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Progrès : l'UMP diffuse ses "éléments de langage" sur Twitter

Qui a dit que l'UMP n'était pas assez active sur internet ? Les responsables du parti gouvernemental semblent de plus en plus à l'aise avec les réseaux sociaux. En témoigne l'arrivée massive de ministres sur Twitter. De Nathalie Kosciusko-Morizet à Éric Besson, en passant par l'apparition récente de Nadine Morano, la communication gouvernementale est de plus en plus coordonnée. Exemple avec la journée du 3 janvier.

Derniers commentaires

Longuet décide d'investir 318 millions dans des drones fabriqués par Israel et importés par dassault
http://www.bdsfrance.org/petition/
A voir,dans Libé le dessin de Willem. Les éléments de langage,glissés comme des implants dans le cerveau des ministres... les implants,c'est pas toujours efficace. L'actualité prouve que c'est parfois nocif et même destructeur...Espérons...
Ne mettons pas Twitter à la poubelle parce que certains s'en servent en tant que tel. Il me semble que ce réseau social a des utilités. Seulement on ne peut pas s'attendre à être correctement informé par des Tweet. Il est impossible de tout lire et de tout voir, donc il faut limiter les personnes suivies sinon c'est très vite la jungle on ne sait plus où on est. C'est de l'information aléatoire.

Il me semble que Twitter est un très bon outils pour échanger des idées, des infos (non générales) des projets, des sources dans un nombre de domaines restreint et dans un groupe relativement réduit. C'est aussi utile pour relayer l'actualité d'un site comme ASI ou d'un groupe, d'une association, d'un organisme quelconque.
Elle a quelque chose d'hystérique la Morano,la voix,le débit,les propos outranciers.......Tout ça n'est pas sérieux et peut-être contre productif,ce qui m'arrange.
Plus de 100 milliards d'euros de dette qui arrivent à échéance en ce début 2012.
Avec le nucléaire l'ASN qui autorise EDF à nous envoyer dans le mur.
Quatre millions de chômeurs. Un million de plus en cinq ans.
Quand les ministres passent leur temps à twiter. Est ce des emplois fictifs?

Choix de la prochaine élection:
Un capitaine de pédalo ou le matelot de Bolloré
La France en Solex doit dire non aux arrogants avec Rolex
Une montre 9€. Une Rolex 85000€
Moi ces tweets umpiens ça me rappelle quand j'avais 14 ans et que l'on discutait sur irc icq, et que l'on cherchait la petit phrase pour basher (pourrir) quelqu'un a l'époque je trouvais ça déja puéril, alors aujourd’hui de la part en plus de ministres ça démontre bien leur inactivité, ils peuvent faire ça s'ils le veulent sans être en exercice, suffit de le dire a tout le monde avant l'élection, au lieu de piquer l'argent du contribuable
De tous côtés, on n'entend plus que ça
Un air nouveau qui nous vient de là-bas
Un air nouveau qui vous fait du dégât
Et comme moi, il vous prendra

Twitt and twitt, vous y viendrez tous
Twitt and twitt, et vous verrez tous
Twitt and twitt, le monde entier tweeter

Voilà, c'est ça,
Oui, comme ça
Voilà bien, vous TWEETEZ !!!! (ça me rend dingue, ce truc)
Depuis quelques temps, je me demande si vous ne donnez pas trop d'importance à Twiter. Je pense être personnellement plutôt bien à jour des nouvelles technologies (30 ans, ingénieur en informatique), je n'utilise pas Twitter et je ne connais personne dans mon entourage qui l'utilise.
J'ai surtout l'impression que Twitter est un épiphénomène, utilisé par des journalistes pour des journalistes (et donc peut être aussi par des politiques) et que ça n'a aucun impact sur la manière dont s'informe le grand public.
Alors peut être que je me trompe, mais je préférerais vous lire d'avantage sur d'autres sujets où le décryptage de l'information aurait plus de pertinence.
Le message de Philippe Perrin me rassure beaucoup, car à la lecture d'@si je commençais à développer une sorte de sentiment étrange ... je n'utilise pas twitter, personne dans mon entourage familial ou professionnel non plus, et jamais personne, à part des journalistes ou blogueurs lus sur le net, ne m'a dit " tiens, j'ai appris ça par un tweet !"
Sait-on combien d'utilisateurs compte ce nouveau moyen de communication ?
Et qui sont-ils ?

J'imagine que ce sont en priorité des gens qui travaillent dans des bureaux et/ou utilisent un écran pour bosser, sinon c'est l'enfer ... personnellement, je ne vois même pas " matériellement" comment je pourrais suivre quelqu'un sur twitter !
Le problème n'est pas tout à fait la hausse des articles centrés sur twitter, mais... Le fait que 90% sont creux, ce sont des vite-dits qui se contentent de faire état du dernier clash/de la dernière bourde.
On est trop souvent dans le twitter tout court, et pas assez dans l'@rrêt sur twitter. Si je viens sur @si, c'est pour y lire des analyses, pas de la brève de comptoir entre Nadine Morano et je ne sais qui...
J'applaudis à ces trois commentaires.
Mais @si fait partie des "relais prescripteurs" comme les mères de famille qui organisent les réunions Tupperware avec leurs voisines et amies. "Acculez-vous les uns les autres" est leur devise.

J'applaudis à ces trois commentaires.

Mais @si fait partie des "relais prescripteurs" comme les mères de famille qui organisent les réunions Tupperware avec leurs voisines et amies. "Acculez-vous les uns les autres" est leur devise.


Ce truc me dépasse, rien que le nom me débecquete. "Twitter", "je vais tweeter", "t'as lu mon twitt (ou tweet, ou twit, je sais plus) ?". Non mais on a quel âge, là ?
Bref, c'est un gadget à la con, point final.
Sans oublier les "followers"... Plutôt crever que de faire partie d'un troupeau de followers !
Perso, les twitts, je trouve ça vraiment "limité" (en caractères donc en signifiant)... quant aux "followers" alors là, ce sera sans moi... c'est vrai, Choucroutas... on n'est pas des moutons ni des boeufs ;o))
J'aime pas ça non plus. Ils ne vont pas tarder à nous traiter de vieux croûtons.,tous ceux qui en usent et en abusent!
+1
Vous prenez un risque Philippe, celui d'apparaître comme un dangereux arriéré.

Cela dit je suis solidaire de votre réaction. Je m'interroge également sur l'intérêt un peu trop appuyé que lémédias, ASI inclus, accordent à des outils dont la pauvreté et l'indigence devraient les reléguer au rang de gadgets. Dommage également qu'il faille préciser, à chaque fois que l'on remet à leur place les Facebook, Twitter et autres rézosocios, que l'on n'est pas contre les nouvelles technologies. Comme s'il fallait donner des gages de modernitude avant de faire remarquer que les progrès d'une civilisation ne peuvent pas se résumer à des pensées de 140 signes...

Pas plus tard que ce matin, un vibrant éloge de Twitter par notre regretté Guy Birembaum qui, du haut haut de ses 41 000 "followers" (mmmêêêêêê....), a eu une phrase qui m'aurait assis, si je n'avais déjà été confortablement installé dans ma berline : "je reçois plein de messages, j'y réponds ou pas. C'est ça le dialogue". A méditer.
ça ne vous rappelle rien le slogan des années 60 "cheveux longs, idées courtes" ? Je ne peuix pas m'empêcher d'y penser à chaque fois qu'un de mes contemporains dégaine son "téléphone intelligent"...

Vous prenez un risque Philippe, celui d'apparaître comme un dangereux arriéré.


C'est justement parce que je ne me sens pas du tout arriéré en terme de technologies de l'information que j'ai voulu lancé cette alerte. Et au vu du nombres de réaction, je me dis que j'ai peut être vu juste...
@Theoven : je ne comprends pas du tout l'argument des « 140 signes »... Oui, Twitter n'est pas une encyclopédie. Non, ce n'est pas de la littérature. Et comme les articles « creux » d'@si l'ont déjà précisé, l’intérêt est généralement dans l'échange de liens qui redirigent vers des textes long, et non dans les 140 signes...
La clarté et la brièveté peuvent être de grands atouts intellectuels, tout dépend de la façon de les utiliser.
Mais Twitter n'est qu'un fil de commentaires, avec des followers, c'est la démocratie absolue, même pas le Holy Saint Honoré Post au-dessus de leurs têtes.

Et pour savoir ce que dit Twitter, il faut aller lire, c'est une mine de sources possibles, de pistes. Je comprends que les journalistes y soient en masse.
Ce qui manque aux journalistes, ça n'est pas d'amasser des tweets, des sources, des pistes. C'est de se retirer les doigts, de remédier à leur inculture crasse et de bosser un peu plus qu'ils ne le font... bref de faire correctement leur métier.

Twitter est au contraire un clou de plus dans le cercueil du journalisme.
A vue de nez, je dirais que Twitter est l'instrument le plus scandaleusement médiocre du journaliste contemporain, et le degré suprême de l'illusion communicationnelle créée par les nouvelles technologies. Mais bon, un tweet c'est court, c'est rapide, c'est un parfait outil d'évitement de la complexité, un excellent moyen de promotion du vide, un outil idéal pour rejoindre un club d'(un-)happy few anxieux à l'idée de louper le coche de la "modernité", c'était donc voué au succès.
C'est un véritable plaisir, une addiction. Pas seulement les 140 caractères, mais tous les liens vers des articles, souvent de fond qui m'échapperaient peut-être souvent si je faisais une recherche par moi-même.
D'accord avec le message de Philippe Perrin.
Le fossé entre le microcosme journalistes/hommes politiques et la grande majorité du reste de la population me semble de plus en plus large.
Est-ce que vous vous en rendez compte, journalistes d'@si ?
Oui mais ca n'a rien à voir avec twitter, que les politiques n'utilisent pas, ou si peu, surtout dans la majorité.
On est d'accord que ce n'est pas la solution mais twitter (et d'autres outils du net) peuvent justement réduire le fossé citoyens/politiques. Je prendrais juste comme exemple le blog de Mélenchon, mais il y en a bien d'autres.
Du temps où je travaillais dans la presse audiovisuelle, j'ai constamment eu l'impression que les journalistes travaillaient pour les autres journalistes... cette recherche du "scoop", qui serait diffusé par les confrères est devenue la recherche de la "petite phrase", source de fierté débilotte de la part de l'obtenteur de cette petite phrase ;o((.
Rah merci de dire quelque chose Mr.Pérrin.
La fascination d'@si pour twiter (une marote de DS ?) est complètement incompréhensible.
Certain jour on a presque un tiers des vites-dit consacrés a des tweets !

La fascination d'@si pour twiter (une marote de DS ?) est complètement incompréhensible.


C'est un peu le fond de ma pensée. DS confessait dans la dernières émission "Aux sources" que Tweeter était devenu son fil d'actualité. Alors si Tweeter lui est un outil précieux, très bien, mais je ne crois pas que ce soit le cas de la majorité des gens. On aimerait tellement plus entendre son brillant décryptage sur d'autres sujets...
Mais si twitter est important pour les faiseurs d'opinions (dans le faisage de leur propre opinion), il est important comme faiserie d'opinion. Que l'opinion soit faisée directement ou indirectement.

Je n'utilise pas tweeter, je ne le vois pas utilisé dans mon entourage, mais je le vois beaucoup utilisé dans certains milieux, et il l'est manifestement pas mal en journalisme aujourd'hui (ou alors est-ce seulement "un certain journalisme", le plus familier au cyberphile Schneidermann ?). Dans ce cas, il n'est pas mauvais qu'@si nous rapporte ce qui s'y joue.

On peut conspuer tweeter, mais d'une certaine façon, on en reste peut-être les utilisateurs finaux.
Je m'étais fait la même réflexion il y a quelques mois: "@si parle trop de Twitter".

J'avais ri et adhéré à la définition qu'en donne le Urban Dictionary: "sorte de chat pour experts des médias sociaux pour entrer en contact avec des centaines d'inconnus et "s'autosatisfaire" (soyons polis) pour impressionner d'autres experts des médias sociaux en postant des liens vers des articles sur le phénomène des médias sociaux."
Je continue de penser que les articles sur Twitter ne sont pas forcément la crème que ce que fait @si. Et sans doute y a-t-il des progrès à faire...

Mais plusieurs choses m'ont fait changer d'avis quant à l'utilité générale d'analyser Twitter.

1/ D'abord, Twitter est assez utilisé, même si c'est majoritairement par des personnes qui lisent sans produire de "tweets". Et surtout, quand bien même Twitter serait relativement peu utilisé, ça ne justifie pas qu'il soit sans intérêt. Depuis quand attend-on d'@si qu'il relaie l'activité des média les plus connus ? (Car Twitter, parmi ses particularités, est aussi une sorte de média :de l'info y est communiquée). Au contraire, en tant qu'@sinaute je considère que la fonction d'@si, surtout depuis le passage sur Internet, consiste aussi à décrypter les nouvelles tendances médiatiques sur le net, mission qui passe nécessairement par l'analyse de Twitter.

2/ " utilisé par des journalistes pour des journalistes". A mon sens, ce fait va plutôt dans le sens de l’intérêt de Twitter pour @si. La façon dont s'informent les journalistes est cruciale pour décrypter les médias... et Twitter est très éclairant à cet égard. Mais peut-être qu'@si ne s'intéresse pas suffisamment à cet aspect.

3/ "aucun impact sur la manière dont s'informe le grand public". Certes, le grand public n'a souvent pas directement accès à Twitter. Mais les médias dominants relaient de plus en plus ce qui s'y produit (clash entre politiques, infos sorties d'abord sur Twitter, présence assidue de certains comme Eric Besson.) Bien sur on peut se demander si ces événements sont intéressants à relayer, mais en tout cas les médias le font, donc @si s'y intéresse.

4/ Twitter a une influence grandissante dans la sphère politico-médiatique. Si les politiques s'y inscrivent en masse, il doit bien y avoir une raison, la com' étant devenue leur spécialité. On peut se questionner sur le niveau de réflexion de Nadine Morano, mais elle est loin d'être la seule.
Cerise sur le gâteau : Vincent Glad, star de Twitter, se retrouve propulsé au Grand Journal de Canal +. C'est donc un peu plus qu'une marotte de DS...

Rien de dit que c'est une bonne chose, ni que ça va continuer, mais les faits sont là. Les articles d'@si mériteraient sans doute de creuser d'avantage la question, pour analyser les vrais enjeux. Mais alors ressurgit l'éternel problème de la pédagogie : comment entrer dans le détail du fonctionnement d'un réseau complexe, méconnu, possédant son propre jargon... ?
Comme le dit J.F. Sebastian, @si creuse rarement la question. En même temps, il s'agit généralement de Vite-dits, et c'est le principe des Vite-dits.

La vraie question est donc celle soulevée par Theoven : la légitimité de l'importance accordée à Twitter par les médias, les politiques, etc...
Avec un fort arrière-goût de prophétie auto-réalisatrice : n'est ce pas en lui donnant de l'importance que Twitter prend de l'importance ? Cette mécanique cyclique, ce n'est pas la première fois qu'@si l'observe, et bien sur, il faut l'analyser et pas seulement s'y insérer tel un maillon passif de la chaîne... Le phénomène est encore récent, ça nécessite un peu de temps, et de recul.

En bonus: les cartels et le gouvernement mexicains qui ne semblent pas considérer Twitter comme un épiphénomène:
Je viens de voir C à vous sur France 5 : invitée de P. Cohen : Nadine Morano...
Alors, là, elle n'était pas vulgaire (enfin, pas trop), mais de mauvaise foi, démago, méchante, menteuse etc... Et P. Cohen l'a quelque peu embarrassée quant à sa saillie anti-Hollande, curieusement survenue après le conseil des Ministres alors qu'elle aurait déjà pu la faire à France Inter le matin puisqu'il la recevait... a soutenu Sofia Aram, humoriste et pas journaliste. On a appris que Philippe Val, l'inénarrable, avait pris son téléphone pour soutenir Morano et vomir sa collaboratrice...
Là-dessus, rebelotte : diffusion d'extraits des Guignols où Morano croise un poissonier ;o))...
Elle a tout fait pour faire pleurer dans les chaumières mais là, je tire mon chapeau à M'sieur Cohen qui ne s'est absolument pas laissé démonter par [s]la Mur[/s] Mme Morano ;o)) !
On pourrait vivre 24h/24 connecté à Twitter sans savoir que la droite existe... il suffit de ne pas s'abonner à leurs comptes. :)
A part les journalistes et les convaincus à qui sont adressés ces messages et ces "éléments de langage" ? Je ne sais pas si Twitter est bien utile pour propager des idées ??
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