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Réformateurs : les mots aussi ont une histoire

"Les "réformateurs" tentés par Macron", annonce le bandeau de BFM.

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https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2017/01/30/hamon-contre-jlm-1.jpg
Je reviens aux indemnités chômage au vu des propos de Fillon sur ces allocations. Avoir de très bons salaires, tant pour la femme que pour les enfants, pour des emplois fictifs (ou tout comme...), ça veut dire qu'ils ont cotisé pour la retraite et ont, peut-être, eu l'indécence de demander des indemnités de chômage. Tout est possible, ça serait bien de le savoir.
Moi, je me pose une question qui n'a pas été abordée, me semble-t-il, je voudrais savoir si Mme Fillon et les enfants Fillon ont touché le chômage à la fin de leurs contrats.
Monsieur Hamon, choisissez !

(pour être franc, j'ai eu une petite frayeur, voyant comment il entamait son discours, qu'il propose une alliance !)
Hors-sujet: Fillon et la plupart des Rep accusent Hollande et la gauche. Facile, ridicule et maladroit. Que ne répondent-ils sur le fond en portant plainte contre le Canard. Lamentable, le Fillon. Lamentables les autres qui se transformeront en charognards d'ici peu histoire de saisir l'héritage ou de se le partager.
Macron en bénéficie...Et si c'était lui, hein ?
Les sondages aussi ont une histoire. En février 1995 Chirac était à 17% donc potentiellement éliminé du 2nd tour derrière Balladur à 28%). Les choses avaient basculé en mars... Il est vrai qu'alors bien des électeurs de J-M Le Pen (15% au final lors du vote du 1er tour) masquaient leur choix en répondant "Balladur" aux sondeurs.

Mais le scénario actuel pourrait changer dans les prochaines semaines; on verrait alors un candidat prisé des médias se dégonfler... et peut-être celui de la gauche (Hamon est à 17% aujourd'hui) passer devant ?
Macron en Martin Luther, ça ne colle pas vraiment. Ou alors avec beaucoup d'indulgences.
Pour ma part, il y a un adjectif que je trouve particulièrement malsain et injurieux, c'est quand dans leur tribune du Monde, les "réformateurs" parlent d'une "gauche radicalisée" !
Tout ce pataquès pour faire de Hamon un homme de gauche !

Ah, ils s'en donnent, du mal !

Vous êtes tous vachement ingrats.
C'est quand même grâce à eux que vous vous apprêtez à RE-voter PS !

Une telle abnégation et si peu de reconnaissance, c'est des trucs à quitter le PS !
Et si d'abord, on prenait cette bonne méthode qui est de ne point nommer les innommables

Et si d'abord, on rappelait que c'est barbant ces gens qui louvoient vers la droite tout en disant qu'ils gardent le cap, ni à droite ni à gauche...

..sauf qu'ils ont le même objectif que le fameux iceberg qui fonça sur le Titanic. Leur Titanic à eux s'appelle les acquis sociaux, la sécurité sociale, le code du travail...

Mais en ces temps que l'on veut nouveaux mais qui ne sont qu'anciens, réformer c'est démolir le plus pour y mettre du moins avec des logiques arithmétiques qui ont pour axiome premier l'intérêt de certains au dépend du bien-être général

El la plus grosse des grossièretés qui a été dites ces derniers jours, c'est le premier ministre qui demande à Hamon d'"assumer le bilan du quinquennat"

Z'ont un culot ces traitres qui se voient soudain obliger de sacrifier leur réussite personnelle pour satisfaire les idées qu'ils disaient défendre et qu'ils n'ont fait que trahir

Re-formatore, re-traditore
Magnifique tunnel macronien sur la radio du régime ce matin.

Macron s'est positionné comme "le moindre mal", son programme ratisse large à base de langue de bois et de phrases interminables destinées surtout à ne pas laisser de temps pour les vraies questions, ce matin sur France Inter, en terrain amical, il a déroulé sans plus d'opposition, étant plus brillant dans la dialectique creuse que les animateurs d'antenne qui lui posent les questions.
Macron a plein d'énergie et de volonté de tout chambouler, comme le Sarkozy de 2007 et le Chirac de je sais plus c'est trop loin...
Macron se présente comme neuf, mais il a été élu à sa manière, par certains, pas dans un cursus démocratique, et donc peut se vanter de n'avoir pas employé sa famille, evidemment, ni abusé de sa position d'élu du peuple...

Macron par contre n'est pas questionné sur les sujets qui ont amené les anglais et les américains à voter "contre".
Il n'a pas non plus proposé que l'accueil de réfugiés se fasse dans les mètres carrés du patrimoine exclusif de sa femme. L'acceuil des réfugiés est un grand projet de l'Europe généreuse, dans la pratique on va demander à nos pauvres de se pousser pour faire de la place, pas de campement prévu à la Défence ou à la villa Montmorency, ni de taxe sur les bonus de la finance pour la solidarité avec les migrants.

Macron l'européen a pour programme recadrer l'Allemagne, bon courage petit... le kid déclare par ailleurs "l'histoire (du couple franco-allemand) est une histoire de défiance progressive"... l'apprenti n'a pas compris que l'Allemagne ne défend que ses intêrets, et les benêts français qui croient au couple franco-allemand (Todd a des trucs sur la structure familiale en Allemagne) ont encore le projet fou de faire changer d'avis le docteur Schauble...

au sujet du traité merkozy: "c'est très différent (...) c'est une défiance qui peut se construire avec le peuple de gauche et une partie de ses électeurs, mais pas avec l'Allemagne, et je pense que la France de 2012, il faut rendre cela à François Hollande, pour la première fois c'est un président qui décide de ne pas déchirer la trajectoire financière dans laquelle il s'est inscrite..."
Bien relire cette phrase...

Selon le chouchou, s'opposer à l'Allemagne "fait partie de l'imaginaire de la gauche et de la droite (...) simplement on n'avance pas en Europe si on est contre les allemands", le projet français sera donc de plaire aux allemands, le peuple qui va élire Macron devra faire passer ses inrêrets propres derrière ceux du peuple qui a élu Merkel, sauf à croire qu'ils sont communs, mais on sait que la France compte autant que la Grèce à ce niveau...

Le nouveau Sarkolande nous promet de "transformer en profondeur la France pour lui permettre de réussir dans une économie des compétences et de l'innovation".
Ami boulanger ou Kiné, Macron veut des jeunes millionnaires qui délocalisent les activités de l'économie sur internet et les bénéfices dans le cloud. Ami plombier, tu vas devoir passer 1 heure par jour à gérer ta réputation sur les réseaux et donner tes tarifs qui devront être compétitifs avec les deliveroo de la plomberie à venir.
"dans le cadre de ces règles il y a des flexibilités", au moins Fillon rejoint Macron sur ce point.
"la politique économique dans laquelle nous nous inscrivons depuis des années est une mauvaise politique économique", dixit le conseiller économique et ministre de l'économie en place depuis des années.

Macron cite une phrase de Levinas: "la confiance c'est le problème de l'autre"... t'as raison Macron, mais cela suppose que "l'autre" est un con.

Ensuite les "peurs du populisme", le populisme étant comme la propagande, une mauvaise odeur que l'on remarque chez lez autres.
"On n'a pas besoin de protectionnisme, on a besoin de protection".. ami électeur, vazy fais la différence, tu vas y arriver parce que lui qui a fait l'ENA et Rotchild c'est super clair... comme le "souverainisme" rétrograde en France, mais super top moderne pour l'UE... sauf que dans souverainisme il y a souverain, donc quand on se veut démocrate on doit parler du peuple souverain, et donc on attend la création d'un peuple européen qui réunirait les allemands, les grecs, les italiens, les hongrois etc... qui pourrait exercer sa souveraineté à l'intérieur de frontières strictes (pas de frontière, pas de souveraineté, c'est basique).

Bref, Macron exploserait devant un interlocuteur un tant soit peu afuté, un débat Macron vs Lordon => popcorn
https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopolitique-01-fevrier-2017
Le Macron, il va la faire en autocar, sa campagne?
Macron c'est Nestor (celui de Moulinsart,avec son gilet rayé).Ses patrons qui siègent à Bruxelles lui inspirent la casse de nos lois sociales,les norias de cars et de camions qui encombrent nos routes et plein d'autres idées du même tonneau...Quant à ceux qui le suivent:"la soupe est bonne!" aurait dit mon grand père.
À ce sujet, lire le très court et indispensable LQR, la propagande du quotidien d'Eric Hazan, 2006 déjà, où l'on commente aussi le mot modernisation.
Autres appellations possibles :
_ les " opportunistes " ?
- les " attentistes " ?
- les " arrivistes " ?
- les " malins " ?
- les " profiteurs " ?
- les " buses " ?
C'est aussi et surtout le nom qu'ils se sont eux-mêmes donné. Les journalistes, bien souvent, reprennent les mots qu'on leur tend. C'est de la bonne com'...
On ne soulignera jamais assez l'importance des "guillemets".
On peut aussi penser qu'ils sont "réformateurs" en comparaison des "révolutionnaires" se trouvant à leur gauche. Ce qui renvoie à une autre histoire.
C'est vraiment là le cœur de l'embrouille.

J'ai trouvé cet article qui explique bien le problème

Dans l'histoire du XXe siècle la gauche réformiste c'est celle qui renonce à la révolution avec l'idée d'obtenir les mêmes résultats par la réforme.
"Léon Blum, Président socialiste du gouvernement de Front populaire, toujours attaché à la vision marxiste de la révolution, théorisa cette pratique réformiste en distinguant « exercice du pouvoir » pour conquérir par la réforme de nouveaux droits pour les travailleurs, et « conquête révolutionnaire du pouvoir », remise à plus tard. "

Progressivement la réforme qui était de gauche est devenue de droite

C'est soit de l'inculture soit de la malhonnêteté cynique, mais en tout cas, de la part des socialistes c'est un glissement sémantique particulièrement pervers
Comme dit JF Kahn, ne parlons pas de réformes mais de sacrifices.
Dans la série histoire du terme à gauche, "réformateurs" a aussi été largement utilisé pour les communistes rebelles à la fin du règne de Marchais (la tendance Pierre Juquin qui a fini par se séparer du PCF dans la seconde moitié des années 80 et forma par la suite Alternative Rouge et Verte, mouvement précurseur de l'éco-socialisme).
Ici il s'agissait plus de réformer le PCF que d'être plus réformiste que lui (plutôt le contraire, ces réformateurs concluant des alliances avec les trotskistes révolutionnaires), mais ça a contribué à associer le terme "réformateur" à l'opposition entre une bonne gauche et d'incorrigibles méchants staliniens (arrivant à une époque où PS et PCF réglaient leur compte suite à la défaite de 1986, la scission des réformateurs avait été largement présentée sous ce jour favorable par la presse de centre gauche et les intellectuels BHLiens).
C'est aussi une façon, en les appelant réformateurs, de rejeter Hamon et tout ce qui est à sa gauche dans le camp des révolutionnaires, avec tout ce que le mot peut avoir de répulsif après la chute du communisme. Alors que Hamon est un homme de vraie gauche, qui tente de changer petit à petit la société.

Vue la façon dont le libéralisme et le conservatisme enserrent les politiques actuelles, les dirigeant en permanence vers un moins-disant social et économique pour les classes dominées, le revenu universel peut sembler fou et irréaliste. Pourtant c'est l'avenir : si les ordinateurs et autres machines nous prennent notre travail, alors profitons-en et vivons notre vie, et que ceux qui veulent travailler le fassent. C'est d'ailleurs l'idée de base de la retraite, non ?

La solution ne semble pas plus bète qu'une autre. Ils l'expérimentent en Finlande, on verra ce que ça donne, même si ce n'est pas vraiment les conditions réelles.
J'adore l'idée de faire de l'économie une science expérimentale.
Ça suppose déjà d'en faire une science.
Traître ! ;-)
Connaissez vous le salaire à vie ?
Réforme, c'est comme populisme, ça ne veut plus dire grand chose. Chacun s'en fait sa propre définition. Tous les élu(e)s politiques sont par essence réformateurs, il n'y en a pas un qui proclamera le contraire à propos de lui-même. Réformer, changer, n'implique pas qu'on améliore quelque chose. Or, c'est justement ce qu'essaient de nous faire croire les auto-proclamés réformateurs : qu'ils vont changer pour que tout aille mieux. Ce qui est toujours un peu vrai : mais ça dépend pour qui. Le "gagnant-gagnant", fameuse formule très utilisée par les néo-libéraux, ça n'existe pas.
les "Reformateurs" avec une majuscule surtout!
Le slogan de Macron sera sans doute "En marche arrière pour le mouvement immobile"
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