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Polémique entre medias allemands sur l'arrestation d'un réfugié accusé de meurtre

Un silence très critiqué. Le journal télévisé public allemand Tagesschau est accusé d'avoir passé sous silence l'arrestation d'un réfugié mineur afghan, soupçonné d'avoir violé puis tué une étudiante le 17 octobre dernier. Le silence du Tagesschau sur une affaire très relayée par la presse, allemande et internationale, a été critiqué par certains médias. De son côté la rédaction de l'émission nie avoir voulu cacher l'origine du suspect.

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Je remets une idée donnée ailleurs : une émission ou un article bilan sur ce qu'il se passe en Allemagne depuis l'an dernier, les accusations envers les réfugiés et leur résultat au final, condamnations et effet sur l'opinion (cf article ci-dessous qui faisait un bilan maigre).

Là, si j'ai bien compris, les médias allemands parlent de diffuser l'information sur un suspect, je parierais que tous les gens plus ou moins vagabonds sont sur-représenté dans les suspects quand la police cherche le coupable d'une agression de rue et je serais curieux de savoir jusqu'à quel point c'est devenu une question sensible là-bas; si ça va changer leur politique etc.

Sur le bilan, cet article disait :

"À l’origine, il avait été allégué que 400 femmes avaient subi des attouchements le soir de la Saint Sylvestre à Hambourg. Il y eut 243 plaintes pénales et 21 suspects mis en examen. Dans l’affaire qui vient maintenant d’être tranchée, l’on peut voir comment une suspicion de crime a été créée : au moyen de mensonges et de manipulation par la police et les autorités chargées de l’enquête. À Hambourg, un seul accusé fut reconnu coupable de délit de nature sexuelle et condamné.

À Cologne, où la campagne contre les réfugiés et les étrangers avait débuté après le soir du Nouvel An, le parquet recensa près de 1300 victimes supposées. 1182 plaintes pénales furent déposées, dont 497 pour agressions sexuelles et cinq pour viols. Sur un total de 183 prévenus, seuls 22 furent accusés, le plus souvent de délits de vol. Un seul procès seulement se solda par une condamnation pour insulte sexuelle.
"
Kai Gniffke, de l’ARD, et Stefan Niggemeier ont parfaitement raison.

Je n’ai pas les chiffres du nombre d’homicide quotidien en Allemagne mais ça doit être entre 1 et 3.
Pour repère, en France, c’est 2,2 homicides par jour, en 2014 (je ne prends pas 2015, les chiffres ont largement augmenté avec les attentats).

Imaginez qu’à chaque journal d’info on traite 1, 2 ou 3 homicides, avec images de l’arrestation, etc.

Tous les jours.

Cela a-t-il un intérêt général en matière d’information ?
Non.
Il y a d'abord un meurtre. Il y a ensuite un meurtrier. Il y a ensuite des "explications" des motivations de son acte.
En aucun cas il ne devrait y avoir un meurtre à récupération politique. Les meurtriers sont des meurtriers et s'intéresser à leurs motivations fait partie de la compréhension d'actes qui nous répugnent. Cela permet parfois d'octroyer des circonstances atténuantes (si je trucide mon banquier, par exemple).
Au XIIIème siècle, en Italie, en Emilie-Romagne, sous le contrôle des Malatesta, on demandait aux juges d'être plus tolérants avec tous ces immigrés (eh oui, déjà) qui avaient traversé l'Adriatique pour chercher fortune en Italie, la "Felice Italia", l'Italie heureuse. Parce que, disaient les Malatesta, ces "seigneurs" condottieri, on ne peut pas exiger de gens qui viennent de cultures beaucoup plus archaïques, de se comporter tout de suite comme nous. Donc, la tolérance était de rigueur. Résultat de cette "politique" : des siècles plus tard, on ne peut trouver trace de l'origine de ces migrants que quelque chose dans le nom.
Depuis le XIIIème siècle italien, quelle pitoyable dégringolade.
Compare la justice au XIIIe siecle avec la justice actuelle... Vous allez loin tres loin.

https://chs.revues.org/972
Aux peines pécuniaires, qui prévalurent longtemps – ne serait-ce qu'en raison des priorités fiscales imposées par l'augmentation de la dépense publique – s'ajouta peu à peu une série d'autres châtiments – amputation des membres, fustigation, mise au pilori, peinture infamante – dont la sévérité croissante caractérise l'époque communale dans sa maturité. Le châtiment le plus grave – la peine de mort – sanctionna graduellement les crimes contre l'État puis les crimes contre la religion et l'ordre public, les faux en écriture, la sodomie, l'homicide, le vol avec ou sans effraction, l'incendie criminel

Elle me manque deja cette epoque bennie ou la tolerance etait de rigueur.
Je précise puisque ce n'était apparemment pas assez évident : je parle d'une expérience, celle de "condottieri" devenus seigneurs de Romagne. Je ne suis pas en train de pleurer d'émotion sur le paradis perdu de siècles passés. Je pleure plutôt sur l'enfer acquis de nos jours présents.
Ah vous voulez parler des seigneurs de guerres en Italie "condotierri".
Je nai que peu de doutes sur leurs avancees humanistes.

Il va me falloir un nom plus precis car pour l instant j aimais de fort doutes sur ce que vous avancees.
Malatesta !
Vous ne trouverez pas facilement la documentation, sinon, par exemple, dans les archives de la bibliotheque de Rimini, ou dans des études pointues sur la "Félix Italia".
Mais, je n'ai rien inventé, rassurez-vous.
C'est amusant, parce que quelques siècles plus tôt, leur ancêtres disaient : "Pour vivre à Rome, il faut vivre comme les Romains".
Les Romains - les antiques - ont largement distribué la citoyenneté romaine. C'était les champions de l'utilisation de toutes les forces vives disponibles. Ils s'intéressaient aux capacités, mais ni à la couleur de la peau (cf. certains Empereurs) ni à l'origine en général. C'est ainsi qu'ils ont récupéré tout ce qu'ils ont pu de la culture grecque qu'ils admiraient (sans, toutefois, admirer les Grecs) et que de nombreux précepteurs étaient Grecs.
Ceci dit, il est généralement conseillé de s'adapter aux pays dans lesquels on vit. Ayant vécu et continuant à vivre une partie du temps à l'étranger, cela me semble à la fois nécessaire et stimulant. Quand, bien entendu, on a le choix du pays et, éventuellement, celui de le quitter. Mais faire du missionnariat là où l'on arrive, c'est essentiellement vécu par les autochtones pour ce que c'est : du pur mépris.
Tiens, j'ai fait quelques recherches sur ce dicton.
En latin, c'est "si fueris Romae, Romano vivito more; si fueris alibi, vivito sicut ibi", et d'après cette source, ça vient d'un conseil entre saints hommes, d'Ambroise de Milan à Augustin d'Hippone, et on trouve en effet quelque chose d'approchant à la fin de cette lettre.

De quoi parle la lettre ?
De bisbilles dans l'église de l'époque (IVe siècle) pour savoir si il fallait jeûner le samedi, et c'est plutôt le contraire d'une volonté normative puisque face à un gars un rien fanatique, il défend l'idée qu'on s'en fout un peu, qu'il n'y a qu'à faire comme ça se fait localement.
Ce n'est pas vraiment "Pour vivre à Rome, il faut vivre comme les Romains" mais "Si vous êtes à Rome, faites comme les Romains", c'est plus poli, mais par contre, hein, pas question de jeûner le dimanche : "le jeûne du dimanche est un grand scandale, surtout depuis que nous savons que la détestable hérésie des manichéens, ouvertement contraire à la foi catholique et aux divines Ecritures, a choisi ce jour-là pour faire jeûner ses auditeurs".

Arf... sacrebleu, l'église catholique avec ses règles sans frontière, on mange le dimanche, c'est comme ça, urbi et orbi, le boss d'Algérie le dit (Hippone, actuelle Annaba en Algérie).
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