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Commentaires

Plantu, et le basculement du Monde

Que Plantu n'aime pas les islamistes, on l'avait remarqué depuis longtemps.

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Je suis assez surpris par cette chronique. En regardant le dessin j'ai plutôt l'impression que son auteur s'en prend au machiste de tout bord. Il me montre aussi que c'est la femme qui est prise pour cible, qu'on lui empêche de s'élever dans une situation et qu'on ne lui laisse pas encore le droit de savoir ce qui est bon pour elle ou son foyer dans l'autre (une femme a souvent plus de responsabilité familiale qu'un homme). Le rapport entre les deux situations croquées c'est l'évolution de l'âge entre les deux femmes (le dessin se lit de la gauche vers la droite), en effet qu' elle soit une fillette ou qu'elle ait l'âge de travailler, elle tomberont sur des idiots et des interdictions. Mais malheureusement certains les préfèrent sans éducation et sans ressources.
Que ce soit sur le site d'@si, sur twitter, sur tous les journaux qu'ils soit dedroite ou de gauche, Le seul mot d'ordre : l'ignoble dessin de Plantu qui ferait l'amalgame entre la CGT et et un islamiste

Depuis l'apparition de ce dessin, tout le monde en parle, tout le monde en fait sa une : Méprit, colère, outrage, tous les journalistes rivalisent de mot pour définir ce que leurs inspire ce dessin, voir relèguent le sentiments des gens de la CGT, du Front de gauche, et du partie de gauche (entre autre)

Mais voila, Parle-t-on en générale des dessins d'un dessinateurs, parlons nous des dessinateurs en général non !! Donc soit Plantu est ce que les gens le décrivent en voyant son dessin (attitude assez basique) ou est-ce que Plantu le faisait EXPRÈS pour attirer les gens vers lui, vers ces dessins, y compris les journaleux avides de pourritures et de baves de crapauds...

Car c'est bien là la question. Sans ces dessins provocants, personne ne parlerait de lui, personne ne se demanderait "qu'est-ce que Plantu nous a concocté aujourd'hui...) et c'est lorsqu'il y a provocation que tout de suite les médiats se déchaines, les personnes se sentent sait, diffammé... Jean-Luc Mélanchon le traitant de Salopard sur twitter... Bref, son Nom sort de l'ombre, de l'anonymat

Autre question, est-ce que Plantu, qui vie de ses déssins, ne vie que lorsqu'il fait ce genre de provocation !!! Non biensure, la plupart de ces dessins sont plutôt drôle et sobre

Donc que ce passe-t-il ? N'est-ce pas nous (anonymes, Média, politique...) qui agissons trop vite à ses dessins, faisons nous le jeu de Plantu en parlant de ces dessins plus qu'on ne le devrait, en luis donnant une signification qu'il n'a pas, en jouant sur la "ligne jaune"

Voila la question que je me pose en regardant ce dessin, les reprises et la déferlantes de haine sue sa personne

Et nous, qui d'habitude ne sous intéressons pas ou peu aux dessins (que ce soit de Plantu ou des autres) en faisons nous trop, Plantu utilise-t-il nos passions, notre dégout pour ce qui est écoeurant pour justement nous incitez à répondre à ces messages et faire ainsi, du Buzz
Bien vu D.S. Plantu iras rejoindre Konk son prédécesseur du dessin en une du Monde...A l'extrême droite. Constat triste mais hélas réaliste!
Le problème avec Plantu c'est que c'est fin comme du gros sel.
Il me donne l'impression de bénéficier d'une rente de situation et de ne pas faire rire grand monde.
Cabu et Pétillon, par exemple, font le même métier, mais il y a un monde d'écart.
si un certain nombre de salariés , mis en scène par les médias et instrumentalisés par leurs directions , affichent qu’ils veulent travailler le dimanche au-delà de la manipulation cela traduit surtout l’insuffisance de leurs salaires.

le code du travail doit protéger l’ensemble des salariés , et pas seulement quelques uns.
l’interdiction du travail le dimanche date de 1906 et a été la réponse à la nécessité d’une journée où les salariés pourraient avoir une vie familiale et sociale.
la remise en cause de cet acquis pousse à un éclatement encore plus grave de notre société.
c’est pourquoi les dérogations doivent se limiter à certains secteurs d’activité (transports, hôpitaux, restauration…)

sortons de la fable où les salariés choisissent , surtout dans ce secteur là : renouvellement du CDD ? ou des horaires impossibles ? promotion ?
choisir pour un salaire un peu moins de misère, est ce choisir ?
ce choix là « libéral’ du pot de terre contre le pot de fer c’est du chantage.
et on ne peut évacuer les conséquences : la grande distribution qui mange un peu plus le petit commerce, la masse des salariés réduite à des salaires de misère.

Tout çà pour maximiser les profits des possesseurs de ces magasins comme Monsieur Mulliez , troisième fortune de France pour Leroy Merlin.

A quand un dessin de Plantu montrant au sieur Mulliez , costumé en Emir du Qatar , sa petite employée et lui disant tu peux payer
mais le faire signifierait pour lui la fin de la gamelle.
et un bon chien de garde doit se nourrir
.
[large]Bonjour,

J'aime beaucoup votre chronique.
C'est une vision juste.

SEMIR[/large]
Peut-on me dire pourquoi il est indécent, inconvenant ou politiquement incorrect de qualifier un syndicaliste de "hargneux" tel qu'il est caricaturé par Plantu?
Y-a-t-il des adjectifs incompatibles avec certains substantifs ?
Personne ne trouve que ce dessin est surtout d'une nullité crasse ? Honnêtement là on n'est plus dans la caricature mais bel et bien dans la connerie.

Déjà le mot utilisé à gauche est "Islamorama" : donc j'en déduis que les musulmans (c'est bien l'Islam en général qui est mentionné) refusent que leurs filles aillent à l'école ? Première nouvelle... Ok, le personnage ressemble à un islamiste, mais dans ce cas, pourquoi ne pas avoir écrit "Islamistorama" ?

Ensuite à droite, passons sur l'allure d'abruti qui a été infligée au syndicaliste, Plantu ignore-t-il que les syndicats sont élus par le personnel et ne sont pas des ayatollahs autoproclamés, donc que leur négociation pour l'interdiction du travail le dimanche se fait avec tout de même une certaine légitimité ? De plus, pourquoi dessiner une femme en tailleur et pas un homme ou même une femme en tablier de travail ? Je pense que peu de cadres seront concernés par cette interdiction de travailler le dimanche...

Quelle grossièreté d'esprit que de comparer n'importe quoi comme ça. Demain on aura une comparaison entre les Raëliens et le Parti de Gauche ? A 62 ans, a-t-il l'âge de prendre sa retraite ?
"Le refus de l’évidence concrète a une conséquence. Il ouvre la porte à l’inquiétude." Denis Guedj
Ce que je trouve insupportable sur ce dessin c'est qu'en plus il est mensonger.C'est Bricorama qui a porté plainte contre Castorama et Leroy Merlin pour le travail du Dimanche. Parce que Bricorama avait perdu devant le tribunal sur plainte de Fo et il lui etait interdit d'ouvrir le Dimanche..Une histoire de jalousie en sorte .Alors quand j'entends, ah !ces syndicalistes staliniens qui empêchent les gentils bidochons d'aller trainer dans les allés des magasins ,parce qu'ils s'emmerdent chez eux ,je me dis que si les cons volaient ils seraient chefs d'escadrille..
Oui à l'ouverture des hypermarchés le dimanche, sous condition de bénédiction obligatoire des caddies. Faut être cohérent.
Excellent papier de D.S. sur plantu.Cependant , il me semble que "le glissement" de Plantu est un mirage.En effet , pas de glissement chez lui , il a tjrs etait ce qu'il est.Assez veule,lache,inconsistant , suiviste , terriblement "correct" , sans fond , sans pensée , etc.....le fait qu'il officie dans le monde en dit long sur le peu de reflexion politique que propose la presse.Non , cher D.S. , pas de "glissement " chez Plantu , au contraire un chemin tout droit , c'est a dire tout tortueux , le chemin des lâches , des suivistes , des arrivistes , des opportunistes , etc.....Disons que son ambition est tres ordinaire , il n'est pas vraiment dévo a un ideale esthetique (pardon pour l'orthographe) ni politique.

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Je n'ai rien compris à cette chronique. On ne peut pas dénoncer les patrons et les syndicalistes? Il faut choisir son camp? Il y a les bons et les mauvais? Aucune nuance?
D'accord pour dire que le dessin de Plantu est nul, moi en tout cas je ne vois pas qu'on puisse mettre sur un même plan la conception que je trouve archi-inégalitaire et rétrograde de la femme prônée par l'islam, et la question du travail le dimanche.

Pour autant, de là à voir le reflet d'un glissement idéologique du caricaturiste...
Comme si caricaturer des syndicalistes ça signifiait irrémédiablement qu'on était passé du côté des capitalistes et/ou acheté par le Qatar. Je ne vois pas ce qui empêche de brocarder les deux . À la fois les capitalistes à cigares et les syndicalistes excessifs.
Moi par exemple, j'arrive très bien à détester tout autant les propos de l'un ou l'autre des deux clans lorsque je les trouve médiocres, au gré de l'actualité.
Daniel Schneidermann prend la défense des syndicats... mais les syndicats de salariés ne représentent plus qu'eux-mêmes et se font concurrence. C'est un fait que tout le monde connait !!

Ce dessin de Plantu peut paraît odieux en faisant passer un CGTiste pour un sexiste rétrograde, pourtant je suis d'accord avec Plantu sur le fait que les confédérations syndicales sont des mastodontes rétrogrades - vestiges du passé dénués de perspectives, de vision d'avenir.

Le chômage augmente, le travail précaire augmente : qui mobilise les chômeurs ?
Les chiffres du chômage sont faux en août ? Qu'en disent les représentants de l'UNEDIC ?
http://www.unedic.org/article/le-conseil-d-administration-de-l-unedic

Que les syndicats continuent à gérer l'UNEDIC et les CE des grandes entreprises. Mais leurs actions de révoltes médiatisées en faveur des salariés sont très divertissantes pour ne pas dire inutiles pour les populations.
Plantu ?
Mais qui est-ce ?
Le dessin de Plantu est juste mauvais, à côté de la plaque et pas drôle (ce qui est le plus grave). Après oui tout cela est bien binaire et le parallèle entre islam(isme ?) et travail le dimanche semble pour le moins improbable... Travail du dimanche qui mérite aussi débat car dans cette histoire bon nombre d'anti "travail du dimanche" décident un peu vite pour ceux que ça ne dérange pas... Mais bon débat complexe et quand j'entends hier sur i-télé un défenseur du "travail du dimanche" affirmer que si le dimanche "les gens sont plus heureux en allant acheter du rouge à lèvre que d'aller se promener en forêt il faut s'adapter" hé bien je me dis qu'on tombe bien bas et que finalement je vais attendre que ce "débat" retombe comme un soufflet...
C'est vrai que Plantu est un excellent baromètre du basculement.

Un dessin récent (Juillet 2013) de lui m'avait marqué et me semble montrer des choses similaires, à la suite d'un sondage à Marseille :
http://www.ampus-casanova.com/article-1470-image-du-jour-marseille-vu-par-plantu-dans-le-monde-119046710.html
Regardez bien le petit candidat FN tout souriant et heureux de son bon sondage : n'est-il pas sympathique, et diamétralement opposé aux nervis crânes rasés que Plantu croquait dans les années 1980-1990 dès qu'il représentait des militants FN ? Nous y sommes : Plantu avale tout, la banalisation du FN (à mon sens un bel exemple de prophétie autoréalisatrice), et ses sondages flatteurs qui visiblement modèrent l'ardeur du caricaturiste. On pourra toujours me rétorquer que représenter les militants et candidants FN comme une armée de skins était réducteur, il n'empêche que ca n'explique pas pour autant le choix radicalement opposé d'en faire un petit personnage rigolo.

Concernant son étrange rapport à l'Islam, il y a eu aussi son dessin binaire sur l'égypte cet été
http://blog.thermopyles.info/post/2013/08/15/Une-arm%C3%A9e-qui-tire-sur-son-peuple-ne-peut-pas-%C3%AAtre-d%C3%A9mocratique
qui sous entendait que tout ce qui était anti-"obscurantiste" (i.e. anti-frères musulmans) était "démocrate". Les militaires égyptiens qui, à la même époque, tiraient à l'hélicoptère sur la foule ont du bien rigoler.

(petite précision : je ne connais pas bien les sites dont je donne les liens, c'est juste que c'est là que j'ai retrouvé les 2 dessins, je ne sais pas s'il existe un endroit ou les dessins de Plantu sont archivés)
Bonjour
Il faut rappeler ici que l'infâme et infréquentable Mélenchon avait déjà situé l'individu il y a quelque temps.
merci de le dire ainsi, une longue suite de dessins pour en arriver là où JLM l'a décrit dans l'ignorance totale des uns et des autres quand Plantu l'a dessiné avec Marine Le Pen ... mais là c'était personnel n'est ce pas , donc on ne défend pas les personnes seulement des idées.
Plantu est le (digne) successeur de Konk au Monde. Et ailleurs?
Dans le basculement du monde (et d'une partie de la gauche bien pensante), ce qui ne choque pas c'est de mettre sur le même plan la déclaration récente de Valls et le discours de Grenoble de Sarkozy (et tout ce qui s'en est suivi). Voir le dessin. Pour moi, c'est du même bois que la caricature du même Plantu Marine Le Pen-Jean-Luc Mélenchon qui continue à être largement employée par la stigmatisation "des extrêmes". Le dessinateur a cessé d'être drôle depuis longtemps. Le caricaturiste a cessé d'être pertinent depuis longtemps.
Plantu est le plus surfait de nos caricaturistes. Il n'a ni la finesse d'un Pétillon; ni le délire graphique d'un Luz, ni la précision politique d'un Cabu ou d'un Charb. Il a la mièvrerie de l'humour- clin d'œil qui le rend immédiatement accessible au public peu exigeant.
C'est assez remarquable, cette haine farouche de certains (y compris certains d'entre vous, asinautes) pour les syndicats, et singulièrement la CGT.
Mouais. Je ne vois aucun problème dans le dessin de Plantu. Ni quoi que ce soit à commenter.
Depuis combien de temps n'en a-t-on pas vu, sous le pinceau de Plantu, des capitalistes à cigare ?
Justement oui, depuis combien de temps ? Pourquoi ne pas faire de cette question réthorique un vrai article de fond au lieu de la condamner à rester dans une chronique ?
Il faut savoir s'adapter au monde moderne et promouvoir dès à présent le travail des enfants le dimanche. Ceci leur donnera le goût du travail et les rapprochera du monde de l'entreprise ignoré du monde de l'éducation nationale si loin des vraies réalités de la vie du terrain. L'argent rapporté viendra renflouerle porte monnaie des ménages en panne de pouvoir d'achat, ce qui renforcera la consommation et la croissance. Il faut également défiscaliser le travail des enfants le dimanche pour aider les entreprises à mettre ne place cette modernisation d'une économie à boût de souffle.
Je constate sur @si, comme absolument partout, une unanimité, un consensus, une normalité totale de la stigmatisation des musulmans.

Là, ça ne choque personne...par contre oser toucher la CGT ! Syndicat parfaitement corrompu et inefficace qui ne défend que lui même, ça c'est pas bien !

PS : La gauche qui, au nom de principes de défense des travailleurs, paupérise les plus fragiles en leur interdisant de travailler le dimanche est très représentatif de ce qu'elle est devenu. Vous pouvez me traiter de capitaliste en puissance bassement materialiste mais je comprends ces jeunes et ces femmes qui tentent simplement de subvenir à leur besoin ou d'améliorer l'ordinaire...et même si cela fait effectivement le jeu de leur patron.

M'enfin...
Et si au lieu de se battre pour travailler le dimanche, ces mêmes salariés se battaient pour des revalorisations salariales des heures "normales" de travail ? C'est peut-être là qu'est le paradoxe de cette histoire : comment en est-on arrivé à vouloir travailler le dimanche à tout prix, tout en abandonnant toutes les autres considérations sociales et les luttes des salariés... Car j'imagine déjà les commentaires des éditorialistes si ces mêmes salariés se mettaient en grève pour demander des augmentations de salaire...
On peut renverser le problème : et si, plutôt que d'empêcher les gens de travailler le dimanche au nom de la défense de leurs intérêts imaginés, les syndicats se battaient pour changer le système qui pousse les peuples à se faire concurrence ?
Le travail le dimanche, ils l'avaient et on leur suprime...la revalorisation salariale, elle, n'est pas pour demain.
Avez-vous pensé que ce travail du dimanche pour les uns correspondait au chômage pour d'autres?
Il s'agit là de concurrence déloyale, voire de parasitisme, puisque les enseignes en question s'affranchisent de règles que leurs concurrents respectent.
Rappelez-vous, dans le même ordre d'idées, que - selon une source sérieuse - à un emploi "créé" dans une grande surface correspondent 3 à 5 emplois supprimés dans le commerce dit traditionnel. Sans compter les emplois détruits chez les fourniseurs (agriculteurs ou industriels).
La question de l'emploi ne peut pas être abordée au seul niveau individuel.
Expliquez ça à l'étudiant qui en a marre de bouffer des pates tous les jours et qui améliorait son ordinaire en bossant le dimanche chez LM : ta misère fait baisser le chômage, c'est "une source sérieuse qui le dit".

Les gens sont dans l'urgence constant gardener.
bah, il faut lui expliquer, clairement, que ,la guerre des classes fait rage, que se soumettre à cela, c'est DETRUIRE son propre futur et se condamner à une souffrance jusqu'à mourir de l'emploi pendant qu'une petite partie de la population vit dans une opulence babylonienne.
Rappelons-nous la force motrice de changement que sont justement les étudiants. Laisser le joug du travail salarié leur enserrer le cou, c'est nous condamner TOUS. Ce qui est scandaleux n'est pas qu'il ne puisse pas avoir la >>liberté<< de travailler le dimanche mais la HONTE qu'il doive le faire, quelque soit le jour. L'emploi jeune est une des causes PRINCIPALES de l’échec scolaire au niveau de la fac, très clairement. Certains arrivent à réussir les études en travaillant le soir, mais c'est la oublier que cela reste des EXCEPTIONS. Le mythe de l'Ascenseur Social.

Le travail, c'est l’oppression, par définition: c'est autrui qui décide de ce qui doit faire sens dans notre vie, pour son propre intérêt et contre le notre: santé, joie, épanouissement, bien-être, qualité de vie, amour... C'est un rapport de SOUMISSION.

Mais, il parait que la lutte des classes n'existe plus.

"Le libéralisme, c'est la liberté du renard dans le poulailler." Le travail le dimanche doit être exceptionnel, valorisé par le salaire et surtout JAMAIS IMPOSE.
JAMAIS. Car l'étudiant qui veut travailler le dimanche ne le veut pas. S'il avait le choix, il ne le ferait pas. Comment peut-on prétendre que c'est être libre que de pouvoir ne pas avoir le choix.
En attendant, en interdisant à l'étudiant de travailler, vous avez gagné quoi ? L'étudiant qui a besoin de sous, s'il ne peut pas travailler, il arrête les études pendant que celui qui a des parents qui lui paient tout, ne travaille peut être pas, mais continue ses études.

Attaquez vous aux causes plutôt qu'aux conséquences et la seule chose que vous ferez en faisant cela, c'est perdre une énergie folle à changer le monde en mettant des rustines qui aggravent le quotidien des gens.

Bref, avec des attaques comme ça, le capitalisme a de beaux jours devant lui. Mais peut être que la stratégie c'est de faire en sorte que les gens soient dégoûtés complètement par un système dans lequel les patrons exploitent les travailleurs, et la gauche les étouffe. Étonnez vous, après, que le FN soit largement devant le FDG.
@ Le fiscaliste
Sauf qu'on ne va pas réécrire le Droit du travail en fonction des difficultés particulières des étudiants. Ou alors je réclame qu'on le réécrive en fonction des impératifs des mères qui élèvent leurs enfants seules, des femmes dont le mari est absent toute la semaine, des personnes qui préfèrent le bleu au jaune et de ma belle-soeur...

Les gens sont tellement dans l'urgence que, comme je le disais hier, si on rétablissait l'esclavage il y en aurait pour signer un contrat d'esclavage... Ou presque. Ce n'est pas une raison pour autoriser tout et n'importe quoi.
Le travail de nuit est délétère pour la santé, c'est prouvé (vous voulez des sources, je vous en donne), avec des effets immédiats et réversibles, des effets à plus long terme, moins facilement réversibles. Donc ce type de travail doit être hautement règlementé. Les 3X8 ne datent pas d'hier: notre Droit admet qu'il y a des situations dans lesquelles une entreprise ou un service a besoin de main d'oeuvre 24h sur 24. Mais le principe est que cela doit répondre à une forme de nécessité. Dans notre pays, on ne passe pas à table à 18 heures, il est donc logique que les restaurants restent ouverts après 22 heures...

Si je mets dans la balance santé des salariés/maximisation des profits d'une enseigne de cosmétiques (puisque l'ouverture après 22h ne répond à aucune autre nécessité que celle-ci), il me semble logique de trancher en faveur de la première branche de l'alternative. C'est, du reste, ce qu'a fait le tribunal.

Le travail le dimanche n'a pas les mêmes effets délétères sur la santé. En revanche, il représente une contrainte forte en termes de désynchronisation des temps sociaux. Je ne vois pas bien, là encore, où est la nécessité d'acheter du matériel de bricolage précisément le dimanche. Moi aussi, en tant que consommatrice, je peux trouver ça "commode" mais si je mets dans la balance mon petit confort de consommatrice et l'intérêt, commun à nous tous, d'avoir des règles protectrices des salariés, mon choix est vite fait: je renonce sans pb à aller chez LM le dimanche.

@ Pierre-Antoine
Je ne crois pas que "les magasins de sport" en général fassent exception à la règle de la fermeture dominicale. Qu'il puisse y avoir certains magasins de sport, situés à des endroits précis, qui aient une dérogation, certes, mais ce n'est pas leur raison sociale qui est en cause (tous ceux de mon quarier sont fermés).

Enfin, pour tous ceux qui pensent que nous vivons dans une sorte d'Etat autoritaire où la liberté d'entreprendre est malmenée, il faut quand même se souvenir qu'il est tout à fait possible pour un commerce quel que soit son objet de faire des ouvertures exceptionnelles, plus tard le soir ou le dimanche, de nombreuses fois par an...
Bonjour,

Notez que je me fiche du consommateur et que mon argumentaire n'est basé que sur le point de vu du travailleur dominical (ça c'est de la lutte des classes) qui a une chance, s'il est étudiant mais c'est un exemple, d'améliorer son sort. C'est valable pour une famille monoparentale ou un sénior ...bref les exclus du marché du travail.

Vous choisissez pour autrui, comme d'hab, pour son bien :

"Tu es pauvre et je t'impose de le rester car le consumérisme c'est mal"

"Je t'impose d'être pauvre, ne te plaind pas, au moins tu es socialement synchronisé" etc....


Désolé je ne supporte plus cette façon de bombarder (politique exterieure), mettre au chomage (ici en l'occurence) autrui en lui expliquant que, quoi qu'il en pense, c'est pour son bien et que MOI je sais mieux que TOI ce qui est bon pour toi et ta famille.
[quote=Le fiscaliste]Notez que je me fiche du consommateur et que mon argumentaire n'est basé que sur le point de vu du travailleur dominical

Vous faites bien de le préciser, cela ne m'avait pas paru limpide en vous lisant.

Donc du moment que les gens ont un salaire, tout est permis. Je ne comprends pas pourquoi on impose aux ouvriers de l'industrie chimique ou du nucléaire de porter des équipements de protection: ça coûte cher à leur patron et ça entrave leurs mouvements, c'est vraiment scandaleux. Refuser un emploi à ceux qui voudraient, pour quelques euros de plus, travailler -volontairement- sans protection est vraiment attentatoire à leur liberté de travailler...

Contrairement à ce que vous dites on ne met pas les gens aux chômage: on fait cesser une situation illégale. Les magasins en question ont été condamnés parce qu'ils ne respectaient pas le droit du travail (ou que la dérogation qu'ils avaient obtenue n'était pas légale).
Votre argument légaliste est tout à fait valable et je le comprends...mais votre comparaison est hors de propos et vous le savez très bien. Je ne vois pas le danger à travailler le dimanche mais je vois l'avantage pour les petits salaire, le prolétariat.

Je ne sais pas si êtes salariée, fonctionnaire, ou indé, voire sans activité, mais quelque soit le cas vous refuseriez certainement de voir vos revenus fondre de 25% du jour au lendemain car il aura été décidé que la durée hebdo sera strictement limitée à 20H. Quand ça arrive c'est le chômage technique et personne ne saute de joie, croyez moi ! C'est pourtant très bien, plus de temps en famille et pour faire autre chose que consomer bêtement.

A l'extrême, il y a le survivalisme et les Bases Autonomes Durables. Avec le RSA, on survie sans travailler mais il faut supporter les toilettes sèches et avoir assez de terrain pour les poules et planter des patates.,

Comprenez ces gens qui en ont besoin, de ces 25%, et qui ne veulent pas de votre pitié. Ces gens travaillent comme ils peuvent (et non veulent, j'en conviens) pour vivre dignement.
Mon exemple était volontairement caricatural pour montrer l'aporie de votre raisonnement: si l'on devait baser le droit du travail, la protection règlementaire des droits des salariés, sur le critère de la nécessité des gens à bouffer, et de leur "volonté" (si souvent contrainte), on autoriserait tout.
On est en plein dans une question de hiérachie des normes. Le travail le dimanche n'est pas directement mauvais pour la santé mais il représente une contrainte supérieure au travail en semaine (sinon il ne serait pas mieux rémunéré) et doit donc rester une exception, légalement définie. L'erreur n'est pas, aujourd'hui, de faire respecter la règle, l'erreur était, au départ, de s'asseoir dessus. Les salariés qui s'estiment lésés ne peuvent s'en prendre qu'à leur employeur délinquant.

Je suis pigiste.
Il y a juste un an mon employeur a décidé de réduire le montant de nos piges -les miennes et celles de collègues- de 30%. Je n'ai jusqu'à présent pas trouvé suffisamment d'autres revenus pour pouvoir lui dire merde et le traîner aux prud'hommes (les piges sont des salaires, la modification unilatérale de la rémunération, qui est un élément substantiel du contrat de travail, par l'employeur est parfaitement illégale). J'aurais bien aimé que mon syndicat porte l'affaire en justice... Est-il utile de préciser que mon entreprise n'est pas au bord de la faillite ? Elle va normalement mal pour une entreprise de presse. Pas de chômage technique, je travaille juste plus pour gagner pareil... J'ai accepté cette situation, de fait, pour bouffer, ou "vivre dignement" comme vous dites.
Je comprends votre point de vue mais je crois que les salariés ont pris ce manquement à la loi comme une aubaine et je suis un peu triste de les voirs se la faire reprendre....ils sont quantité négligeable dans le processus décisionnel et ça me gêne puisqu'ils sont les principâux concernés.

Merci pour votre franchise (et vos connaissances juridiques en passant).

Nous sommes en fait tous tiraillés entre la notion de labeur aliénant et celle de travail libérateur car porteur de ressources financières. Chacun pose ses jalons en fonction surtout d'un rapport de force économique. Plus on est précaire, plus ont se rapproche du labeur, pour le plus grand bonheur des partisans de "la main invisible" et du "ruissellement".

Ps : surveillez la prescription
Vous oubliez, ou vous ne voulez pas voir que le droit du travail est la pour protéger le salarié. Plus exactement et de manière plus clair il est la pour:

RÉÉQUILIBRER LE RAPPORT DE FORCE ENTRE LE SALARIE ET LE PATRON.

Sans droit du travail, le patron est en supériorité: c'est lui qui tient le salarié par la survie, la nécessité d'avoir de l'argent pour assurer sa SURVIE. C'est en cela que le droit du travail est preuve de CIVILISATION. Car il civilise un rapport de force et a pour vocation de le rééquilibrer afin de protéger la majorité de l'exploitation que nous avons connus AVANT que le droit du travail ne soit inventé. Sans droit du travail, vous auriez, le Fiscaliste, probablement JAMAIS été à l'école mais plutôt envoyé à la mine. Sérieusement. Sans le droit du travail, sans les allocations chomages, sans les aides familiales, sans le RMI...

Sans la sécurité sociale, en somme, le rapport de force se résume à cela: le patronat a droit de vie et de mort sur le salarié. C'est cela, la réalité. La Lutte des Classes.

Mais tout le discours dominant essaye de nous faire croire que la "liberté d'entreprendre" est la liberté supérieure à toutes les autres et la plus fondamentale. Non, la liberté est de CHOISIR LIBREMENT sans contrainte d'un autre, ce que l'on désire faire dès lors que l'on ne nuit pas à autrui. Et la liberté d'entreprendre, c'est la fin de la Liberté tout court pour 99% de la population.

Marx en son temps a très bien expliqué tout cela. La domination du capital sur le travailleur dans le cadre du salariat; la lutte des classes... Mais on arrête pas de dénigrer son discours, aussi lucide qu'il soit dans son diagnostic.
@Le fiscaliste

Pour la prescription, je sais déjà que je suis bananée...

D'accord avec vous pour le travail libérateur/travail aliénant, si ce n'est que le travail peut aussi être émancipateur au sens où il est intéressant: j'aime -en partie- mon travail, il me nourrit intellectuellement, je ne comparerai jamais ma situation, plutôt appréciable malgré ce que je racontai au-dessus, à celle des employés de ces grandes surfaces que ce soit de cosmétiques, de bricolage, d'alimentation..., qui sont, trop souvent, coincés par la nécessité de faire des heures en plus ou décalées pour dégager un revenu à peine décent. Là-dessus je suis d'accord avec vous: pour certains d'entre eux perdre ces heures mieux payées est une galère. Mais ils faisaient ces heures-là au mépris de leurs propres droits. Comme d'autres l'ont dit, le fond du problème est que ces personnes ne puissent avoir une rémunération correcte qu'en se soumettant à des contraintes d'horaires décalés...
l'idée du dimanche comme jour de repos (et par extension le week end) est quand même fortement lié à l'héritage culturel du christianisme. En théorie on pourrait tout à fait imaginer supprimer l'idée de week end, sans augmenter la durée du temps de travail, en imposant deux journées libres par semaines (voir même 7 journée de 5h pourquoi pas), ce que font d'ailleurs la plupart des commerçants qui travaillent le samedi et pas le lundi. Le point positif c'est que ça éviterait cet arrêt total des activités économiques pour une journée. En considérant que les salariés ont leur mot à dire sur les jours où ils prefereraient travailler (oui c'est pas gagné), ça peut être intéressant. En asie par exemple ça fonctionne de cette manière, il n'y a pas de week end, et dans certains cas les salariés décident des jours chômés. Après la plupart des pays d'Asie ne constituent pas des modèles d'avancée sociale, c'est même le contraire. mais la notion du dimanche n'est pas liée à une notion de progrès social, juste à un modèle culturel.
personnellement les rituels liés au samedi soir et au dimanche me gonflent, ma vie sociale et professionnelle on va dire n'est pas spécialement organisée autour des week-ends, et le dimanche il m'arrive souvent de travailler pour rattraper un jeudi ou un vendredi improductif. mais je conçois que pour beaucoup de monde ce soit un repère.
Ce n'est pas un problème de repère mais d'organisation de la vie sociale.
Un de mes amis est conducteur de bus, soit il commence à 5h et doit donc se lever à 4h, soit il termine à 23h et travaille souvent le samedi et le dimanche.
Voir des copains et se coucher tard lorsqu'on se lève à 4h c'est plutôt difficile, et arriver chez les gens après 23h ce n'est pas plus commode.
Conséquence la vie sociale se réduit.
"l'idée du dimanche comme jour de repos (et par extension le week end) est quand même fortement lié à l'héritage culturel du christianisme"

C'est historiquement vrai, mais c'est aussi un usage qui s'est tellement ancré dans nos pratiques qu'il serait réducteur de n'y voir qu'une référence religieuse...

Ma boule de cristal me dit que vous n'avez pas -ou plus- d'enfant d'âge scolaire. Moi auss j'aime me reposer le jeudi et partir en vacances en juin et en septembre... Le fait est que quand on a des enfants scolarisés, on est dépendant des rythmes de l'école.
Expliquez à la mère de famille à qui on a refusé l'emploi chez séphora parce qu'elle ne pouvait travailler jusqu'à minuit : tu ne peux donner que des patates à tes gosses mais ta misère permet à l'étudiant qui en a marre de bouffer des pates tous les jours d'améliorer ton ordinaire.
Comment on les départage ?
On propose à la mère de famille d'aller casser la gueule à l'étudiant ou inversement ?
On propose aux commerçants de s'armer pour se "légitime défense" contre les cambrioleurs ?
On propose aux riverains des Roms de les expulser eux-mêmes ?
Je n'ai pas forcément dit que j'étais pour l'ouverture de tout type de magasin le dimanche. Je suis contre l'ouverture des grandes surfaces, notamment pour les raisons que vous citez. Mais la raison n'est pas la même. Pour les magasins de bricolage, il ne me semble par exemple pas injustifié qu'ils soient ouverts le dimanche. De même qu'on autorise les magasins de sport, ou le travail liés à des activités qui sont justifiées ce jour là.

Cela dit, pour combattre le chômage, il va falloir faire plus que jouer sur l'ouverture ou la fermeture du dimanche.
Moi Président, je ferai voter une loi précisant que dans le secteur marchand, les personnels qui travaillent en semaine et ceux qui travaillent le dimanche relèvent de deux procédures de recrutement distinctes.
Moi Président, bricoleur du dimanche qui s'aperçoit le samedi soir qu'il lui manque les bonnes chevilles pour fixer ses étagères, j'instaurerais un tour de garde cantonal pour les surfaces de bricolage (une par canton).
Moi, simple citoyen, j'ai trouvé intolérable, que dans une ville de 800 000 habitants (Marseille), plus étendue que Paris, il n'y ait qu'une seule pharmacie de garde la nuit. Une heure pour rapporter des suppositoires de paracétamol pour un nourrisson dont la température dépassait les 40 degrés.
monsieur fiscaliste,
vous êtes bien gentil, mais l'islamophilie angélique ça commence à bien faire. Que je sache, les taliban qui ont tiré sur Malala Yousoufsai sont bien des musulmans, et les shebabs aussi et si je ne m'abuse, ils commettent leurs crimes en criant Allah ou akbar…

Si les musulmans dits modérés dans leur ensemble se levaient pour dénoncer ces extrémistes, comme ils savaient le faire pour défendre leur prophète caricaturé, avec des manifs et des marionnettes brûlées, alors oui, effectivement, on pourrait s'offusquer de la "stigmatisation" de l'islam.

Mais jusqu'à présent je n'ai pas vu de manif pour condamner les extrémistes, je n'ai pas entendu Tevanian et Askolovitch dénoncer les massacre de Nairobi ni prendre la tête d'un mouvement de musulmans modérés pour réaffirmer les (supposées) valeurs de paix et d'humanité de l'islam.
Avant de critiquer Plantu, ayons le courage de critiquer les barbus obscurantistes, n'ayons pas peur de les "stigmatiser".
Peut-être que Plantu a pu voir de près la GCT du Livre et qu'il généralise un peu, mais on peut comprendre

Les mêmes qui se bouchent le nez d'horreur seraient sûrement exaspérés s'ils ne trouvaient ni les cinémas, ni des cafés, ni des restaurants, ni la radio, ni la télé, etc. ouverts le dimanche...
"Le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme, le syndicalisme, c'est le contraire." ;o)

Coluche.
Je vais donner ici mon impression, mais elle est tenace.
En 2008/2009, la crise spectaculaire et violente avait faite vaciller l'idéologie dominante sur ses bases. Et d'un coup, le cocotier secoué avec une vrai grosse trouille que tout s'effondre pour de vrai, c'est-à-dire que l'édifice dominant s'écroule pour de vrai (oui, parce que des licenciements d'ouvrier, bon, c'est triste, mais c'est la vie), on a entendu alors dans les médias de nouvelles voix, des nouvelles idées, comme quoi peut-être effectivement après tout à la rigueur il se pourrait qu'éventuellement le régime libéral du capitalisme financier ne serait pas aussi génial qu'on nous l'avait vendu et que bon éventuellement à la limite on pourrait peut-être réfléchir à d'autres voies économiques (à la rigueur).

Et puis, la catastrophe a finalement eut lieu ailleurs, dans des pays pauvres, flemmards, irresponsables et un peu métèques (on ne vous dira pas explicitement que ceci explique cela, mais enfin, coïncidence, ce ne sont pas des pays nordiques) : Grèce, Portugal, Espagne, Italie…

Et bon, du coup, pour la classe dominante, en France, bon an mal an, en fait, ça se maintient, tout baigne. Bon, y'a des licenciements chez les pauvres, y'a du chômage, mais au fond ça fait des années que ça dure, c'est pas nouveau, ce sont les petits tracas habituels du quotidien.

Et donc, nous voilà avec la pensée officielle sociale-libérale, dite "progressiste", (la gauche complexée, comme dit Lordon) qui maintenant, se rassure de sa grosse trouille, découvre que tout s'est maintenu pour eux, ouf, et se ré-affirme clairement (on pourrait presque dire : se radicalise) : à ce propos la matinale de France Culture de ce matin était juste hallucinante. On y a entendu, entre gens de bonnes mœurs bien éduqués, que la politique européenne et française n'est pas du tout libérale, que la gauche de la gauche qui osait penser le contraire était juste "pavlovienne" (entendez : débile), et que le problème c'est l'État qui veut pas baisser ses dépenses (répétez-le dix fois, vingt fois, trente fois) dépenses qui sont quasi-staliniennes (sic !), et que la société est immobiliste (salauds de pauvre), et là vous embrayez sur la célébration de l'entrepreneur qui fabrique de la richesse (et qui en est empêché).

Oubliés, les 80 milliards de fraude fiscale, oubliés, les méfaits du libéralisme financier, oublié le fait que ce sont les marchés financiers qui provoquent le coût de la dette de l'état, et ne parlons pas de lutte des classes (c'est pavlovien qu'on vous dit), de la part du travail passé dans la part du capital, du management des entreprises à base d'évaluation individuelle et de qualité totale, de la pression actionnariale suer les profits à tout prix, du désastre écologique, etc, etc.

Non, en vérité, c'est Joffrin qui vous le dit (encore ce matin sur France Culture, donc), nous sommes à une sorte de fin de l'histoire : la sociale-démocratie nous a donné des fruits extraordinaires, ça y est, c'est fait. Et il ne s'agit maintenant que de gérer ce patrimoine dans une gestion de "dentelle" (sic). Et dans ce contexte, l'ennemi qui nous menace devient la figure du musulman, qui bien sûr cache des intégristes à chaque coin de rue et dont il faut se méfier - ces infâmes qui menacent les fruits de la social-démocratie qui devraient nous irradier de bonheur de vivre. L'anti-intégrisme devient dans cette idéologie le paravent de "gauche" quand tous les autres combats de gauche ont été évacués.

Ben voilà, c'est tout ça, le dessin de Plantu.
Plantu ringard.
PLANTU : One more time. Same player shoot again!
Quand Daniel fâché.... je plaisante, je partage totalement votre facherie
Et s'il avait attrapé un coup de chaud en allant chercher son joli gros chèque au Qatar ?
Décidément, même sur Plantu, je n'arrive pas à trouver de grosse défaillance dans les écrits mélenchoniens !!!
Pas joyeux, le vieillissement/basculement de la majorité des éditocrates (le dessin est un édito) du XXe siècle.
Qu'ils partent à la retraite !
Peut-être parce que les syndicats font souvent le boulot pour se faire haïr, en préférant défendre des idéologies (et leurs postes !) plutôt que de défendre d'abord, les gens, et si on pouvait dire, les êtres humains d'abord (et je ne parle pas seulement de cette histoire de travail du dimanche).

Je sens que je vais me faire lyncher verbalement d'avoir dit ça.
Ce dessin me laisse sans voix. On dirait quelqu'un qui aurait violemment pastiché Plantu en voulant forcer sa caricature du caricaturiste. Gerbant et indigne.
Parce que pour faire de de la caricature avec l'étiquette représentation mentale de gauche, il faut absolument que le syndicaliste soit le gentil face au méchant capitaliste ? Etre de gauche c'est forcément être contre le travail du dimanche ?

Au moins c'est pratique maintenant j'y vois beaucoup plus clair dans ma représentation mentale, je dois être de droite. Sacrée révélation.
Il y a 10 ans déjà :
https://twitter.com/OlivierCyran/status/384732556286914560/photo/1
Bien vu
Cela me rappelle la phrase de WOLINSKI : " nous nous sommes battus pour ne pas devenir ce que nous sommes devenus "
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