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"Non, les bonnets rouges ne sont pas pilotés par les patrons"

Pour clore notre semaine derrière l’image aux racines de la révolte bretonne, nous avons choisi de tourner à Carhaix dans le Finistère. Pourquoi Carhaix ? Parce que cette ville est un des cœurs du mouvement des bonnets rouges, mouvement que la France a découvert avec surprise : pensez, des agriculteurs, des ouvriers, des patrons qui défilent ensemble à Quimper, l’extrême droite et l’extrême gauche quasiment coude-à-coude, cela justifiait bien de venir voir sur place pour comprendre ce mouvement hétérogène. Avec trois invités : Nadine Hourmant, déléguée Force ouvrière et salariée de Doux, Christian Troadec, maire de Carhaix et l’un des leaders des bonnets rouges, et Fanch Roudaut, historien, co-auteur d’une tribune parue dans Le Télégramme aujourd’hui intitulée "Bonnets rouges, non à la manipulation de l’histoire".

Derniers commentaires

Mais qu'arrivent-il à Arrêt sur image...

Un twitte vient d'apparaitre concernant l'émission de la semaine

[quote=Twitte @arretsurimages]
arretsurimages Arrêt sur Images
Elie, migrant camerounais, raconte comment s'est déroulé le tournage du reportage Zone Interdite qui fait polémique pic.twitter.com/owZGTFAVOQ

Voire en plus grand

Je suis impatient de voir la suite
J'ai vue la Vidéo (plusieurs fois car j'avais du mal à m’intéresser au sujet)
Je ne comprenez pas les batailles des Bonnets Rouges, les portiques éco-taxe

Bien que je comprends l'envie de chacun de garder son emploi dans une société où il y a de plus en plus de chômage mais qui grâce à l’innovation, la rationalisation, il y a de moins en moins besoins de gens pour faire pour faire fonctionner l'économie

Cela n’empêche pas que je trouve inimaginable que dans ce pays, on trouve normal de vendre des produits de piètre qualité simplement pour préserver de l'emploi et tout en payant ces mêmes salariés trois francs six sous (voir la rémunération de cette syndicaliste après 23 ans de métier, Voilà à quoi nous réduit le capitalisme.

On a envie de crier Revenue de Base ou salaires universelles
oui. je ne suis pas si sûre que ces personnes tiennent tant à leur emploi : elles tiennent à leur revenu, c'est pas tout à fait pareil. Et je serais curieuse de connaitre le montant total des aides à ces entreprises, et de le comparer à ce que serait le coût d'un revenu de base pour leurs salariés. Je suis, en somme, pour qu'on subventionne les personnes plutôt que les entreprises et "les emplois". "l'humain d'abord", ça devrait être ça, non ?
Nous sommes bien d'accord Cécile !

Mais nos politiciens (Français ou Européen s'en moquent bien de l'humain, sauf pour lui siphonner les poches)

Pour les autres : maltraiter les animaux, fabriquer et vendre des produits nuls c'est toujours une erreur et une malhonnêteté !

Si les Allemands ont une économie en (assez) bon état c'est parce qu'ils fabriquent de la qualité.

Porsche ne se compare pas à Peugeot, BMW fabrique des motos, et Miele de l'électroménager digne de ce nom…

Que faisons-nous, en France ? Du poulet de batterie vérolé pour alimenter les malheureux du Moyen Orient ? Bravo !

J'ajoute que je ne méprise aucun métier, mais que je ne suis pas certain que la prostitution soit un métier. Tout au plus un moyen de survie, éventuellement moins fatiguant que le travail en usine, mais le plus souvent pas choisi !

Pour les clients il y a la misère sexuelle et les malades ( DSK par exemple) Là encore je ne condamne pas, je compatis…

Et je me demande en quoi des politiciens qui sont élus pour gérer le pays (et ne le font pas) sont fondés à sonder les culottes des citoyens…

Ni plus, ni moins,

PG
En réponse au Néophyte Atterré puisque l'ergonomie de ce site est toujours aussi ridicule !

Si tout le monde a un revenu convenable, en bossant ou pas, on ne voit vraiment pas pourquoi certains s'emmerderaient à se lever le matin et à mettre les mains dans le cambouis…

Parce que le pognon ne tombe pas du ciel… Il faut le produire,

Donc le piquer à ceux qui sont assez naïfs pour se lever et pour bosser !

Pour ma part j'ai immensément cotisé, en plusieurs vie vous ne paierez pas autant que ce que j'ai payé,

Mais je m'exile dans quelques jours en Asie très lointaine : il n'y a pas écrit "pigeon" sur mon front !

Organisez vos délires entre vous, mais sans moi !

Et apprenez à l'occasion qu'à force de tirer sur les cordes… Elles cassent !

Par ailleurs vous me privez (en partie seulement) de mon pays,

C'est honteux !

PG
Du calme, du calme...

C'est un revenu minima destiné a subvenir à ses besoins courant mais nule doute que d'autres agrémenteront ce revenu par l'activité. le but étant de réequilibrer le rapport de force, de plus, pour produire il faut aussi vendre et le revenu de base
permettra à plus de gens d'achetter

enfin, il ne faut pas croire que les gens au chômage ne font rien ou sont un poids pour la société, le vrai poids c'est le capital, ceux qui s'enrichissent par l'exploitation des autres

La personne qui croient qu'une personne aime être au chômage est une érésie car nous avons tous en nous l'envie de faire quelque chose qui nous plait mais dès qu l'on sort la tête hors de l'eau, tout est fait pour nous y faire replonger

Je ne doute pas des cotisations que vous avez versez et qui doivent être supérieurs à ceux payé pas les multinationales, le cac 40, les entreprises du Medef mais justement, le revenu de base est également sensé palier à ce gebre de problème... Une véritable révolution. les seuls qui perdront se sont les rentiers
Nadine, l'emballeuse m'a emballé…

Intelligente et jolie !

Ce qui n'empêche pas trois commentaires un peu acides :

1) L'élevage en batterie,même s'il y a des clients, est un truc totalement ignoble, à la fois pour les volatiles et parce que faire de la merde pour l'envoyer aux pauvres c'est nul ! Il y a aussi des clients pour la prostitution, cela justifie-t-il de pratiquer ce métier ?

2) Produire des poulets pour les envoyer au Moyen Orient et en importer autant en provenance du brésil ou d'ailleurs, est-ce économique et respectueux de l'environnement ?

3) On élève des poulets partout sur la terre (j'ai un peu voyagé) pourquoi ne pas manger les poulets produits localement ? C'est dingue !

4) Les système d'impôts étouffants et d'aides toujours précaires sont devenus totalement délirants, il faut arrêter ça tout de suite. Ce fonctionnement a deux conséquences : la prolifération des fonctionnaires qui "gèrent" l'usine à gaz et la transformation des éleveurs et agriculteurs en mendiants. C'est honteux !

PG
"c’est l’incapacité des acteurs et des victimes de ce naufrage à remettre en cause un modèle qui leur fait toucher le fond"
bien d'accord pour ce qui s'est passé depuis 40 ans, mais pas du tout dans le contexte européen actuel.
Le virage qui est pris collectivement en europe avec la bénédiction des gouvernements et qui fait exploser la Bretagne, c'est le dumping social. Les portiques écotaxe qui font lever l'impot par une entreprise italienne grassement rémunérée, çà n'est qu'un détonateur. Après les délocalisations des usines en asie, maintenant c'est l'importation de la main-d'oeuvre européenne à bas salaire sans entrave pour produire ou construire en France. Pour le secteur privé français, c'est le rasoir à double lame. D'accord pour être payé à 4 euros de l'heure comme les roumains, si les prix en France sont ceux pratiqués en roumanie mais où vont les augmentations permanentes des prix à la consommation en France?. Les patrons allemands importent la main d'oeuvre des pays voisins à 4 euros de l'heure à grande échelle, en France la pratique se répand de plus en plus. On dégraisse français et on réembauche "roumain". quand on ajoute les aides européennes qui partent élever les poulets au Brésil, il y a de quoi se demander qui se sert de l'Europe. Merçi la directive Bolkenstein doit penser Marine Le Pen...
Curieux de voir comment les médias français vont traiter le sujet lors des élections européennes...(Bravo pour l'émission)
Agro-industrie
Ça barde chez les Bretons
paru dans CQFD n°116 (novembre 2013), par Mathieu Léonard, illustré par Aurel, illustré par Nardo
mis en ligne le 25/11/2013

(...) « Ça va être la révolution en Bretagne, déclare Patrick dit L’émir, la cinquantaine joviale. On va faire sauter leurs portiques. Ça va barder dans tous les sens. On ira jusqu’à Paris s’il le faut. On peut plus faire autrement. » Patrick est un des maillons de cette chaîne qui se trouve menacée par la crise de l’agroalimentaire en Bretagne : éleveur de poulets, il possède des poulaillers jusqu’en Guadeloupe et au Maroc, d’où son surnom.(...)

(...)Un coup terrible pour cette petite ville de 1 390 habitants dont toute l’activité tourne depuis des décennies autour de l’usine Tilly. Fondée par un fils de boucher dans les années 1950, Tilly était devenue la plus grosse unité d’abattage en Europe dans les années 1980, spécialisée dans le congelé bas de gamme halal à destination des pays du Golfe, jusqu’à 100 000 poulets exportés par jour. C’est l’époque où la famille Tilly possédait la ville si bien que Le Point, en 1989, avait surnommé Jacques Tilly – maire ancré à droite de 1965 à 1989, puis de 1995 à 2001 – « le Ceausescu du Trégor ».(...)

(...)l’emprise féodale laisse des traces. Certaines ambiances de bar sont minées et les bouches peinent à se délier. « Si on parle de travers, c’est des coups à finir sur la chaîne d’abattage », plaisante Guy, habitant de Guerlesquin qui travaille hors de la ville. Mais si le temps du patronat paternaliste a vécu, c’est celui de la gestion mondialisée, costumée made in Breizh, qui sonne le glas de l’industrie guerlesquinaise. Dès le mois de mai, Sauvaget annonçait la réduction de 40 % des effectifs,(...)

Ce qui est frappant dans cette situation, c’est l’incapacité des acteurs et des victimes de ce naufrage à remettre en cause un modèle qui leur fait toucher le fond aujourd’hui. Depuis les choix agricoles des années 1950, l’omerta et le déni ont régné en Bretagne sur les conséquences environnementales du remembrement et de l’élevage intensif, sur les risques socio-économiques de la mono-activité – ou encore sur l’usage intensif des pesticides, dont les agriculteurs sont les premiers malades, sans parler des pollutions d’algues vertes causées par les épandages de lisier. « Les gens ne se posaient pas de questions, explique Jimmy. Travailler dans l’agroalimentaire en Bretagne, c’était avoir la sécurité de l’emploi à vie. D’ailleurs, la plupart n’ont jamais pensé à contracter d’assurance chômage. » « C’est un modèle au bout du rouleau, insiste Raymond Penhouët, contacté par CQFD. Le slogan “libre pour gagner et aider pour ne pas perdre” implique ici à la fois le recours toujours croissant aux subventions et la réduction des coûts de main-d’œuvre pour rester performant, comme dans le cas de Gad où l’on fait venir des intérimaires étrangers, ukrainiens ou roumains, payés 5 euros l’heure… »(...)

(...)Ayrault cherche à donner des gages au secteur agro-industriel. En visite à Rennes fin septembre, il déclarait déjà que « le modèle agroalimentaire breton [n’était] pas mort » et avait autorisé les éleveurs bretons à construire des bâtiments d’élevage intensif « sans contrainte »… Depuis la révolte bretonne, le gouvernement a promis de lâcher un milliard d’euros pour l’économie bretonne, le doublement de l’enveloppe consacrée à la Bretagne de la PAC pour les sept ans à venir, passant de 175 à 368 millions d’euros, plus 15 millions d’euros débloqués en urgence pour les entreprises en difficulté. ....

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Merci pour cette émission, très intéressante, et qui permet de bien exposer les enjeux.

A lire les réactions sur le forum, je sens qu'on est plus près de 1675 que de 1788, à moins que ce ne soit les prémices d'un cauchemar.

Notice wikipedia Révolte des Bonnets Rouges :
Durant le règne de Louis XIV, c’est la révolte où les autorités locales ont le plus laissé faire les émeutiers, les particularismes locaux rapprochant élites et peuple en Bretagne. Ceux-ci sont certes spontanés, mais s’organisent rapidement, et rallient des groupes de plus en plus larges au sein de la société. À côté du pillage, on observe, ce qui est singulier, des prises d’otages et la rédaction de revendications

Arthur Le Moyne de La Borderie voit dans la révolte du papier timbré une révolte antifiscale contre les nouveaux impôts. Il récuse par contre les explications et les propos du duc de Chaulnes qui rapporte les « mauvais traitements » des gentilshommes bretons envers les paysans. Il explique que la colère des paysans révoltés se tourne contre les nobles pour deux raisons : ils constituent pendant longtemps la seule force de maintien de l'ordre disponible dans les campagnes, et leurs châteaux servent de cibles, faute d'agents du fisc56.

Enfin, il rapproche certaines observations faites en 1675 (« les passions mauvaises, les idées extrêmes et subversives qui fermentent nécessairement dans toutes les masses révoltées » qui en arrivent « au communisme et aux violences contre les prêtres ») des événements survenus durant la Commune de Paris : « Tant il est vrai que rien n'est nouveau sous le soleil et que les passions populaires, une fois affranchies du frein social, se précipitent d'un seul bond au gouffre de la barbarie », en citant le curé de Plestin (« Les paysans se croyaient tout permis, réputaient tous biens communs, et ne respectaient même plus leurs prêtres : en certains lieux, ils voulaient les égorger, en d'autres, les expulser de leurs paroisses ») : pour lui, la révolte de 1675 est aussi un épisode de la lutte des classes.

L’historien soviétique Boris Porchnev a travaillé essentiellement sur le riche fonds Séguier, qu’il avait à sa disposition à Léningrad. Il décrit lui aussi cette révolte comme antifiscale, temps fort de la lutte des classes, mais il en élargit les causes à une révolte contre les prélèvements des seigneurs fonciers (nobles et ordres religieux). Il propose également une analyse patriotique bretonne de ce soulèvement en citant un article de N. Ia. Marr57 qui fait un parallèle entre la situation des Bretons en France et les « allogènes » caucasiens en Russie tsariste. Boris Porchnev écrit : « Le rattachement définitif de la Bretagne à la France, confirmé par les États de Bretagne, avait eu lieu en 1532. Peut-on parler d'asservissement national et de lutte de libération nationale des Bretons, étant donné que la noblesse bretonne s'était déjà entièrement francisée et que, au fond, seuls demeuraient bretons les paysans ? La réponse est contenue dans l'état actuel du problème breton en France. En dépit d'une dénationalisation continue d'une partie des Bretons, ce problème demeure typique des « minorités nationales » et ne saurait être résolu dans les conditions d'un régime bourgeois ». Boris Porchnev conclut : « Nous trouvons justement dans le XVIIe siècle les racines historiques lointaines de cette lutte ». Enfin, pour lui, la révolte de 1675 annonce 1789.

Les choses sont tellement complexes, les gens sont si étranges par rapport à ce que pensent les marxistes....
.
C'est fascinant d'entendre (à environ 50') le discours d'une syndicaliste, ouvrière chez Doux, payée à peine plus du Smic à 23 ans d'ancienneté, qui parle de "NOUS" en parlant de son employeur, qui fait tout un raisonnement quasi patronal, patronal disons le, sur l'export, la compétitivité, la complémentarité des filières de qualité et des filières de merde. Je viens de terminer le bouquin de Lordon sur "La société des affects", dont le dernier chapitre examine l'imprégnation de toute notre manière de penser, en long, en large en travers et en profondeur, par ce qu'il appelle "L'imaginaire néo-libéral".

Voilà, on est en plein dedans.
Excellent débat qui permet de comprendre les enjeux, les manoeuvres en coulisses, l'absence de contrôle des autorités qui depuis des lustres distribuent des subventions sans contrôle. Tout un système à remettre à plat mais est-ce possible ? En passant : la découverture du restructurateur d'entreprise choisi par Maître Lantourne (avocat de Tapie) vaut son pesant de cacahuètes. Le dessous est carte ainsi dévoilé.
Au final c'est toujours le monde salarié qui en paye le prix.
[quote=Télérama]Dans La fabrique de l’histoire, il (Alain Croix) raconte les révoltés fiscaux de la Bretagne du XVIIe siècle. A l’époque, la province est l’une des moins taxées du royaume. Mais en quelques années, douze nouvelles taxes sont imposées, contre lesquelles se rebellent les élites de la région. Ce sera « la révolte du papier timbré ». Rien à voir avec celle des bonnets rouges qui, à la même époque, est l’œuvre de paysans insurgés contre le poids des impôts seigneuriaux et paroissiaux, imposés localement à des manants réduits à un état de semi-esclavage

Ainsi, l'amalgame "bonnets rouges" et "papier timbré" est bien une arnaque, destinée à nous faire passer la pilule (amère) d'exploités se battant avec et pour leurs exploiteurs.
émission très intéressante, je ne peux qu'encourager les enquêtes de terrain d'Anne Sophie J. qui l'ont précédés.

Trois problemes se trouvent superposés et bien mis en avant par la syndicaliste FO :

1) les restitutions européennes (et son fléchage) qui vont aux industriels et non aux producteurs (elle prend l'exemple de la filière laitière en modèle) et sans contrôle ;
-> c'est donc notre classe dirigeante, qu'elle soit européenne ou national, qui en complicité avec la classe possédante (les classes propriétaires) poursuivent des stratégies économiques de production irresponsables, et qui viennent après se plaindre de la crise économique et se laver de toute responsabilité via parachute dorée tout en licenciant en masse plans sociaux après plans sociaux ;

2) la précarité des salariés : les salariés de Doux , Gad, TS, n'ont que ces emplois comme moyen de subsistance (ils ne font pas parti de la classe possédante et propriétaire), et qui explique en partie l'attachement de syndicaliste pour ce mode de production irresponsable (et qui nous explique qu'il y a une demande au "moyen orient"..) :
-> c'est donc aussi un problème de répartition de la propriété et des richesses, qui permettrait de défendre des types de production et de stratégie économiques plus responsables

3) Un problème qui m'interpelle personnellement mais non relevé par la syndicaliste FO : elle défend la "production en batterie à l'export", en indiquant lacunairement une "forte demande" au "moyen orient".. :
-> Un simple tour par wikipédia montre que c'est bien plus précis : l'export est destiné exclusivement aux pays du Golfe, et les pires qui soient : Arabie Saoudite, Qatar, etc.
Pourquoi l'Iran ou Cuba subissent il un blocus économique au motif "officiel" ou affiché d'être des dictatures (ce qui est assez vrai, mais que ce soit le véritable motif c'est plutot faux, pour preuve :), quand on commerce sans vergogne avec une (classe dirigeante d') Arabie saoudite, une Chine, un Maroc, une Russie, une Israel, etc non moins despotiques et tyranniques ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Doux#Une_activit.C3.A9_tourn.C3.A9e_vers_l.27exportation


Ces problématiques entrechoquent et sèment la confusion :
le combat légitime de la syndicaliste FO pour la survie des salariés, qui a raison de questionner le mauvais fléchage des subventions, mais qui devrait questionner les modes de production à l'export, que ce soit pour ses conséquences environnementales mais aussi dans la relation avec les gouvernements totalitaires du golfe.

(vidéo pédagogique sur le fléchage : http://www.dailymotion.com/video/xq7qji_qu-on-leur-coupe-la-dette-3-3-le-flechage_news)

Elle devrait focaliser ses revendications sur la répartition de la propriété et des richesses (fléchage des subventions mais aussi augmentation des cotisations, réduction des écarts de salaires, propriété collective de moyens de production, etc), à mon sens, pour ensuite repenser avec plus de tranquilité, sans urgence, sans avoir le couteau sous la gorge de sa fin de mois, la demande à satisfaire et la stratégie de production (qui ne soit ni à destination de dictatures, ni sans intelligence de la soutenabilité).

Je ne peux que renvoyer au travaux de Bernard Friot sur le salaire universel :

http://www.dailymotion.com/video/x163hsu_revenu-de-base-salaire-universel-ou-securite-sociale-professionnelle_news
Nous avons un commerce qui produit de la bouffe immangeable , nos salarié(e)s travaillent dans des conditions épouvantables , leur salaire est minable , les poulets qui arrivent dans notre usine ont connu des maltraitances indignes , d'un bout à l'autre de la chaîne humaine et animale
c'est la souffrance qui préside à notre enrichissement personnel . Nous bénéficions des aides de l'ensemble de la communauté , pris sur les impôts des contribuables , dont certains sont déjà sur la paille, mais malgré tous nos efforts ,l' avilissements des hommes et des bêtes , nous sommes incapables de nous en sortir sans l'aide des subventions.
Et bien puisque vos usines de l'horreur ne sont pas rentables qu'elles ferment ! Qu'elles disparaissent de Bretagne et d'ailleurs . Bien contents que vous ayez eu la possibilité d'en retirer autant d'agent pendant toutes ses années , dans un monde sain d'esprit jamais une telle entreprise aurait dû voir le jour .
Quand aux ouvriers qui se désolent de perdre un travail qui dans le meilleur des cas et à la longue va les rendre fou , qu'ils réfléchissent aux autres possibilités qu'ils pourraient leur être offertes pour leur plus grand bonheur . Le malheur et la souffrance ne sont pas des fatalités mais des choix . Quand les patrons auront obtenus satisfaction , vous reprendrez le collier et les chaines comme avant jusqu'à quand ....trop vieux trop vieilles trop usé(e)s votre avenir sans sécurité sociale et sans retraite, puisque vos amis les patrons travaillent à leur disparition , sera celui des poulets suspendus par les pattes plumés jusqu'à l'os ! Réfléchissez à un présent et un avenir plus respectueux de vos vies .
.
Tilly -Sabco et compagnie ne vous paierons pas plus s' ils gagnent , ils captent l'argent public qui pourrait servir à d'autres projets dont vous pourriez être les acteurs . Et un jour viendra quand ils auront usé de tous et de tout il est fort à parier qu'ils vous jetterons comme on jette les kleenex , Ils prendront leurs dividendes et iront s'installer au soleil , puisque il n'y aura plus rien à gratter en BRETAGNE . Ils auront tellement dévasté la terre , l'eau , l'air qu'il leur faudra changer pour des horizons plus sains pour leur santé . Et vous, et vos enfants vous ferrez quoi avec votre prime de l'licenciement ?

Il existe plus de pont et de lien entre un ouvrier de Marseille et un ouvrier Breton qu'entre un patron Breton et ouvrier Breton . Essayez, vous qui travaillez dans leur usine , de vous assoir à leur table , de vous faire accepter dans le monde feutré, fermé, préservé de la bourgeoisie et vous comprendrez que vous ne faites pas partie de la même Bretagne . Essayez !

. Qu'elles ferment qu'elles ferment ces usines , ces exploitations maudites ,en Bretagne et ailleurs elles portent en elles le germe de la démence et la promesse de la peste .
Merci à gemp d'avoir mis en ligne la vidéo ; chez moi, impossible de regarder les émissions en ligne.

D'accord avec la critique citée en début de "Making of" : l'émission a manqué de contradicteurs qui auraient défendu un autre modèle. Certes l'historien F. Roudaut le fait timidement, mais il est bien seul. Il aurait été préférable d'avoir un représetant de la Confédération paysanne ou de Solidaires, par exemple, qui auraient probablement été mieux préparés à argumenter.

D'autant que, et cela m'attriste, la déléguée du personnel N. Hourmant a intégré une partie du langage actionnarial : maintenir l'emploi ne pourrait se faire qu'en étant compétitif sur le marché mondial, selon elle. Ça me fait immédiatement penser à cette affiche du CCFD : http://www.unep.fr/scp/communications/ad/media/OPER_01703_0040014A.JPG.
La compétitivité est un puits sans fond qui se creuse toujours au détriment des salariés. Si le Brésil est plus compétitif, c'est que les conditions de vie des salariés là-bas sont encore plus épouvantables qu'en France.
Deuxième élément de langage actionnarial quand elle répond vertement à N. Hourmant : si on arrêtait l'agro-industrie productiviste, les salariés seraient jetés à la rue. C'est typiquement un chantage exercé par le Medef habituellement.

Nous avons aujourd'hui (pas seulement en Bretagne, même si c'est là où c'est le plus flagrant) essentiellement une agro-industrie (pudiquement appelée "agriculture conventionnelle") destructrice pour l'environnement, où les travailleurs sont mal rémunérés et ont de mauvaises conditions de travail, qui produit une "alimentation" de mauvaise qualité.
De plus, la production de cette alimentation est très coûteuse :
- le consommateur paie bien sûr le produit qu'il achète
- le contribuable finance les aides à l'agriculture : en France, 70 % des revenus des agriculteurs proviennent des subventions, qui profitent surtout aux plus "gros" productivistes
- le contribuable encore, finance les dépollutions diverses (forcément incomplètes)
- l'assuré social paie (et subit) les maladies engendrées par l'utilisation de produits nocifs, les mauvaises conditions de travail et la mauvaise qualité des produits
Comme chaque citoyen est à la fois consommateur, contribuable et assuré social...
Conserver le même modèle, c'est s'assurer un chantage permanent de la part des "décideurs économiques".

Aller vers une transformation de cette agro-industrie en réelle agriculture (qu'on appelle bio aujourd'hui) localisée, intégrée et qui écoule sa production ailleurs que dans les supermarchés, c'est à la fois ne plus se soumettre au bon vouloir des actionnaires, avoir des emplois de meilleure qualité, des cours d'eau et des nappes phréatiques beaucoup moins pollués, des terres plus fertiles et des produits plus sains.
Cela ne peut pas se faire du jour au lendemain : les métiers, et donc les savoir-faire nécessaires, ne seront plus les mêmes et les infrastructures nécessaires non plus. Probablement faut-il des subventions pour soutenir l'emploi pendant la période de transition et financer les formations nécessaires, mais il s'agira alors d'investissement pour le bien de la collectivité et non d'une dépense volatile à renouveler (et même augmenter) indéfiniment.
L'agriculture a vocation à nourrir la population et non à alimenter les marchés.

Pour C. Troadec, on pourrait appliquer la définition donnée des socialistes dans les années 30 « Comme les radis, rose dehors et blanc dedans » : pour lui le monde économique se résume aux patrons et il est très content des investissements chinois pour faire une usine de lait en poudre...
Bobo = Nouveau point Godwin! Une fois qu'on a dit bobo, tout est dit...plus de discussion (et c'est pas seulement ici)
Sacrée Christian Troadec... C'est qu'il parle bien le bonhomme...
Pour un peu, on pourrait presque oublier qu'il est de droite.

Puis arrive la 40ème minute, et le doute est installé par Fanch Roudaut. Comment? C'est parce que Louis 14 augmente les impôts et réduit le train de vie des seigneurs breton que ceux ci pressent d'avantage les paysans...
Donc, en bon gauchiste que je suis, je peux tranquillement conclure que les patrons Breton, comme Troadec, plutôt que de voir leur marges se réduire, préfèrent hurler contre le grand méchant état parisien...

(Un joli numéro de ce Môssieu Troadec qui vient même affirmer à DS que son centre culturel breton ne reçoit aucune subvention du vilain Paris. Pourtant, sur la page finance du centre Glenmor, ya pas mal de trucs qui ressemblent à des subventions...)

Puis vient la 57ème, et la voie pleine d'émotion de Nadine Hourmant, pour nous rappeler que l'écologie et la logique, c'est bien beau, mais qu'une usine c'est des emplois. Déficit de projet politique et de sécurité pour les employés, qui peut expliquer pourquoi ils peuvent suivre leur patron...
Évidemment, la colère de Nadine est une chose, l'avidité de Troadec en est une autre...

En conclusion, ASI n'a pas de subvention, sauf la niche des journalistes.

Merci à la semaine prochaine.
Bonjour
Rien que son titre ne m'incite pas à regarder cette émission. A lundi.
BONJOUR
émission qui a été monté rapidement sûrement
pas de vrai travail de fonds
chercher à inviter jean pierre le mat président de la cgpme, qui ne représente rien
ne pas évoquer la crise agricole et agroalimentaire, qui a été annoncée depuis longtemps et qui au cœur du problème
ne pas évoquer plus longuement l'institut de locarn

et évoquer si longuement cette ecotaxe....

j'étais impatient de voir l'émission très déçu
pas assez fouillée
comme dise certain ASI roulé dans la farine
Le diable se cache dans les détails! Et bien là, on est à la fête. Langue de bois, défenses partisanes, connivence régionaliste (Troadec rappelant qu'il a été l'élève de Fanch bof! ),Sa sent la préférence régionale ,la famille (là où se passe la plus part des meurts), Dans l'ambiance de l'émission on sent qu' il faut coûte que coûte préserver le modèle (avec le Davos breton et la FDSEA beurk!) .
Daniel et Anne-Sophie ont bien essayé de donner de la distance au débat, dommage car on est resté sur les intentions. Et plus l'émission avançait plus je voyais Troadec faire sa promo locale d'un air détaché et sûr de lui. La syndicaliste se durcir, s'arc-bouter sur ses emplois (comment réponde à quelqu'un qui " s'illusionne" sur le modèle de compétition qu' il revendique). La compétitivité c'est une impasse qui mène à la mort, à ne pas confondre avec le dépassement de soi.
L'autre modèle, c'est l'écologie mes petits poulets bretons! comment il faut vous le dire ?. La paysannerie, la proximité, le système coopératives, la qualité (avec moins de protéines), le partage des savoirs, et les valeurs qui vont avec.Bref un monde de la mesure (l' hybris chez grecs). Tout un programme qu'il serait intéressant de creuser.
Un Bobo breton mélanchoniste ( ça existe ça ?)
Merci pour cet effleurement du sujet qui a tout de même le mérite d'exister.

Mon sentiment après l'émission est qu'il faudrait y passer encore quelques heures pour aborder tous les aspects du problème.

Je regrette aussi le manque de percussion des animateurs et quelques imprécisions déjà relevées plus haut.
Je reste sur ma faim quant à la justification ou pas de ce mouvement contre l'écotaxe. Et je serais tenté de répondre OUI à la question posée en entête de Forum. En tout cas, le retrait de l'écotaxe ne va bénéficier qu'aux patrons.

En effet, pour eux c'est l'excuse rêvée leur permettant de justifier auprès des salariés les plans sociaux ou déficits et autres problèmes de l'entreprise. Cela leur permet d'éviter de parler de leurs vrais problèmes : l'outil de production a t-il été amélioré? pourquoi n'est-il pas possible d'utiliser le ferroutage ou le transport fluvial ? Pourquoi faut-il un circuit de fabrication qui nécessite 6 transports routier ? Pourquoi n'ont-ils pas anticiper la fin des subventions et l'arrivée de l'écotaxe ?

N'est-on pas encore dans une réflexion patronale de profit à court terme ?

Les salariés se font rouler dans la farine ! FO a bien raison de quitter ce mouvement.
Le dépôt de bilan du premier transporteur français aujourd'hui illustre la fantastique pertinence de l'écotaxe...

Vraiment utile de dépenser autant d'argent en portiques pour racketter une profession déjà à l'agonie ?

Faire les poches des morts a toujours été une activité pleine d'élégance !

PG
Merci pour cet approfondissement du sujet.
La syndicaliste est bien dans son rôle de défense de l'emploi tel qu'il existe aujourd'hui.

Elle affirme 2 choses étonnantes :
1 le problème de Doux c'est le prix du vif
2 en 2018, (c'est très très loin 2018) la filière pourrait être à nouveau compétitive

Dommage que ni Anne Sophie, ni Daniel ne poursuivent par la question qui s'impose "Comment faire pour que cette filière redevienne compétitive ? et pourquoi dans 5 ans seulement ?"
En effet, si le problème c'est le prix du poulet vivant, ça n'a rien à voir avec l'industriel Doux mais avec l'éleveur et le fabricant d'aliments, tous deux absents du plateau.

Alors ? Bin alors c'est que tout cela est du rêve, ou du cauchemar si son emploi est supprimé.

Il eut fallu comprendre comment se construit la chaîne de valeur depuis l'achat du poussin (qui vient de loin semble-t-il) jusqu'au conteneur d'exportation. Où sont les gisements d'économie ? Pourquoi les 6 transports (eco-taxes) dénoncés par la syndicaliste ? Comment relocaliser ce qui est déjà délocalisé, ou à tout le moins assez éloigné pour passer sous un portique ?

Et du coup comment limiter le camionage, ce qui était l'intention initiale de l'éco-taxe…
Et la boucle est bouclée.
Si on savait depuis 10 ans que les subventions allaient s'arrêter, on sait depuis 2009 que l'éco-taxe allait arriver…
Y avait peut-être moyen de s'adapter non ?
Bonjour émission très intéressante;

Tiens je vais vous donner un scoop;

La France est l'un des leaders mondial dans la production de radio isotopes pour le médical. Le réacteur nucléaire qui est relativement neuf, le premier ministre a choisi de l'arrêter, après entretien avec le ministre de la santé et de l'industrie, la réponse de l'un d'entre eux: " Si ils veulent des radio isotopes ils n'auront qu'aller à Fukushima"

Or ce qui est fabriqué est essentiel pour la scintigraphie osseuse, sans cela il n'y en aurait pas.

On est gouverné par des incompétents mais alors cela atteint des sommets stratosphériques!
Mouais, ça manquait quand même furieusement d'un représentant côté patronat ou de cadre sup maîtrise de la production, j'ai entendu pas mal d'inepties.

Tout d'abord, pourquoi des portiques sur le tronçons de route nationale les plus fréquentées ? Ben pour pouvoir contrôler les plaques d'immatriculation des camions et vérifier que, négligemment (mais peut-il en être autrement en pays latin?) le conducteur du camion n'a pas malencontreusement oublié d'allumer son mouchard GPS dont les données sont recueillies au plus fin pour chiffrer précisément le kilométrage effectué à facturer. Pollueur-payeur, c'est un bon principe.

Ensuite, Bruxelles ne paye pas en flux continue, mais une fois que les dossiers de subventions sont remontées et validées, il y a donc des mois d'écarts entre les versements que les sociétés perçoivent et la liquidation des fonds. Tout ce décalage comptable en trésorerie et en droits constatés est connu des comptables, mais pas des syndicalistes apparemment. L'un voit les subventions encore arriver, l'autre voit que le fonds est déjà tari. Bref.

Raisonnement économique à la petite semaine, la syndicaliste : "figurez-vous ma bonne dame qu'on a des clients du monde entier! on a des clients...ça va être rentable à la fin des temps" Ben non justement, dès que tu vas devoir afficher le vrai prix de ton poulet, les clients vont tous disparaître dans la nature direction le Brésil. Argument final : il faut sauver les 2000 emplois qui restent sur les 13000 de départ! Typique du représentant du personnel qui n'est jamais aussi virulent que lorsqu'il fait partie de la dernière charrette.

La seule idée lumineuse, mais qui n'est pas non plus sans danger, car elle va vraiment imposer aux agro-industriels locaux à être compétitif par rapport aux autres régions, c'est de subventionner à la source les éleveurs de volaille pour que leur poulet soit moins cher à l'entrée de l'usine.

Enfin, qu' "habiter une région périphérique" n'explique pas tout. Il y a quand même un sacré manque de formation ou de culture économique à la base. Comme le faisait remarquer Martine Aubry, il y a des salariés qui n'ont reçu aucune formation en vingt ans de carrière à la limite de l'illettrisme et dont les patrons se débarrassent sans vergogne. Syndrome de Stockholm, ces salariés bretons sont les premiers à en vouloir à Paris, à l'Europe, mais pas à leurs dirigeants dont ils souhaiteraient qu'en plus, avec force décentralisation, ces derniers deviennent les nouveaux barons locaux en se servant encore plus dans la caisse...
Je pense que ASI peut le mettre dans un des ses best-of FO faisant l'apologie de la mondialisation agricole, c'est un peu comme si Alain Madelin nous vantait les vertus du protectionnisme européen. Je leur souhaite bien du courage : se mettre dans la main des traders de Chicago, des manipulations de cours des denrées alimentaires et autres de Morgan Stanley. Surtout que leur modèle industriel semble bâti sur du sable http://www.terraeco.net/La-Bretagne-doit-changer-de-modele,51889.html . Il suffit qu'un trader appuie sur le mauvais bouton, ils sont dedans au vue des importations de soja. FO n'est pas d'accord avec les patrons mais défend la même chose un peu comme à la conférence environnementale ça commence à être une sale habitude ; c'est pour quand la fusion FO-Medef il doit bien y avoir des synergies. D'ailleurs vous pourriez aussi fusionner avec la FNSEA, les céréaliers aussi défendent la mondialisation agricole.

Au fait, il y a pas eu un dépôt de bilan de transporteur routier aujourd'hui, pourtant il subissait pas l'écotaxe. Ça doit vraiment être une industrie promise à un grand avenir.
J'ai oublié, dans les assidus de ce club de l'Institut de Locarn, de citer Le Lay, celui de TF1 qui voulait vendre des parts de nos cerveaux à la Pub et qui est aujourd'hui PDG de TV Breizh qui diffuse en boucle de vieilles séries françaises ou américaines mais qui avec Pinault (club de foot de Rennes ) est un pilier de cette drôle d'institution souterraine ... Spéciale dédicace pour Daniel Schneiderman !
Si, si,, bien sûr, les bonnets rouges sont pilotés par le patronat ! et surtout par l'institut de Locarn qui rassemble l'archevêque de Rennes et les cadres religieux bretons (oui oui, "la Manif pour tous" est bien présente avec ses drapeaux bretons) , les personnalités et les élus politiques de droite ou de gauche (Le Breton, Maréchal, Le Drian...) sensibles au nationalisme breton et abonnés aux dégustations de fruits de mer offerts par le Divelec dans le cadre des soirées parisiennes de Bretagne réunie autour... d'Edouard Balladur ! ça laisse rêveur !
Et bien sûr les patrons de l'agro alimentaire, des élevages et exploitations agricoles intensifs qui inondent les nappes phréatiques bretonnes de pesticides et les côtes de tonnes d'algues vertes grâce aux nitrates...
N'oublions pas dans ce panel de sociétaires de l'Institut de Locarn les grands patrons de la distribution ( Leclerc, Super U, Intermarché...) les transporteurs routiers qui bénéficient de 4 voies gratuites depuis des décennies et qui veulent continuer à contribuer aux maladies respiratoires de nos enfants , et pour finir les tenants de cette agriculture intensive qui tuera l'humanité , la FNSEA soutenue par la Conf en sous-main !
Cerise sur le gâteau : la militante FO (plus bretonne nationaliste que moi tu meurs) désavouée par sa Confédération !
Tous ces gens ont des intérêts complètement divergents des miens et je vois venir les futurs petits hobereaux qui rétablirons les taxes de l'Ancien Régime !
Le traitement tiède et complaisant d'Arrêt sur image " m'amènera à interrompre mon abonnement ! Kenavo !
Syndicalisme FO

Il faut être plus compétitif, on peut être plus compétitif, c'est l'avenir, c'est notre boulot, et le boulot des politiques de nous permettre d'être plus compétitif ! Sinon on se fait damner le pion par l'Allemagne ou quoi ! Mais quand même il faut préserver les salaires parce que les jobs à 1 € non merci on est déjà traité comme de la merde ...

Il faut arrêter de dénoncer l'élevage en batterie parce que ça se vend ! (Bon ok dans des pays où les consomatteurs on pas le choix comme les pauvres d'ici mais on s'en fiche ! Cela se vend, n'importe où n'importe comment tant que ça nous cause pas de tort direct à "nous" sur le court terme), et même si je sais que c'est pas top, bref ...

Au moins ça à le mérite de montrer le mal que crée ce système de compétition mondiale à la con qui ne profite qu'aux plus aisés. Qu'ils soient riches consommateurs ou "riches patrons" qui peuvent exploiter leur tout le monde et profiter des bons produits. Et aux autres la merde, la malbouffe et la sous paye !!

Ce que dit cette femme on le comprend. moi en tout cas, même si on est pas d'accord. Ce système économique peu très vite nous pousser à des comportements égoiste, court termiste et je m'en foutiste et cela sans aucunes "mauvaises" attentions. Flippant en soit.
J'approuve la totalité des commentaires ci-dessus (écrits avant le 22-11-2013 20h43)

De mon côté, je vais appuyer également sur le fait que, sur la même idée qu'un portique vaudrait apparemment entre 500 mille et 1 million d'€ (donc autant de perte lors d'une destruction, donc de 2 à 4 million d'€ de portiques détruits pour l'instant), l'Europe via la PAC subventionne entre autre nos chers agriculteurs bretons, entre autre pour l'export, pour des pays où on va justement casser les prix donc casser le marché local (sans compter que l'on quasi-empoisonne les clients de ces produits merdiques).

L'émission passe complètement à côté d'une vision globale (donc écologiste), et reste dans une vision Bretonno-Franco-Européenne.
Ainsi, c'est "nous" tous qui payons (directement par les impôts, ou indirectement en creusant la dette publique) via les multiples subventions aux agriculteurs ; donc nous payons en faveur d'une production merdique (et de produits finaux merdiques) et en faveur du cassage des marchés locaux dans les autres pays.
Et après on ne sait pas ou faire des économies d'argent !
Y'en a de l'argent, les Etats et l'Europe en sortent à tire larigot, mais hélas peu souvent pour de bonnes causes.

Autre fait, absolument pas relevé, est qu'on peut simplement se dire que, PUISQU' un poulet breton est taxé 6 fois, c'est justement que son mode de production N'EST PAS VIABLE !
Christian Troadec nous enfume quand il explique qu'il faudrait qu'il y ait égalité de la taxe entre les régions : si une région produit 2 fois plus de denrées alimentaires, qui induisent 2 fois plus de transport, c'est logique qu'au niveau régional elle paie 2 fois plus qu'une autre région (en nombres absolus, puisque le pourcentage resterait le même).

à 20h44 : "djinneo" n'a en tête non pas le bilan global des productions, mais seulement le bilan économique et productif : c'est le productivisme : donc oui, d'un point de vue productiviste, continuons à faire de la merde...
Par ailleurs, c'est oublier que de nos jours on ne peut plus parler de production "biologique" en tant que telle, tellement il y a de la marge de manœuvre dans le cahier des charges : on ne sait pas si l'étude en question a étudié des productions industrielles (ou quasi) ou paysannes (eh oui, les 2 sont possibles en "bio"), ce qui en terme de bilan écologique et donc bilan globale a donnerait forcément des résultats différents entre eux.
Je démarre l'émission, et une question me titille déjà : qui a payé ces pots de chrysanthème ? A quel but étaient-ils prévus ? En terme d'imagerie, c'était la mort de l'emploi, bien, ce qui sous-entendrait une organisation pour préparer ces images et acheter les fleurs.
Mais dans ce cas, on veut nous faire croire que créer l'image que l'on a vu pour les médias n'était pas organisée ? Ils devaient juste marcher bien gentiment avec leur pot à la main ? Dommage que la question ne soit pas posée :(
Pourquoi, quand on parle d'une entreprise en difficulté, on ne fait JAMAIS référence à ses états financiers (bilan et pertes et profits)? Ca permet quand d'apporter des éclairages qui ne sont pas sans intérêt! Si la boite fait des pertes 3 années de suite ou si elle verse des dividendes en disant que ça va mal, c'est pas la même chose :)
Allez Anne-So, un petit peu d'analyse financière et décryptez ces entrailles!
Dommage que vous n'ayez pas trouver un "representant" de la filiere agricole "ecolo" bretonne, qui aurait pu faire contre-point a un discours productiviste mais dans le fond tres solidarité "patronnale" de la delegué FO qui critique seulement la mauvaise utilisation des "restitutions" de leurs parts, mais vu la structuration de la filiere ca n'aurait pas changé grand chose : d'un coté ou de l'autre le patron aurait recupéré la somme pour en faire ce qu'il en a fait. De plus donner des subventions au prix du lait comme on l'a vu ces dernieres annees n'a pas sauvé les producteurs laitiers dont beaucoup on finit par deposer le bilan, les industries (ou grande distribution) dans ce cas ils fixaient le prix d'achat souvent en dessous du prix de production malgres les aides....

Ce qui est le plus gros probleme ici, c'est d'etre rentré dans la logique ultra-liberale de liberalisation des capitaux et des marchandises, donc suppression des barrieres douanieres etc... qui a provoqué le dumping social, une partie des effets de la liberalisation a ete compensé pour les agriculteurs, un temps, par des aides d'etat/europeenne avec ses effets pervers pour se retrouver dans un syteme ou c'est la collectivité qui paye aux industriels une partie du salaire pour maintenir la rente capitalistique.... jusqu'a ce qu'elle ne puisse plus le faire, puis la collectivité se voit forcer de rogner sur ses prestations sociales : abaissement des conditions de vie generalisées.

A force d'etre dans l'urgence ces syndicalistes par leurs positions, renforcent le pouvoir des industriels dans le systeme, et les industriels qui ont largement de quoi tenir le long terme n'ont aucune intention de pousser des politiques solidaires sur le long terme. Y'a qu'a voir quand ca fait des benefices ce qui se passe.... On en revient au bon : "privatisation des benefices, socialisatioon des pertes" qui semble etre le vrai credo de ces gens la...

L'etat de certains secteurs l'agricoles/industriels etc... n'est qu'une etape d'une mutation economique/sociale, pousser par certaines politiques, qui ont demarré y'a maintenant quelques decennies, et dont les etapes suivantes ne presagent rien de plus positif pour la plupart d'entre nous.
Les problématiques environnementales n'ont jamais été le point fort d'ASI. Cette émission ne va pas relever le niveau.
L'écologie n'est pas qu'un courant de pensée qu'on regrette de ne pas avoir pu inviter au débat. C'est aussi la capacité à mettre en lumière la catastrophe environnementale et donc de santé publique qui est en train de prendre forme depuis plusieurs dizaines d'années et dont l'aggravation est exponentielle. L'une des causes en est l'agriculture et l'élevage intensifs tels qu'ils sont pratiqués notamment en Bretagne. Je recommande sur le sujet un livre d'André Cicolella paru en octobre (Toxique planète).
On ne doit pas laisser dire qu'il faut perpétuer ce mode de production, même s'il s'agit de préserver des emplois ou de faire consommer d'épouvantables produits à l'étranger.
Autre exemple : il est ahurissant d'entendre dire que les transports générés par la production de ces poulets risquent d'être taxés 6 fois sans se poser la question de la pertinence de ces transports et de leur impact sur l'environnement.
Il existe des alternatives. Il serait intéressant qu'ASI s'intéresse à la capacité qu'ont les lobbies à inciter les sphères politiques et médiatiques à ne pas en tenir compte.
entierement d'accord.
C'est pas un voyage en Bretagne, c'est un enfumage massif. Il est "fort", Troadec. Si vous n'en avez pas marre de la Bretagne et des bretons, réécoutez votre propre émission, faites une pause après chaque phrase, analysez-là et vous aurez la cartographie de la duplicité, de la langue de bois, du communautarisme local, de l'influence déterminante de l'Institut de Locarn et de Produit en Bretagne (non cité !)
Propos rusés, madrés, habiles à la manière rurale, truqués de faussetés et d'approximations, de raccourcis à creuser et de détestable fierté, qui ne sert au fond qu'à produire des poulets de m...(et des cochons de même métal, non cités !) et de la tune par tombereaux, sans compter les aides, subventions qui, captées par des patrons sans foi ni loi, sont réclamées en partage par les ouvriers exploités.
Encore une fois, reprenez du vrai début. Lisez Le monde comme si, de Françoise Morvan, tout s'y trouve dit pour les 70 dernières années et en germe pour la décennie en cours.
Creusez juste ceci : Locarn, c'est quoi, c'est qui ? Pourquoi la Bretagne et Carhaix, en tant qu'entités publiques, font-ils partie de ce machin ?
Ne lâchez pas : Locarn, Locarn, Locarn... Ensuite, la pelote bretonne se dévide toute seule, limpide.
Asi enfumé ! De première classe.
Bravo @si, c'est une très bonne émission. Non vraiment pas de oui mais comme souvent.
Parce que d'une part une syndicaliste qui a la parole pendant un tiers du temps dans une émission, c'est très rare.
Un historien qui recadre l'histoire c'est super.
Et le leader du mouvement des bonnets rouges face à ses contradictions, c'est salutaire.
Et bravo à Anne Sophie pour ses reportages sur place.

Sur le fond, j'ai beau être un bobo qui ne connaît pas l'agriculture, mes 600 euros de précarité durement gagné chaque mois ne me permettent que rarement de manger bio. ET POURTANT. Je suis en désaccord complet avec la syndicaliste.
Parce que certes, "la filière est viable" d'ici 2018, en vue de l'export. Peut être. Et tant mieux pour les salariés s'ils y arrivent.

mais l'enjeu n'est pas là.
C'est une divergence majeure qui a cours dans de nombreux syndicats aujourd'hui : soutenir l'emploi à tout prix ou mettre en place comme syndicalistes des propositions politiques de reconversion vers un autre modèle de société. Comme ce fut le cas avec ce forum extraordinaire auquel j'ai eu la chance d'assister brièvement : Non pas que comme à Florance, c'est fini, il faut fermer. Non, mais il faut reprendre le contrôle sur ce qui est produit.

Car on a pas causé des porcheries. On a pas causé des algues vertes. On a pas causé de la souffrance animale. On a pas causé de ce métier d'aviculteur productiviste qui pousse les gens au suicide parce que le métier lui même est dégeulasse. Je ne souhaite pas non plus que la France continue à exporter du poulet bas de gamme au Moyen Orient parce qu'il y a la demande, parvce que là bas aussi ça étouffe les travailleurs avicoles locaux. Et ça donne de merde pleine de pesticides, d'antibiotiques, presque botoxée à bouffer à des gens qui comme nous ne demandent rien d'uatre que de manger correctement.

La syndicaliste se trompe si elle pense qu'en perpétuant le modèle économique promu par ses patrons capitalistes elle pourra travailler.
Et si Mélenchon a pas la lecture parfaite sur le sujet, il a le mérite du recul et d'émettre une proposition politique valable en Bretagne, à Goodyear, dans l'agriculture ou ailleurs : la planification écologique. C'est à dire la réappropriation apr les citoyens de ce qui est produit pour l'intérêt général. Et donc un plan national coordonné par l'Etat de reconversion complète de la filière, élaboré directement avec les syndicats et les salariés qui ne s'y sentent plus représentés. Il n'y a que comme ça qu'on en sortira.

Et puis, on oublie qu'au delà de la Bretagne, il y a la question du protectionnisme. Oui, il n'est pas normal qu'un poulet allemand soit taxé 1 fois uand un breton l'est six fois. Alors taxes environnementales et sociales aux frontières, et pas celles de la Bretagne hein. C'est un des outils et il faut s'en saisir.
voir le dossier sur le poulet Doux réalisé il y a un an dans le journal fakir :
http://www.fakirpresse.info/Un-monde-est-mort-il-court-encore.html

Sinon, dans dix ans, on aura peut être encore une aviculture productiviste en France et on aura sauvé 2000 emplois. Sauf si les groupes agroalimentaires font ce qu'ils font partout, c'est prendre l'argent, sans investir. Et en laissant crever les salariés, de faim, d'empoisonnement, de fatigue, quoi qu'ils en disent et quoi qu'il en coûte.
Si je me gratte le bras gauche en portant un bonnet rouge, risquerai-je d'être pris pour un quenelliste breton ?
Ah ah une blague de M. Troadec, il veut exporter les poulets par TGV. Il faut qu'il se renseigne sur la vitesse commerciale des trains de marchandises.
pfouuuu... ça saute sans arrêt. décidément c'est plus possible sans télécharger :(
Attention quand même à l'illusion du "terrain" comme seul critère pour prétendre comprendre et analyser un phénomène : c'est un peu un défaut des sciences sociales et du journalisme aujourd'hui...
(mais je n'ai pas encore vu l'émission)
Coquille dans le texte : Christian Le Troadec, et pas Christian Carhaix.
Allez, je lance le player.
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