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Scandale des notes de frais : cela pourrait-il arriver en France ?

De révélations en démissions, la Grande-Bretagne est secouée depuis plus de dix jours par le feuilleton des notes de frais de ses députés. Peut-on imaginer une situation similaire en France ? Un journal pourrait-il, jour après jour, sortir des infos sur des dépenses publiques, entraînant plusieurs démissions ?

Derniers commentaires

@ JM Monfort: Et kernel32, c'est la faute de la CIA?

Bon. Mr. Poisson, certes, les baveux Anglois sont un peu des rapaces, parfois, oui. Et comme le répète à loisir ma chère amie Emeline, les Anglais sont des cons. Surpassont cet à priori sur lequel tout continental (plus les Corses) est d'accord.

J'ai eu la joie de passer à Londres justement dans les jours suivants les révélations. Je me suis procuré le Times, histoire de faire le snob dans les transports en commun (et accessoirement pécho des Anglaises). J'en ai profité pour découvrir le scandale, vu que les papelards français n'en avaient pas encore parlé. Eh bin mes aïeux, ça change tout, une presse libre! Explication détaillée des problèmes, des retournements de veste, hésitations, tenants et aboutissant, le tout complété d'un commentaire décapant qui n'oublie pas de préciser à la fin que, bon, c'est bien beau de dégommer le Labor, mais quid des conservateurs quand ils étaient au pouvoir? Le questionnement principal n'est pas de les faire rembourser, ou comment les sanctionner: la polémique engendre surtout une réaction: le système est mauvais, pensons à le changer.

Après, j'ai lu un double page sur l'affaire de la Trinity Cross, la distinction d'honneur de la Reine à Trinidad et Tobago créée en 1969, invalidée par le Privy Council parce que "trop chrétienne dans la forme et dans le nom". Le truc hautement essentiel, quoi. Eh bin rebelote, un commentaire explosif sur le caractère moyen-âgeux de certaines institutions royales. Même avec du vide, ils réussisent à tacler leurs institutions.

Ca remonte à quand, le dernier scandale apporté par les médias français qui a fait vaciller un gouvernement? Qui a déclenché un remaniement des institutions? Alors oui, je suis d'accord, ils sont un peu rapaces, mais au moins, les moutons ont la pétoche.

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Tiens, tiens.... impossible d'accéder à la pétition en ligne de liberte-d'informer.info .
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Tout va bien.... la démocratie est en marche....

Et que dire des dépenses énormes de notre Sarkonducator en (petit) chef? Week end chez belle-maman à Hyères? 3 avions pour le déplacement, un Airbus 319, un Falcon 900 et un Falcon 50.... avec retour immédiat du FA50 sur Villacoublay... plus tous ces flics qui le protègent des huées de son "bon peuple"... plus....plus... plus.... Tirer sur la corde.... si celle-ci se rompt un jour, il ne pourra pas feindre l'étonnement.
Merci Sophie, je me posais justement la question de savoir ce qui pouvait arriver cheunous...

Hi, hi, je suis les pistes lancées par Hurluberlu, quant à Sherlock. Sacré "après que"...
On aimerait - quel que soit le pays concerné - que les deniers publics soient défendus avec la même rigueur que les deniers privés ; or il apparaît que celui qui vole un "oeuf" dans le privé est sanctionné beaucoup plus sévèrement que celui qui vole un "boeuf" d'argent public.

Pour mémoire :

"Après 31 ans d'ancienneté dans la chaîne de supermarché Kaiser's, Barbara E. est accusée par son employeur d'avoir utilisé à son profit deux bons d'un montant de 48 et 82 centimes d'euro, obtenus en échange de bouteilles consignées et oubliés par un client dans le supermarché de l'est berlinois où elle travaillait. Elle avait été licenciée sans préavis en janvier 2008.
Le tribunal du travail de Berlin-Brandebourg a jugé lundi 23 février en deuxième instance que son licenciement était fondé, faisant valoir que les faits avaient été confirmés par des témoignages et par les relevés de caisse. "La propriété de l'employeur n'est pas à la disposition (des salariés) quel que soit le montant en cause et même en cas d'ancienneté importante", selon le communiqué du tribunal, qui fait état d'une "perte de confiance irréparable" entre employée et employeur. "
Il y a à manger là-dedans si les journalistes français ont soif de révéler des dépenses "non justes" : cour des comptes.

Le travail des journalistes grands-bretons, pour moi, c'est manger sans faim, grignoter des petits pères noël en chocolat, des tondeuses à gazon, etc. ça ne nourrit aucune grande ambition de la presse, c'est juste pour vendre du papier. Dans la manière dont c'est présenté, feuilletonesque, genre délation publique et dans la manière dont l'info est collectée, je ne vois aucun objectif élevé. Ils veulent qu'on leur rase le crane, qu'on les fasse défiler avec une étiquette dans le dos?

Aux anglais de voir, moi perso je ne lis pas assez bien l'anglais pour voir si ça va plus loin que les apparences leur scandale à épisodes (pourquoi augmenter les ventes d'un seul numéro si on peut le faire sur plusieurs en saupoudrant?).
N'est-ce pas mal parti pour qu'on sache ce que représentent ces dépenses incongrues en proportion des dépenses totales, à quel niveau s'effectue le contrôle, si aucune transparence n'existe en dehors du vol (ou de l'oubli dans un taxi?) de données informatiques, si il y a une procédure prévues pour régler les litiges, si il est possible à l'état de demander les remboursements si il y a abus?

En France il y a déjà tout ce qui est connu et révélé sur les excès des dépenses du gouvernement sans que cela ne change rien, donc je ne me sens pas très intriguée pour savoir si J.L. Borloo s'est refait sa cave, si tel député se fait payer des ordis tous les 6 mois ou des chamallows tous les jours... Pour leurs notes de frais, qu'ils fassent en leur âme et conscience, tachent de ne pas y être de leur poche et se débrouillent raisonnablement. Je veux bien pas trop farfouiller, à une condition. Si ils pouvaient gouverner dans le même état d'esprit, pour moi, pour nous comme pour eux, i.e., dans l'idée d'arranger mes affaires, nos affaires au mieux pour qu'on vive quasi avec un niveau de vie en coïncidence avec notre niveau professionnel. Un peu comme avant, quoi, ou un peu comme l'autre, mais si, l'autre là, celui qui s'est augmenté et qui fait des notes de frais énormissimes pour aligner son niveau de vie sur celui de ses potes les patrons trop payés, ou un peu comme vous, les députés.
Quoi, vous êtes débrouillards pour vous, soyez le pour nous, un peu de dévouement à la France, zut à la fin.
Désolé, mais comme il n'y a pas de forum sous les "vite dit", je poste ici. C'est à propos de "Besancenot kéké", juste pour signaler votre invention d'un "député CGT" (à la fin de l'article) On ne sera pas choqué si on n'a rien contre le mélange des genres, mais j'en connais qui préfèrent nettement la séparation du syndicalisme et du politique...
Que les frais soient forfaitisés ne veut pas dire qu'il ne puisse pas se passer la même chose. Au contraire, cette somme peut justement servir à tout et n'importe quoi. La différence c'est justement que nos députés n'ont aucune formalité à remplir, aucune trace à laisser, aucune justification à donner.

Dessus on ne compte pas tout ce qui a trait au collaborateurs (c'est une autre indéminté, bien plus importante). On ne compte probablement pas parking l'essence ou la voiture (il y a une voiture de fonction). On ne compte pas les trajets en train pour rejoindre Paris (c'est gratuit pour eux). Sauf erreur on ne compte pas l'hébergement sur Paris (sauf erreur ceux qui n'habitent pas Paris ont un logement de fonction pour leur présence à Paris).

Du coup presque 6000 euros par mois pour des frais c'est beaucoup, vraiment beaucoup. C'est bien plus que du maquillage et des bas qui filent. Vous croyez vraiment que ça ne paye pas les cuisines et autres dépenses personnelles du député ? D'autant que dans les notes de frais anglaises il y a aussi plein de "petits" montants qui seraient loin de combler ces 5800 euros mensuels.

Il faut regarder du côté des pays nordiques où tout fait de l'état ou de ses représentants peut être consulté par n'importe quel citoyen sur simple demande, le jour même. Ca comprend les mémos, les rapports, les décisions, mais aussi les notes de frais justement. Il n'y a nulle part à s'étonner que dans nos pays latins les citoyens décrochent avec la démocratie et réduisent leur implication, le système est fait pour éviter que justement ils ne regardent de trop près.


La réelle différence entre la France et le Royaume Uni ce n'est pas sur la possibilité de dérapages ou même sur le fait que ces dérapages puissent être révélés, c'est que le système de forfaitisation fait que ça ne laissera jamais de traces. Bref, quand bien même on arriverait à avoir des informations sur l'usage de cet argent (ce qui serait complexe faute de traces justement) ça ne pourrait pas aller plus loin qu'une rumeur ou qu'une réponse "l'usage des frais est discrétionnaire, passez votre chemin". La différence c'est qu'en France l'opacité est organisée dès le début. Tout est fait pour retirer le contrôle du citoyen sur ce genre de choses.
Merci pour cet article instructif...

Mais j'enfile ma panoplie de Maître Capelo pour vous signaler que z'avez fait une petite faute : "En Grande-Bretagne, après qu'une enquête ait été entamée"... "Après que" doit être suivi de l'indicatif. Ce qui m'amuse, c'est que ce matin-même, Sherlock Com a fait exactement la même erreur...

Alors, comme je rêve de percer à jour le pseudonymat de Sherlock, je me pose la question: ne faut-il pas voir dans cette faute partagée le début d'une preuve? Est-ce que par hasard Sophie Gindensperger et Sherlock ne seraient pas une seule et même personne, dont l'aversion pour l'indicatif après "après que" aurait trahi la double identité?... Mystère et boule de gomme... La suite au prochain épisode.
"Si quelqu'un dépense 3000 euros en notes de restaurant, cela reste une activité privée, même si c'est de l'argent public",


C'est drôlement pratique pour nos parlementaires. Inutile de se demander en France, pourquoi les caisses sont vides et ce bien avant la crise.

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