56
Commentaires

Retraites, retour au fond

A la demande générale, parlons donc d'autre chose,

Derniers commentaires

Et voilà la réponse du jour (d'hier en fait) de Ségolène Royal. Elle se justifie en expliquant que le chiffre annoncé par Nicolas Sarkozy lors du débat présidentiel à propos des petites retraites (3 millions de personnes) ne peut pas concerner le minimum vieillesse puisque le nombre de personnes concernées par ce minimum est d'environ 600 000. Il parle donc bien des (petites) retraites.
À l'époque on bricolait l'affiche ainsi :

Ensemble tout devient possible, surtout le pire !

Sans imaginer combien l'avenir nous donnerait raison...

La réalité dépasse souvent la fiction !
Super,

enfin un article qui recarde sur des choses intéressantes !
le droit de suite, le bilan politique... ça c'est intéressant !

C'est pas comme DSK et sa femme de chambre...


Bien vu Daniel, il faut revenir sur du fond !
Je valide 100%


;-)
Retout à minima...
Ce qui est sur, c'est qu'il faut en finir avec la politique actuelle, pour commencer en finir avec les seuls débats UMP / PS.
La politique ne se résume pas à ces 2 seuls partis, fort heureusement. Mensonges, politique de classe d'un coté, et niveau d'ambition proche du néant de l'autre coté.

Les médias occultent les autres partis, ou les présentent comme incapable à gouverner le pays. Forcement la résignation gagne partout, on ne voit aucune forme de changement possible. Pourtant les solutions existent.
Pour rendre le débat de fond encore plus compliqué que les seules questions posées par Daniel...

D'accord, il ne faut pas se planter sur les détails quand on fait de la politique. Mais si on a raison sur l'essentiel, Sarkozy a dans l'ensemble menti aux français, et tort sur un détail, il n'a pas menti sur le minimum vieillesse ? Les journalistes doivent-ils amener le débat sur des détails qui font oublier l'essentiel ? N'est-ce pas aussi de l'intox de faire tenir toute la question du caractère mensonger et manipulateur des discours de Sarkozy, dans la question de savoir s'il a tenu la promesse du minimum vieillesse ?

Et là, tant qu'à faire, encore une question encore plus compliquée. N'est-ce pas dans la nature des débats d'aujourd'hui, de devoir être des sortes de représentations métonymiques d'un débat sur des questions générales, où sont faites des affirmations générales ? Représentations qui consistent en des débats sur des détails, où on affirme des détails, tous ces détails étant les représentations métonymiques des choses générales dont ils sont des petits bouts. Il me semble que l'homme politique d'aujourd'hui doit penser sans cesse son discours comme métonymique. Par exemple, si on veut dire à la télé que tout un pan du paysage intellectuel français est favorable à du protectionnisme douanier et qu'il n'a pas la parole dans les médias, l'homme politique pourra dire que Maurice Allais, "prix Nobel", était pour, et qu'on ne le voyait jamais à la télé, et que lui-même dans un article de Marianne, ou même mieux, lui même "dans une discussion que j'ai eu avec lui avant-hier", disait que ça lui faisait une drole d'impression d'etre un prix Nobel qui ne peut que regarder la télé en pantoufles en s'enervant de ce qu'il entend, sans pouvoir rentrer dans la télé pour s'exprimer lui aussi et répondre aux intervenants. Peut-être que le prix Nobel n'est pas en soi une preuve de sérieux, mais il en est une puissante représentation métonymique. Peut-être que l'anecdote sur Allais est fausse, peut-être que l'homme politique n'a pas rencontré Allais, ou que cela n'a pas d'importance, mais cette anecdote est une puissante représentation métonymique, et le fait de l'avoir rencontré renforce sa présence sur le plateau, sa simplicité.

Je ne sais pas où cela pourrait nous mener... En tout cas l'homme politique doit choisir avec soin les détails représentatifs de choses générales sur lesquels il va s'appuyer. Personne ne doit pouvoir vérifier que c'est faux, même si ces détails peuvent être faux à condition que ce qu'ils représentent de général soit vrai...
Pourquoi ne pas imaginer un débat avec vérification en temps réel des arguments avancés par les politiciens.
Voilà un nouveau concept d'émission.
Pas sûr que nos beaux parleurs professionnels s'y précipitent.
J'ai de l'estime pour Ségolène Royal, une femme courageuse qui est surtout une des rares forces de proposition au PS (quoiqu'on pense de ses propositions). Mais elle peut-être aussi d'une mauvaise foi effroyable, entêtée jusqu'à l'absurde. Et oui, l'élection se jouera aussi sur la capacité des uns et des autres à ne pas dire n'importe quoi pour appuyer ses thèses. On n'est plus en 2007, il est devenu trop facile de vérifier, et puisque je suis très étonnament d'humeur optimiste, j'ajouterai même que ce scepticisme face à la parole des politiques s'est incrusté jusque dans les médias de masse, tout simplement parce qu'ils ne peuvent pas être à la traîne de manière trop voyante. Si la méfiance envers les politiques produit parfois un populisme dégueu dans la populace, il devrait, si tout se passe bien, produire des journalistes plus affûtés (du moment, of course, qu'il ne se laissent pas aliéniser la cervelle par des faits divers merdiques).

Cela dit, Daniel, une fois que vous aurez terminé votre petit panorama des horreurs socialistes (il vous manque le navrant quitus accordé à Guerini par sa magnanime direction), pensez à vous tourner du côté de la majorité actuelle, qui roucoule tranquille à l'abri de l'apocalypse Dskaïenne, s'amuse avec les retraites en plein juillet, et dont certains membres (Woerth, Lagarde, Karoutchi... merci Dan) mériteraient sans conteste une place de choix dans vos billets assassins.
Bon, je voudrais bien que tous les politiques s'expriment avec la précision rigoureuse d'un Rocard, et malheureusement assez peu de Français le souhaitent pour en arriver à hésiter entre Sarkozy et Royal à la dernière présidentielle.

Mais enfin quand même... Si on veut bien s'arrêter deux secondes sur l'hypothèse où un candidat (de quel bord qu'il fût) aurait sembler promettre d'augmenter TOUTES les retraites de 25%, et qu'on réfléchit deux secondes

1. à l'énormité du coût d'une telle mesure

2. combien elle est uniformément hétérodoxe
- depuis l'extrème droite qui voudrait supprimer toute solidarité
- à l'extrème gauche qui rêverait de les uniformiser,
- en passant par les démographes qui nous expliquent qu'une majorité de nos retraités baby boomer profitent de niveaux de retraites que la majorité des jeunes (qui au demeurant galèrent pour trouver un emploi et encore davantage pour se constituer un patrimoine) ne peuvent pas raisonnablement espérer pour eux-mêmes

... il me semble que l'on réalise qu'il ne s'agit pas d'une proposition accessoire qui aurait pu passée inaperçue, au point que personne (des journalistes aux adversaires) ne la discute alors, et qu'on puisse aujourd'hui prétendre qu'on nous aurait trompé sur la marchandise.

Sur le fond, j'ose rêver qu'un jour le parti socialiste dise clairement qu'une augmentation uniforme des retraites aujourd'hui serait particulièrement inéquitable, que ce soit vis-à-vis des non-retraités comme vis-à-vis de ceux qui touchent ces retraites minimales.
"combien d'électeurs touchent-elles vraiment ?"

On sent dans la question de fin d'édito, une réponse larvée, du style " oh, bien pas beaucoup ma pôv'dame, pas beaucoup, ça c'est sûr !"
Je crois au contraire que toutes les rubriques qui égratignent l'intox, révèlent le mensonge, la magouille, le bidonnage ... touchent énormément de monde. Et cela influence les choix des électeurs, en creux : ça s'appelle l'abstentionnisme.

On pourra dire tout ce qu'on veut sur les jeunes générations inconscientes, l'idiotie du téléspectateur ou de la ménagère de moins de 50 ans, l'individualisme galopant, l'atomisation frénétique, le capitalisme destructeur des liens sociaux, la perte des valeurs républicaines ... il y a très probablement une grande part de vérité dans tout ça.
Mais à chaque fois que je me suis abstenue, et ça m'est arrivé plusieurs fois et sur des scrutins d'envergure, c'était tout simplement parce que pas un seul candidat, pas un seul, ne me semblait à la hauteur de la fonction briguée tant je le savais compromis ou menteur, et pas un seul programme ne me paraissait se distinguer suffisamment des autres pour changer quelque chose au long pourrissement en cours.

Que ce soit les histoires de ma commune, avec leurs "petites" compromissions et leurs "petits" mensonges et leurs "petits" abus (normal, c'est une petite commune, tout est proportionné !) ou les énormes bébêtes révélées dans la presse nationale, une chose est certaine : les politiques sont hyper autonomes pour se discréditer tout seuls comme des grands, même plus besoin de grand journalisme sur les questions de fond, le relevé quotidien ou hebdomadaire de leurs bassesses dans une petite rubrique qui s'alimente de quelques clics sur Google suffit !

Reste la question de " quoi d'autre à la place ?" ... sans réponse, hélas.
http://www.dailymotion.com/video/xf32ll_sarkozy-menteur-sur-la-retraite-a-6_news
Ca a son importance dans le présent débat ?
Enfin on peut parler d'autre chose que de la quéquette de DSK et de son usage ! Sarkozy avait dit aussi "Je vous ferai rêver" [large]...[/large] Et qu'on ne vienne pas décrypter ses paroles pour savoir s'il pensait rêve - rêve ou rêve-cauchemard !
A propos de cauchemard , il y a Claude Guéant . Celui-là est redoutablement inepte , inapte , ridicule de suffisance et de ridicule. Après l'histoire des panneaux de radar , des statistiques de l' INSEE , voici un rapport de la cour des comptes qui éreinte la gestion de la police depuis 2002 . Guéant est outré ! Pauvre choubidou ! A lire ici.
Dites, je vais me permettre un petit Hors-Sujet, insolent que je suis.

DS, depuis votre billet égratignant Jean-Michel Apathique, vous savez que vous avez droit à une petite réflexion à peu près tous les matins sur son blog? C'est que l'homme a la rancune tenace!
Je ne résiste pas à l'envie de vous citer quelques unes de ces réflexions:

"Daniel Schneidermann et de Philippe Cohen, deux immenses journalistes, démocrates et tolérants tous les deux, prompts à démasquer tous ceux qui, sans le dire, sournoisement, propagent des idées fausses, ils sont experts en faux, ou véhiculent sans le dire la parole gouvernementale"

"J’ai personnellement longtemps pensé, si du moins Philippe Cohen et Daniel Schneidermann m’autorisent une pensée libre, c’est-à-dire non influencée par le sarkozysme, le fillonisme, la droite pratiquement extrême, le libéralisme, le confusionnisme, le contortionnisme, franchement ces deux là vous leur donnez la police politique plus la justice, et ils vous mettraient tout au carré, pensée officielle et le catéchisme qui va avec [...]"

"l’élégant Daniel Schneidermann, un autre merveilleux journaliste"

il vous taxe même de "bassesse de la pensée" dans le titre (le titre, carrément!) d'un de ses billets. (Et vous aurez noté qu'il semble partager la même sympathie pour vous que pour P.Cohen

Au final je pense qu'Apathique a raison, vous ne devriez plus le descendre, il le fait très bien tout seul.

pour ceux qui se demande ce que je foutais sur le blog d'Apathique, je précise que je me fais ce genre de petites séances pathétiques pour ne pas oublier contre quoi il faut lutter. Avant-hier c'était le blog de Dominique Seux
"C'était notre retour au débat de fond".

On vous sent légèrement moqueur, là, non ?

Sur ce recul de l'âge du départ en retraite, deux remarques et une question :

- L'allongement de la durée de la vie tel que donné est un chiffre abstrait, général, qui ne signifie pas durée en bonne santé. Ce qui augmente vraiment, si ça se trouve, est le nombre des impotents et des grabataires que la médecine, c'est indéniable, permet de maintenir en vie. Mais une vie à la qualité diminuée. Tiens, moi qui vous parle et ne suis à la retraite que depuis trois ans, je la sens venir cette diminution.

- Ce recul a été voté par des gens qui, eux, ne sont surtout pas fatigués par leurs mandats électifs (demandez donc à Pastor le goinfre) auquel ils s'accrochent usque ad mortem comme morpions au pubis de Rocco Siffredi. Mon voisin a un frère de 58 ans, donc pas encore retraité, mais déjà bousillé des genoux pour des années durant avoir monté des chaudières par les escaliers des HLM de la ville dont il est fonctionnaire. Quel c.n, il aurait dû faire de la politique.

- Si quelqu'un arrive à m'expliquer en quoi ce recul va améliorer l'état catastrophique de l'entrée des jeunes sur le marché du travail*, il est rudement fortiche.

* J’adore ce mot : marché. On se croirait à la foire aux bestiaux, où s'approvisionnent les bouchers.
C'est con, dans le débat de fond on retrouve le même truc que dans le fait-divers boueux : le mensonge.

Sauf que dans le débat de fond, les participants ont une carte spéciale crédit-mensonges. Ils ont droit
de l'utiliser autant qu'ils veulent, t'inquiète, la crédibilité n'est pas atteinte, tu ne seras pas jugé, y'a même des jokers
spéciaux appelés « journalistes médiatisés » qui te couvrent.

C'est ça, la noblesse du vrai débat de fond.
Or donc, à la demande générale - dixit le capitaine avec tout ce que ça sous-entend - nous voilà revenus sur les rivages enchantés du débat de fond.

C'est bizarre, il ne me semble pas les avoir jamais quittés, même ces dernières semaines.

Le plus sordide des faits divers peut donner lieu à un débat de fond, non ? Suffit de vouloir s'extraire des cancanneries et autres règlements de comptes personnels.

Or donc les retraites. Ah ! beau et noble sujet.

Le concernant, on va bien voir combien il y aura de commentaires et de contributions faisant avancer ce débat de fond par rapport aux sujets qui sont considérés comme de la boue, du superficiel, de l'anecdotique, de l'énervant fait-divers.

Si on se bougeait autant sur les débats de fond que sur les faits divers, on en serait pas là où en est. A commencer par les retraites.
C'est sûr il a augmenté les petites retraites, de combien au fait ? Parce qu'avec toutes les augmentations de charges qu'on vient de subir, les quelques euros lâchés pour les retraites, ça suffira pas, non, ça suffira pas.

http://anthropia.blogg.org
Ce n'est pas la première fois que P. Cohen reprend ces invités, et c'est pas mal...
Après la saine colère, le pieux mensonge ? Mais sur le fond elle a raison, il n'a pas tenu ses promesses (à part celles faites à ses amis du Fouquet's, bien entendu !)
Alors ensemble tout devient possible ? oui, si nous nous mettons ensemble nous pouvons le virer !
C'est donc un retour au débat de fond... de pension :D
extrait du débat entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2007 :
Nicolas Sarkozy:" La question des retraites est essentielle. Il faut la garantir. Les lois François Fillon ont permis de rééquilibrer l'égalité entre salariés du public et salariés du privé, qui cotisent quarante ans. Jusqu'en 2020, on n'a pas de souci majeur à avoir quant au financement de nos retraites. Je garantirai l'application des lois François Fillon. Madame Royal a dit qu'elle les démantèlerait, on verra comment elle finance. Il y a un ensemble de régimes de retraite qui n'ont pas été réformés : les régimes spéciaux. Je respecte les gens qui adhèrent aux régimes spéciaux EDF, SNCF, RATP, mais dans un pays où il est écrit "égalité" au frontispice de nos établissements publics, il est curieux d'expliquer que certains Français doivent cotiser 37,5 ans pour avoir leurs retraite alors que les autres cotisent 40 ans. Je réformerai les régimes spéciaux par souci d'égalité. Il y a 3 millions de petites retraites, c'est-à-dire 3 millions de personnes qui sont en dessous du minimum vieillesse. J'augmenterai de 25 % les petites retraites et je les ferai financer, car on aura récupéré sur la réforme des régimes spéciaux. Je veux mettre sur la table la question des pensions de reversion. La situation faite aux veuves est catastrophique. C'est 54 %. Quand un mari décède, sa veuve a 54 % de la pension. Je la porterai à 60 %. La question des retraites est centrale.

http://www.liberation.fr/politiques/010118726-la-transcription-exhaustive-du-debat
... ce qui veut tout simplement dire qu'on ne peut argumenter à toute vitesse et faire porter un pseudo-débat sur un seul chiffre balancé à la figure.
Ce n'est pas du journalisme.
Il revient aux journalistes de mettre en perspective des chiffres -ou au moins d'essayer!
Quel média sera capable de revenir sur toutes les promesses dites "sociales"* tenues par le candidat Sarkozy et ce qu'on peut observer aujourd'hui ( je pense, mais entre autres, au débat des Présidentielles avec Royal sur les handicapés ou aux déclarations de Sarkozy sur les retraites ce jour là et à ses affirmations définitives : "tout est réglé jusqu'en 2020")?
Abonnée depuis le départ à votre site j'aimerais bien que vous ne tombiez pas dans la simplification réductrice que vous dénoncez judicieusement par ailleurs!

* J'utilise la formule "dites sociales" parce que d'autres promesses voire non promesses concernant les catégories sociales mais favorisées ont bien été tenues
Dans le merveilleux royaume féérique du débat de fond, il semblerait qu'aux Étas-Unis - attention, pas la Grèce, hein, les États-Unis -, si la Maison-Blanche et le Congrès n'arrivent pas à s'entendre pour augmenter le plafond de dettes autorisé (on arrive à une dette brute de 14300 milliards de dollars), les USA seraient en cessation de paiement le 2 août.

Mais attendons bien vite le prochain retournement dramatique de l'affaire DSK ! Du "faites entrer l'accusé " en vrai direct live ! Du frisson ! Du sexe ! Du grand débat de société !
A menteur, menteur et demi.

c'est ça, une campagne électorale, non ?
on est dans l'outrance et l'exagération volontaire de toutes parts. fô pas rêver.
On va avoir droit à ça pendant un an.

toutenbateau
Cohen a fait la désintox en temps réel, chapeau.
Lui aussi il prend sa source au mont gerbier de désir d'avenir alors, il l'avait vu venir l'intox...

Quand on arrive à la fin de la chronique on a le vertige: il est sans fond ce débat de fond; le caillou lancé ne fait jamais ploc; si elle a raison d'avoir tort :-( on risque de manquer de repère, nous les auditeurs.
Si le message de Sarko était ambigu, il est difficile de taxer Royal de mensonge.
Et de la même façon:
- quand on parle de 2,7 millions de chômeurs, le terme "de catégorie A, n'ayant pas travaillé une seule heure dans le mois, le tout sans compter les DOM" est omis, sinon on arriverait à 4,34 millions de demandeurs d'emploi qui ont besoin d'être accompagnés (d'être assistés dirait Wauquiez)
- quand le DG de Pôle emploi parle de 105 demandeurs suivis par agent de l'organisme, il oublie de préciser "demandeur actif, pas en formation, pas en évaluation de compétences, pas en accompagnement renforcé, etc", ce qui porterait le chiffre exact aux alentours de 180, bien loin des 60dossiers/agent promis avant la fusion ANPE/Assedic
- etc...
Les lecteurs-électeurs seraient peut-être plus attentifs si les titres des rubriques "Désintox" étaient un peu plus percutants. Je propose "Le menteur du jour" ou "Le mensonge du jour", et à la Une pour faire bonne mesure. Et pourquoi pas en fin de mois une remise de diplôme au plus zélé des bonimenteurs?
Bof Charlie a déjà un "conflit d'intérêt de la semaine" et il faut dire que le titre ne donne pas envie, ça donne l'impression du chroniqueur devant sa table de travail en train de se dire "à qui vais-je m'attaquer aujourd'hui". Et puis il peut y avoir plusieurs menteurs en un seul jour....
Ta première objection est tout à fait pertinente. Mais le journal en question n'est pas obligé de "dénicher" un menteur tous les jours. Même si avec ce gouvernement il y a plutôt abondance de biens.
Pour la deuxième objection je ne vois pas le problème. "Les menteurs du jour" ça fonctionne très bien.
Je rêve de voir un ministre accueilli sur un plateau télé: "Alors, c'est vous le menteur du jour?". Avoue que ça aurait de la gueule.

DÉCOUVRIR NOS FORMULES D'ABONNEMENT SANS ENGAGEMENT

(Conditions générales d'utilisation et de vente)
Pourquoi s'abonner ?
  • Accès illimité à tous nos articles, chroniques et émissions
  • Téléchargement des émissions en MP3 ou MP4
  • Partage d'un contenu à ses proches gratuitement chaque semaine
  • Vote pour choisir les contenus en accès gratuit chaque jeudi
  • Sans engagement
Devenir
Asinaute

5 € / mois
ou 50 € / an

Je m'abonne
Asinaute
Généreux

10 € / mois
ou 100 € / an

Je m'abonne
Asinaute
en galère

2 € / mois
ou 22 € / an

Je m'abonne
Abonnement
« cadeau »


50 € / an

J'offre ASI

Professionnels et collectivités, retrouvez vos offres dédiées ici

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.