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Rama Yade et les charognards...

Derniers commentaires

"Il ne respecte pas le OFF", dit elle après avoir balancé des SMS privés....
Connivents les journalistes et les politiques ? Meuh non... Le Lab publie quelques SMS de journalistes à Rama Yade. Un exemple : "Vous êtes formidable. Espère que notre sondage de personnalités le dira lundi. Amitiés".
L'article parle même de DS mais pas pour des SMS.
Cette personne (Rama yade) est tout simplement partisanne, et on ne le saurait à moins vu la position carrièriste par bien des moments "caricaturalle" qu'elle occupe au service de son mentor dont la vulgarité rituelle frise la démence populiste!
On meurt par où l'on pêche le reste... Il habille une fonction normalement honorable, mais là ça relève du cirque! il est donc pris pour un gugus; il porte d'ailleurs par ses comportements quotidien et déclarations racolleuses le sceau de l'infamie. Il lui faut revisiter ses fondamentaux et respecter les citoyens par un comportement dorénavant digne et mature dans le but de suciter dans le monde de la presse et autre, le respect de la fonction qu'il habille de sa part tant solliscité.
C'est toujours la faute des journalistes si certains hommes politiques sont dans l'affliction et le désaroît... Au prix ou ces ci-devant sont payés pour dilapider les bien d'Etat, et par dessus tout mentir à ses Citoyens, c'est pas cher payé "charognards" A chaque fois que ces derniers sont écorchés c'est le même refrain. S'il sont si fragiles, ils n'ont qu'a faitre autre chose que de postuler à de si hautes fonctions qui par voix de conséquence restent sous le feux de l'acctualité avec il n'en n'est pas moins vrais des fois des coups bas; Et alors c'est comme cela dans la vrais vie hélas! Si la belle Rama Yade occupait le poste de nombre de ses soeurs dans l"emploi de service, l'alimentaire, ou l'usine avec à la clefs les salaires de misère s'y affairant, elle saurait la valeur intrinsèque de ce dont elle invoque avec des trémolos dans la voix!!! et là tu te la met sous le bras et tu gardes pour toi sinon...
C'est le cirque Pinder tous les jours à l'Elysée avec cette équipe! quoique depuis quelques temps sa seigneurie se soit calmé, le mariage sans doute...ou (le résultat des élections...)
Méfions nous tout de même de l'autre qui sommeil "le lion du penschir" j'ai nommé Kouchner, lui il a laché le sac de riz pour le famas ou le M16!! Pathétique que des bras cassés......
Tardivement Joël
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one two ! one two !
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Ok Thomas c'est cool la balance est bonne !
Dans nouvelobs.com du 8 mars, il apparaît qu'Airy Routier Airy Routier " a déclaré aux policiers avoir écrit son article sur la foi d'informations "verbales fiables", reconnaissant ainsi qu'il n'avait pas eu entre les mains le SMS controversé" " (sic). Voilà une info qui ne fait plus la Une.

Quand est-ce qu'il est viré ?
Je viens de relire cette chronique de Judith.

Et j'en pense toujours la même chose : parfaitement parfait.

Mais nous autres rapaces d'@si, nous n'avons plus rien à nous mettre sous la dent depuis un mois en guise de nouveauté de ces mets délicats tels que la "Charogne". Nous avons faim, Judith.

Variante de la supplique : Quand Judith coupe-t-elle de nouveau la tête aux Philistins ?

Je sais, on vous l'a déjà faite mille fois, mais on fait ce qu'on peut.
Et si on ne vous l'a pas faite, c'est parce que je suis inculte et qu'Holopherne etait babylonien et non philistin.

Bon courage.
Comme quoi @christine, tout ça n'est ni une histoire de blanc ou de noir, d'homme ou de femmme, ... Rama yade n'a pas le sens de l'autre...jamais elle ne sera capable d'imaginer qu'un jour elle pourrait être du mauvais côté...celui de l'insecticide......elle est tout simplement de droite et inhumaine!
juste un mot au sujet de rama yade elle bien les insultes mais que pense t'elle de sa decision de soutenir le maire qui veut jeter de l'insecticide sur les sdf de la ville où elle se presente pour qu'ils deguerpissent .Cachons cette misere que l'on ne veut voir ;Pour une secretaire d'etat des droits de l'hpmme quel minable comportement pour l'etre humain cachons cette misere que l'on ne veut voir.Car l'insecticide est toujours en cour d'idee . tout le monde ne vit pas dans le rue par plaisir beaucoup de gens travaillent et n'ont pas la possibilite de se payer un logement .il y en a qui vivent dans le rue ou dans leur voiture et repartent le lendemain travailler et se douchent dans des centres pour etre presentable .Cachons cette misere que l'on ne veut voir . Que de la representation ;Je n'aime pas cette mentalite
Bravo Juddith d'arriver à donner du sens à tout cela.....pour ma part je n'arrive juste qu'à hurler d'un rire jaune!....Et pendant se temps ils dépénalisent le droit des affaires!
(mes félicitations sont sincères!..l'écriture pouvant être interprétée sans le ton!)
Relevant formellement du « théâtral », vos chroniques souvent enflammées sont toujours un régal à lire – vous possédez l’art et la manière d’exploiter les ramifications linguistiques selon une configuration déterminée :-)

Rebondissant en tous sens, le « frapper fort » vous a amplement inspiré.

Exagéré l’emploi du vocable « charognards » ? oui et non, ainsi que votre texte le fait ressortir. Hors le sens littéral qui émerge effectivement dans les diverses expressions employées par la secrétaire d’état, on pourrait « déceler » chez certains journaleux « une rapacité » à exploiter le malheur. De l’information, certes, mais comme vous le précisez il y a « un marché », « une consommation », et notamment pour certains (voire beaucoup) « un désir de mise à mort » !

Votre référence à « l’injure manifeste sublimée par la vérité latente », intéressante distorsion freudienne au regard du contenu latent, le vrai fond du rêve, « sublimé pourrait-on dire » par le contenu manifeste, sa forme symbolique ?

Certains pourraient vous reprocher votre « aplomb », votre « assurance » (constitutive d’un enseignant qualifié et chevronné) mais quel « toupet » de taxer votre chronique de « pauvre intellectuellement » !!! Apparemment votre « audace » et votre virtuosité de la langue française bloquent certains dans la lecture « attentive » de vos écrits :-)

Merci vivement pour votre « bonne volonté » à répondre au sieur Aloysius ce qui nous vaut à tous (spécifiquement à ma pomme) des éclaircissements particulièrement bienvenus concernant votre démarche. Je vous rejoins dans le fait qu’il « importe nécessairement pour lui de faire des progrès en matière de pédagogie ». Par ailleurs, avec des arguments intéressants, son interprétation souffre « primordialement d’un manque d’humilité » ainsi que le note fort justement Yannick G qui l’invite (au lieu de s’offusquer) à formuler ses remarques et ses objections (comme ses propositions) sous forme interrogative puisque s’agissant « bien sûr toujours inévitablement » d’hypothèses. La difficulté pour Aloysius ressort du fait qu’il se positionne au même niveau que vous en balayant allègrement (ou lourdement ?) votre « autorité » d’enseignante qualifiée et chevronnée, ce qui l’entraîne ( très préjudiciable erreur) à vous donner leçons et recommandations. Dommage – prenez garde Aloysius « au vertige de la méta-position :-)
http://www.dailymotion.com/relevance/search/amis%2Bsarkozy/video/xjubp_les-amis-de-sarkozy_fun
De déclarations en déclarations aussi absurdes les unes que les autres, Ramatoulaye Yadé donne chaque jour des arguments à ceux qui ne voient dans les noirs que des incapables qui ne peuvent réussir que grâce à la "discrimination positive". Je suis métisse et j'en ai assez de voir que même les noirs se font les dignes représentants des clichés les plus odieux. On serait encore au temps des colonies RY aurait certainement fait une parfaite "collabo", 'elle est le parfait exemple du colonisé mental tel que le décrivait Frantz Fanon dans Peaux Noires, Masques Blancs. Quelle tristesse!
Allez, elle est en total délire , et c'est carrément pitoyable. R.Yade pense maintenant que les socialistes s'en prennent à elle parcequ'elle est noire. Moi je la trouve totalement bleue en politique!

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/municipales2008/actu/310977.FR.php
Je viens de lire tardivement votre chronique et je m'en régale...
Je viens de la relire à haute voix à ma Muse et on en reste bouche bée...
Pour moi cet article c'est du grand, très grand Judith Bernard.
Excellent dans la forme, supérieur dans le fond.
Enorme !
Vous voulez gagnez du temps ? Passer la vitesse du son ? Traverser le miroir ?

http://transition.ultim-blog.com

La fiction nous en append plus que l'obsession du fait.
L'épisode du sms vous l'avez tout entier dans l'Idiot de Dostoiëvski, vers la page 150 du premier tome (en poche Babel).
Chers @sinautes

... et la plupart d'entre vous.
Je ne sais pour qui voter.
... qui seraient éventuellement également @sinautes ?!?!

Je relaie chez Judith un commentaire posé chez Daniel par Clizo à propos d'une étrange démarche du recteur de Grenoble à l'intention des personnels de l'Education Nationale. Le commentaire de Clizo est sous la vidéo en plateau avec Jean-François Kahn.

Voici un lien qui renvoie sur un blog nous en apprenant un peu plus :

http://lescorpsempeches.net/corps/?p=229

Je pose une question : notre participation aux forums et blogs sur le net, ici comme ailleurs, est-elle assimilable juridiquement à une participation à une réunion publique ?

Auquel cas, si de surcroît on est "antisarkoziste" ou "antiUMP" on pourrait craindre le pire !?!?


Salutations citoyennes !
Je n'ai pas lu les commantaires precedents mais espere que je ne suis pas la premiere à m'opposer à cet article qui, sous couvert d'analyser les mots, ne fait qu'une campagne antisarkosyste. Il est facile d'analyser les mots dans le sens qui nous plait. Amusant article et parfois meme site qui oublie l'objectivité et l'equilibre! Dans une intervention comme celle ci peut etre serait ce bon d'analyser egalement l interlocuteur qui, comme tres souvent dans un dialogue ou l'idée generale de l'"opposant" est dificille à contrer, s'attache au mot de trop facile à accuser, prend le parti de refuser de discuter de l'ensemble en allant vers le particulier, un exemple un exemple s'il vous plait, ou encore la menace, chargone charogne, et bien vous allez en entendre parler, madame, de ce faux pas, de ce mot de trop. Ses arguments, a notre chere Rama, ne seraient-ils peut etre pas totalement exempt de bon sens? Qu'elle se place dans son discours a la fois sur le plan de la moral et de celui de la fidelite, rappeler la fidelite a son president, n a rien de surprenant ni de negatif et cela n anule en rien le sens de ses paroles et le message qu elle veut faire passer et qu il serait parfois bon de se rappeler: respect de l'autre, de sa vie privee!!respect de la fonction presidentielle quand bien meme celui qui la tient ne se comporte pas toujours comme il devrait le faire. Qu un journal par exemple comme le nouvel obs, serieux et non pas, nous l esperons, people, finisse par parler d un texto que sarkozy aurait envoyer a son ex femme, cela frise le ridicule. Un peu de dignité!! Alors une analyse comme cela, tellement orientée, qui fait dire au mot tout et n importe quoi, merci mais non!!!!!!!!!!
Merci Judith pour votre analyse.

La pauvre petite Rama Yade devrait laisser tomber les métaphores. Cela ne lui réussit pas du tout. Il faut dire que le style Fadela Amara plus "rentre-dedans" ne convient pas non plus aux journalistes et aux politiques. Alors, d'autres modèles? Celui d'Edith Cresson? Trop vulgaire, trahit une obsession pour les fourmis élevées au pays du Soleil Levant. Celui de Ségolène Royal? trop déstructuré, subordonnées qui prolifèrent tous azimuts sans jamais se refermer. Celui de MAM ? Fait mouche mais trop sec ; vous le faites exprès ou quoi ?!

Qu’il est difficile d’être une femme en politique…
@Judith
Vos chroniques sont de véritables "trappes de désenfumage" et réveillent en moi le souvenir des Pierre Châtelain-Tailhade, Morvan Lebesque et Henri Jeanson
Merci
Merci pour cette chronique. Je trouve que c'est une belle leçon d'analyse journalistique.
Madame Yade a probablement surjoué pour privilégier sa carrière. C'est humain. Mais, d'une part il y a dérapage, d'autre part, la conséquence pourrait bien se retourner, et atteindre l'objectif contraire.
Ce qui me frappe depuis très longtemps (et pas seulement chez Rama Yade, j'ai vu cela aussi chez Rachida Dati pendant la campagne présidentielle, entre autres), c'est la façon qu'ont ces femmes de prendre la défense de "leur" homme : elles ont une forme d'engagement totalement passionnel, une protection quasi maternelle pour cet homme qu'on tente d'abattre, d'affaiblir par d'incessantes attaques. Elles projettent leurs mots qui, au delà du sens, sont fort chargés dans l'intention. Il y a de la tragédie dans leur expression même, c'est la vie d'un homme estimable qui est en jeu, l'homme à qui elles doivent tout et qu'elles doivent protéger. Au delà du sens profond des mots, matière souvent à débat, la preuve en est sur ce forum, je suis chaque fois sidérée par la charge d'amour exprimée dans ces déclaration et la façon quasi théâtrale de les asséner (quand je parle de théâtre, ce n'est pas une remise en question de la sincérité du sentiment mais une impression personnelle sur la forme utilisée). Il y a quelque chose d'extrêmement inquiétant dans cette confusion des sentiments...

Merci en tout cas pour ces articles de fond qui nous rappellent que les mots ne se réduisent pas à de petites phrases choc, qu'ils ont un pouvoir incroyable, et qu'à l'heure de la banalisation des SMS sulfureux ou non, ils gardent toute leur substance et nous montrent tels que nous sommes.
un mot : bravo Judith
Merci pour cette analyse très éclairante.

Il me semble qu'on peut ajouter une 3e intention au discours de Rama Yade... A l'objectif du 1er plan de l'énonciation (1) faire entendre aux journalistes et aux auditeurs une position morale) se mêle sans doute la volonté de faire entendre aux journalistes et aux auditeurs la "tonitruance" dont parlait Michel Rocard l'autre jour. Plus je crierai fort, plus j'aurai de chance d'être diffusée dans les médias... C'était sans doute la même chose, d'ailleurs, avec la venue de Khadafi... Fin décembre, j'avais entendu un reportage très intéressant sur France Culture, je crois, où il était question des mesures qui se font actuellement du "bruit médiatique"... (ou un autre nom similaire, je ne sais plus) Apparemment, les instituts de sondage mesureraient la capacité des personnalités publiques à faire du bruit. Peu importe que ce "bruit" déclenche l'indignation ou les louanges, l'important est faire parler de soi pour exister. Et d'après le journaliste, cela pouvait conditionner le fait d'être gardé ou non dans une équipe ministérielle...
Bref, il ne s'agit pas de remettre en cause la sincérité de R. Yade mais de voir que sa véhémence excessive n'est pas innocente, dans le rapport qu'elle lui permet d'instaurer avec Sarkozy comme l'a montré Judith Bernard, mais aussi dans l'impact qu'elle peut avoir sur sa visibilité dans les médias. Une vraie ministre de l'indignation médiatique comme quelqu'un le disait plus haut !
Tant mieux que pour ce coup-ci, ça ait fait psssschittttt !

Bonne journée à tous
Camarlette
Nous écoutons la violence verbale-de cette huile jeter sur le feu, je regarde les volutes bleues, ces petites flammèches qui s'élèvent dans le ciel en spirale, j'ai mal aux yeux, quelque poussière me gêne, je m'approche pourtant prise par le spectacle, j'y participe alors en voulant mettre mon grain de sel, je suis humaine parmi les humains, dans une conversation qui ne me regarde pas vraiment au fond mais qui me plaît avec cette possibilité d'en rajouter ou de trouver un autre angle, montrer un style, tenter une analyse, exister peut-être. Existerais-je en parlant d'autre chose, en détournant l'attention sur mes petites affaires ? Pas forcément.... J'existerais en répondant à Vincent, Louis ou Judith. Ils liraient ma réponse et lanceraient peut-être une plaisanterie qui me ferait rire et j'existerais alors grâce à ce rire et grâce à l'attention qu'ils me portent.
Les charognards existent-ils aussi ? pourquoi je n'aime pas ce mot, pourquoi il ne me dit rien qui vaille, pourquoi me plonge-il dans un vocabulaire cherchant à mettre une condamnation ultime dans son expression ? Des mots définitifs, pensais-je, des mots qui font peur car le charognard fout la pétoche.
De cette peur-là, je ne réussis pas à en faire quelque chose, comme Judith par exemple qui en explique la substance. Je me retrouve comme la paysanne qui entend que des charognards rôdent autour de son poulailler, j'ai peur pour mes ouailles. C'est là que je repense à un proverbe qui dit : "entre l'arbre et l'écorce, il ne faut pas mettre le doigt," il ne faut point intervenir dans une dispute entre proches ! Car à la racine de cette emballement de vocabulaire, il y a un échange de sms, un truc privé qui tourne en dispute car c'est soi l'un ou l'autre des protagonistes échangeant les sms qui donne le sms à lire à un autrui "charognard".

Mon ami en se levant du bon pied semble-t-il, commence à me parler de la responsabilité de la nation face à la shoa, les enfants ne peuvent pas porter cette responsabilité, me dit-il, c'est toute la nation à le faire, il y a beaucoup d'émotionnel dans la démarche pour un petit, cela peut l'éprouver...Mon ami s'intéresse ensuite à Rachida Dati qu'il trouve devenu duchesse, de plus en plus poudrée, de plus en plus hautaine et tirant la tête et puis il ferme le sarkoland en poussant un gros soupir : tout cela devient du n'importe quoi...
J'ai répondu (beaucoup) plus haut , au post de "Nicolas POTHIER" , hier soir , et ce matin ce nom a disparu , remplacé par "Hohenfels". Etrange sensation...
Que Nicolas défende Rama , je comprends, mais Hohenfels...
@judith bernard
je trouve votre article excellent, il nous fait appréhender l'épisode du sms sous un autre angle et j'aime cette approche.
certains ne comprennent toujours pas qu'un journaliste puisse écrire de manière subjective. on n'attend pas d'un journaliste qu'il nous écrive les évangiles à chaque essai.
En plus du bouton "voter pour ce contenu", on pourrait imaginer un second bouton "réprouver ce contenu". J'aurais probablement cliqué dessus pour cette article.
Bravo Judith,
la question que je me pose maintenant à la lecture de tous les commentaires: combien sommes nous finalement à nous interroger sur le monde du pouvoir qui nous entoure - politiques, presse etc... Il y a là comme un "entre nous". Ces petits efforts de lecture de ce qui compose nos quotidiens sont t'ils partagés par l'émotion de nos contemporains? Anyway, j'attends votre prochaine chronique avec l'impatience du ravi,
cordialement,
LdL
Le texte de Judith est d'excellente qualité, mais de tendance "universitaire psychologisante" : on tourne autour du pot, on examine les tenants et les aboutissants du thème, et on délivre une conclusion à mille lieues du sujet. Bravo, c'est nécessaire... mais pas suffisant.

Revenons au sujet : un texto est issu d'on ne sait où, sans doute extrait de quelques dizaines, voire de centaines, de messages envoyés par un émetteur qui cherche à convaincre son interlocuteur, de réponses ignorées, et mis en scène comme un diamant. S'il s'agissait d'une affaire publique, touchant à la paix ou la guerre, à la santé d'une nation, à l'avenir d'une génération, on comprendrait l'importance de tout révéler - tout, pas juste un texto parmi d'autres, mais toute la conversation. La dépêche d'Ems a ainsi eu son importance historique.

Mais ici, de quoi s'agit-il ? de la vie privée - plus que 'privée', intime, sentimentale - d'un homme politique, du Président. C'est là que le terme de 'charognard' prend son sens. J'avais dit "fouille-merde" dans d'autres forums d'@si, mais le sens est le même. Car où le 'journaliste' en question a-t-il trouvé l'info ? Dans une fosse commune où l'on enterre les charognes ou dans une fosse septique où s'entassent les rejets ? Il a bien fallu que quelqu'un - notre journaliste ou son informateur - aille fouiller, touiller, curer dans tous les recoins des archives pour découvrir UN texte, trois ou quatre mots, qui font mal, le plus mal possible à celui qui souhaitait les cacher. Car il s'agit de son intimité d'homme, pas de Président ou d'homme politique, d'homme tout court, comme moi, comme vous. Nous avons tous de ces archives intimes qui nous feraient mal si elles étaient révélées publiquement, et alors ?

La 'charogne' dont parle Rama Yade, ou la poubelle si vous préférez, c'est bien cette mémoire intime que nous préférons garder pour nous. Et le 'journaliste' qui la révèle est bien un 'charognard' ou un 'fouille-merde' que la vox populi associe à la profession de journaliste... N'y a-t-il pas un ancien Président qui avait parlé lui aussi d'un de ses ministres "lâché parmi les chiens", ou quelque chose du même genre ? Et ce dernier n'avait-il pas fini par se suicider pour y échapper ?

Alors, Judith, les faits, tous les faits, seulement les faits : ce texto est-il issu d'une fosse commune ou d'une fosse septique ? En tout cas, il pue. Et le journaliste qui l'a trouvé, on qui se l'est fait transmettre, et surtout qui l'a publié urbi et orbi, pue lui aussi. A-t-il vraiment droit au nom de 'journaliste' ?

Le reste n'est que commentaire. Brillant et universitaire et tout ce qu'on veut, mais commentaire de pipi-caca.

Le reste n'est que commentaire. Brillant et universitaire et tout ce qu'on veut, mais commentaire de pipi-caca.


Justement non, car, les faits, en l'occurrence, ne constituent pas le sujet.
C'est la réaction ministériel de Rama Yade qui est le sujet. Comme si, il y avait légitime défense verbale, elle se permet de répondre avec ses tripes, cela manque passablement de recul, ce qui est des plus nécessaires en politique.

yG
Je reviens au départ de ce post : commentaire de Rama Yade ou texto publié ? Intellectuel ou non, le journalisme conséquent impose de revenir aux FAITS : si Rama Yade traite le 'journaliste' de charognard, le terme est-il exact ou 'connecté' ?

Dans mon esprit, il est exact, et les charognes qu'il évoque sont les archives d'une discussion entre NS et son ex-épouse, amoncellement de mots, de textes, de réparties, de réflexions intimes entre deux intimités, dans lesquels le sieur Airy Machintruc est allé fouiller pour extirper son 'diamant'. Misérable activité de chien ou de chacal que nous, lecteurs, auditeurs et téléspectateurs ne devrions pas tolérer.

Envers qui que ce soit, Sarkozy ou Ségolène, ou Bérégovoy ou autres figures publiques quelconques. Que celles-ci se prêtent au jeu ou pas. Si elles provoquent, c'est qu'il y a des charognards qui s'y précipitent. Et alors, devons-nous l'accepter benoitement : vous avez vu, c'est lui qu'a commencé !

C'est l'honneur de quelques-uns, Jean Daniel comme Philippe Val, de dire NON - STOP. Y aura-t-il d'autres hommes/femmes d'honneur chez @si ?
vous avez vu, c'est lui qu'a commencé !

Oui, certainement, et l'admettre ne revient pas nécessairement à finir avec des invectives de cours d'école primaire.

Si l'un perd ses repères professionnels, le journaliste exhibant la vie privée, ce n'est pas à l'autre camp, les amis du politique, de perdre les sien. Ils avaient l'avantage de répondre dignement, ils (Rama et Clara) s'égarent, ils ont loupé leur chance de s'élever et se sont abaissés aux niveaux de ce qu'ils dénoncent, pas facile alors de condamner dans ses conditions.

yG
...ils (Rama et Clara)
C'est qui ceux-là ???
Clara, comme Clara Burni ?
Pfff, faudrait quand même qu'on puisse éditer, non?
Oups, c'est vrai que sur son L, elle a viré plutôt à droite.

;) yG
Hi, hi, je suis la charognarde de la coquille !
Et vous avez été un des héros d'une épopée fantastique dans le forum " article de DS censuré par libé"... jusqu'hier.
;-)
Euh, vous pouvez, SilvN70 m'éclairer un peu, je ne vois pas à quoi vous faites référence, merci.

yG
Je pourrais vous éclairer partiellement, l'essentiel de cette odyssée fut supprimée par Thom@s, mais voici quelque trace restante :
(On a voulu avec quelque autres sortir du forum par la barre latérale ( cascade de réponses) et oblivion disait qu'on était arrivés dans le forum Judith VS Attali...)

http://www.arretsurimages.net/forum/read.php?4,6141,8698#msg-8698

Vu que les forums de Judith, c'est un peu votre domaine réservé... ;-)

Amicalement

SylvN
... quand on regarde attentivement, on peu voir que le bord de la page juste à gauche (ça ne s'invente pas) à été recollé. Il y avait ma main qui faisait coucou qui dépassait, on était au forum d'à côté.
Tenez j'ai trouvé ça tout à l'heure, j'ai failli trébucher d'ailleurs, vous me direz si ça fait partie de votre collection perso: "70".
Si c'est le cas, ne me remerciez pas.
Un petit café virtuel suffira. On trinquera à la santé des aventuriers @sinautes à la recherche des commentaires perdus.
Mais c'est justement sur ce plan là que joue le président, ce déballage de sa vie privée (je parle de celui souhaité, celui de la famille au Fouquet's, des vacances à Pétra) participe quelque part à ce jeu du "je suis un homme comme les autres" : c'est toujours ce même jeu de l'émotion. Quand il dit "je ne peux pas vider des caisses déjà vides", c'est le père de famille embêté qui annonce à ses enfants qu'il n'auront pas les cadeaux promis à Noël. Quand il sort qu' "avec Carla, c'est du sérieux" il tend la perche à ce genre de réactions. Donc certes, c'est un homme comme les autres, donc le texto, oui, c'est clair on s'en fout, moi le premier (à la limite non, ça me fait rire, je me dis que c'est franchement n'importe quoi alors je ris parce que je vois pas ce que je peux faire d'autre, tant les aberrations se multiplient). Mais son intimité, il l'a vendue au pris de la réussite.

Reste la récupération : alors, c'est un homme comme les autres, (sauf qu'il a "réussi sa vie", vie montrée en modèle inatteignable) mais c'est toujours un être humain comme vous et moi, "errare humanum est", c'est juste un pays entier qui est en jeu, c'est tout....
pardon, lire "au prix"...
Mais non, ce n'est pas "le pays tout entier" qui est en jeu. Quand Henri IV faisait crac-boum-hue avec tous les jupons qui passaient, Louis XIII avec tous les pages du palais et la Du Barry avec les courtisans, la FRANCE n'était pas en jeu. En revanche, Théophraste Renaudot ou Voltaire ont eu la pudeur de ne pas en faire leurs choux blancs.

On a l'impression d'un mélange incongru de puritanisme (cachez ces maitresses que je ne saurais voir) et de dévergondage sans retenue (ah! ah! regardez ce qu'il lui écrit, le con). Et comme la réaction du bon peuple est plutôt négative (understatement), on rétorque : "C'est pas moi qu'ai commencé, c'est lui" ! Le niveau mental de ces échanges atteindra bientôt la maternelle.

Débiloff profondikum.
.. que la France n'était pas en jeu dans ces moments-là ? Marrant, mais moi je suis persuadé du contraire, Freelance.
Si Hitler avait plus été occupé à courir le jupon comme vous dites, qu'll en fasse ses choux gras (blancs si vous voulez), plus détendu du cornet et plus absent dans la politique, les choses se seraient peut-être passées différemment.
Allez savoir n'est ce pas ?
Du puritanisme, dites-vous. Vous avez vu ça où ? Vous croyez qu'il avait le choix dans ses statuts, notre chanoine ? Et oui pas le choix maintenant, déjà que son CV perso était un tantinet incompatible avec cette (appelons-là ainsi) "distinction", il fallait bien qu'il arrondisse les angles et ne vive pas dans le péché.
C'est dans sa tête que ça se passe, et pas ailleurs. Aussi sûr que les déterminismes de l'homosexualité et de la pédophilie sont une vue (dangereuse) de l'esprit à l'instar du concept des races supérieures; et que le luxe extrême dans lequel baigne notre profiteur avant dézinguage de cette fragile démocratie qu'est la France, trahit sûrement et simplement celui qui s'y adonne. Au plus haut niveau de l'état qui plus est.
Alors bonne chance à son papa (ces ignobles journalistes, qui vont jusqu'à filmer un gosse et le diffuser sur grand écran.. à moins que.. ?), et à la liberté d'expression. Ne pas se lever lors de l'hymne national est une forme d'expression. Qui va être interdite si le granulé continue dans sa lancée.
Et là, c'est toute la France qui est en jeu, monsieur Freelance.
On l'attend toujours, cette brave (mais mauvaise) réciteuse d'indignation TF1nesque, sur les sujets de ce type, ou sur les centres de rétention et la vie fabuleuse que mènent les nantis qui y vivent, alors que il y a peu encore ils nous prenaient notre pain. 'Rendez-compte ?
Si elle réfléchit aux sujets ci-dessus, toutes proportions gardées et à gravité supérieure, elle doit régulièrement imploser, si vraiment elle est sincère.
Ce qui est impossible, puisqu'elle est toujours partie prenante dans cette belle aventure qu'est devenue l'UMP.

Je ne parle ni n'écris comme Judith Bernard (salutations au passage si vous survolez ces lignes), mais je sais lire entre les lignes.
Et j'aimerai bien que les caractères en substance soient un peu moins effrayants.

En ce qui concerne enfin votre prophétie de régression du niveau des échanges, je vous laisse l'assumer.

Petite question: vous et Hohenfels semblez en phase. Seriez-vous la même personne avec un pseudo différent ?
Juste pour savoir, bien entendu, le doute est permis vu que quand Yannick G, voir un peu plus haut, vous répond à vous-même, c'est Hohenfels qui poursuite la discussion.

@ bientôt si vous repassez par ici.
Bravo pour la remise à plat de Freelance ! Quelle verve !
(freelance : ) Le texte de Judith est d'excellente qualité, mais de tendance "universitaire psychologisante" : on tourne autour du pot, on examine les tenants et les aboutissants du thème, et on délivre une conclusion à mille lieues du sujet.

C'est un peu la sensation que j'ai eue devant l'argumentation plutôt fragile qui conduit de "l'injure manifeste" à une prétendue "vérité latente".

Je ne vois pas en quoi il faudrait s'en tenir à une définition de dictionnaire : « qui exploite impitoyablement le malheur des autres », à propos du mot charognard, pour en conclure qu'il pointe forcément un "malheur" et gloser pendant trois paragraphes sur ce sujet : le terme s'emploie aussi depuis longtemps pour désigner simplement un "homme vil, ignoble" (au passage, avant son sens propre) ; la "charogne" en question s'interprète facilement comme la nourriture puante que constitue le SMS, par exemple.

Quant à la prétendue "vérité cachée", elle manifeste un autre manque de recul et repose sur une pétition de principe : 1 j'affirme qu'il y a une vérité cachée derrière la métaphore 2. je formule donc le sens littéral de la métaphore (comme si une métaphore avec un sens littéral - d'où vient une idée pareille ?). 3 comme j'ai trouvé quelque chose, ça prouve que j'avais raison en disant qu'il y avait une vérité cachée. Ce qui revient à présenter comme un décryptage rigoureux le fait de prendre quelqu'un au pied de la lettre... Du reste, même si l'on cherchait à dérouler la métaphore, les charognards s'attaquent aussi à des êtres vivants en situation d'isolement (et la vie privée en est une justement).

Le fil conducteur du raisonnement nous conduit donc effectivement bien loin du sujet, en prenant pour argent comptant une méthode qui consiste à jouer sur les mots.
Vous dites Aloysisus "Je ne vois pas en quoi il faudrait s'en tenir à une définition de dictionnaire : qui exploite impitoyablement le malheur des autres"

- Comme c'est amusant, j'ai l'impression de lire un autre Aloysius, j'en ai connus un qui prenait "prolepse" au pied de la lettre, lui.

Vous ajoutez "la "charogne" en question s'interprète facilement comme la nourriture puante que constitue le SMS, par exemple."

- En quoi le SMS est-il puant ? Puisque ce n'est pas dans sa nature, c'est dans son contenu. Et en quoi, ce contenu l'est-il ?

Vous déclarez "Quant à la prétendue "vérité cachée", elle manifeste un autre manque de recul et repose sur une pétition de principe : [...] comme j'ai trouvé quelque chose, ça prouve que j'avais raison en disant qu'il y avait une vérité cachée. Ce qui revient à présenter comme un décryptage rigoureux le fait de prendre quelqu'un au pied de la lettre..."

- Et alors, l'essentiel n'est pas de savoir si tel est effectivement le fond, mais de proposer une lecture plus riche en possibilité, en hypothèse, ce qui ne veut pas dire qu'elle corresponde plus à la réalité, car, de celle-ci, nous ne pouvons parler.

Vous terminez par "Le fil conducteur du raisonnement nous conduit donc effectivement bien loin du sujet, en prenant pour argent comptant une méthode qui consiste à jouer sur les mots."

- Judith ne tranche pas sur les intentions de Rama Yade, elle n'est pas catégorique, elle dévoîle une fois de plus SA lecture.

yG
Vous dites Aloysisus "Je ne vois pas en quoi il faudrait s'en tenir à une définition de dictionnaire : qui exploite impitoyablement le malheur des autres"

- Comme c'est amusant, j'ai l'impression de lire un autre Aloysius, j'en ai connus un qui prenait "prolepse" au pied de la lettre, lui.

Je m'y attendais un peu, Yannick. Lisez donc plus attentivement : j'ai dit "une définition", donc parmi d'autres, et non "la définition" ; et pour ce qui concerne une métaphore, c'est justement de retenir arbitrairement "une définition" qui est évidemment discutable.

Quant à la prolepse (qui appartient à un domaine où chaque terme fait l'objet d'une définition rigoureuse), "la définition" sur laquelle je me suis appuyé est celle donnée par Judith non pas spécialement pour la prendre au pied de la lettre, mais pour indiquer que son emploi en tant qu'argument et surtout les interprétations qui en découlaient étaient injustifiées.

- En quoi le SMS est-il puant ? Puisque ce n'est pas dans sa nature, c'est dans son contenu. Et en quoi, ce contenu l'est-il ?

Sur ce point je n'ai pas donné mon avis. Ca c'est le contexte de l'interview qui donne un contenu (ou un des contenus) à l'image employée. Et la question qui fait l'objet de ce débat n'est ni sa nature, ni son contenu, mais le fait de le publier.

A ce propos, personnellement je m'en fous. Sarkozy a choisi de faire de sa vie privée un feuilleton à la "Dallas", il s'est donc exposé tout seul à ce genre de rebondissement et je ne vais pas pleurer là-dessus.

Vous dites que la lecture de Judith constitue "une hypothèse". Le titre comporte "vérité latente" et il s'agit dans l'article de dire "ce que les mots de Rama Yade révélaient à leur corps défendant" et il conclut : "La force de la métaphore de Yade, c’est justement que, sans le savoir, elle dit la vérité qu’elle prétendait cacher." L'idée qu'il ne s'agirait que "d'une hypothèse" ne me saute pas aux yeux.

Vous dites que la lecture de Judith constitue "une hypothèse". Le titre comporte "vérité latente" et il s'agit dans l'article de dire "ce que les mots de Rama Yade révélaient à leur corps défendant" et il conclut : "La force de la métaphore de Yade, c’est justement que, sans le savoir, elle dit la vérité qu’elle prétendait cacher." L'idée qu'il ne s'agirait que "d'une hypothèse" ne me saute pas aux yeux.


Cela ne vous saute pas aux yeux, car, vous n'avez toujours pas intégré qu'elle ne parle que de SA réception. On en revient au même point.


j'ai dit "une définition", donc parmi d'autres, et non "la définition" ; et pour ce qui concerne une métaphore, c'est justement de retenir arbitrairement "une définition" qui est évidemment discutable.


En quoi est-ce discutable ? Encore une fois, cela nous ramène au choix du côté de la réception, le seul que défend Judith. La question n'est pas donc de savoir si c'est la bonne définition, mais si celle-ci est effectivement possible. C'est tout ce qui nous importe.

yG

La question n'est pas donc de savoir si c'est la bonne définition, mais si celle-ci est effectivement possible. C'est tout ce qui nous importe.


Non, Yannick, quand on interprète les propos de quelqu'un, la question est aussi de savoir si cette interprétation"possible" est la plus vraisemblable ou au moins une des plus vraisemblables. Quand je m'adresse à vous, je m'efforce de comprendre ce que vous voulez me dire et non de jouer sur les mots pour vous asséner des "vérités latentes" sur ce que dissimuleraient vos propos, ce qu'à mon avis, vous n'apprécierez pas, et à juste titre.

la question est aussi de savoir si cette interprétation"possible" est la plus vraisemblable ou au moins une des plus vraisemblables.


Je ne peux répondre à votre place et vous à la mienne, aussi, je vous écoute sur les hypothèses que vous pourriez formuler sur mes propos.

Judith expose son hypothèse, et en quoi ne vous paraît-elle pas possible ou peu vraisemblable, je vous écoute aussi ?

Le fait qu'il puisse en théorie y en avoir d'autres hypothèses n'invalide pas d'office celles exprimées, il faut encore formuler ses hypothèses alternatives et les jauger les unes par rapport aux autres.

J'ajouterai que Rama Yade s'exprime au premier degré ne suffit pas à infirmer qu'il n'y en a pas d'autres. Le tout est de les rendre crédibles, alors, encore une fois, pourquoi estimez-vous que celle de Judith ne fait pas parti de plus vraisemblables ?

yG
je vous écoute sur les hypothèses que vous pourriez formuler sur mes propos.


Presque rien. Simplement, avec l'empressement que vous avez, vous et Judith, de vouloir nous convaincre que le "roi est mort", je vous soupçonne de faire diversion pour nous dissuader de continuer à lui porter des coups. :o)

Aucune insinuation, Yannick. Pour le reste, je me suis déjà exprimé sur le sujet.
"Rama Yade a consterné l'opinion en contestant la venue de Kadhafi à Paris et à ce moment-là personne ne l'aurait traitée de carriériste"

Et pourtant , soit elle est en service obligatoire pour défendre Sarkozy , ce qui s'apparenterait à une vengeance personnelle de Sarkozy par rapport à sa prise de position sur la visite de Kadhafi , soit elle croit ce qu'elle dit et le mot de charognard est inaccepatable .
Merci beaucoup Judith pour cet article de grande tenue linguistique et pour l'aspect toujours éclairant du démontage rhétorique que vous opérez...
Bon courage, continuez à alimenter de vos commentaires les colonnes d'@si.
Amicalement et cordialement,
fxboffy
Superbe analyse.
Un des meilleurs textes que j'ai lu sur @SI.
Dommage qu'il ne soit pas en libre accès. Alors, aux bloggers de le faire circuler...
Ce détricotage de la parole sarkozienne, qui, comme toute parole populiste, tente de noyer sa malhonnêteté intellectuelle sous des torrents d'émotion et de pseudo bon sens, est essentiel.
Le travail est énorme car, hélas, ces gens-là s'expriment beaucoup.
Félicitations Judith et bon courage
"Il n'y a de retenu en rien, il n'y a plus de morale"...Arrêter d'attenter à l'honneur d'un homme, en le ciblant tous les jours, au quotidien...."
On croit rêver !

Quand j'ai découvert hier soir la dépêche AFP annonçant la directive du président selon laquelle tous les enfants de CM2 se verront confier à partir de la rentrée 2008 la mémoire d'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah car "Rien n'est plus intime que le nom et le prénom d'une personne, rien n'est plus émouvant pour un enfant que l'histoire d'un enfant de son âge." j'ai pensé moi aussi qu'il n'y avait plus de retenu et qu'au quotidien nous étions matraqués par des annonces de ce genre particulièrement choquantes car elle ne laisse entrevoir à aucun moment qu'on se soit posé la question de savoir ce qu'une telle demande pouvait représenter pour des enfants de cet âge.
Au sens psychiatrique du terme je me sens prise dans une sorte de "double bind" comme disaient les anti-psychiatres anglais. Un discours de double contrainte à rendre fou de violence ! Alors comment s'étonner de l'appétit gourmand concernant ses SMS, vrais ou faux on finit pas s'en foutre, l'important étant de pouvoir un petit temps faire que s'arrête ses annonces quotidiennes plus destablisantes les unes que les autres.
Vous ne trouvez pas que le ton de Rama Yade sonne faux, qu'elle ne croit à ce qu'elle dit . Et ce mot de charognard , une gaffe ,ou un calcul pour victimiser celui qui s'est auto-peopilsé et récolte ce qu'il a semé ?

Bravo Judith , j'aime toujours vos chroniques lumineuses et personnelles !
Encore un excellent article, quel plaisir et quelle intelligence d'écriture!
Le souci, tout le monde le sait, c'est que nous vivons une époque qui voue une haine à l'intellect, haine qui est promue au profit du registre émotionnel. La passion (et surement pas la bonne) contre la raison.
Personnellement, je suis choqué par les expressions utilisées par le Président de la République, rapportées dans Libération, en ligne ce matin :

"Rien n'est plus intime que le nom et le prénom d'une personne. Rien n'est plus émouvant pour un enfant que l'histoire d'un enfant de son âge, qui avait les mêmes jeux, les mêmes joies et les mêmes espérances que lui" :

Ce qui me choque, je ne sais pas pour vous, mais ce sont les deux "rien n'est plus", cette insistance sur le côté émotionnel, le but semble être plus de faire pleurer que de faire un véritable devoir de mémoire (travail qui doit être assuré par les historiens, les enseignants, les écrivains, les artistes, etc, mais certainement pas des enfants de 10 ans.) A mon avis il faudrait plutôt faire un travail pour enseigner le sens critique, le sens de l'analyse, afin d'éviter les effets de masse qui ont souvent mené à ce type d'atrocités sans nom.

Et merci, enfin une critique du sport à la télé, un véritable sujet tabou!
Mais qui a tué ou assommé la proie?
Un début de réponse ici peut-être :
http://www.dailymotion.com/video/x4b5s7_la-gazelle-et-les-charognards
Magnifique papier, Judith. Je vote des deux mains pour sa diffusion d'utilité publique.

Le mot "charognard" renvoie comme le dit un des asinautes à Bérégovoy, où il y a eu mort d'homme. Dans ce choix de mot, Mitterrand a cherché des coupables par esprit de vengeance ou de déculpabilisation.

Dans le cas de Rama Yade, sa remarque apparaît effectivement comme une sur-dramatisation de la situation. Elle rejouerait le rituel de la mort du Roi, dites-vous, Judith, révélant ainsi une vérité cachée.

Mais si la thématique n'est pas reprise, n'est-ce pas que cette mort annoncée est encore insupportable à ceux qui ont, comme le dit Elisabeth Lévy, léché puis lâché, et pour qui c'est un peu tôt de passer à la phase lynchage ? On n'en est qu'au lâchage, et pré-jouer le lynchage, c'est se priver de la dramaturgie nécessaire aux médias, la montée crescendo, la chute de la statue du Commandeur, la mise à mort.

Tant de médias ont cru à la Promesse d'un Roi-Soleil, comment accepteraient-ils de passer si vite à la décapitation du roi serrurier ? Comme disait l'autre, il faut laisser du temps au temps. Vu le rythme de notre HyperP, un an devrait suffire.

http://anthropia.blogg.org
Quand Aphatie lui demande qui est charognard, il aurait pu tout aussi bien lui demander si elle avait fait un brushing.... Soit c'est le journaliste qu'est mauvais, soit c'est l'interviewée, on y arrivera jamais.
Pourtant c'est simple :
-une bonne question
-une bonne réponse
-une bonne question ...etc.
Encore un article brillant! Merci Judith.

Je voudrais mettre en relation des faits/actualités/infos (rayer les mentions inutiles) de ces derniers jours :
1) sur les vrais journalistes charognards, ceux (et ils sont nombreux) qui se sont précipités dans un restaurant asiatique de Seine et Marne : on attend toujours l'indignation unanime des déontologues de la Profession.
-2) Romain D, militant de RESF a été condamné à payer 800 euros d'amende pour avoir comparé, en 2006, la politique du ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy à celle du régime de Vichy. Clara Bruni Sarkozy a comparé le NOUVEL OBS à un journal collabo dénonciateur de Juifs sous l'Occupation. A votre avis, combien ça va lui coûter?
Prouver sa loyauté au patron en le traitant de charogne... Voilà qui est amusant ! :)
Etalage à la téloche où la Cour rogne comme cet intrépide thuriféraire.
Analyse épatante.
C'est pratique, l'Histoire, tout de meme - parce que c'est un vaste catalogue, ca regorge d'analogies et d'échos à faire, de similitudes et de parallèles à tracer.
Ca vous dispense d'argumentaire.

La fidèle Yade expérimente l'exercice : en traitant les journalistes de charognards, c'est vers Mitterand,Beregovoy,et les meutes qu'elle nous pousse la mémoire / le contexte est entièrement différent, mais ca n'est pas grave, dites donc, c'est pas faux ce qu'elle dit là - on s'en rappelle maintenant, on l'a bien éprouvé quelque part, cette défiance et ce mépris pour des journalistes virés charognards. Passe passe habile, presqu'inconsciemment, notre sentiment passé nous revient, que l'appliquée écolière Yade s'empresse de faire coller au contexte présent.
Enfin, ca doit etre le but de la manoeuvre.

La tout fraiche première dame a vu faire, et n'entendait pas etre en reste. Alors, elle aussi dégaine son équerre à tracer les parallèles historiques (le théorème est le meme: réveiller pour le moment présent un sentiment passé), elle tire la langue, mais c'est maladroit, le crayon bave, la figure est grossière et ne convainct pas.
Elle promet de s'appliquer davantage la prochaine fois.

A défaut de faire entrer le présent dans l'Histoire, voilà donc qu'on s'ingénie à fourrer l'Histoire dans le présent.
Desir d'avenir.
Il me semble que N SARKOSY risque nettement moins sa vie et son avenir que les enfants dont les parents sont expulses a tour de bras à l'instigation de N SARKOSY ministre de l interieur puis president de la republique. DONC Mme YADE aurait du reflechir au poid des mots avant de prendre la défense de ce pauvre homme N SARKOSY.
Et , je trouve que cette façon de vouloir faire connaitre l'histoire (vieille maintenant de plus de 50 ans) des petits juifs aux petits français est un retour mal venu sur le passé , alors que le présent et l'avenir c'est :tous ces petits enfants qui souffrent actuellement dans le monde , et en particulier en FRANCE ; il suffit d'aller sur le site de : Reseau Education Sans Frontiere.
Il faut comprendre qu une secrétaire d état aux droits de l homme est vouée par définition aux incantations et à un exercice centré sur une parole toujours excessive pour simplement exister, alors qu'elle n a aucune influence politique réelle.
Rama Yade exerce dont un ministère de la parole où elle est condamnée à servir de rideau de fumée pour un sujet qui n a pas d existence réelle, son avantage malgré tout c'est qu elle peut dire le pire et valoriser sa personne uniquement a défaut d action réelle
.
Ainsi elle est présente pour manifester son hostilité a une expulsion de personnes trop basanées, mais sa présence et sa manifestation n 'empêche en rien les expulsions et les rafles exercées jusque dans des foyers de travailleurs.
Elle exerce sa parole contre la venue de Khadafi en france, refusant que des pieds plein de sang salissent nos tapis républicains et même sy essuient, mais cela ne trouble aucun pas du dictateur et ne perturbe en rien sa démarche.
Son absence du voyage en chine est encore une illustration par l absence de la déception entourant sarkozy en prise avec la réalité.
Pareil avec les charognards s acharnant sur le cadavre encore chaud du roi sarkozy déchu.

Rama Yade illustre bien la fin de la politique vitrine puisque paradoxalement n étant responsable de rien , gérant un ministère fantôme elle est la seule a avoir une liberté de parole lui permettant d'avoir un r record de popularité et de se construire une image personnelle a bon compte, avec le paradoxe qu elle s occupe du ministère du vide et de la vitrine.
Supposons l'inverse, à savoir qu'un journaliste traite la "Secrétaire d'Etat aux Droits du Petit Homme" (c'est bien çà l'intitulé?) de charognarde, ou de tout autre nom d'oiseau approchant. Quels cris entendrait-on ! Sans compter bien entendu les beuglements des neuneus du mrap-et-de-la-ligue-des-droits-de-l-homme qui intenteraient illico une action en justice - là où ils résident d'ailleurs en permanence, avec leur sac de couchage et leur rond de serviette ...
EXcellentissime article.
Les allusions à la Shoah me choquent dans le sens de l'instrumentalisation. J'ai le goût amer d'un président qui continue à faire percuter son histoire personnelle et familale avec celle du pays.Aussi infâme a-t-elle été, elle ne fut pas ni le premier ni le dernier des génocides.
Et l'on continue dans cette volonté de culpabilisation. Les jeunes allemends que je croise, dois-je les considérer comme des probables petits fils de nazi?
Cela me rappelle 2003, la canicule, je revenais de Turquie où j'avais travaillé pendant plusieurs mois. Je rentre en France en octobre et j'apprends de la bouche du premier ministre que je suis responsable de la mort de plusieurs millers de personnes.
Et cette façon qu'un président donne des directives dans l'Education Nationale "maintenant les enfants, vous allez apprendre ça", me choque profondément.Evidemment parler de la Shoah, se montrer critique vis-à-vis de cette décision, c'est marcher sur des oeufs. J'ai pourtant l'affreux sentiment qu'elle est instrumentalisée à un moment, même si cela n'est en aucun cas comparable, où l'on mène une véritable politique discriminatoire en France, vers les "sans papiers" (je mets entre guillemets, pour moi une personne qui travaille illégalement n'est pas totalement responsable de sa situation, c'est bien l'employeur qui la créé), vers les jeunes à qui "on" décide de faire la guerre aux jeunes de banlieue pendant qu"on" prône la dépénalisation de la délinquence fiscale au congrès du MEDEF;( avec - encore!! -une allusion à vichy)
Que l'on continue à parler de travailleurs clandestins et d'immgrés clandestins comme s'il s'agissait des mêmes personnes . Amalgame honteux et dangereux.
Un président qui décide directement du programme scolaire, ça me fait penser à une dictature, désolé.
Et pendant ce temps là.....
"La France a ratifiée le mini traité" .Oui, la France, pas le peuple français.
Alors, qui sont les charognards ?
Cette semaine, ptit préz a répété deux fois qu'il était là pour 5 ans, il essaie de s'en convaincre ?
Le problème n'est même pas le sms, mais bien qu'on ait pu en arriver là. Cette dérive a bien été provoquée par celui qui a voulu jouer avec les médias.
Qui fait le malin tombe dans le ravin ^^
Si la droite prend une déculottée aux municipales,comme lors des régionales, nous nous retrouverons dans une situation où la majorité des mandats locaux seront opposés au pouvoir central.
Tout la Gaule est occupée... Toute ? non! Un petit palais présidentiel résiste.....

Et encore un grand merci à Judith pour son article
Sublissime votre article Judith, après cela je crois que @si pourra clore l'affaire du SMS. Quant à Carla qui n'avait encore rien dit, aurait mieux fait de se taire.
Ce qui compte n'est-ce pas la force expressive, plutôt que la justesse de la comparaison? Et vu le bazar mis dans la volière journalistique, la formule de Rama Yade ne manque pas de "punch"... Il est vrai qu'on n'aime rarement recevoir en pleine figure les coups qu'on envoie sous la table...
Auteur : Brian Tapscott - Spécialiste de l'élevage d'animaux non traditionnels/MAAARO
La première question qui doit être résolue est de déterminer si le mouton a été tué par un prédateur ou s'il est mort d'une autre cause et la carcasse a été par la suite mangée par un nécrophage. L'indice clé à chercher au moment de faire la distinction entre le prédateur et le nécrophage ou charognard est la présence de sang, soit aux points d'attaque sur la carcasse ou aux alentours du lieu de mise à mort.

C'est son orgueil qui saignait ? Le point d'attaque c'est le divorce?

Bien entendu, utiliser les âmes des enfants juifs massacrés il y a plusieurs décénies pour revenir faire de l'ingérence moralisatrice et culpabilisante aujourd'hui dans l'éducation nationale, n'a rien avoir avec une quelconque charognaritude ni de point Godwin de la misère politicienne...
Quand le prédateur est fatigué, il mange les restes des plus grands prédateurs que lui et devient un nécrophage.

J'ai la gerbe, ça doit être l'odeur !
La légitimité déontologique du passage fait-info et son rapport aux attentes du lectorat est une chose. Mais d'un autre coté, je pense que Rama Y. a assez raison quant elle rapporte plutôt l'épisode a un problème de morale et d'attaque ad hominem: la question est moins 'ce fait mérite t'il d'être une info' que 'Sarko mérite-il le mal que lui fera sa publication'.

Perso je me contre-fout du sms du president, mais je suis pour sa publication, parce que cela lui fait mal. Il nous submerge médiatiquement depuis 6 mois (n'ayant pas la télé, j'ai un peu la tête hors de l'eau, mais quand même), nous sort des politiques puantes (c'est un fait) en se foutant quasi ouvertement des gens qui ont voté pour lui, donc le retour de baton, franchement et même si il pue, je le trouve legitime.

Et quelque part je pense que un peu tout le monde a ce genre de réaction, ce qui pourrait, amha, ramener un peu les protestations anti-sms à une sorte d'angélisme et/ou d'hypocrisie...
Peut-être aussi que le silence qui a suivi la nouvelle sortie de R. Yade tient à notre habitude de ses propos ineptes et sans conséquences (cf. la France paillasson).

J'ai entendu (et non vu) une première fois R. Yade et j'ai halluciné quand j'ai appris que c'était une jeunette : pendant la camapgne, démarrant au quart de tour lors d'une interview, pour insulter les socialistes avec les arguments de mes grands-parents en 1981 (en gros, les salauds de bolcheviques le couteau entre les dents).

N'étant pas super au fait de l'ambitieuse à ce moment, ça m'avait plutôt fait rire (sur le thème, "il en existe encore !").

R. Yade n'apporte pas grand chose à part son physique. J'espère - encore !- qu'elle ne fera pas de vieux os après Sarkozy.

http://photine.blog.lemonde.fr/
En effet, moi non plus, je n'ai pas compris Kern. Par contre, comme d'hab, j'ai bien compris Judith Bernard. Je ne suis peut-être pas complètement d'accord, mais j'adore ces articles bien déroulés et sortant de la masse de tout ce qu'on peut entendre : du recul et du mordant, de la pertinence et du vocabulaire...
Très bel article, merci.

@Kern : il faut apprendre à lire avant de poster, il n'y a rien d'injurieux dans le papier...
wouaouh... cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un article aussi bien ficelé, une demonstration aussi limpide!!
Merci et, svp, ne changez rien.
Madame Bernard , avez-vous conscience de la violence de ce que vous écrivez ? L'individu, quel qu'il soit , mérite un minimum de respect .
@Judith Bernard

Un vrai plaisir à lire votre article. Je trouve votre lecture des paroles de Rama Yade limpide.

Pourquoi l'injure de Rama Yade est restée dans le silence médiatique ? A mon sens avec l'arrivée de Sarkozy au pouvoir tout est "trop". Trop de bruit, trop de battage médiatique, trop de Sarkozy par ici et par là... dans tous les sens et partout. Pour tout dire "trop de n'importe quoi". Et puis quand c'est pas Sarkozy, c'est Cécilia ou Carla, ou encore Doc Gynéco, Johnny Halliday ou Enrico Macias... trop quoi ! Overdose.

A la fin c'est comme une vaccination... il n'y a plus de réactions (ou alors avec un décalage dans le temps).

Mathias lesensdenosvies.org
Eh oui, pour faire des charognards, il y faut de la charogne, c'est ce que rappelait aussi hier sur canal + vers 13h Philippe Val.

Pour l'hyperbole peu subtile (et c'est un euphémisme) de Carla, hier, s'ajoute la volonté d'associer le nom et prénom d'un enfant mort pendant la guerre à un autre de cm2 vivant ici, ceci dès la prochaine rentrée, selon le voeux de Nicolas. Deux usages de la Shoa en moins de 24 h par le couple présidentiel... deux usages, comment dire ? J'y reviens.

yG
L'analyse est intéressante & les ficelles de Rama Yade en soutien du président grossières pour qu'on les voit. Cependant, la violence du discours de Yade, l'emploi du vocabulaire dénotent aussi une violence nouvelle dans la politique (dont les médias font partie en contre pouvoir... ou soutien du pouvoir, selon les cas), qui rappellent de tristes heures de la IIIème République où l'insulte était fréquente sinon courante.
Le débat n'est plus, l'opposition est une accumulation d'agressions qui se répondent. Agression d'un président dans l'opulence face au peuple qui souffre, agression des médias qui réagissent aux actes présidentiels en les sur-sur-sur-médiatisant...
La réflexion politique s'estompe & se transforme en combat de gladiateurs.
La raison cède au sentiment. Malraux voyait le XXIème siècle religieux. Gageons qu'il se trompe....
Talasrum
http://thalasrum.over-blog.com
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