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Pigasse, Montebourg, Moscovici, Pulvar : plus ils s'expliquent...

Trafic d'influence, conflit d'intérêts, malheureux hasard ou… "sorte de piège" ? L'implication ou non d'Arnaud Montebourg dans le choix de la banque Lazard, dirigée par Matthieu Pigasse, le nouveau patron de sa compagne Audrey Pulvar, pour piloter la création de la banque publique d'investissement (BPI), continue d'agiter la presse. Pulvar annonce qu'elle va porter plainte contre Le Nouvel Observateur, alors qu'un communiqué de presse peu opportun refait surface.

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A mon avis, Montebourg n'a pas fini de payer son discours quasi-Front de Gauche lors de la primaire. Et s'il n'a pas compris quel est le job de ministre PS, sa lanterne sera vite éclairée.
D'ailleurs, au cas où le garçon serait suffisamment ferme dans ses convictions affichées pour en tirer les conséquences, ou pour que d'autres les tirent, son discours serait plus compatible avec celui du FdG qu'avec la future politique du PS.
Merci pour cet article, Dan, du grand journalisme que de faire et synthétiser les corrélations de ce truc fumeux à tout le moins.
J'imagine qu'une réflexion sur le thème "Mais qu'est-ce qu'elle a bien pu faire, Pulvar, pour écoper d'une telle interdiction professionnelle?", ce sera pour un autre jour.
Par ailleurs, Legrand en déontologue, je pouffe! Et j'en profite pour rappeler son élégance lors de l'éviction de Didier Porte.
Ah ben mon scrupule à voter Montebourg lors de la primaire s'explique (j'avais choisi Aubry, étant plus écolo que socialiste) ; ça et son revirement sur le nucléaire, c'est une nouvelle cléricature aussi pire que la précédente qui est aux affaires décidément, le sarkozisme en moins
Je ne suis pas souvent d'accord avec Thomas Legrand, mais là il a raison, Montebourg est bel est bien en situation de conflit d'intérêts. Même si on ne retire pas un intérêt de par la position que l'on occupe et qui vous met en situation d'être juge et partie, il suffit de pouvoir éventuellement en tirer un profit pour être dans le conflit d'intérêt. Comme on dit : le femme de César doit être insoupçonnable.
Le conflit d'intérêt serait peu étonnant quand on voit les hommes d'influence qui grenouillent autour de Hollande : Jean-Hervé Lorenzi, Elie Cohen, Mathieu Pigasse le soi-disant "banquier cool et fan de musique punk"... On renvoie l'ascenseur aux copains, jadis qualifiés "d'adversaires sans adresse ni visage ni noms"... De là à impliquer Montebourg et parler de trafic d'influence...
Je n'aime ni Pulvar, piètre journaliste, ni Montebourg qui a renié ses engagements de papier émis durant la primaire, mais je me félicite qu'elle attaque l'Obs' en diffamation. Il est bon que ce ramasse-épluchures se fasse taper de temps à autres.
Poilante, la chronique du laquais Roger-Petit qui hurle au scandale pour défendre son employeur. Il oublie - ou fait semblant d'oublier - que l'Obs' a déjà été sévèrement condamné pour avoir, des semaines durant, diffamé Pierre Perret dans plusieurs articles dont la justice a relevé qu'ils procédaient d'une évidente mauvaise foi et d'une "âcre jubilation" (SIC). La décision de justice avait alors été réécrite dans un entrefilet d'une mauvaise foi hallucinante où l'Obs' se réjouissait que le tribunal n'ait reconnu aucune animosité personnelle dans cette affaire, en totale contradiction avec le jugement rendu. Et c'est ce même canard qui tire à boulets rouges sur la gauche "totalitaire".
J'espère qu'elle ne se déballonnera pas et qu'ils se feront cogner dur de chez dur.
Si nous décidons d'interdire les liens économiques entre la finance et les médias, les liens amoureux entre les médias et les politiques, nous aurions résolu les conflits d'intérêts entre la finance et les politiques.
Cela ressemble à une équation, vite un mathématicien pour me dire combien il y a d'inconnues - nous en connaissons déjà :Woerth-Bettancourt, Sarkozy-Bouygues,Boloré...,Montebourg-Pigasse,...
C'est vrai qu'appeler au chevet d'un malade un de ceux qui a contribué à la maladie, ça le fait moyen.
Cela sent la magouille à 100 mètres . Moi aussi j'aimerais comprendre...
gamma
Merci pour cette synthèse !

Pour un béotien comme moi, ce qui manque c'est de comprendre quel est le rôle réel de conseil pour la création de cette future BPI. Concrètement, Lazard fera(it) quoi, et à quel tarif ? Après tout ça serait bien qu'on nous le dise, maintenant que tout est sur la table. Transparence, tout ça tout ça.
L'action de Lazard est-elle ponctuelle ? Mais si oui, quel intérêt de dépenser nos sous, de les filer à Lazard, si des architectures sont déjà dans les tuyaux de Bercy ? Question subsidiaire, n'y a-t-il pas à Bercy un ou deux hauts-fonctionnaires capables de faire ce job ? Je dis ça je dis rien, c'est cadeau... Mais je croyais qu'un ministère ca servait à ça ...
Et si ce n'est pas que pour du court terme, c'est pour quoi, cette intervention de Lazard ? Après c'est une banque, pas un cabinet de conseil. Elle est donc en tant que telle juge et partie dans la création d'une autre banque (même d'investissement). On est en droit de comprendre son jeu.
Et comme je ne sais pas, et qu'on ne me le dit pas, je fronce du nez. C'est pas à moi de faire l'effort de le défroncer.

Entre les lignes, ça sent bien sa comédie humaine : je sais ce que je veux faire, et je choisis la banque qui va me le dire pour que je puisse le faire en donnant l'impression que je me suis rangé à un avis d'expert. Et tranquilou, je choisi la banque du banquier qui s'est le plus affiché proche de nous pour faire ça....Le journaliste du Monde a raison à propos de son proprio : fallait pas faire son malin, M. Pigasse, a prendre la lumière des projecteurs partout pour dire qu'on est un banquier mais qu'on est cool, de gauche et qu'on aime le rock. Fallait choisir, et faudra pas venir pleurnicher maintenant.

La question devient : comment pouvaient-ils un instant espérer qu'on ne leur reproche pas de conflit d'intérêt ? L'arrogance peut-être, je vois que ça.... et c'est triste.
Merci Dan, au passage j'apprends la résurrection de Bakchich, c'est une bonne nouvelle.
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