70
Commentaires

Paris sera toujours Paris : catalogue de clichés

Ce prétendu article du New York Times, qui n'est en vérité que l'un des très nombreux commentaires à un article intitulé

Derniers commentaires

voila comment amener notre cartoon dans leur cartoon:


https://www.youtube.com/watch?v=nV4AtC9VXbs
Encore sur les clichés. On peut les convoquer pour exprimer sa sympathie envers la France ET EN MEME TEMPS s'en moquer. Vive le cerveau humain! Et celui de Stephen Colbert, entre autres.
http://www.slate.fr/story/110145/stephen-colbert-hommage-paris
Il me semble que les clichés ne sont pas dans le commentaire que je trouve plutôt sympa du N-Y Times mais dans la tête du lecteur Alain Korkos.
C'est beaucoup plus français qu'américain, Le Locataire. Polanski « donne une vision cauchemardesque, oppressante, sombre du Paris des années soixante-dix », dixit Olivier Père.
A part fumer et le fait que l'école n'est pas gratuite, je me reconnais assez dans tous ses clichés.
J'aime aller au jardin du Luxembourg et au jardin des plantes, et pourtant j'habite en banlieue.
Mais ça doit être parce que j'ai assez d'argent pour profiter de toutes ces belles choses.
Je rejoins l'avis de poisson : on peut englober des clichés sans s'y limiter.

Les américains ne sont pas les seuls à avoir des clichés sur la France : les japonais aussi. Et je dois dire que ça m'arrange bien quand j'en rencontre.

A force de ronchonner et de désacraliser tout, on perd quelque chose. J'en sais quelque chose, c'est mon penchant habituel.
Sur France-Culture toute la semaine: dans Un autre jour est possible, le Bataclan.
http://www.franceculture.fr/emission-un-autre-jour-est-possible-1
Puisque ce n est finalement pas un éditorial mais un joli commentaire sur notre pays, c est quoi le probleme ? Moi, j en vois un : cette culture permanente de l autodenigrement qui ba jusqu à empecher d apprecier une appreciation positive de notre société.
PARIS Louis ARAGON

Où fait-il bon même au cœur de l'orage
Où fait-il clair même au cœur de la nuit
L'air est alcool et le malheur courage
Carreaux cassés l'espoir encore y luit
Et les chansons montent des murs détruits

Jamais éteint renaissant dans sa braise
Perpétuel brûlot de la patrie
Du Point-du-Jour jusqu'au Père Lachaise
Ce doux rosier au mois d'août refleuri
Gens de partout c'est le sang de Paris

Rien n'a l'éclat de Paris dans la poudre
Rien n'est si pur que son front d'insurgé
Rien n'est si fort ni le feu ni la foudre
Que mon Paris défiant les dangers
Rien n'est si beau que ce Paris que j'ai

Rien ne m'a fait jamais battre le cœur
Rien ne m'a fait ainsi rire et pleurer
Comme ce cri de mon peuple vainqueur
Rien n'est si grand qu'un linceul déchiré
Paris Paris soi-même libéré
C'est la 1re fois que je commente un article sur internet, mais je me dis (et à raison, vu ce que je lis) que les forums d'ASI sont certainement un vrai lieu de débat...
Pour le coup, M. Korkos, et le / la journaliste qui a édité ce papier, je vous trouve injuste et indigne de la qualité des contenus de ce site.
Oui, ce commentaire est un patchwork de clichés. Et autant le cliché peut être ravageur quand il est négatif, autant il peut être réconfortant après un tel choc.
En parlant à notre imaginaire collectif, cet internaute a eu deux mérites. Le premier, c'est celui de réveiller notre "folle du logis", notre imagination complètement anesthésiée depuis vendredi soir. Le second, celui de nous faire sourire, justement, des clichés que Paris véhicule encore.
Quant à l'editing de l'article, il laisse à croire au lecteur qu'il va lire une critique en règle, et une analyse de ces clichés. Analyse que M. Korkos propose souvent, et avec beaucoup de pertinence (merci encore pour les chroniques sur l'image du singe, ou de "l'art moche" dans les rues !)
Mais ici, une collection d'images ; certes instructive, mais sans rapport avec le titre annoncé...
Dommage, en somme. Néanmoins, merci encore pour votre travail. Vous lire est toujours un plaisir !
Je lis et je relis ce texte. Et je dois donc avoir vécu pas mal de temps à l'intérieur du cliché. Tout ce qui est énuméré est normal non?
Dans les films, je ne sais pas, manger une glace sur les quais, oui, être assis dans un endroit qui ressemble à un décor de Renoir, verdure d'arbre, parasol, rayures, bras nus, où on sert à boire, oui oui, boire du vin sur une terrasse avec la tour Eiffel au fond, mmm, non, là c'est vrai que non, ça a l'air de on a sauté dans une pub. Des manteaux rouge, j'en ai eu, mais ça, ce n'est pas un cliché?

Dans le film "avanti" Jack Lemmon quitte précipitamment les USA, grosses voitures, gros avion, gros tout et arrive en Italie ou tout devient petit. Et qui peut nier qu'en Italie il y a des toutes petites voitures et qu'aux usa elles sont énormes. Pourtant ça fait cliché.

J'aime bien les clichés et leur fond de vrai, ils sont rigolos tant qu'ils ne sont pas le contraire absolu et qu'ils ne servent pas à cacher quelque chose, à idéaliser à 100%. Comment singulariser les pays? Sans eux, on est dans Play time et on ne voit que les enseignes des commerces "mondialisés" qui sont partout.
Cliché au Balto, avec Marylin et Jane...
Avec des bons muslims à l'intérieur...
Oui, c'est fou ce petit texte est une compil' de préjugés, un panégyrique en technicolor à n'en plus finir d'une ville qui est aussi tout et son contraire comme Londres ou New-York qui collent aux préjugés qu'on a d'elles, mais sitôt les pieds sur leur pavé ou macadam suintent d'odeur de burgers et de poubelles ou du gasoil des cabs et bus rouges qu'on adorent malgré tout.

Oui ce petit texte est une image de Paris compilée au gré des films et romans lus, une image que les touristes viennent chercher et que les agences de voyage leur fourguent. Et nous rigolons de les voir rejouer les scènes cinématographiques aux terrasses des grands cafés entourés d'autres touristes comme eux. Ils ne sont pas cons, ils le savent bien.

Parfois l'un ou l'autre se perd dans le métro et descend à Marcadet – Poissonniers et échoue fatigué au fond du café et commande exactement comme leurs voisins autochtones souvent bazanés, et finissent par tremper aussi leur pain beurré dans le café au lait. Et ce goût là ne les quittera jamais, leur nouvelle madeleine de Proust.

Quand nous avons décidé de quitter le Royaume-Uni pour venir nous installer en France et fonder une famille, nous avions emporté, malgré nos inombrables visites en France, des caisses de préjugés pareils à des aimants. Nous avons déchanté souvent, très souvent et encore et encore, trouvant souvent des raisons d'insatisfaction.

Mais si j'avais été à Londres ou New-York ce 14 au matin et si j'avais dû écrire un commentaire dans le New York Times, je crois qu'au final, c'est exactement les mots de cette compil' de préjugés que j'aurais utilisés, sauf peut être l'histoire des aventures extra conjugales parce que je n'aime pas les extras, car finalement c'est exactement pourquoi j'ai choisi de vivre ici en France et c'est exactement ce que j'ai trouvé, et beaucoup d'autres choses en plus que je n'avais pas imaginées à commencer par l'Alsace, le couscous, le pont du premier mai, l'éducation des enfants sans le poids des castes...
… Cet art de vivre (et de la solidarité), bien malmené effectivement depuis qq temps déjà par les tenants du prétendu "libéralisme", est assez unique dans le monde. Notamment la liberté de pensée, si encensée presque partout mais si hypocritement tenue en laisse dans la plupart des pays, aux Etats-Unis particulièrement, où un président doit prêter serment sur une oeuvre de fiction érigée en bouquin "sacré". La laïcité, et les libertés qui en découlent, c'est le drapeau de la France (et de tous ceux qui se font massacrer dans le monde pour leurs opinions ou leurs comportements "déviants") !
Ce commentaire est peu etre vrai, mais seulement pour une minorité de privilegiés.

Pour beaucoup la journée ne commence pas avec un cafe et croissant tranquile sur une terasse mais par un RER en retard et bondé par ce que vivre dans Paris coute trop cher. Leurs enfants ne jouent pas au jardin du Luxembourg mais quelquepars en banlieue. Et si ils "profitent de la vie", c'est avec 2 ou 3h de transport chaque jour, un travail stressant, du racisme partout à la radio, tv, journaux, et une mauvaise ambiance générale.

Paris c'est super dans les films. C'est sans doute super aussi quand t'as plein d'argent et du temps libre, mais c'était pas mon cas quand j'y ai habité.

J'aime bien Paris, il y a des bons cotés, mais c'est quand meme pas non plus le paradis décrit dans ce commentaire, ni la seule capitale d'europe ou les gens sont à peu près libres.
Les clichés sur Paris et la France où tout d'un coup "c'est le paradis sur terre" alors que toutes l'années les médias du monde entier nous crache dessus en dénonçant le communisme rempant qui hante encore notre système économique (perso je vois pas trop où ils veulent en venir). Et de l'autre les français, champions du monde du bouffage d'anti-dépresseur... C'est comme les passants que nos médias font parler dans les rues et qui disent tous "personne se regarde, personne se parle". Non mais réveillé vous les parisiens, c'est tous les jours de l'année ce que vous nous décrivez; en plus vous êtes haineux et argneux, vous êtes stressez à faire que bosser et passé toutes votre vie dans les transports.

Alors oui Paris c'est magique.... Entre 11h et 16h dans les coins où on rencontre personne et on admire l'architecture (casi seul point positif de Paris)
Bien sûr, la France est au contraire un pays de racistes intolérants qu'aiment pas les étrangers surtout s'ils sont musulmans.
Voilà un autre paquet de clichés que j'aimerais voir déconstruire ici.
Je crois que je peux patienter longtemps.

Franchement c'était pas le moment pour pondre ce genre de papier.
Ne serait-ce que parce que les morts de vendredi soir ressemblent trait pour trait à ce que tu désignes comme un ramassis de clichés.
Ils étaient au concert, ils buvaient des coups en terrasse, ils chicanaient probablement comme le font les gens qui remplissent les restaurants de Paris.

Quelle tristesse.

On peut aimer son pays sans être un connard ?
C'est possible ?
Ce commentaire du New York Times a été repris ce matin sur France-Culture par Brice Couturier dans sa chronique. Brice Couturier trouve souvent ses sources outre-atlantique.

L'école publique est gratuite mais elle est très malmenée depuis de nombreuses années;les élèves maîtrisent de moins en moins la langue; disparition progressive de la très formatrice démonstration de géométrie, les horaires se réduisent: suppression du samedi matin, réforme des rythmes scolaires...Les élèves sont appelés à construire eux-mêmes leur savoir: plus de cours magistral, démerde-toi à préparer tout seul des exposés sur des sujets que tu ne connais pas, tu y passe un temps fou, tu décroches, ce n'est pas grave, on va supprimer la notation, on va te repêcher au bac..et aorès plouf plouf tu peux te noyer, nous on est fiers de nos statistiques.
L'émission se terminait par des chansons en anglais; et je pensais Idir
https://www.youtube.com/watch?v=rgAJMneX8uU
C'est la faute a Merieux!
Je me doutais bien que vous préfériez Brighelli.
Je n'aime ni les pédagos ni les fâchos a la brighelli.
En réalité, je déteste tous les idéologues.
L'enseignement est qq chose de pragmatique, d'une classe à l'autre je n'appliquais pas les mêmes méthodes.
Merieux qui mettait ses quatre enfants dans le privé.
pouvez vous le prouver??
Lu il y a quelques années dans un livre qui est quelque part dans la maison; mais un peu bordélique, je n'ai pas encore réussi à remettre la main dessus( en plus je suis une acheteuse compulsive de livres, il y en a beaucoup).
Qui a dit: "Je ne veux pas d'éducation intellectuelle. La science corromprait ma jeunesse. Ce que je préfèrerais, c'est qu'elle n'apprenne que ce qu'elle s'appopriera volontairement en pratiquant une activité de jeu."?

Réponse demain si personne ne l'a apportée avant.
Un peu de rigueur scientifique à laquelle a droit même Hitler : "Hitler m'a dit", une source discréditée
Relevé dans le livre de Nico Hirtt: L'école prostituée.
J'ajoute:http://clg-rschuman-amilly.tice.ac-orleans-tours.fr/php5/projets/Bouat/99_00/weimar.html ( voir la fin)
La source y est donnée ?
Il peut arriver que le bouquin de Rauschning soit aussi cité dans des livres scolaires, présenté comme une référence sûre, alors que c'est pour le moins discutable.
Mais bon, ça donne le ton d'un certain anti-intellectualisme qu'on retrouve de toute manière dans le nazisme.

P.S. : nos messages se sont croisés.
Punaise, d'habitude, on déteste quand on nous fout les étiquettes de fainéants, râleurs, racistes sur le dos et la on nous fait un caca nerveu sur le café/croissant. Je pense pas que le moment soit le bon pour ce genre de débat stérile.
Ce texte a été mille fois partagé par des internautes sûrs de son propos. C'est normal. Mais à la lecture des nombreux commentaires, on peut aussi y voir un petit peuple qui croit que sa culture est la meilleure, supérieure en tout. A ceux-là il va être difficile d'expliquer la politique extérieure meurtrière de leur pays si génial.
Ca m'a aussi choqué les derniers jours le catalogue de cliché sur Paris, mais pas sur cette axe la ( que cela est ridicule) , car je pense que les djihadistes ne vont pas au dela des cliché, et que donc effectivement, aussi ridicule que cela puisse nous parraitre, il y a de forte chance que les djihadistes y voient cette dimension, et finalement a juste titre, vu que le monde entier partage ce regard superficiel, finalement les djihadistes font irruption dans nos films, dans nos fantasmes, dans nos comportement automatisé, dans notre inconscient applanit par la societe de consomation capitaliste mondialisé .

Donc oui les djihadistes sont dans un cartoon, et il le vivents comme la verité, mais finalement n'est ce pas le trait commun a tous sur cette planette.

Finalement ne sommes nous pas tous des mini djihadistes perdu dans les meandres d'une fiction commune a tous, un inconscient collectif qui a prit le pas sur notre inconscient individuel .

Et mon cher Alain, vous specialiste de l'art et de l'image, sur ASI (site d'analyse et de recul sur les media ) qu'avez vous fait a votre echelle pour essayer d'ecorner cela : rien , nada, peau de balle : non c'est tellement plus amusant de condamné capa . Capa vivait le bataclan en pire , par choix, durant toute sa vie, jusqu' a etre abattu lui aussi , lui aussi sans doute par du 7.62 magnum.


Je regardais hier le proces Petain (tout ce que vous detester: reconstition, colorisé, et sonore par moyen technologique ) , et j'ai bien aimer la parole d'un general :

la guerre n'est pas un jeu d'esprit, c'est un jeu de force


force qui fait irruption dans notre petite vie confortable embourgeoisé , et avec laquelle on fait des jeux d'esprit, des fictions, des fantasmes, collectif , et cartoonesque .

Finalement Cabu emmerdait les djihadistes plus que des bombes , car lui est venu dans leur monde de cartoon , pour y mettre son cartoon
A peu près tout juste, on éliminera les belles femmes en robe courte et les gosses qui jouent tous au Luxembourg.
Voyagez et vous verrez qu'effectivement il n'y a guère de pays plus libre.
Je n'en connais pas en tous cas.
Après, il faut vouloir se les accorder ces plaisirs.
Après, il faut prendre conscience sûeffectivement l'école est gratuite et qu'on ne commence pas sa vie avec des dettes pour mille ans, qu'effectivement on a la Sécu et que c'est génial.

Jusqu'en 2015, on a eu beaucoup de chance.

.
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.