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Services de com' cherchent journalistes désespérément

Les annonces d'emploi se multiplient pour les journalistes, mais pas là où on les attendrait. Ce sont désormais des entreprises privées et des organismes publics qui s'attachent les services de rédacteurs pour faire leur communication. Entretenant un flou problématique sur leur véritable fonction.

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La communication d'entreprise (interne ou externe) est aussi un bel exemple de non journalisme

Oui intéressant.

Cela m'interroge sur les critères pour avoir la carte de presse. Quels sont-ils ? Qui décide ?


Pour les bulletins municipaux (départementaux, régionaux...), ce sont effectivement uniquement de la communication à la gloire de la commune, département... ce qui n'empêche pas parfois d'y trouver de l'information pratique.


Concernant les offres d'emploi, on comprend bien ce qu'elles veulent dire. On cherche des compétences qui peuvent être celles d'un journaliste... Cela ne veut pas dire que la personne va faire du journalisme pour autant.

Je sens les journalistes chatouilleux sur l'utilisation du terme ce que je comprends dans un sens car il y a un vrai journalisme "noble"...

Mais, en même temps, la frontière entre journalisme et non-journalisme me paraît quand même floue.

L'indépendance ? Sur Cnews, on est indépendant ?

Et, dans tous les cas, quand un journaliste travaille pour une entreprise (presse, site internet, télé, radio), il a une hiérarchie, plus ou moins intrusive certes. Mais, alors où est la limite ?


Pour finir, comme évoqué dans l'article, la précarité des journalistes explique cela aussi. Un ami journaliste qui ne faisait que quelques piges pour la presse régionale n'en vivait pas. Il devait accepter pour gagner sa vie de rédiger des supports de communication pour des entreprises...


y a pas que les grandes villes... dans mon village de 1 200 habitants, le "bulletin municipal" (qui paraît 2 fois par an) est externalisé à une boîte privée, les thèmes des "articles" (+ photos) sont fournis par le conseil municipal et le ou les rédacteurs n'ont jamais mis un pied sur place... et il ne faut surtout pas aborder des sujets qui fâchent ! c'est de la com' pure et dure, c'est fait à l'arrache (= dans l'urgence),  imprimé sur papier glacé et payé par les impôts des habitants, dont certains (beaucoup ?) le jettent à la poubelle avec la pub...


et le maire est crédité comme "directeur de publication", effectivement



Cela me rappelle une discussion que j'avais eue, dans une autre vie lors d'une soirée.

L'hôte me demande ce que je fais dans la vie

Moi : Je suis publicitaire.

Lui : Ah ! Alors, c'est toi qui bourre le crâne des gens !

Moi : Et toi, tu fais quoi ?

Lui : Je suis journaliste.

Moi : Ah ben, on fait le même métier alors, sauf que moi je n'avance pas masqué.

Fin de la conversation.


Franchement, un journaliste de mairie ne mérite pas moins son titre qu'un passe-plat de CNews ou TF1.

Dire le flou : 


_ "Tu fais quoi comme métier ?"

_ "Journaliste, et toi ?"

_ "Informaticien"

Il faut préciser que les "vrais" journalistes ont aussi leur part de responsabilité dans cette confusion entre information et communication, quand ils se mettent au service de la propagande gouvernementale ou des intérêts de  tel ou tel patron de presse.

le flou sur la definition de journaliste existe meme sans ces métiers par ailleurs. 



Le capitalisme récupère tout et le vide de sens .Va falloir trouver une autre appellation pour les vrais journalistes .Diseurs de vérité , non trop flou , ...Non c'est foutu !

Merci pour cet article qui permet de souligner un (triste) trait de l'époque, celui où la confusion des esprits est savamment entretenue et organisée, où les repères se brouillent, où la mémoire s'efface, où la réflexion cède sa place à l'émotion, où la croyance est mise sur un même plan qu'une démonstration réalisée avec raison, ou l'homo economicus n'est désormais plus convoqué mais manipulé par de techniques insultantes pour l'intelligence et le respect du citoyen que sont les nudge...

Bienvenue dans les années 2020 !

Communication... Encore un glissement de sens. Pourquoi ne pas appeler les choses par leur nom ? C'est juste de la propagande.

J'aime beaucoup "l'environnement administratif foisonnant et agile" de l'annonce du service de propagande du gouvernement. Je parie qu'il y a même un baby-foot.

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