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Romy Schneider, la rébellion en douceur

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Plaidoyer pour Sautet.

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Bon. Faut qu'on parle. Comme souvent, c'est formidable mais C'EST TROP COOOOOOOUUURT :D !!! Des émissions de 2h me semblent un minimum pour aborder les sujets abordés sans les survoler... Je suis d'ailleurs confiant sur le fait que les deux chronique(...)

Il est quand même étonnant et décevant de ne pas avoir parlé de la quatrième interprétation de Sissi par Romy Schneider dans "Le crépuscule des dieux" de Visconti. Qu'elle reprenne le rôle (à la demande de Visconti) pour jouer le  mais sous un r(...)

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A voir également, "le Mouton Enragé" de Michel Deville même si Romy n'y joue pas un rôle central. Une Histoire Simple, je n'avais pas eu l'occasion de le visionner durant ma période Romy, merci du conseil (sans vouloir spoiler quoi que ce soit, le film comporte une tentative de suicide, à ne pas voir un jour de cafard). "L'important, c'est d'aimer" plaît parce que Romy se met en danger, c'est bien cela ? Un film de 1976 avec une charge émotionnelle d'une ampleur similaire et un jeu très enlevé m'est venu à l'esprit, "F comme Fairbanks" avec Miou Miou et P. Dewaere.

Lundi 11 juillet, 23h30 dernière diffusion du film d'Alain Cavalier, 1961, avec Romy Schneider, Jean-Louis Trintignant et Henri Serre (lui toujours de ce monde).

Tellement de thèmes de notre actualité dans ce film!  Ne loupez pas cette coïncidence.

Juste au sujet la cours d’Autriche et de son protocole très dur : l’archiduc assassiné n’était pas bien protégé car accompagné de sa femme, qui ne plaisait pas à la cours.  C’est ce qui a déclenché la 1ere guerre mondiale.


Les explications de Wikipedia :

  • « en présence de Sophie, épouse morganatique de l'archiduc, le grand-maître de la cour, le pointilleux prince de Montenuovo — lui-même issu du mariage morganatique d'une tante de l'empereur, c'est le petit-fils de Marie-Louise d'Autriche — retire la troupe — 40 000 hommes — de Sarajevo, afin de ne pas rendre les honneurs militaires que la duchesse de Hohenberg n'était pas en droit de recevoir mais privant le couple d'une protection militaire. »

Il est quand même étonnant et décevant de ne pas avoir parlé de la quatrième interprétation de Sissi par Romy Schneider dans "Le crépuscule des dieux" de Visconti. Qu'elle reprenne le rôle (à la demande de Visconti) pour jouer le  mais sous un regard différent est relativement rare mais si personnel que de ne pas en avoir parlé, ni analysé est décevant.
Je suis comme Rafik, ma mère adorait Romy Schneider et j'ai regardé une palanqué de film avec elle grâce à ça. Le parcours cinématographique de cette comédienne est une porte incroyable vers la cinéphilie : de la mièvrerie des Sissi aux films sombres de Visconti ou de Welles.
 

Super ! J'adore aussi Romy Schneider ! Vous auriez pu laisser Rafik lire le journal, c'était passionnant...

Mais ce qui ressort de l'émission, c'est la lente émancipation des femmes de l'après-guerre, et son destin montre que l'émancipation ne réussissait pas toujours, que les femmes n'arrivaient pas encore à se défaire de la gangue de la société patriarcale, même riches, même adulées. 

Mais elle a aidé à notre émancipation à nous, plus jeunes, pour qui ça a fini par matcher D'abord la princesse resplendissante puis la femme inquiéte de se trouver vraiment.... 

Parfait...

Pas assez de post pop ces derniers temps, on en redemande ! Et pour Romy il aurait fallu au moins 2 émissions …

Plaidoyer pour Sautet.

Cette publication pour défendre Claude Sautet, contre une remarque tenue dans cette émission à propos de son cinéma qualifié d’« enfermement bourgeois». (une gifle à sa mémoire) Je me souviens d’une émission (sur Inter ? France culture ? ) dans laquelle l’un des proches de Sautet qualifiait déjà cette tentation de le rattacher à la figure de Giscard de « dégueulasse ». (Sautet est profondément de gauche, y compris après avoir rendu sa carte au PC) Sautet filme des bourgeois, d’accord, mais pas seulement. Il filme les jeunes chômeurs dans « Mado ». Il filme encore la précarité dans « Une histoire simple ». Ne parlons même pas de Nelly et Jérôme dans « Nelly et monsieur Arnaud ». Le personnage de Vincent Lindon dans « Quelques jours avec moi », jeune chômeur et le plus infiniment touchant du film. Dans « Max et les ferrailleurs », le seul de ses films, et c’est beaucoup dire de sa part, pour lequel Sautet ne voit « rien à retrancher », Max est un froid bourgeois calculateur, les ferrailleurs par contraste sont attendrissants dès les premières secondes de leur portrait. De même que son cinéma filme autant Paris que la banlieue rouge dont il est issu, Sautet n’a pas besoin d’avoir un cinéma militant pour y montrer une sensibilité dans sa façon de filmer les traits de ses personnages qui est celle d’un homme de gauche. Certes, il n'est pas parfait, il ne s’agit pas de le sacraliser, il a en lui sa part de misogynie (comme il en discute avec Joseph Korkmaz dans leurs entretiens à propos de ses personnages masculins) , mais le limiter à « l’enfermement bourgeois », c’est porter atteinte à ses valeurs.

C'est curieux ce que vous dites, Alice L. J'ai vu tous ces films, mais aucun n'a imprimé comme César et Rosalie, ou Vincent François etc. Ah si tout de même,Un mauvais fils,super histoire de prolos, mais curieusement vous n'en parlez pas. Bon,je vais revoir tous les autres, pour comprendre pourquoi Ils m'ont moins marqué...

C'est vrai, comme quoi il y en a tellement que je ne les ai pas tous cités, j'y ai pensé trop tard ! (c'est parce qu'il me touche de trop près donc je peine à le regarder souvent, mais pour d'autres raisons je trouve tout de même que "Un coeur en hiver" dans sa dernière période est l'un de ses meilleurs) Mais au moins" Max et les ferrailleurs" à lui seul témoigne de cette injustice (pour ne pas parler même d'une "connerie" tellement je trouve que cette remarque déshonore l'ensemble de son cinéma, vous citiez "Vincent François, Paul et les autres.", Sautet voit Vincent comme César mais dans sa chute, on n'envie guère sa situation dans le film, pas plus que la vie conjugale de François, Paul est le plus émouvant, Jean incarne la jeunesse dont le sort importe visiblement à Sautet/Vincent) à limiter Sautet au monde des bourgeois, après tout le héros bourgeois tombe "dans le trou" où il a voulu mettre les ferrailleurs, et c'est aussi l'un de ses plus beaux films, au moins à égalité avec "César et Rosalie"...alors qu'en revanche je comprends l 'insatisfaction qu'il exprime par rapport à certains éléments des dialogues des "Choses de la vie". 

Bon. Faut qu'on parle. Comme souvent, c'est formidable mais C'EST TROP COOOOOOOUUURT :D !!! Des émissions de 2h me semblent un minimum pour aborder les sujets abordés sans les survoler... Je suis d'ailleurs confiant sur le fait que les deux chroniqueurs en ont largement assez sous le capot pour cela. Donc please, à la rentrée, on passe au format long.

Heureusement  que Rafik Djoumi rappelle que les " Sissi " étaient destinés à faire oublier l'adhésion de nombreux autrichiens au nazisme; Sinon cela fait vraiment plaisir de revoir Romy Schneider . Des extraits de films et des analyses intéressants. Dommage que vous n'ayez pas consacré un peu plus de place à  " la piscine" et à un acteur assez énigmatique ,mais assez fascinant : Maurice Ronet 

Bonjour Daniel,  après avoir vu l'émission, j'ai l'impression que vous êtes fan de Romy (plus que Delphine ?).

Je vous conseille "3 jours à Quiberon" (2018) si vous ne l'avez pas encore vu.

Alors là, c'est pas possible... Pas un mot sur "l'important c'est d'aimer"? Il y aurait eu des choses à dire... Putain, ces films de Sautet, ça a toujours été d'un convenu insupportable... Ben merde alors ! 

Juste un manque, le film Une histoire simple, tant je l’avais aimé à sa sortie.

"X ans après sa disparition, [personne dont les 35 ans et moins non-spécialistes du sujet n'ont jamais entendu parler ou presque] reste aussi fascinante."


....


Ça marche tellement à tous les coups, je sais pas si je dois en rire ou en pleurer.

Pas encore vu l'émission mais quelle présence cette actrice, revu récemment dans un noir et blanc magnifique " le duel dans l'Ile " elle est touchante à pleurer dans "le vieux fusil" ou "le train"; somptueuse dans "la piscine", et bien évidemment incroyable de réalisme et de justesse  dans les Sautet ( celui qui a certainement réussi à la mettre en valeur dans toute sa complexité )

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