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Pénurie d'essence, fuite des capitaux : après l'euro, l'apocalypse ?

La fin de l'euro ? Fuite des capitaux, pénurie d'essence, inflation vertigineuse : telles sont quelques unes des conséquences apocalyptiques possibles, selon les adversaires de l'hypothèse (les deux premiers articles de notre série sont ici et ici). Aussi, les économistes critiques, comme Frédéric Lordon ou Jacques Sapir (qui en débattra sur notre plateau jeudi 4 juillet à 19 heures, en direct, avec Jean-Luc Mélenchon), ont-ils commencé à esquisser des propositions alternatives à partir de l'idée d'une monnaie "commune", et non plus seulement "unique".

Derniers commentaires

"une explosion de la facture des produits importés dont on ne peut se passer"

Ah les ('in-dis-pen-sa-bles") importations, les exportations (du coup, indispensables également, pour (ré?)équilibrer Labalance), la sain(t)e balance commerciale, bref l'éconoie mondialisée, la sain(t)e interdépendance (comprenne qui pourra cet oxymore) des nations (en tant qu'entités économiques). Aaaah!... Ha, ha, ha!

Si à l'heure de la """crise""" économique permanente, de la crise environnementale, de la raréfaction des matières premières, etc. si notre mode de vie n'est pas (vraiment) négociable, alors... effectivement, il ne reste plus qu'à coller des rustines un peu partout, en espérant que le zeppelin dans lequel nous passons "un agréable voyage" (qui-dites-serait-pas-un-peu-en-train-de-brûler-là-hein?!) tiendra. Y'a pas de raison on a des (colleur·euses de) rustines de Gauche alors... (Oh chéri·e! regarde comme nous laissons une jolie trainée de fumée derrière nous.)

A croire que la vie ne serait pas possible hors les "échanges" (économiques!) internationaux, hors l'i-phone généralisé, hors LE mode de vie unique, hors la fuite en avant scientiste (et économiciste?) pour la préservation de Notre-mode-de-vie-qu'il-est bon-pour-toustes-même-s'il-n'est-pas-physiquement-étendable-à-l'ensemble-de-l'humanité-vu-qu'on-a-bouffé-les ressources-annuelles-de-la-planète-(me-parle-même-pas-de-laisser-une-place-au-reste-de-la-nature)-en-août...

Alors pompons! (Mal-)heureusement, la nature, le monde régi par autre chose que l'(in)intellect humain, a une facheuse tendance a avoir des limites. (Dépassons-les crient les plus aveugles).

Bref, la balance commerciale d'abord, le mode de vie (bien) après (si on a le temps pour de telles futilités).

Ami·es économistes otez vos oeillères, et regarder le monde qui s'éffondre autour (et à l'intérieur) de vous et vous verrez que la société ne doit pas être ripolinée mais bien changée. En attendant, vive le PIB et tous les indicateurs économiques, vive les balances commerciales excédentaires (comment ça, ça veut dire qu'il y aconséquemment des balances commerciales déficitaires? On ne peut pas toustes gagner à ce jeu-là ?), vive la chimio, vive la consommation (de Gauche! - évidemment, bien plus écologique que celle de Droite).
Vive la Vie , quoi!

Au fait, y avait-il une vie avant le marteau ?...
Y aura-t-il une vie après ?...

Merci Anne-Sophie pour toutes ces informations que vous nous donnez ; elles sont (malheureusement) fort éclairantes sur les tares de nos sociétés... évoluées (parait-il...).
Le coup de la pénurie d'essence,on nous l'a déjà fait.
Toutes les cartouches sur l'interrogation des hypothèses de sorties sont épuisées ou il reste encore des munitions dans un prochain article ?
Rien de très étonnant dans le discours de l'institut montaigne. Et la contradiction du dogme libéral quand cela arrange. Toute la construction de ce dogme se fonde sur des postulats que l'expérience démontre comme faux. Ils sont bien obligé de faire des ronds de jambes en prenant l'air dégagé pour faire comme si leur dogme ne volait pas en éclat.


Un grand merci aux économistes hétérodoxes de bien percevoir cela. Des agents économiques au comportement rationnel, la libre concurrence comme garante de prix justes (alors qu'elle n'est pas un état stable mais tend vers un état de non-concurrence nommé oligopole par effet de concentration)... Tout ceci est dans les fondements de ce système économique qui ne fonctionne que pour une chose: soumettre une majorité pour enrichir démesurément une minorité.
À noter aussi chez Sapir, ces calculs précis sur les conséquences d'une sortie de l'euro pour la France : http://russeurope.hypotheses.org/987

Je suis bien incapable de juger de la pertinence de ses calculs ou de ses hypothèses, mais cette étude a l'immense mérite d'entrer dans les détails et de proposer ainsi un cadre de discussion concret.
Cette proposition de "monnaie commune", avec des euro-francs, euro-lires etc... à côté des "vrais" euros, a été défendue pendant la campagne présidentielle de 2012 par N. Dupont-Aignan, qui n'a pourtant que peu de points communs idéologiques avec F. Lordon.
On l'a très peu entendu, et ceux qui l'ont entendu lui ont beaucoupp ri au nez.
Comme quoi, des idées interessantes, on en trouve un peu de partout.
Bravo et merci pour cette série sur un sujet crucial.

En parlant de Jacques Généreux, je me demande si ce n'est pas lui qu'il aurait fallu inviter avec Jacques Sapir. Après tout c'est lui l'economiste du parti de gauche ! Enfin bon j'espère que Mélenchon ne va pas user d'effets de manche pour répondre à côté et éviter les vraies questions...
J'aime bien la description par l'Institut Montaigne de la situation après une éventuelle sortie de l'Euro : "le nombre d’emplois détruits (...) atteindrait plusieurs dizaines de milliers, voire plusieurs centaines de milliers d’emplois dès la première année, et pourrait largement dépasser le million d’emplois détruits à long terme". Ou encore : "l’État et les administrations publiques (État + collectivités locales + Sécurité Sociale) devraient très fortement contraindre leurs dépenses afin de les ajuster au rythme de croissance de leurs recettes (...)"
Heureusement, l'Euro nous préserve de ces calamités!
Oufff j'ai pas tout compris!!! Ce que je devine par contre, c'est que si les questions posées n' amènent pas vraiment de réponses tant celles ci posent d'autres questions...c'est sans véritable objectivité.
Cela ressemble à un sujet qui tiendrai le fusil sans qu'il est accès à la gâchette...de fait si celui qui vise n'ai pas celui qui appuie, la chance d'atteindre la cible est donc proche de zéro.

À moins d'inventer un nouveau fusil...

T'cho
[quote=anne-sophie]Soupir de l’éconaute qui se fait philosophe : "leur pose-t-on une question, on est moins sûr d’avoir une réponse qu’une nouvelle question". Toutes questions qui seront évidemment posées demain, au cours du débat Sapir-Mélenchon sur le sujet, en direct sur @si à partir de 19 heures.

Très bon Épisode 3, concluant une série "alléchante". Ce que vous y rapportez des "philosophes", l'est plus affirmativement des Juifs, que l'on reconnaîtrait - selon une "histoire", juive ou non, je ne sais - à ceci qu'ils ne répondraient à une question, que par une autre question. "Qui vous l'a dit ?" termine l'histoire en question...

Laquelle, comme à l'accoutumée, laisse expressément ininterrogé le terme de question. Et je dois reconnaître ne pas, quasiment, jusqu'ici faire exception. Aussi j'espère trouver en votre émission, bien que là encore implicitement, "économiquement", une stimulante occasion à relever le défi de son explicite caractérisation.
Pénurie d'essence, fuite des capitaux : AVANT l'euro, l'apocalypse ?
Evidemment, tous les asinautes ayant un peu de mémoire ont déjà la réponse...

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