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Simple hébergeur ou vrai média : YouTube est-il devenu la télé ?

L'opacité de la modération de YouTube nourrit toutes les hypothèses... quant à son durcissement, il dessine aujourd'hui les contours d'une ligne éditoriale qui rapproche la plateforme d'un média traditionnel, selon nombre de vidéastes qui réclament plus de transparence. Problème : YouTube n'a aucune intention d'assumer les mêmes responsabilités qu'un média. Second volet de notre enquête.

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J'étais créateur de contenus sur YouTube, jusqu'en 2017. J'ai arrêté pour exactement tous les disfonctionnements évoqués dans ce dossier, que j'ai su anticiper, et aussi parce que je pouvais arrêter (pas ma source de revenus principale).


Ça fait bien (...)

Je me demande ce qu’en pensent McFly & Carlito. Non je déconne.


Plus sérieusement, suis-je le seul à entendre, une fois encore, « la petite musique » ?


Celle du capitalisme débridé (c’est-à-dire au dessus des lois des états), à domination anglo-sax(...)

Vivement un concurrent sérieux à Youtube... Beaucoup de youtubers tirent déjà leurs principaux revenus directement de leur communauté et s'ils pouvaient migrer en masse et en exclusivité sur Peertube, cela pourrait mettre un coup de pied dans la four(...)

Derniers commentaires

la "ligne éditoriale" de youtube c'est de faire le plus de vues monétisées  en respectant un cahier des charges des annonceurs pour maximiser ses revenus.  pas sur que ce soit vraiment en rapport avec ce que fait un média traditionnel, pour moi on est toujours dans l’hébergement. 

Je ne vois rien de choquant a ce que YouTube mettent en avant les contenus qui lui rapportent le plus.... ca n'est pas une entreprise a but non lucratif et elle n'a jamais prétendue défendre l’égalité des contenus sur la plateforme.

Tous ceux que vous interrogez par ailleurs dans cet article gagnent très bien leur vie grâce a YouTube et en gros ils se plaignent de ne pas faire plus d'argent avec certains de leurs contenus ..... la cupidité est des 2 cotes. Elle me semble moins hypocrite dans le cas de Youtube.


Comme dit plus bas ce qui manque c'est la concurrence. En théorie  des lois anti trust existent aux etats unis,  mais  la situation de monopole est plus compliquée a démontrer dans le cas des GAFA comme le montre la laborieuse procédure en cours contre Facebook .  la ou il était facile de démontrer par exemple que BELL en 1984 était dans une situation monopolistique car il était impossible d'avoir une ligne téléphonique aux USA sans passer par cette entreprise, dans le cas de YouTube des plateformes alternatives existent. il faut donc prouver l'abus de position dominante..... plus facile a dire qu'a faire.

 

Et dire qu'on fait chier les femmes avec un foulard sur la tête.

Vous ne voyez pas le rapport?

Pas grave, vous verrez quand il sera trop tard...

Cet article m'inspire plusieurs réflexions:

1 - N'est-ce pas le revers de la médaille pour un investissement plutôt risqué: héberger son travail sur une plateforme privée, après des heures de travail, sans aucun contrat ni aucune garantie. Si ça fonctionne c'est la rémunération qui tombe, sinon c'est une perte de temps. Dans tous les cas c'est YouTube qui fait ce qu'il veut. YouTube n'est pas l'employeur des youtubeurs (comme Deliveroo n'est pas l'employeur des livreurs)

2- les questions et les craintes levées dans le questionnaire pour diffuser des vidéos ressemblent beaucoup à un cahier des charges des annonceurs, c'est-à-dire une garantie que le contenu est consensuel, diffusable aux côtés d'une publicité Ikea ou McDonalds.

3- Les annonceurs sont les véritables clients de YouTube, eux sont bien sous contrat, YouTube leur rend des comptes.

4- ne pas oublier que YouTube est aussi une appli sur les box et les téléviseurs, soit une utilisation similaire aux chaînes de la TNT. Les annonceurs touchent donc tout un chacun par ce nouveau vecteur, qui cible les données personnelles comme Facebook et qui apparaît innofensif comme une chaîne hertzienne.


Un nouveau média plus "libre" va faire son apparition et lorsqu'il rapportera suffisamment d'argent ou d'influence, il sera racheté. C'est la loi du marché

Vivement un concurrent sérieux à Youtube... Beaucoup de youtubers tirent déjà leurs principaux revenus directement de leur communauté et s'ils pouvaient migrer en masse et en exclusivité sur Peertube, cela pourrait mettre un coup de pied dans la fourmilière.

J'étais créateur de contenus sur YouTube, jusqu'en 2017. J'ai arrêté pour exactement tous les disfonctionnements évoqués dans ce dossier, que j'ai su anticiper, et aussi parce que je pouvais arrêter (pas ma source de revenus principale).


Ça fait bien longtemps que YouTube n'est plus l'eldorado de liberté qu'il était autrefois, et les revendications des vidéastes ne font que pâle figure face à l'apathie du public, qui veut simplement binge watcher du lol ou du contenu calibré pour lui qui ne le sortira pas de sa petite bulle de confort.


À mon sens, il faut se poser une question plus vaste (abordée en partie par Jean-Lou Fourquet dans ses chroniques) : Quand refusera-t-on que des algorithmes prédisent nos désirs pour satisfaire nos petits plaisirs? Quand acceptera-t-on que notre temps libre a une valeur et qu'il profite a des personnes abjectes?

Je me demande ce qu’en pensent McFly & Carlito. Non je déconne.


Plus sérieusement, suis-je le seul à entendre, une fois encore, « la petite musique » ?


Celle du capitalisme débridé (c’est-à-dire au dessus des lois des états), à domination anglo-saxonne (avec de forts relents de protestantisme), coercitif et control-freak (et donc pas du tout libertarien).


Est-il impensable de faire dissidence ?


Pourquoi Macron, le chantre de la start-up France, ne donne t il pas un coup de pouce *sous conditions* à DailyMotion et consorts pour héberger nos vidéastes (qui n’ont pas tous besoin d’une visibilité internationale) ?


Qu’est ce qu’il fout Niel, le soit-disant Mélanchon des FAI ? Il aurait déjà dû s’y coller.


On avait il y a peu un système de promotion du cinéma français (redevance + gros sponsors comme Canal+ et Orange) qui n’a pas si mal marché que cela. (Même si maintenant que la hiérarchie des médias a changé, il est fortement critiquable).


Et si on forcait YouTube et le reste du GAFA à payer leurs impôts, ça permettrait de financer le système.

une "incitation à la haine" – comme si un vidéaste allait cocher cette dernière case de son plein gré 


Je le comprends comme ce genre de cas : une vidéo de reportage par exemple où une personnalité filmée sortirait des propos relevant de l'incitation à la haine, suivi d'un commentaire voix-off etc.

Exemple au hasard : une vidéo d'actualité qui parle de la condamnation d'un homme médiatique pour incitation à la haine.


Sur le sujet de fond : 


Est-ce que modifier la mise en avant fait aussitôt passer d'hébergeur à média ? je ne crois pas. Si la vidéo reste accessible, c'est toujours de l'hébergement, la mise en avant de telle ou telle personne dans les tendances n'est pas un dû. On peut au passage raisonnablement comprendre qu'une vidéo avec limite d'âge ne soit pas proposée en tendances. Ca viendra peut-être un jour via une option dans les préférences.


Reste le cas où la vidéo ne serait plus du tout accessible (pour moi la barrière de l'âge n'est pas comparable, ça ne me choque pas que youtube mette cette barrière). Si ça arrive vraiment ça me semble compliqué à prouver. Peut-être que les vidéos en question passent juste dans un circuit plus long. Je pense que notamment pour ce qui touche à la politique il peut y avoir un circuit de validation spécifique qui se déclenche (suite aux évènements du capitole, ça me semblerait logique et je crois avoir vu des exigences pour freiner la viralité sur internet dans certains cas).


Je pense aussi à ces vidéastes qui se plaignaient que tout le monde ne recevait plus la notification, alors qu'au final c'est juste mieux dispatché dans le temps (je reçois souvent des notifs quelques jours après avoir vu une vidéo. Preuve au passage qu'il y a aussi simplement... des bugs. Car la logique voudrait que je ne reçois pas de notif d'une vidéo déjà vue).


De mon point de vue, on est surtout à un stade où youtube essaie de se conformer aux exigences légales de modération ; ce qui forcement avantage les grosses entreprises moins soupçonnées de faire des choses repréhensibles (au niveau violence, etc.).

Est-ce qu'ensuite youtube essaie vraiment de devenir une plateforme musicale comme certains lui reproche ? Je n'en suis pas convaincu (l'intérêt me semble limité, qui irait sur youtube s'il n'y avait que les clips ? ce qui attire les gens c'est le contenu, les musiques sont juste un plus), je pense que ça découle surtout d'accords et de passe-droits aux majors oui mais sans que ça ne soit conduit par une volonté de remplacer le contenu créatif par des clips musicaux. Ca pourrait tout aussi bien s'expliquer par une modération plus stricte avec un système de liste blanche laissant automatiquement tranquille les grandes boîtes.

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