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Pitié-Salpêtrière : après l'emballement, soudain, la "prudence"

Deux jours après l'emballement généralisé sur l'"attaque" de la Pitié-Salpêtrière par des manifestants le 1er mai, les ministres appellent vendredi matin à... la prudence quant à la qualification de ce qui s'est passé. Et Bruce Toussaint se demande comment un ministre a pu donner des informations non vérifiées... oubliant qu'il a lui-même complaisamment relayé cette version. Florilège.

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Pour le dire sans détours et directement, tout cela  est puant de malhonnêteté et de violence volontaire  et intentionnelle dans cette affaire. .
Ce qui fait rire très jaune  dans cette affaire, c'est la chaîne des  responsabilités(...)

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Les manifestants paniqués cherchent à se protéger dans l'hôpital. Et quand sa vie est en jeu, bien logiquement, on cherche à briser une porte qui barre le passage par où  pourrait venir le salut.
C'est exactement ce que j'ai ressenti en voyant l(...)

"Et Bruce Toussaint se demande comment un ministre a pu donner des informations non vérifiées... oubliant qu'il a lui-même complaisamment relayé cette version."


C'est effectivement comique (ou honteux?) d'entendre un journaliste, dont c'est théoriquem(...)

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Une interview dans Le Parisien Jacques, 67 ans, interpellé le 1er mai à la Pitié-Salpêtrière - Le Parisien, journal pas trop connu pour son indépendance vis à vis de son proprio Bernard Arnault... (lachage du casta petit chou à macron pour sauver les meubles ?)


Je rève d'un invité en plateau qui demande à un de ces jacassins "condamnez-vous les propos indignes que vous avez tenu" et qui ne le lâche plus sur le sujet

Aucune pudeur ce Toussaint, c'est affligeant !!!!

Pour moi rien d'étonnant venant de la part de ces médias inféodés au pouvoir et à la finance

"On va laisser faire la justice, je pense qu'il faut toujours être prudent dans ce genre de choses" (Marc Fesneau ministre Français en 2019)


sagesse et longueur de temps, patience, patience


on s'en remet à la Justice

elle si prompte à juger les méfaits des petits use pour les grands d'un sablier distrait qui oublie de s'écouler



MAINTENANT, les choses sont claires : nous ne voyons pas tous les mêmes choses

Par exemple, ma pomme, elle voit une vidéo et en déduit que des gens sont poursuivis et tentent de se réfugier. Y aurait eu une porte cochère d'immeuble ou une église, ces gens auraient tenté de s'y abriter contre des hordes d'autres gens qui les poursuivaient en dégageant beaucoup de gaz

Ce que ma pomme a vu, beaucoup d'autres l'ont vu

SAUF que ce n'est pas ce qu'a vu la ci-devante Amélie de Montchalin et nombre d'autres affiliés de l'Entreprise France Nouvelle


il faut donc s'en remettre aux Experts de la vidéo sur BFMTV etc

eux si prompts à décrypter les violences des Gilets Jaunes usent de la périphrase pour diluer l'évidence


A cette heure, Castaner aurait dû être démis de ses fonctions mais dans cette France où une affaire Benalla ne réussit qu'à jeter l'opprobre sur ceux qui l'ont éventée, l'incompétence ministérielle et la malhonnêteté sans parler de la manipulation par Macron et ses sbires choquent tout autant que la folie de violence qui a emparée les forces de l'ordre et en font la risée des autres pays Européens

"ce qu'il s'est passé" ;-)

Le plus ridicule dans cette affaire c'est que l'on se focalise sur l'épiphénomène d'une porte forcée par une foule paniquée. Il faut vraiment que les gens qui s'arretent là dessus n'aient aucune idée de ce qui se passe. Des portes forcée par des gens acculés j'en ai vu un grand nombre depuis des mois. En général ça se termine en ratonades par les CRS ou autres uniformes sur les personnes qui ont eut le malheur de se trouver coincés dans un cul de sac. Mais d'ailleurs, à combien de blessés n somme nous? J'entend encore le chiffre de 2000 manifestants blessés, mais il circule depuis 3 mois ! et dieu sait que depuis j'en ai vu des gars et des filles au tapis. mercredi encore à quelque mettre derrière moi une grenade de je ne sais quel type a explosé, laissant un manifestant, ni cagoulé, ni "équipé" à terre avec la janbe amochée.... 

"Et Bruce Toussaint se demande comment un ministre a pu donner des informations non vérifiées... oubliant qu'il a lui-même complaisamment relayé cette version."


C'est effectivement comique (ou honteux?) d'entendre un journaliste, dont c'est théoriquement le coeur de métier, reprocher à un politique de n'avoir pas vérifié avant de parler...

S'il fallait retirer la carte de presse à chaque éditorialiste ayant relayé une fake news, ben nous aurions davantage de journalistes sur les plateaux  télé 

" Croyant voir la vierge , ils virent de la violence ! " Quelle aubaine cet événement aurait pu produire , le méta-alibi qui aurait tué debout toute contestation possible et future !



Pour le dire sans détours et directement, tout cela  est puant de malhonnêteté et de violence volontaire  et intentionnelle dans cette affaire. .
Ce qui fait rire très jaune  dans cette affaire, c'est la chaîne des  responsabilités les plus évidentes, et pourtant des impunités les plus criantes (ils s'excuseront d'avoir menti ou même pas, et ils seront pardonnés ou oubliés. A comparer à la réponse des juges lorsque des blacks blocks  ou des petits délinquants mentent. Mais les premiers (personnel politique policiers et journalistes) n'iront même pas devant des juges ; délinquants légaux vous dis je).

1) Le gouvernement donne carte blanche à  la sauvagerie de la police (tout part de là à vrai dire)

2) La police poursuit sauvagement les manifestants (il fallait voir la peur de cette vieille personne qui cherchait à entrer dans l'hôpital pour fuir ce qu'il venait de voir) .

3)  Les manifestants paniqués cherchent à se protéger dans l'hôpital. Et quand sa vie est en jeu, bien logiquement, on cherche à briser une porte qui barre le passage par où  pourrait venir le salut. C'est aujourd'hui sous Castaner et les mœurs de sa police si peu policée (litote quand on l'a vu à l'oeuvre) quasiment une question de vie ou de mort que d'arriver à les fuir. Ce gouvernement espère se faire respecter par la peur (ou plutôt espère donner l'apparence du respect au silence imposé par la peur), et certainement pas par son sens de la justice (Police partout est un aveu : justice nulle part, et donc irrespect qui monte).

4) les journalistes (pris en flagrant délit de mensonge et de servitude volontaire devant les versions de Castaner and co) accusent les manifestants de saccager l'hôpital. Autrement dit,  pour rester civique (rire) ils auraient dû se laisser violenter à l'extérieur quoi !!! Mais ces journalistes  ne seront jamais inquiétés et pire ils continueront à nous donner des leçons « d'humanité »  (délinquants légaux vous dis je).

Et dire qu'il est des gens pour nier qu'on est dans un état policier. Il leur faut quoi pour reconnaître l'évidence? Des morts et de la torture? .   Le Pen n'aura qu'à se baisser pour activer  ces lois de Macron (mais comment les historiens vont-ils raconter tout ça d'ailleurs à  nos enfants?)
On peut se demander si les  citoyens passifs d'aujourd'hui devant cette dérive policière ne sont pas l'équivalent des allemands qui voyaient s'installer des moeurs bizarres dans les rues de Berlin dans les années 20. des ratonnades dont ils essayaient de se persuader qu'elles étaient accidentelles et n'iraient pas loin, alors qu'elles étaient les prémisses du pire (et que leur manque de révolte au moment où elle était encore possible a permis).
Bref pour revenir à cette affaire de l'hôpital, il est quand même fou qu'il ne vienne à l'idée de personne de remonter la chaîne des responsabilités. Si un jour il est une justice qui ose remonter jusqu'à l'origine, il faudra bien qu'elle admette l'évidence qui, sans jeu de mots par les temps qui courent, crêve les yeux : tout découle de l'autorisation à la police de pratiquer l'escalade de la violence contrairement à d'autres polices européennes. Une police digne héritière de Maurice Papon et compagnie. Tout celà promet de beaux jours. En attendant, vomissons si nous avons encore quelques valeurs humaines au fond du ventre....


Les manifestants paniqués cherchent à se protéger dans l'hôpital. Et quand sa vie est en jeu, bien logiquement, on cherche à briser une porte qui barre le passage par où  pourrait venir le salut.
C'est exactement ce que j'ai ressenti en voyant les images , la même panique qui a du pousser deux jeunes garçons dans un transformateur EDF un 27 octobree 2005 ...

Oui j'ai eu malheureusement l'ccasion de les voir à l'oeuvre de prêt à Marseille, Une sauvagerie inimaginable quand on ne l'a pas vu ...ça fait peur.  

Ça non plus, faut pas "oublier"!

"C'est aujourd'hui sous Castaner et les mœurs de sa police (...) quasiment une question de vie ou de mort que d'arriver à les fuir."


Un fil sur twitter d'une femme qui était dans cette nasse illustre bien cela... (histoire à lire ici en une vingtaine de tweets) : 


"Et pourtant j'en ai vu des vertes et des pas mûres en manif. J'ai compris depuis longtemps qu'être une manifestante pacifique ne protège pas des violences policières.

(...) Bref j'ai vécu pas mal de situations plutôt stressantes. Mais je n'ai jamais eu peur de mourir comme hier."



Et, parmi les réponses, d'autres témognages de la situation (j'ai du mal à imaginer que ce soient tous des mythos quand-même ?!) :


> J'ai vécu exactement la même chose, j'ai vraiment cru que j'allais y passer et quel soulagement quand enfin, nous avons pu nous réfugier dans l'immeuble.. J'ai pleuré pendant 10 minutes car en état de choc, hébétée... Bref...


> De retour chez moi j'ai pleuré je ne l'ai dit à personne mais j'ai eu tellement peur ...Merci pour votre témoignage


> On a vécu à peu près la même chose ... on est rentrés au 14/16 du blvd ... compressés par la charge des fdos des 2 cotés. On a fait rentrer des personnes âgées et des ados avant de s’engouffrer aussi dans les étages ...


> Nous aussi avons subi la pression les gaz un bon moment bd saint Marcel , panique de certains, même pas pu filmer , réfugiés au 22 bis merci aux habitants qui nous ont ouvert


> Ce témoignage me touche parceque j'etais au même endroit et c'était exactement ça. Plus au milieu de la rue cependant, et les grenades tombaient dans la foule, les flics mattraquaient une foule compacte, incapable de bouger, je ne voyais plus rien et pouvait a peine respirer


> Je suis sorti de cette grande nasse 10 secondes avant la charge, sous une pluie de lacrymo en gueulant contre le chef des CRS ou gendarmes qui venait de donner l'ordre de "les repousser vers le métro" alors que leurs collègues faisaient la même chose dans d'autres sens. Criminels


> Tout mon soutien ! J'ai moi-même fait une crise de panique pendant cette charge, je ne manifeste pas souvent, et même si je suis étudiant et en bonne santé il y a quelques secondes où j'ai vraiment cru que ça allait mal finir...

Je ne sais pas s’il a déjà été placé dans ce forum, mais il y a aussi le fil témoignage Twitter de la bloggueuse Emma :

(cliquez sur la «10:27 AM» pour ouvrir le fil)


"l'ordre de "les repousser vers le métro" 


Pas oublier non plus: c'est comme ça qu'ils ont tué à Charonne en 1962.

*821 messages publics

Rajoutons Riester qui, dans un grand élan démocratique, a déclaré qu’il ne fallait pas manifester actuellement.

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

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