20
Commentaires

Pinault amateur d'art, une enquête autoréalisatrice

Commentaires préférés des abonnés

Ah oui, ce Pineau qui se boit frais avec ces 18 à 22° d'alcool!


Parler d'Art en parlant de Pinault, c'est parler de la fourmi de 18 mètres de Desnos à un Sarkozy en plein montée du Ventoux, debout-assis sur ses pédales, le nez dans le guidon feuilleta(...)

Merci pour cette chronique. 


Et si "l'enquête flagorneuse sans concession" était en fait le genre journalistique du moment ? 


Je me pose la question car votre chronique me fait penser à un papier récent d' l'Express, intitulé "Autour de (...)

La même semaine que cet article du M, s'ouvre la dernière grande belle exposition de la Maison Rouge qu'Antoine de Galbert a fait vivre pendant presque 15 ans. Un vrai collectionneur, découvreur, défricheur, curieux. Un collectionneur qui a été cherc(...)

Derniers commentaires

Pinault c'est tout un système,  Ca n'a pas déjà été décrit?  Perrotin, Aillagon, Blistene, tout ce petit monde qui tourne en rond et arrose les artistes pompiers...


Ce n'est pas seulement qu'il a un goût de chiotte, c'est qu'il en fait profiter tout le monde.

En novembre 2017 (et peut-être avant et après), il y avait une exposition Damien Hirst au palazzo Grassi et à la Douane de Mer à Venise. Ces splendides édifices ont été réhabilités de leur piteux état par Pinault, chose excellent, qu'il en soit remercié. En échange, il en dispose pendant quelques dizaines d'années, puis il les rendra à la municipalité. Le contrat est rédigé comme ça. Et je pense que la ville de Venise le regrette amèrement.


Parce qu'il y expose des monstruosités qui débordent sous la gloriette de la pointe de la douane et autour des deux musées.

Des espèces de grandes statues à tiers-chemin entre le kitsch, Pirate des Caraïbes, et l'art fasciste des années 30, le tout se prenant très au sérieux, aucun recul....

Et quand vous vous en approchiez à moins d'un mètre (par erreur, évidemment), une voix métallique vous disait en anglais de passer au large, de crainte que ces chefs-d'oeuvre immémoriaux soient abîmés par votre main forcément dangereuse.

Mais qui aurait voulu toucher des horreurs pareilles ?


En février, l'expo était finie, et le public avait récupéré cette magnifique vue qui des ponts des quais des Schiavoni donne sur la Giudecca, San Giorgio Maggiore, la Pointe de la Douane, la Salute et la piazzetta San Marco. Il avait quand même réussi à gâcher une des plus belles vues au monde, surtout au lever du soleil (soupir...).


Mais bon, tout casse, et Pinault et Damien Hirst seront oubliés que le chef-d’œuvre de Palladio attendra encore les touristes ébahis. On rira des oeuvres de DH et on dira : AH AH AH, l'art pompier du 21ème siècle.


On se console comme on peut....

.


" Est-ce parce que "lemarché" croit à l'infaillibilité du goût du milliardaire, ou bien parce que "lemarché" anticipe l'envol mécanique de la cote de l'artiste acheté par Pinault ?  "

le "bien " renforce le caractère exclusif du "ou. Or les deux hypothèses ne sont pas disjointes. Du coup, le paragraphe devient bancal et on se demande bien  ce que l'article prouve implacablement.

En une ligne :

"Le coeur et la raison sont incompatibles.

Macron dans l'OBS le 16 février 2017.

C’est toujours comme ça avec les articles de Raphaëlle Bacqué, le cru du vrai est là, au détour d’une phrase anodine ; j’aime la lire.

" les petites gens "

" les petites embrouilles "

" les petites défiscalisations "

" un petit monsieur "

Comme dirait la Comtesse : PInault et Nanisme  

Merci pour cette chronique. 


Et si "l'enquête flagorneuse sans concession" était en fait le genre journalistique du moment ? 


Je me pose la question car votre chronique me fait penser à un papier récent d' l'Express, intitulé "Autour de Macron, l'heure des doutes". Le titre annonce un article critique, ce qu'il est en partie, en effet. Le truc étrange, c'est que les critiques sont noyées sous un flot d'expression admiratives, sous la plume de la journaliste ou dans des citations. Moi qui suis complètement imperméable à cette présidence autosatisfaite, j'ai du mal à comprendre comment E. Macron semble magnétiser tout son monde à ce point. 

Imaginez donc que vous lisez un article critique et que celui-ci comporte toutes les citations suivantes : 

« un garçon "simple, direct et amical" »

« "Les Français n'aiment pas les premiers de la classe" »

« excès de brio ».

« "Il est comme Usain Bolt. Depuis qu'il a 16 ans, il est plus rapide que tout le monde. On lui dit : 'Ralentis !', il répond : 'Rattrapez-moi !', 

« En un an, sa puissance de feu a doublé. En politique, il en connaît trois fois plus que nous » 

«  il est devenu le leader du monde »

« un intellectuel »

« Un député REM a inventé une théorie, celle des trois couches. "Le président de la République couvre très bien celle du bas, la mécanique gouvernementale, les deux pieds dans la glaise. Et très bien celle du haut, l'international et une ambition forte pour le pays. Reste celle du milieu »

« très à l'aise avec les règles et les rites de la Ve République »

« Le chef de l'Etat règne en situation de monopole sur la vie politique française »

« Une victoire foudroyante »

« un bloc de granit. Imperméable à la démagogie. »

« Il s'est toujours comporté avec cette audace ou cette inconscience, le problème est qu'elles ne sont pas toujours reçues comme positives. Il parle de la réalité, il parle de ce qui ne va pas » « 

« Ceux qui s'inquiètent de sa froideur reconnaissent qu'après les quinquennats de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, le style présidentiel devait renouer avec la majesté, avec l'autorité. »

«  mélange d'adulation et d'effroi, »

« "Emmanuel Macron est un prince capricieux, despotique et cruel. Cela n'empêche pas qu'il peut être un grand prince. Il me trouble. Il parle vraiment à la nation, ce qui tire les Français par le haut. »

«  L'impression de distance ? Juste une impression, due à sa réussite, à son parcours, à son ancien métier de banquier. »

« "Il n'est pas comme Giscard ou Balladur, il est capable de dormir dans un sac de couchage à la belle étoile", »

« "Emmanuel Macron a un talent incroyable pour écouter »

« il traite lui-même les mails envoyés à son adresse personnelle (…) Il répond à ceux qu'il connaît, à ceux qu'il ne connaît pas. Il répond parce que le sujet, le message l'intéressent. 

«  il prend le temps d'un échange (il réagit à deux reprises) avec un "simple citoyen", comme se définit lui-même le rédacteur du courriel »


Redoutable, non ? :)


PS : en bonus, un extrait de cet article qui ne laissera pas les @sinautes indifférents. : "Les  reproches qui l'énervent sont ceux visant sa cohérence intellectuelle. Un exemple : il n'a pas du tout apprécié les leçons de l'historienne Mathilde Larrère. Très active sur Twitter, elle a corrigé l'explication présidentielle sur le sens de l'ordonnance de Villers-Cotterêts [qui fait du français la langue officielle du pays], donnée à des enfants de CM2, le 16 septembre 2017"

La même semaine que cet article du M, s'ouvre la dernière grande belle exposition de la Maison Rouge qu'Antoine de Galbert a fait vivre pendant presque 15 ans. Un vrai collectionneur, découvreur, défricheur, curieux. Un collectionneur qui a été chercher ce que personne ne connaissait, ce que personne n'achetait ni ne collectionnait. L'article du Monde est titré LE collectionneur. Alors bien sûr que François Pinault collectionne, il amasse, mais il achète principalement ce qui est connu. Il achète ce qui se voit, ce qui se vend, ce dont on parle. Des valeurs sûrs. Tellement peu de découverte dans sa collection. Et puis il faudrait parler de la nature de cette collection. On parle d'art contemporain, mais il serait plus juste de parler d'art spéculatif. Avec un fonctionnement rodé depuis les années 90 et les frères Saatchi en Anglettere quand ils crééent de toute pièce les YBA. Avec comme caricature Damien Hirst. 

Pinault fait de même avec "ses" artistes maisons, formatés, marketés. Jeff Koons, Murakami, Abel Abdessemed…

En se servant des institutions pour valoriser sa collection. On achète un artiste, on pousse (pour ne pas dire qu'on impose) pour qu'il ai une grande expo à Beaubourg, que sa visibilité explose, et l'on constate ensuite les effets sur les ventes chez Christie's qui lui appartient. 

Sans parler effectivement de la défiscalisation de l'investissement dans une Fondation, où ce sont les français qui finissent par payer 50% des acquisitions. C'est ce que l'on avait découvert avec l'autre grand collectionneur, Bernard Arnault, qui en ne s'aquitant pas de ses impots a fait payer un gros morceau de sa fondation LVMH. Dont le tarif public d'entrée est incroyablement cher.

Dernière question, qui a choisi Annie Leibovitz pour le photographier ???? La photographe des stars qui a photographier récemment Macron pour Vanity Fair. Pas sûr que ce soit le Monde !!!!

Ah oui, ce Pineau qui se boit frais avec ces 18 à 22° d'alcool!


Parler d'Art en parlant de Pinault, c'est parler de la fourmi de 18 mètres de Desnos à un Sarkozy en plein montée du Ventoux, debout-assis sur ses pédales, le nez dans le guidon feuilletant la Princesse de Clèves.


Pinault a institutionnalisé la LAIDEUR et en a fait une preuve de goût, hautement moneyable.

Il a esthétisé la laideur pour la rendre inaccessible aux "petites gens"  (Quel mépris!)

Vous en êtes ou pas.


Avoir son Koons c'est avoir réussi sa vie. je roule en Rolex-Koons


S'il vous plaît, réécoutez Annie Le Brun, sur France Culture, dans l'heure Bleue de Laure Adler, dans l'interview de Aude Lancelin....et en lisant: " Ce qui n'a pas de prix."


Baqué, Chemin, Ridet des valets, non du pouvoir, mais du fric l'entourant...

Des traîne-plumes à l'encre des puissants.


Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

", mais s'est sans doute fermée aussi à jamais les portes  " 

SVP revoir les règles d'accord du participe passé. Ce n'est pas Raphaëlle Bacqué qui s'est fermée (ce n'est pas une huitre)

Lire ou relire le passionnant article de Franz Schultheis (Le Monde Diplomatique - décembre 2017) intitulé "Le prix de l'inestimable". En fin d'article, il conte une anecdote qui confirmerait l'intuition de Daniel Schneidermann concernant la construction du prix de l'art. De même, il y est confirmé que n'importe qui ne peut être collectionneur d'art car la valeur des oeuvres tient aussi à la qualité de l'acheteur.

J'ai jeté un œil rapide sur le compte Twitter de Ridet, l'homme du Monde qui fustige ses cochons de lecteurs. C'est affigeant de banalité.

Mise à part cette photo amusante qu'il s'est contenté de retweeter...

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.