien, cultivé) et globalement le public de l'émission de Bataille et Fontaine (populaire, provicial, avec pour seul rapport à la culture la télécommande scotchée à TF1 et M6). Si dans cette dernière phrase transparaît encore un mépris à votre avis, sachez qu'en tout cas je n'en éprouve aucun.

Sur ce, je repars hiberner, même si c'est pas la saison... c'est mon côté décalé.
"sinistre zouave... péteux... allez vous pendre"
C'est marrant, à l'époque nous évoquions vous et moi certaines raisons de censure sur le forum, bien avant que vous ne changiez de pseudo.

Je trouve que le modo est bien accommodant avec vous, sur ce forum.

Remarquez, c'est rien par rapport aux mp que vous m'avez envoyés à l'époque :-).
Ça c'était du lourd.
Il est bien gentil avec vous, Hurluberlu, il devait déjà être à moitié endormi sans doute.
J'ai été très intéressée par cette émission alors que je ne regarde jamais la une!!
DS, étais-ce voulu?, a pour cette fois été le méchant.
Il me semble que cela ne peut être que son rôle car il n'y avait personne sur le plateau pour soutenir la réputation, que je ne nommerai pas, qui est attachée à cette émission.
D'ailleurs, au vu du ton très courtois, je ne vois pas pourquoi les invités qui étaient invités ne sont pas venus.
Au final, je me demande si cette émission(sur la une) était si horrible..... Je suppose qu'il n'ont pas eu de procès, sauf pour une malheureuse histoire qui a mal tourné.
Mais cela a été dit sur le plateau, le film montre bien une entreprise, des gens qui font bien leur boulot, et cette entreprise produit de l'émotion sur le dos des autres.
Merci pour cette émission! car sans elle j'aurais peut-être perdu mon temps à visionner ce film que je croyais critique et contestataire, or il n'en est rien!! INSUPPORTABLE ce Nataf! On a envie de lui donner des baffes tellement il manque d'esprit critique! Ce genre de film est dangereux car comme je l'ai vu dans certains commentaire certains croient que c'est un film "hors système", alors qu'il est en plein dedans!
Emission qui aurait pu être plus intéressante encore mais que faire avec un invité qui raconte une anecdote sur un chien perdu lors d'un tournage...

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Un chiffre d'affres à faire:


Fondamentalement , quel est l'interêt de l'émission de Bataille et Fontaine ?
Pourquoi montrer des gens dans leur symptôme? Est-ce que ça va faire disparaître le symptôme : Chez les gens qui passent à l'émission sûrement pas (cf l'agression sexuelle) ,chez ceux qui la regardent non plus . Tout au plus pourront-ils se voir de l'exterieur avec leur symptôme en regardant A ou B, c'est tout. C'est de l'ordre de la psychothérapie de groupe. Ça déplacera le symptôme , ça ne le fera jamais disparaitre.

Je trouve que c'est plutôt de la psychologie de groupe financier , et donc l'intérêt de TF1 à diffuser ce genre d'émission se mesure en pourcentage.

PS : Le duo Schneidermann-Abiker fonctionne très bien , ça équilibre l'émission , et le solo de Justide est exceptionnel : vous êtes une surdouée !

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Si vous voulez du documentaire à charge, qui vous conforte dans vos idées si originales que la télé c'est pourri, et Bataille et Fontaine, c'est des gros cons, que le monde est tout blanc ou tout noir, ben regardez Fox news...

Un peu de subtilité dans la critique ne nuit pas à la critique.. S'il est simplement gentil avec eux, c'est pour montrer qu'il n'est pas là pour faire le voyeuriste ou pour les sniper l
Vous ne comprenez pas que quand on fait un doc, c'est pas forcement pour taper sur des gens, pour le plaisir du pamphlet, mais pour comprendre un fonctionnement, illustrer un système? Oren Nataf y arrive parfaitement bien. Sous le simple prétexte qu'il ne s'aligne pas bien comme il faut pour un ''gens de gauche'' en tapant bien lourd sur deux nigauds de TF1, on le prend pour un 'mou', un 'jaune' ou je ne sais quoi..

Y'a vraiment des gens sur ce forum qui gagneraient à être moins dogmatiques...
Il y a une question qui n'a pas été posée.
Au début de la séquence sur l'homosexualité disponible sur YouTube, Fontaine regarde la caméra et dit "on ne parle pas pour la caméra ... on ne va pas s'empécher de travailler parcequ'il y a une caméra". En français, cela est une demande courtoise d'arrêter le tournage, ce qui est son droit le plus strict. Les réalisateurs ont choisi de continuer de tourner et d'insérer la séquence complète dans le film. Est-ce correct ? déontologique ? J'avoue que j'ai du mal ensuite à croire Nataf quand il affirme ne pas vouloir faire un documentaire "à charge" mais "un film tendre". Tout cela semble bien hypocrite et l'énervement de B&F est pour moi bien légitime.

Est-ce que vous ( la rédaction d'ASI ) accepteriez d'être filmé dans ces conditions quand vous parlez de vos abonnés ? Je suis certain que non.
La bise est la plus belle escroquerie de cette émission de Bataille et Fontaine.

La bise des stagiaires, des animateurs aux invités,
c'est tellement en contrepoint des abréviations A versus B des débriefings,
qu'on comprend bien que cela fait partie de la mise en condition des invités.
Puant. Le savaient-ils les invités qu'on parlait d'eux sous forme algébrique ?

La bise à la fille du père, alors qu'ils NE SE SONT JAMAIS VUS,
c'est hors sujet, obscène. Quand on découvre quelqu'un, on commence par le saluer, lui parler,
l'embrasser, c'est autre chose.

L'émotion est un artefact de cette émission,
on embrasse les invités qui embrasse des inconnus,
on construit les signes de l'émotion, les apparences de l'humanité avec les ficelles les plus grosses qui soient.

Embrasser dans ces cas-là c'est scotcher l'autre,
l'empêcher d'être à la bonne distance,
l'empêcher de réfléchir en le tenant dans un espace d'intimité qui désarçonne le contrôle de soi.

Comment voir de l'humanité dans cette grossière manipulation. Nataf manque vraiment de subtilité,
ou alors, c'est une posture pour éviter des plaintes en diffamation.

http://anthropia.blogg.org
J'adore l'intro cocaïnée... ;-)
Je vais aller voir le film avant de donner mon avis. Il est vrai que la dernière partie, et surtout la remarque judicieuse de David Abiker aurait dû être plus développée. C'est dommage et un peu frustrant. Qui regarde TF1? C'est une bonne question.
Un peu faux-cul, le Oren Nataf, non ? Vous auriez pu sous-titrer l'émission "Mon curé chez les nudistes" ! Non franchement, il charrie ! Il en a trop fait... On aurait dit Xavier Bertrand face à la CGT lors de la "réforme" des régimes spéciaux !
Ce monsieur Nataf avec ses airs de ravi de la crêche est soit complétement idiot entêté qu'il est à trouver belle cette lamentable entreprise de production d'émotion factice qu'est "Y a que la vérité qui compte" soit à la recherche d'une absolution par ses anciens amis Bataille et Fontaine et par TF1 surtout (il faut bien espérer poursuivre une carrière!).
Son absence de regard critique rend hélas le débat bien pauvre.
David Abiker est, comme à son habitude, brillant mais le manque de répartie et de sens du rebond de l'invité fait retomber bien vite ces tentatives d'élever le débat, notamment lors de l'analyse sociologique des clients de ce type d'émission.
Dommage !
c'est quoi cette photo du président dans le générique ! :D

j'ai pas encore vu l'émission vous en parle peut être dedans
... les craquements de micros sont un petit peu dommage, surtout à la 54ème minute où les propos de Daniel Schneidermann sont incompréhensibles à un moment donné.
Je ne suis pas vraiment surpris que le sosie à Chabal ait passé des mois agréables à filmer des locaux où l'on peut s'apercevoir qu'il n'y a que des filles pour ainsi dire, à mon humble avis triées au casting pour leur physique. Bon ça c'est une contribution à la Patrice Guyot, n'empêche que bon.
Et à la 68ème minute, "en fait, vous les aimez bien"..
Tu m'étonnes John.

Il sait la manier en long, en large et en travers, la brosse à reluire, Oren Nataf.
Rhââh, et puis, en coupant certaines scènes, Bataille et Fontaine ont en fait grandement "amélioré" le film. J'aimerais bien visionner les plans coupés, tiens.

Sans oublier ces employées qui appellent les gens en se faisant passer qui pour Telecom, qui pour une amie d'enfance...
Bof, de l'usurpation d'identité ? De l'imposture ? "Y'a pas mort d'homme", qu'il nous dit en dessillant à peine.
N'empêche qu'entre elles et Jean-Yves Lafesse, c'est pas vraiment le même calibre.
Puisqu'il y a une bonne part de sincérité dans la volonté d'aider les invités du plateau.
' Pas peur de nous prendre pour des jambons. Qu'ils viennent plutôt manier la louche aux restos du cœur, ça sera un brin plus flagrant.

Comme il dit, "il ne veut pas entrer dans la polémique", à la 48ème minute.
Bon, il trouve ça vraiment limite que la femme qui s'est faite agresser sexuellement, demande deux jours après à se faire rembourser le taxi. Quelle mesquinerie. Limite si elle n'en aurait pas rajouté un peu, tiens. Et en balançant ça style 'j' dis ça, j' dis rien".
D'ailleurs, au passage, il y en a un qui fait un peu de pub à @si. Lui, il est vrai que j'aimerais bien le voir sur le plateau, à l'occasion (comme plein d'autres cela dit :-)

Entre le décryptage ultra-pro de Justine et les analyses pointues de David, je me suis souvent demandé ce que l'invité foutait là, du coup.
Il a l'air très sympa, du reste, et de bien connaitre son métier. Aussi, quand il prétend que son film n'est pas un document "à charge"..
C'est pas faux, comme dirait Perceval Dans Kaamelott.

Cependant, j'ai comme l'impression qu'il nous a laissé entrevoir la partie émergée de l'iceberg, et volontairement occulté le reste.
Dire que leur émission était sublime, faut pas pousser non plus. Ou alors, dans la même logique et dans un esprit de cohérence et d'échelle, il a dû connaitre quelques orgasmes en regardant feue l'émission Droit de réponse, en terme d'utilité publique, et en terme d'émission vraiment nécessaire.

Bon allez..
.. Rideau !
Daniel, vous-êtes tombé sur la tête ? !
Je sais bien qu' "arrêt sur images" ne fonctionne pas à la pub et à l'audimat... mais pour nous, les @sinautes, quelle idée de nous faire perdre 1h18 pour voir un benet (qui a des difficultés avec la langue française... qui ressemble à un ex-68 (je n'ai rien contre) mais qui ne doit pas manquer de fric et ex-copain des zozos du sujet) et qui a filmé pendant 5 ou 6 mois les demeurés qui produisaient une émission à la con sur TF1 avec comme seul objectif l'audimat et le fric ?
N'aurait-il pas été plus intéressant d'analyser le pourquoi de ce type d'émission, la dégradation intellectuelle et la perte de temps qu'elle produit dans le "petit peuple" ?
Sur les 1h18, une très bonne intervention de 15 secondes "...utiliser le bon peuple comme chair à canon de la téléréalité..."

J'espère que le comité de rédaction sera mieux inspiré pour le choix du prochain reportage...
A +
Yves
Bizarrement, je n'ai jamais regardé l'émission de TF1, mais de ce qu'on entraperçoit ici, c'est exactement l'idée que je me faisais des coulisses. Les manigances pour retrouver "B", les chiffres d'audimat qui discute sec, les discutions (quand la fiction devient réalité!) sur les choses approprié pour le spectateur moyen de TF1...

Quand aux acolytes Bataille et Fontaine, salauds ou héros?

Faire une émission, qui a pour seul but de faire de l'audience et ce en utilisant les émotions des gens... 0/10 sur l'échèle de la morale.

Mais les respecter, d'un autre coté, c'est louable. Allez, 7/10, ça arrive pas souvent à la TV je crois (je regarde plus).

Une moyenne de 3,5/10 ! Des efforts, mais peut mieux faire...
J'ajouterais que nier le fait que ce type d'émission accélère un avilissement croissant d'une tranche de notre population c'est de l'hypocrisie pur et simple ; et comme le dit M. ABIKER les témoins sont (le plus souvent) de cette même tranche ! Est-ce un mal typiquement français que de se régaler des défaillances d'autrui pour mieux dénier les siennes ?
J'avais vraiment envisager d'aller voir ce film, mais merci @si, je ne cautionnerais pas les idées anesthésiantes de M. NATAF ...
En entendant les propos d'Oren Nataf, je suis tombé à la renverse et ça ne m'étonnerait guère que l'équipe d'ASI se soit aperçue au fil de l'émission que le casting n'était pas tout a fait le même que ce qu'ils avaient envisagé.
Comment le réalisateur d'un documentaire reconnu par toute la critique comme une charge contre la télé réalité made in TF1 peut-il être dans cette posture molle d'une demi-négation du caractère dénonciateur de son documentaire, enchainant les contre-vérités et se contredisant de manière aussi frappante ?

Sur le caractère homophobe ou non de Bataille et Fontaine ou d'une partie de leurs téléspectateurs, pourquoi avoir inclus une séquence aussi longue si ce n'est pour au moins alerter le spectateur sur le fait que les animateurs sont attentifs aux desiderata du public anti-homo de la chaîne ?

Je ne reviendrai pas sur la comparaison entre les oeuvres respectives de Bataille et Fontaine et Lars von Trier, qui fera sans doute hurler de rire le moins éclairé des amateurs de cinéma, et peut-être regretter les Cahiers d'avoir apporté leur soutien à Nataf... Que ce dernier n'aime pas von Trier est une chose, mais il y a d'autres manières de le dire.

Quant au fait que "Y a que la vérité" ne soit pas de la télé-réalité, l'explication ridicule du réalisateur se dément elle-même. Selon lui, des programmes comme Secret Story ou la Star Ac organisent la vie des candidats, leur existence devient la télé donc c'est de la télé-réalité. Mais qui peut nier que l'émission de Bataille et Fontaine est fondamentalement une ingérence dans la vie des "témoins", une tentative d'organiser leur vie, d'agencer leurs retrouvailles à la manière de la télé, de faire communier les proches et le public autour d'un show télé, de faire douter et changer de décision l'invité B "parce que c'est à la télé" ?

La télé-réalité (aussi appelée trash TV) ne se réduit pas à de jeunes candidats beaux et branchés qui vivent jour et nuit sous le regard des caméras, c'est aussi la télé qui se mêle à l'existence des gens, qui essaie de l'arranger, la corriger à sa manière, et tient le fait d'être exposé à travers le filtre transparent du petit écran pour la meilleure des thérapies.

Au final et en essayant d'interpréter des propos parfois peu clairs, le réalisateur semble nous dire : "je connais bien les gens qui font ces émissions, ce ne sont pas de mauvais bougres ; c'est le système TF1 qui est corrompu". Drôle de raisonnement. Et je reste tout de même interloqué au vu du résultat fixé sur la pellicule...
Mon propos n'a aucun rapport avec le sujet mais je tenais à vous faire remarquer que
je regarde vos émissions parce que le contenu m'interesse, mais vous devriez vraiment revoir le décor, parce qu'on dirait que vous êtes dans une boîte et que ça donne une ambiance glauque, continuez!!
je suis une femme j'ai 55 ans je vis en province ma télécommande ne connait pas souvent tf1 ou m6 comme le dit le réalisateur du film il n'y a pas que paris qui regarde à la télé des émissions d'un niveau supérieur salut jacqueline
BRAVO a tous pour cette super émission. Absolument nickel. Je suis encore tombé amoureux de Judith.. Elle est trop cool , je vais fonder un groupe Facebook si ça continue...
Sinon, Oren Nataf, est excellent. Très respectueux de son sujet. Pas racoleur. Bref, un mec que j'apprécie.

Petite remarque à Daniel: On sent parfois une petite jubilation carnassière à tenter de déterrer les pires secrets de tout un chacun. Surtout pour ce genre d'émission j'imagine.. J'aurais sans doute aussi céder à la subjectivité totale, mais enfin, pas vous Daniel! (je fais allusion,entre autre, au passage où vous proposer de passer au crible de la psychanalyse l'homosexualité sous-entendue refoulée de l'un des deux nigauds). C'est du chipotage hein, je sais, mais je suis un peu comme votre mère Daniel, je veux que vous soyez parrrrrrfait...

Voila, c'est tout. Continuez moi cette émission de salut public! D'ailleurs je crois bien que je vais finir par prendre un abonnement payant..... Je suis plus étudiant depuis 3 jours.. (Vous embuachez à @si?)
J'ai été très surpris par cette émission.

En fait, je suis un peu un "alien" dans cette histoire : bien que vivant (encore...) en France à l'époque considérée, je n'ai jamais vu "Y'a que la vérité qui compte"...ni même entendu parlé. (oui, je sais. Incroyable, hein ?) Tout ce que j'en sais encore aujourd'hui, c'est ce que j'ai pu en apprendre sur le site d'@si. Je m'attendais à quelque chose de très trash, de "très TF1". Or, cette émission @si qui scrute un film qui lui-même scrute "Y'a que la vérité qui compte" m'a plutôt présenté un produit... plutôt correct.

Je me surprends à avoir un avis assez clément envers Bataille et Fontaine (et toute leur équipe), et bien souvent j'apprends quelques secondes plus tard qu'Oren Nataf a un avis assez proche du mien. Bien sûr, mon avis ne vaut pas plus que ce qu'il vaut : je contemple tout cela par le petit bout de la lucarne, sans même avoir vu un seul "Y'a que la vérité qui compte" ni même "20 minutes de bonheur". Tout ce que je peux en dire, c'est que les morceaux du film diffusés dans cette émission ne sont pas du tout le "brûlot" anti-Bataille/Fontaine que je m'attendais à voir. Toutes les séquences incriminées (la discussion sur les retrouvailles du couple homosexuel, l'épisode des offres de repas) me semblent absolument normales : en les regardant, je me sens plutôt poussé à la sympathie envers l'équipe de TF1. Et je comprends pleinement ce que veut dire Nataf en parlant d'un film tendre.

Peut-être que le fait de regarder "20 minutes de bonheur" dans son intégralité m'inspirera un autre regard... Mais je doute que ce film parvienne jusqu'à la Belle Province... Y'aurait-il un moyen de le télécharger légalement ?
1)Moi j'ai bien aimé le début a vitesse 10000 : on peut y voir que J. Brabant a des mouvements encore plus rapide que les autres, notament de la charnière cervicale (ce qui nest pas sans m'inquiéter pour son arthrose de dans 30 ans). Et on le retrouve quand elle parle où elle ne ménage pas ses calories pour faire passer ses messages.

2) Le début par les brèves me laisse un peu sur ma faim. J'aimerai, comme au bon vieux temps, que ce soit loccasion de sujet un peu plus fouillé, avec un decryptege au millimètre, avec avis et contre avis alors que là, on a droit à l'énoncé d'un sujet puis sa conclusion en 10 secondes : on a pas l'impression d'avoir flairé le scoop ou l'info caché de la semaine. A suivre.

3) J'ai bien aimé l'émission qui, détricote toute la polémique qui a vogué toute l'année : ce n'est pas un documentaire poignard sur la télé réalité fait en "looze-D" par des "anarcho-indépendants antiTF6", mais un docu de vérité sur une émission certes pas dans le même objectif que bouillon de culture mais qui essaie de mener à bien et pour le mieux de tous le cahier des charges. Au final, on se demande bien ce que B. et F. ont pu lui reprocher : nataf le dit bien quand il évoque la difficulté de se regarder dans un miroir. Moi aussi, j'aime pas voir mes "golfes capillaires" se creuser de plus en plus chaque matin, et je serais encore moins fier que cela soit donné en pature. Nataf sort de ma salle de bain c'est un ordre!
Vraiment sympa comme émission sur le making of d'un making of !
Pourtant c'était une émission que je ne regardais pas, et qui comme beaucoup de choses à la télé ne me fixait pas plus de 5 minutes.

Intéressante sa phrase sur la métaphore du miroir pour des présentateurs un temps emblématiques et adulés d'un public, et du temps nécessaire de revisionages pour progressivement accepter son image. Ca les rend très humains finalement. La polémique et la judiciarisation relevait d'autres intérêts plus économiques et d'une peur panique.

On s'aperçoit que la réalité y était finalement peu manipulée, c'était plus une mise en forme des émotions. Mais bien moins choquante que la manipulation/présentation/omissions que TF1 et consorts pratiquent régulièrement sur l'information.
[large]je dessinais en écoutant et regardant parfois - n'ai vu que la dernière moitié de l'émission

Oren Nataf, tu es trop
cool
[/large]

fais en un autre !
je pourrais pas voir le film, ne suis pas en france

peut-être passe-t-il en europe (pays-bas) ?

ciao ! bonne journée ! tot ziens !
Le nouveau générique est tout simplement excellent et innatendu !

Par contre s'il vous plaît pas de publicité sur le plateau...
Encore je sais pas moi, un t-shirt Che-Guevara ou I Love NYC ça pourraît passer, mais par pitié pas l'îcone de la ménagère de moins de 50 ans !
Au contraire de Azertyuiop, j'ai adoré le début ! Je prefère ça aux zoom sur les journaux.
pas vu toute l'émission, trouvé complètement ridicule le début en accéléré, si Asi doit céder à ce truc complètement rabattu, c'est dommage, on le subit assez sur les émissions des "grandes" chaînes... C'est sans doute l'explication d'un nouveau nom pour la "déco-réalisation" au générique.
Ne refaites plus jamais ça, par pitié! Ou on sera obligé de regarder le début en accéléré en accéléré pour le subir moins longtemps!
Bon, j'y retourne (pourvu qu'il ait pas eu l'idée de truffer tout le film de la même façon, pour faire des transitions... horreur)
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