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Commentaires

New French Wave ?

Projections et débats dans les clubs branchés de New York à Tokyo, informations régulières sur les sites spécialisés anglo-saxons, dossiers critiques admiratifs. Vu de l’étranger, le cinéma français connaîtrait depuis dix ans une «nouvelle nouvelle vague» faite d’œuvres jeunes, radicales, dérangeantes, contestataires. Pourtant, la majorité du public français n’a jamais entendu parler ni de ces films ni de leurs auteurs.

Derniers commentaires

Pour cotoyer pas mal d'étrangers, j'ai l'impression que pour la plupart, il y a le même étonnement que pour la majorité des Français quand on leur explique que par exemple, Daft punk ou Phoenix sont des Français.
le parallèle qui est fait entre la french horror touch et le pacte des loups c'est cette volonté de revenir au genre qui a fait les marques de noblesse du cinéma français depuis son invention (par nous rappelons le quand même :) Méliès tout ça, c'est nous, c'est personne d'autre, un peu triste de voir que le cinéma français n'est devenu que du film d'auteur 3pièceikéa ou de la comédie Kolossal.
Je suis assez étonnée par le fait de mettre en parallèle Le Pacte des loups avec cette vague de "French Horror". Il me semble que, tant du point de vue du budget que de la réalisation, le premier est nettement plus hollywoodien... et a eu un assez grand succès en salles, y compris dans les multiplexes.
L'absence de succès grand public pour les autres films cités me semble plus ou moins inévitable. Pour des spectateurs non habitués au gore, les films comme Saw font partie d'un format Hollywood dont ils ont l'habitude, et semblent plus faciles à regarder et moins dérangeants, d'une certaine façon, que ces films. Cela dit, je me souviens avoir vu Haute tension à sa sortie, dans un UGC, un jour de fête du cinéma, et la salle entière applaudissait les scènes finales...
Enfin, c'est un lieu commun, mais les chiffres de spectateurs en salles ne reflètent pas vraiment le nombre réel de spectateurs français qui ont vu ces films. Leur très faible diffusion en salles, et le type de public visé, les condamnent plus ou moins au téléchargement illégal. J'ai beaucoup entendu parler de La Horde (que je n'ai toujours pas vu), mais par bouche à oreille, à un moment où il n'était visible dans aucune salle à Paris et pas encore disponible en dvd - la plupart de ceux qui m'en parlaient l'avaient donc téléchargé.
Sur la critique, et la tendance à l'appliquer via une idéologie, voir cet entretien avec houellebecq (attention c'est long), vachement interressant.

http://www.dailymotion.com/video/xept62_entretien-de-michel-houellebecq-rin_creation?start=445#from=embed
J'ai vu le docu Viande d'origine française et il est à la fois passionnant et très équilibré. D'un côté il met en avant la ségrégation dont est victime le film de genre en général et le film d'horreur en particulier, de l'autre il n'oublie pas de faire la critique de la qualité de certaines productions et de souligner que l'herbe n'est pas forcément si verte que ça chez le voisin.
Néanmoins on voit bien que le système de financement français actuel ferme la porte à quasi tout ce qui sort de la case 20h30 de TF1 (j'adore quand le mec de Wild Side dit qu'en France on produit des super téléfilms pour le cinéma). Et c'est un vrai problème pour la diversité du cinoche français : on croirait qu'on a jamais eu de Melville, de Delon, de Bébel... Sans parler de films d'horreur, on a même plus de polars d'action tout simples, à part les quelques films d'Olivier Marchal. A une époque y'avait un Delon ou un Bébel en superflics par moi ! Un prophète était tellement une exception que tout le monde s'est extasié dessus : y'a une part de qualité du film, c'est sûr, mais je suis persuadé que ça vient aussi d'un manque chronique dans le style qui permet à la moindre réussite de sortir encore plus du lot.

Et y'a aussi certainement la faute d'un public français pas réceptif à tout ça tout simplement. Un public qui accepte très facilement la suspension d'incrédulité dès que ça vient des USA, de Corée voire d'Espagne, mais qui refuse obstinément de se laisser embarquer dans des trucs franco-français. Y'a qu'à entendre les critiques sur les polars de Marchal (entre autres) : ouah c'est pas crédible les flics y roulent en merco et les fusillades lol, alors que Al Pacino qui habite dans une maison d'architecte à 10 millions dans Heat et qui roule en je sais plus quelle caisse de luxe, ça passe, pas de blème. Les Français sont des veaux !
Du coup jme suis revu Frontière(s) hier... et ce soir c'est Martyrs.
C'est juste que le public Français s'insurge dès qu'une faute de frappe est faite, dès que quelque chose "semble" trop évident et n'est pas traité à travers dix milles couches d'interprétation.
Le cinéma doit impérativement véhiculer un message fort, comme Inception par exemple où l'on passe deux heures à écouter des gens parler de leur rêve comme si ils étaient perdus dans un supermarché.
Preuve en est dans ce Thread où, quand la discussion devient constructive quelqu'un débarque pour demander si le signe * qui traine négligemment après un mot est un message codé cynique, une attaque larvée contre l'interlocuteur coment ça une faute de frappe? Mais non je suis sur que l'étoile est un symbole crypto-fasciste dissimulé dans le message pour me faire perdre ma convenance.

Et quand un interlocuteur s'avoue à court d'argument (on en serait à moins quand on voit la véhémence et la mauvaise foi absolue dont certaines personnes font preuve) et bien il faut encore lui courir derrière comme homme qui voudrait finir le débat avec les mains.

"Viens te battre si t'es un homme"

En fait, le public français va au cinéma non pas pour voir des films, mais pour débattre de la nécessité d'aller voir des films.

Nous sommes dans pays où tout est tellement étiqueté lustré, rangé archivé qu'on ne peut pas aimer la série Z, les films de Guy Maddin, le Free Fight et la physique quantique etc...

Sinon on est un espion, où un menteur. Il faut à tout prix se ranger derrière un camp, le camp de celui qui gueulera le plus fort et qui sortira la phrase la plus 20ème degré possible.

Mais en fait, la pensée unique reste de la pensée unique quand on persiste à haïr tout ce qui ne ressemble pas à la norma.

Et comme la norme évolue selon l'importance des divers camps, et bien nous avons là un beau serpent qui se mord la queue.
Hello,
histoire de trouver une piste quand au pourquoi les films français B, Z etc ne marchent pas ou peu en France, Je dirais, en voyant le succès des Chtis, ou du Pacte des Loups ( l'exception), c'est que le public français cherche de l'authenticité culturelle, ses racines, du terroir d' abord pour ensuite s'enfoncer dans une histoire originale... à voir.
Seb
Allez, une petite chronique sur Martyrs. Attention, spoilers inside.
Et une vidéo interview du réalisateur, Pascal Laugier.

Un homme intelligent parlant intelligemment du cinéma de genre, et qui réalise de bons films. Que demander de plus?
Article très intéressant, je me considère moi-même comme cinéphile et force est de constater que si j'avais déjà entendu parler de ces films je n'en ai vu aucun.
Un petit mot sur le coté "cheap" comme explication possible de leur echec, il ne tient pas la route face aux saw qui effectivement marche très bien alors qu'ils sont abjects et nul, avec une photo dégeu, des cadreurs débutants, un montage chaotique et des acteurs en carton.

Mais bon comprendre le public français, à l'impossible nul n'est tenu comme on dit.
Y'a surtout des vrais problèmes de copinage et de "fils/filles de" qui bloquent la création de certains films. On se rend pas compte de la mafia du bon goût et du trafic d'influence que peut constituer le CNC. Le filtre c'est :
- le porteur du projet est-il un ami/famille de ?
- le sujet est-il culturellement correct ? (le traingle amoureux entre bobos rive gauche ou la crise existentielle d'un(e) quadra parisien(ne) étant des thèmes phares)

Si on fait pas partie du sérail et qu'on a un sujet un peu audacieux, c'est quasi fichu (quasi parce que y'a des exceptions : le récent Djinns en est une). Le système d'avance sur recettes n'est pas fondamentalement mauvais, mais il étouffe effectivement la diversité potentielle du cinéma français, couplé qu'il est à des producteurs très frileux qui ne financent que des projets ultra calibrés (la comédie franchouillarde ou le drame sentimental à la française pour aller vite).
Ça serait intéressant de voir comment le cinéma Coréen fait : il a explosé à l'internationale en partant de pas grand chose (comparé à la France), et livre des films dans TOUS les styles.
Rafik :
LPR :
"Haute tension, La Horde, A l’intérieur, Frontière(s), Martyrs. [...] (que nos collègues américains appellent le «lesbian chic»)"
ah bon ?

Oui, je sais. Au début, ça m'a surpris également.
Et puis en réfléchissant un peu :
l'héroïne de Haute tension est effectivement une lesbienne refoulée; c'est même explicité (scène de la masturbation)
A l'intérieur gravite entièrement autour du combat très "charnel" de deux femmes. l'enjeu est la possession du corps de l'autre.
Frontière(s) contient une scène extrêmement troublante où l'héroïne se fait tondre "délicatement" par une autre femme; puis elle affronte une autre femme tout en portant une robe de mariée ensanglantée.
Les héroïnes de Martyrs vivent ensemble, dorment ensemble, tuent ensemble - et je ne parle pas de la scène de bain, finalement sensuelle, avec l'espèce de femme mutante qui arrive en milieu de métrage.

Nos amis américains ne sont donc peut-être pas complètement à côté de la plaque.


En reponse : les films d'horreur jouant beaucoup sur toutes sortes de fantasmes nottament tous raprochements entre sexualite, violence et morbidite, le fantasme tres masculain du lesbiansime est effectivement presque toujours present dans ces films.
Mais une ou deux sequance dans un film ne suffit pas a qualifier un film dans un genre.
La phrase de la chronique laisse penser que nos amis americains classent ces 5 films cites dans le genre "lesbian chic", or ca n'est pas du tout le cas.

Autrement, je suis quand meme assez trouble par l'ensemble de l'article.

Qu'il y ait une "mode" ou un renouveau du cinema d'horreur parmis les realisateur francais et qu'on s'interesse a ce phenomene, soit.

Mais de la a dire : "La nouvelle nouvelle vague que l'étranger adore, et que les Français ignorent", je ne suis pas du tout d'accord.

A part "Haute tension" qui est sorti officielement en salle aux USA, "La Horde", "A l’intérieur", "Frontière(s)" et "Martyrs" n'ont ete presentes aux USA que lors de festivals ( Martyrs sorti dans quelques salles a NYC et L.Al. ), ou le public est forcement deja conquis et loin de representer le grand public, et/ou sont sortis directement en DVDs.

Ces film sont egalement, sortis directement en DVD dans la plupart des pays non francophones : Ils n'ont ete presentes en salles qu'en France, ou ils ont fait la tres grande majorite de leur box office, ce qui implique que c'est en France que le public est le plus large et le plus ouvert a ces films cites.

Je suis heureux de voir les mentions du succes en Italie pour un des films, et au Japon pour un autre, mais c'a m'a l'air d'etre des cas tres isoles, ne justifiant pas, a mon avis le sous-titrage d''"adoration" de tout le monde sauf les francais pour ces films.
Et dans le genre "tentative d'explication d'un phénomène inexplicable", il faut revenir sur la guéguerre Cinéma de genre vs Cinéma d'auteur. Si elle a ffectivement bien eu lieu jusqu'au début des années 2000 dans les revues citées (Starfix, Cinéphage, Mad...), il faut bien se rendre à l'évidence : elle n'a plus lieu aujourd'hui. Quand Aja est interviewé dans Première ou que Martyrs a de bonnes critiques dans Télérama; on se dit que tout ça, c'est du passé. Or, une revue comme Mad Movies (que je ne peux même plus feuilleter tellement c'est bourré de mauvaise fio et de réflexes intellectuels d'ados attardés) continue d'alimenter cette "guerre", de deux façons : 1/ en défendant aveuglément le cinéma de genre contre le reste du monde, comme si le cinéma "pas de genre" n'avait pas depuis longtemps assimilé le sexe, le gore et la violence, 2/ en continuant de cracher sur le cinéma d'auteur, régulièrement voué au gémonies à coup de comparaisons foireuses ("mieux vaut se taper la Horde qu'un Pialat chiant").
C'est peut-être aussi ce genre d'attitude, "moi contre le reste du monde", qui handicape la plupart des réalisateurs de cinéma de genre français dès la base de leurs projets. Et bloque ensuite tout le processus de commercialisation des films.
Merci Rafik, encore une fois pour ce papier. Je suis de plus en plus impressionnée par le travail d'Alexandre Aja ! Piranha 3D, mais quelle claque de mauvais goût et de réjouissance ! Incroyable d'imaginer ce genre de films en 2010.
Pour la Horde, je vais être de mauvaise foi, car j'avais pu jouer a la figurante dans ce film, ou je me fait dégommer au fusil d'assaut dans les 10 dernières minutes. Un peu déçue par le syndrome 'Banlieue 13' qui a légèrement affecté le film, mais bon, un film de zombie français de qualité, ca se fait rare. (dit-elle en pensant a Jean Rollin et au Lac des Morts-vivants :)
Excellent article, comme d'hab' - n'en déplaise aux Asinautes qui, article après article, vont continuer de reprocher inlassablement à Rafik de parler de films qu'ils estiment sans intérêt (mais bon, le jour où ils auront compris que c'est le principe de la rubrique, hein...).

Néanmoins, il me semble qu'on n'aborde jamais (ou peu) ce qui me semble être le vrai problème de l'insuccès de ces films : c'est qu'ils sont mauvais, pour la plupart !
Perso, je fais partie des 80000 spectateurs en moyenne de ces films, parce que je ressens ça comme une sorte d'acte militant, et parce que j'espère toujours tomber sur une (nouvelle) pépite. Mais je dois avouer que c'est une sacerdoce et que je me force souvent à y aller à reculons. Et en le regrettant en sortant de la salle.
Et dans ces conditions, je sauve 3 films de cette nouvelle vague : Haute Tension, Maléfique, et Martyrs (énorme, celui-là; et à la liimte Saint Ange était déjà très bien, dans son genre) + Le pacte des loups, mais bon, c'est un autre domaine. Mais pour le reste, il semblerait justement que les réalisateurs hésitent tout le temps entre faire plaisir à la fanbase de films d'horreur (A l'intérieur, La Horde...) et faire un "vrai" film avec un propos et des ambitions artistique (Frontières...). Résultat, en ne sachant sur quel pied danser, ils passent à côté des deux publics.
Dans tous les cas, même en ce qui concerne les films "réussis", les réalisateurs élevés à Mad et Starfix sont toujours trop conscient de faire un cinéma référentiel pour que ça parle au maximum de gens. Tout en voulant faire un cinéma universel, et donc en cachant leurs références. Ce qui les coupe de tous les publics.

Mais bon, j'irai encore voir La Meute, en espérant la naissance d'un nouvel Alexandre Aja ou un nouveau Laugier, tout en sachant très bien que ça sera juste un nouveau film sur lequel Mad se paluchera parce que c'est fait par un pote; mais que ça vaudra pas un pet de lapin.
Je l'ouvre pas souvent sur le forum, mais franchement je trouve que dans les chroniques de Rafik la plupart des commentaires sont réellement affligeants de mauvaise foi ou totalement hors sujet. Le pompon étant le très insultant "rendez nous alain", d'un bon gout certains. Rafik propose des visions intéressantes et étayées sur des genres ou des oeuvres le plus souvent dénigrées, et ça devrait mériter un minimum de respect, à défaut de susciter l'adhésion de tous. Les chroniques de Rafik peuvent et doivent lancer des débats, pas la sodomie des drosophiles.
Honnêtement, Rafik, c'est une histoire de SF, que vous nous racontez.
JE N'AI JAMAIS ENTENDU PARLER D'AUCUN DE CES FILMS !!!


Mais je me souviens que le cinéma allemand alternatif, dans les années 70, était pratiquement ignoré en Allemagne et faisait des cartons dans certains pays d'Europe.

Et d'une discussion que j'ai eue avec des amis italiens à propos de Dario Argento :
Haw, ces morts qui reviennent zombies et qui ne pensent qu'à retrouver le centre commercial et leurs caddies de consommateurs bovins, c'est d'un symbolisme... Magnifique !
Hey ! Yanne! Réveille-toi, Argento c'est de la daube capitaliste en boîte ! Aucun intérêt !!!

Heureusement que vous nous en parlez, ça augmente mes chances de ne pas mourir idiote.....
Il est dommage que cet article fasse l'impasse sur le meilleur film d'horreur de tous les temps, que ce soit en terme d'interprétation, de décors, de façon de filmer, de budget, d'originalité et d'effets spéciaux.
Pourtant c'est bien un film que l'on peut considérer comme étant un classique du genre.

J'ai nommé: Bad Taste.

Trop la honte.
Sauf que là on parle de la nouvelle vague française du film d'horreur des années 2000 , on parle pas de la nouvelle vague du film d'horreur néo-zélandais des années 80.

Je comprends pas ton commentaire et d'où il sort, en fait.
C'est parce-que
d'une part, vous ne me connaissez pas; et que
d'autre part le post était du 100 % second degré, comme vous auriez pu le deviner si vous aviez vu le film en question, et les effets spéciaux et autres décors grandioses qui truffent ce film fabuleux (-> je remets ça, dites donc).
J'espère vous avoir éclairé quant à mon commentaire, et à sa provenance, en fait.
Il vous en prie.
Bon bah ravis de ne pas t'avoir connu.

Maintenant excuse moi mais je dois vomir dans un grand saladier. C'est que j'ai des invités et ils ont faim.
tu vois de quoi je parle
Je pense que Sonocle Ujedex a vu ce film au moins 10 ans avant vous, celui-ci étant réellement un classique du genre précisément parce que sa "façon de filmer" a compensé ses moyens microscopiques (un film amateur qui finit au marché international de Cannes, si vous en connaissez beaucoup d'autres, faites signe).

Il est d'ailleurs tellement classique qu'il n'est nullement besoin d'étaler son nom pour les cinéphiles, même pour du "second degré", ce qui explique sans doute pourquoi Sonocle ne l'ait pas saisi.


Mais merci pour l'éclaircissement. Ainsi que pour la condescendance.
@ Sonocle & Nicco

Ça va, les chevilles, elles se portent bien chez vous ?

Que vous démolissiez en règle l'esprit d'un post au second degré qui n'appelait même pas de réponse, après tout, pourquoi pas, apparemment des forumeurs de votre calibre en ont fait un sport national.

Mais que vous parliez tour à tour d'aller "vomir dans un saladier" (oui je vois de quoi vous parliez) tout en étant "ravi[s]s[/s]" de ne "pas m'avoir connu", puis de me faire la leçon genre grand maitre qui a tout vu (et si possible 10 ans avant moi, ça en jette mieux - mais il est peut-être possible que tous deux vous connaissiez l'un l'autre) tout en me prêtant une condescendance, et alors que visiblement vous avez ressenti le besoin pressant de me faire un micro-historique du film - genre t'as pas compris ce film ni les conditions de tournage - et ce:juste après vous avoir expliqué que c'était du second degré...

... du grand art: chapeau, messieurs. Question "condescendance", vous me la referez.

Maintenant, si vous pouviez aller ruiner l'esprit d'un autre post que le mien, ça m'arrangerait. Parce-que là, dans le style, vous avez 20/20.
Félicitations...

[Ou alors, c'est que vous êtes de sacrés déconneurs, et je suis passé à côté. C'est trop bête.]
Ou alors, c'est que vous êtes de sacrés déconneurs, et je suis passé à côté. C'est trop bête.

On va dire que le sentiment est partagé. Et je crois que le fait d'avoir pourtant vu le le célèbre Bad Taste du très célèbre Peter Jackson (d'où ma remarque sur le saladier de vomi qui était juste un clin d'œil pour dire "bah si je l'ai vu") ne m'aide toujours à comprendre ton commentaire. Mais c'est peut-être parce que je te connais pas (d'où "ravis de pas te connaitre").
C'est tout.

Maintenant toi t'as juste dis juste qu'il manquait une mention de Bad Taste dans cet article. Ça avait l'air d'être sur un ton amusé mais pas du tout second degré ou ironique alors je dis l'équivalent de "non monsieur vous vous trompez de sujet. Je comprends pas pourquoi vous parlez de ça".
Apparemment ; bah si c'est du second degré. Pourtant j'ai vu Bad Taste.

Et si j'interprète bien le sentiment de Nicco , il était pas content parce qu'il a vu que tu parlais de Bad Taste comme un truc juste vaguement obscur un peu nanard-fauché , que je suis pas censé connaitre , et que donc je peux pas comprendre le second degré super raffiné anxiogène cosmique de ton commentaire , tellement t'es plus fort que moi (et je te connais pas quoi), alors qu'en fait non.
Si c'était pas ton intention , bah du coup on est cool , il y a pas eu de crêpage de chignon en fait.

N'empêche qu'on comprends toujours pas en quoi ton commentaire consistait à du second degré. Tu faisais semblant d'être un boulet qui a pas lu le sujet et qui laisse un commentaire au hasard sur Bad Taste parce qu'on parlait de film d'horreur alors qu'en fait non, c'est ça ?
Ou alors c'est une référence à une scène dudit film que j'aurais mystérieusement oublié ?
Maintenant peut-être que quelqu'un a quand même compris la blague et qu'en fait tu refuse de l'expliquer , ni en quoi ça a un rapport avec le contenu du film, parce que ça gâcherait la blague.

Putain j'ai sommeil...
Bon sang si maintenant il faut que j'explique pourquoi et comment un commentaire est au second degré, ben je ne sais pas, là du coup tout de suite: peut-être que le fait de dire que "Bad taste" est un monument d'interprétation et de tout le reste de la panoplie des critères de filmographie; était en soi un critère d'antiphrase ironique...
Et que donc qu'il n'y avait rien à comprendre en particulier, puisque c'est du second degré, et que normalement la coutume n'est pas de laisser la notice à ce style d'humour.
Mais là, vu que c'est déjà lourd, autant achever le truc une bonne fois.

Pour le reste, le truc du tutoiement, quand on s'adresse positivement à quelqu'un que l'on ne connait pas, à la limite pourquoi pas. Faites donc comme si on venait de se rencontrer dans la rue, et qu'on se causait normalement.
Mais vu que vous avez l'air super iconoclaste et d'avoir tout du mec-à-qui-on-ne-la-fait-pas-d'ailleurs-t'as-vu-j'utilise-des-mots-balèzes-et-funs-genre-"anxiogène"-et-"cosmique"-pour-finalement-te-traiter-de-boulet, il est peu probable que vous utilisiez cette marque élémentaire de respect.

Donc, comme vous avez l'air super marrants tous les deux - surtout vous, avec ce maniement imparable du langage décontracté qui n'a que ceci d'inconvénient qu'il est à côté de la plaque côté compréhension (1), je vous suggère de vous auto-congratuler et de vous inviter à tour de rôle à vous faire une super soirée avec Bad Taste en boucle (oui, le chef d'œuvre dont on parle et qui vous a fait disjoncter dans le plus pur style binôme).

Sérieusement, je pense que l'on n'a pas grand chose à se dire, donc si vous souhaitez continuer sur ce mode ultra-marrant et continuer à vous la jouer "j'ai vu le film 40 fois tellement il est top que même que regarde comment qu' j'écris comme j' parle", il est fort probable que ça tourne court.

Au moins pour Rafik, ce serait sympa pour son forum.

(surtout que l'on n'a même pas évoqué ces films géants et immortels du grand cinéma que sont Goblins et Howard the duck - gardez-en pour plus tard...)


Bonne nuitée, il va sans dire, cher monsieur.







(1) quand vous écrivez "que je ne suis pas censé connaitre"... vous avez lu ça où, dites ? Vu que le commentaire du début ne s'adressait pas à vous et n'avait pas vocation à débusquer les trolls (ou alors je me fais vieux, et ça devient machinal avec le temps), du coup je suis inquiet pour vous: si vous lisez des trucs inexistants, il est possible que ce ne soit pas seulement à cause du manque de sommeil.
Cher Canard,

relisez l'échange avec en tête que Bad Taste est vraiment considéré comme un chef d'oeuvre par les cinéphiles. Vous verrez que Sonocle n'avez au départ pas compris le 2nd degré du premier message pour cette raison (je dois avouer que moi non plus), qu'il vous a ensuite répondu sur le même mode sans aucune insulte mais avec une reference à Bad Taste (le vomi)... que vous n'avez pas compris ! (faute d'avoir vu le film ?)

Seul nicco vous a répondu d'un ton agacé par la condescendance avec laquelle vous avez l'air de considérer Bad Taste.
C'est surtout par la condescendance avec laquelle il considère ses interlocuteurs, en fait.


Mais quand on a besoin de 3 feuillets pour expliquer du "second degré", c'est que nous sommes sûrement des esprits inférieurs.
En fait, que Bad taste soit considéré par certains cinéphiles (pas les cinéphiles, Reda, ce qui voudrait dire tous) - comme un chef d'œuvre), c'est une chose.
Que Sonocle ne l'ait pas compris de cette manière, pourquoi pas (bien que, à la fin, c'était écrit "Trop la honte " en petits caractères, et il me semblait évident que dire que ce film regorgeait d'effets spéciaux hallucinants était en soi ironique... bref passons).
Donc bref histo histoire de recadrer:
1) je déconne sur un film en quelques lignes, ce qui avait pour moi le but d'alléger un forum où visiblement des commentaires disparaissent mystérieusement, et où l'ambiance est un poil bien tendue par endroits.
2) Sonocle me signale qu'effectivement il ne comprend pas mon commentaire, et va se demander "d'où il sort" en me tutoyant et en me résumant le sujet de la chronique.
3) Je lui fait comprendre que le tutoiement ne me convenait pas dans ces conditions, et lui réponds sur le même mode concernant le film, en me demandant s'il a vu le film, du coup (vu la description au second degré que j'en ai faite -> l'incompréhension originelle).
4) Sonocle me fait comprendre qu'il a vu le film, au moyen d'un scène racontée, en me signalant qu'il était ravi de ne pas m'avoir connu (ravi de même, vu le résultat) sur le mode "je te tutoie parce-que j' fais comme je veux-on touche pas aux films cultes-ravi que ça t'emmerde ".
5) Arrivée de nicco, qui sait que Sonocle est un initié, que donc forcément il a vu le film 10 ans avant moi (traduction: va pisser ailleurs, lui sait de quoi il parle), puisque le film est tellement un must qu'il se demande même comment j'ose l'évoquer devant une telle foule de connaisseurs, dans le forum d'une chronique liée au cinéma. Et aboutit à une conclusion de condescendance de ma part, sans même se rendre compte qu'en six lignes, c'est précisément lui-même qui se livre à ce petit jeu.
6) réponse de ma part, où je suis plus qu'interrogatif sur ce mode de dialogue tronqué - et où j'en profite pour signaler à Sonocle que oui, j'ai capté la référence - ce qui, je pensais pourtant, impliquait que j'avais compris qu'il avait vu le film... - notamment sur le fait de me justifier sur ce que j'écris, après avoir déjà précisé sur quel mode était mon premier commentaire: ce qui commençait déjà à me gonfler un peu, vue l'importance du sujet, vue l'heure, mais surtout aussi, vues les conclusions effarantes du tandem à partir de rien.
7) retour de Sonocle, qui minimise son "ravi de ne pas te connaitre ", mais maximise à outrance des lignes au second degré, tout en m'expliquant pourquoi nicco n'était pas content que je ne paraisse pas gentil avec un film (un film, bordel !), et continuant sur le tutoiement malgré la tension - sur son mode j' vois qu' ça t'emmerde, pas de raison de m' priver - pour finir par me qualifier de "boulet" - mais qu'en fait non "on est cool" - bien que "t'es tellement plus fort que moi avec ton second degré anxiogène (...) - et puis "pourquoi que c'était du second degré" que (d'ailleurs) "je refuse de l'expliquer" [là, bien qu'énervé mais aussi, bien qu'étant lent au démarrage, j'ai enfin compris qu'il se payait royal ma tête] et c'est parti pour des pseudos questions censées expliquer comment je peux être aussi con.
8) Bien que sans espoir, je lui réponds - cette fois sur son mode - que son manque de respect et ses commentaires me gavent complètement, qu'il aille troller un autre forumeur si ça lui chante.
9) Votre arrivée, qui a le mérite de temporiser un peu. Vous me rappelez que Sonocle n'avait pas compris le 2nd degré (et vous non plus), bon en ce qui le concerne j'avais compris. Outre le fait que Bad Taste ne soit pas considéré par un chef d'œuvre par tous les cinéphiles, je pense que vous n'avez pas bien lu son commentaire de 02h10, notamment les termes employés et la façon dont il s'exprime, qui dépassent très largement le mode ironique que j'employais jusqu'à cette réponse. Ni que je lui avais répondu avoir saisi son allusion, impliquant (là aussi je pensais que c'était limpide) que j'avais (donc) vu le film -> sinon je n'aurais pas compris son allusion.
Quant à nicco, j'ai dit plus haut en quoi son propre jugement reflétait parfaitement le travers qu'il a prétendu me trouver - et d'ailleurs, ô surprise, il remet ça ci-dessus.
En ajoutant un phrase d'une bêtise telle, qu'elle peut donner à penser que son pote (qui rappelons-le a 10 années d'avance de cinéphilie sur moi) ne m'a pas poussé à tenter d'expliquer, vu ses propos, pourquoi en fait il en venait à disproportionner l'esprit de mon post de départ, qui n'en demandait pas tant.
Suggestion à nicco: plutôt que vous la jouer victime, relisez donc un peu votre binôme du moment, ainsi que votre propre commentaire plus haut, et vous aurez la réponse à la question que vous vous gardez bien de vous poser: qui considère l'autre comme un esprit inférieur, parce-qu'il a tourné en dérision un simple film.
Ce "quatrième feuillet" ne sera peut-être pas superflu, du coup.
Mais je m'en voudrais de m'en expliquer encore, alors qu'on me l'a expressément demandé (une citation vous manque ?).
Essayez en mode "bonne foi", nicco, et ne lisez pas seulement ce qui vous arrange ci-dessus. Ça vous évitera des jugements à l'emporte-pièce.

Salutations, Reda.
Les véritables cinéphiles ont au moins la capacité de reconnaitre qu'un film tourné en amateur le week end qui a autant d'impact et qui lance la carrière d'un artiste comme Peter Jackson n'est pas un film comme un autre, et encore moins un film dont on se moque.
Ce n'est pas un film comme les autres, certes.
Encore moins un film dont on se moque.. quitte à me répéter, le post de départ ne se moquait pas du film en lui-même, il ne faisait qu'énumérer une suite de critères habituels dans des films bien moins atypiques et beaucoup plus conventionnels, mais il ne jugeait pas le film quant à sa qualité...
Et d'ailleurs, on peut se moquer d'un film, d'un groupe de musique, d'un style de vêtements: seul un censeur déciderait par simple autorité quel film mérite d'être moqué, et pour quel film cela est interdit - ou vivement déconseillé.
Mais là n'est pas la question, encore une fois.
Un véritable cinéphile sait aussi plaisanter sur les sujets de sa passion, car sinon, il se prend trop au sérieux rien qu'à penser qu'il dispose de capacités que d'autres n'ont forcément pas - ce qui peut-être faux, tout dépend des individus, il me semble.
Tout ça, ce n'est que du cinéma, en fin de compte.
Maintenant on m'accuse de plein de chose que j'ai pas dit. J'ai jamais traité ce monsieur de boulet , j'ai juste dit qu'il faisait peut-être semblant d'en être un pour sa blague).

J'ai jamais voulu passer pour un iconoclaste , j'essayais d'expliquer pourquoi Nicco peut se fâcher contre quelqu'un qui fait du second degré , comme par exemple quand quelqu'un le fait à but d'exclusion (d'où des termes comme "anxiogène" pour caricaturer ce genre de personne que Nicco n'aime pas lire qui ont tendance à utiliser ce genre de terme pour faire style)...et j'ai bien précisé que si ce n'était pas le cas , j'étais prêt à le croire.

Je me suis jamais vanté d'avoir vu le 40 film fois , j'ai juste fait une référence au film pour et j'ai fait comprendre que malgré avoir vu le film, je comprenais toujours pas la blague (en partant du principe que la blague était une référence au contenu du film , ce qui était en quelquesorte vrai).

Parce que Bad Taste est un vrai bon film malgré ses faibles moyens alors il était impossible que je pige ne serais-ce qu'une once de second degré quand quelqu'un dit du bien de Bad Taste. Donc ouais, à part si il y a des gens ici qui considèrent pas Bad Taste comme un vrai bon film qui mérite qu'on regarde au delà ses faibles moyens , personne n'allait voir de second degré dans ton post.

T'aurais remplacé Bad Taste par un film d'horreur moins défendables ( à part comme plaisir coupable) genre "Basket Case" , "Leprechaun" , voir même "Troll 2" ou "Nudist colony of dead"(ça existe...) , il aurait été certains qu'on aurait tous rit à gorge déployé sans se poser de question. Mais tu as pris Bad Taste et c'est déjà plus difficile.

Enfin voilà, aucune animosité ni rien de ma part. Juste une histoire de malentendu.
Désolé si tu t'es senti offensé ou que t'avais l'impression que je glissais pleins de petites remarques sournoises cachés , alors qu'en fait ce n'était pas du tout le cas.


ps : j'ai dit "que je suis pas censé connaitre" parce que tu as dit "comme vous auriez pu le deviner si vous aviez vu le film en question". Dans ce que j'ai interprété , c'est comme si tu partais du principe que si j'avais pas compris ta blague , c'est que j'avais pas vu le film. C'est tout.
Pour faire simple et ne pas me paraphraser ci-dessus, je ne dirai qu'une chose:
Si j'ai envie d'écrire au second degré sur Bad Taste, je le fais. Ce n'est qu'un film, aucun film n'est intouchable, malgré ce qu'en disent les puristes.
Et oui, je vous fiche mon billet qu'il y a au moins autant de gens qui ont vu le film, qui ne considèrent pas forcément le film comme "un vrai bon film" - mais ça c'est une autre histoire, vu que je ne juge même pas le film dans mon premier post.

Et je vous suggère de ne pas opter pour le tutoiement systématique: vous avez constaté à quel point un banal commentaire peut-être déjà mal interprété... je vous confirme que ça n'aide pas non plus à clarifier votre propos.
Je crois déjà connaitre la réponse, vu que mes allusions ont été sans effet sur ce point précis.
À vous de voir.

Mais puisqu'il s'agit d'un malentendu, alors OK - balle au centre.
Les films ne sont pas intouchables, mais il y en a qui ont réussi à mieux faire valoir leur mérite que d'autre au fil du temps jusqu'à rendre évident leurs qualités objectives et l'importance qu'ils ont dans un tel contexte culturel , d'autant que certains sont devenus des porte-étendards pour le mouvement auquel ils appartient.

L'échec de votre blague est relié au fait que vous avez omis ce paramètre concernant Bad Taste et vous auriez eu le même résultat si à la place de Bad Taste, vous aviez Halloween , Evil Dead , la nuit des morts-vivants ou Massacre à la Tronçonneuse, films dont l'impact cinématographique ont put être jugé avec le recul comme important dans l'Histoire du film d'horreur moderne , en plus d'avoir révélé au monde le talent de réalisateur aujourd'hui célèbre comme Peter Jackson, Sam Raimi , Jonh Carpenter , Jonh Romero ou Tobe Hooper.

L'autre échec de votre blague vient du fait que vous avez ignoré que de tels paramètres pouvaient être important dans l'esprit de gens qui s'intéresse un tant soi-peu au cinéma d'horreur (même si celles n'aiment pas particulièrement les films précédemment cités, la plupart admet volontiers leur importance) , et que ces personnes allaient être très présente dans un article qui parle justement de cinéma d'horreur. Vos chances pour être soutenu dans votre tentative d'humour était minusculement faible, rendant ainsi votre justification sus-cité peu tenable.

Enfin il est estimé qu'en tant que réunion d'amateur ou intéressé du cinéma ; sinon l'article de R.Djoumi ne nous aurait pas intéressé , il est injuste de vouloir reprocher à vos interlocuteurs de prendre au sérieux des films qui le méritent amplement et qui représente par extension une certaine vision de l'Art et de la culture qu'ils sont prêt à défendre contre les plus médisant des auto-proclamés détenteurs du bon goût , ce qui manifestement n'est pas votre cas mais vu la fréquence et le nombre de ces personnes et la désinvolture de leurs capacités (de par leurs actions combinés) à ralentir tout effort de légitimité d'adhésion à des pans importants et/ou alternatifs de la culture et son aspect le plus populaire. Le cinéma , en plus d'être un passe-temps, est un organisme industriel mondialement majeur qui existe en dehors de l'appréciation de certains de ses spectateurs et qui véhicule avec elle des enjeux importants , d'où le sérieux Nicco concernant Bad Taste et ce qu'il représente au sein du corps cinématographique.

Je veux dire par là qu'il m'est difficile de croire que vous ne vous attendiez pas à de telles réactions d'incompréhension vu la convergence des paramètres en votre défaveur dans le contexte donné de votre commentaire. Mais après notre échange , il est certains que c'est en toute candeur (dans le bon sens du terme) que ces éléments vous ont été étrangers au moment de l'écriture de votre commentaire.
J'espère ainsi vous avoir apporté assez de retour positif malgré l'apparente désinvolture et la familiarité de mes propos précédents pour que vous prochaines tentatives de second degré concernant la citation d'un film soit plus fructueuses et suscitent l'adhésion de vos camarades commentateurs sur @si.

C'est sur cette note extrêmement formelle que je vous exprime mes souhaits les plus sincère de ne plus jamais être confondu , ainsi que moi et nos interlocuteurs, dans de pareil soulèvement de quiproquo et de malentendu à l'avenir.


ps : ne m'oblige plus jamais à parler comme ça de nouveau , ça fait mal aux doigts. :p
pps: ce smiley ":p" qui ponctue mon ps indique que ma phrase est à caractère taquin non-condescendant
ppps : mon pps est à caractère taquin non-condescendant qui fait semblant d'être condescendant Ce ppps aussi.
pppps : nous avons atteint les limbes. Il nous faut un kick pour remonter au niveau précédent et placer l'inception dans le coffre-fort. Moi, j'ai un japonais à sauver.
il est injuste de vouloir reprocher à vos interlocuteurs de prendre au sérieux des films qui le méritent amplement et qui représente par extension une certaine vision de l'Art et de la culture qu'ils sont prêt à défendre contre les plus médisant des auto-proclamés détenteurs du bon goût (c'est celui qui le dit qui y est ?) ,

ce qui manifestement n'est pas votre cas mais vu la fréquence et le nombre de ces personnes et la désinvolture de leurs capacités (de par leurs actions combinés) à ralentir tout effort de légitimité d'adhésion à des pans importants et/ou alternatifs de la culture et son aspect le plus populaire. (la culture la plus populaire, ce n'est pas des films d'horreurs vu par une petite minorité de fans du genre, c'est "camping" ou "bienvenu chez les ch'tis)

Bref, c'est la lutte d'un élitisme contre un autre, en encore plus intolérant j'ai l'impression, vu la nature des débats.
"c'est celui qui le dit qui y est ?"
Bah non, vu que je n'inclue pas Fan de canard dans de tel propos mais qu'en fait c'était un mal entendu.

"la culture la plus populaire, ce n'est pas des films d'horreurs vu par une petite minorité de fans du genre, c'est "camping" ou "bienvenu chez les ch'tis"
Non, les films d'horreurs sont de la culture populaire. Les arcanes de l'horreur ne sont pas impénétrables et il est de prime abord facile à aborder. Il tient ensuite à quiconque le veut de creuser plus loin dans la source de son horreur et de ses procédés , mais ce genre de film est par essence accessible à quiconque veut ne serais-ce qu'avoir la frousse , quelque soit l'origine, le milieu social ou les centres d'intérêts de ces personnes...ce qui n'est pas le cas de tout les films (on a d'ailleurs même parlé de CSP+ et autres démographies spéciales dans l'émission sur les comédies US).

Après concernant vos exemples avec "camping" et consort ,vous n'avez qu'à comprendre qu'il y a de tout dans la culture populaire et qu'un film d'horreur est potentiellement pas moins rattaché à la culture populaire qu'une comédies avec les derniers stars du one man show (après personnellement, vu le peu d'attachement que je porte à "camping" je parlerais plutôt de populisme ou de mode mais après on va dire que je suis un péteux). Ou alors je comprends pas comment à travers l'Histoire du cinéma , beaucoup de films d'horreurs sans star ont réussi à faire péter la box-office avec autant autant de force qu'une grosse comédie avec les derniers phénomènes de la tv dans les rôles principaux, sans parler que les vidéoclubs sont tous bien content d'avoir leurs rayons horreurs.

Et merci de ne pas me donner de mauvaise intention , je ne cherche pas substituer un forme d'élitisme pour une autre. Je rêve juste d'un monde où dire que Spielberg a très bien sut transposer les codes de mise en scène de la Nouvelle vague dans des œuvres d'horreurs et de science-fiction à succès ne vous fera pas passer pour un hurluberlu ridicule dans les sphères d'amateurs de cultures. Pas vous ?
Je rêve juste d'un monde où dire que Spielberg a très bien sut transposer les codes de mise en scène de la Nouvelle vague dans des œuvres d'horreurs et de science-fiction à succès ne vous fera pas passer pour un hurluberlu ridicule dans les sphères d'amateurs de cultures. Pas vous ?

Je ne vois pas ce qui vous empêche de le dire.
Et je ne vois pas pourquoi vous seriez pris pour un hurluberlu, de prime abord.
Cette proposition est tout à fait défendable.
J'en connait beaucoup qui aimerait être à votre place , alors.

Ce monsieur par exemple :
Comme par exemple lors de cette soirée où j'ai discuté une heure avec un gars, un étudiant, artiste et plein d'idéaux. Je ne sais trop comment, on en est venus à discuter de Spielberg. Il me soutenait que c'était mauvais, commercial, etc.
Je défendais plutôt l'inverse, essayant d'étayer mon propos avec un exemple connu : Les Dents de la Mer. J'ai longuement tenté de démontrer les qualités de la réalisation, du montage, de l'aspect expérimental de la façon de mettre en image certaines séquences, le tout en arguant qu'un simple requin en plastique ne suffit pas à rendre phobique à l'eau une planète entière tout un été.

Bref, j'essayais de différentes manières de lui montrer l'intérêt cinématographique réel de Spielberg, au-delà de l'aspect financier. Et au bout d'une heure, alors qu'il en avait marre de donner des coups de pied dans le mur tant ses arguments étaient faibles et niais, il avoua : "Roh ! C'est Bon ! Je n'ai vu aucun Spielberg de toutes façons".

Une heure. A parler dans le vide. 60 minutes.

Après c'est (presque) vrai les critiques et les gens qui veulent être du coté du bon et noble goût on fait du chemin concernant leurs opinions sur Spielberg (la preuve, ils ont adorés Indiana Jones 4...ola...) , mais des moments où l'on a l'impression de se faire prendre pour une nouille qui confonds PQ et parchemin , j'en ai connu pas mal...rien que par le fait j'ai osé vanter les mérites de dessins animé japonais qui n'étaient pas du Ghibli, du Kon ou du Otomo. Alors je vous raconte pas pour le reste.

L'échec de votre blague est relié au fait que vous avez omis ce paramètre concernant Bad Taste et vous auriez eu le même résultat si à la place de Bad Taste, vous aviez Halloween , Evil Dead , la nuit des morts-vivants ou Massacre à la Tronçonneuse, films dont l'impact cinématographique ont put être jugé avec le recul comme important dans l'Histoire du film d'horreur moderne , en plus d'avoir révélé au monde le talent de réalisateur aujourd'hui célèbre comme Peter Jackson, Sam Raimi , Jonh Carpenter , Jonh Romero ou Tobe Hooper.

Sale geek ;) arrête de jouer à Doom, George Andrew plutôt ;)
Doom je veux bien mais pas Daikatana , alors...
(c'est vrai qu'il manque un bouton "modifier" permanent dans ces commentaires ;) )
L'échec de ma blague, c'est que deux commentateurs qui pensent être parmi les meilleurs dans leurs domaines, quels qu'ils soient, en font des caisses autour d'un commentaire au second degré et qui, même après leur avoir précisé que c'était du second degré - à leur demande - et pourquoi ça l'était, essaient de sortir leur puits de science de ce qui fait un bon d'un mauvais film, parce-que le post qu'ils n'ont pas compris - pardon, l'ensemble des cinéphiles - a eu le malheur de citer un film - que dis-je ? un monument lequel, selon ces deux éminences, est posé sur un piédestal avec des bougies autour, qu'il convient évidemment d'entretenir afin que les flammes ne s'étouffent pas; ainsi que de virer les mauvaises herbes (-> c.à.d. votre serviteur) qui ont l'outrecuidance de le malmener quelque peu.
Et de juger ces propos en faisant comme s'ils avaient été véritablement importants dès le départ, et vas-y pour la condescendance et tout ce qu'il est possible de lire plus haut...

Voyez ? moi aussi je peux faire dans l'analyse théâtrale à 2 balles et décréter ce qui est comme ça et pas autrement.

Pour résumer la suite, je dirais que d'une) vous pouvez prendre au sérieux les films que vous voulez mais que de deux) c'est ma liberté à moi de déconner sur tel ou tel film, sans avoir à me justifier devant vous ou nicco.
Je n'ai demandé à personne de me "soutenir", contrairement à ce que vous semblez croire (depuis quand on a besoin d'une équipe dans ce cas de figure, d'ailleurs ?).
Vous avez extrapolé tout seul comme un grand en alignant les contre-vérités à un cadence surprenante - mais peut-être n'avez-vous pas complètement récupéré votre sommeil.

Enfin, ces "telles réactions", comme vous les habillez élégamment sont surprenantes, car en vous mettant à l'abri derrière votre piédestal de film, vous deux en avez profité pour dégainer l'artillerie à partir de n'importe quoi, même après vous avoir expliqué que le post premier n'était pas sérieux.
Donc, contrairement à vous apparemment, je n'ai pas besoin de "l'adhésion" de tierces personnes pour écrire ce dont j'ai envie sur le forum.
C'est commode pour vous de parler de mon commentaire comme d'une "tentative" de second degré, mais sachez que le fait que vous ne l'ayez pas compris (ce qui est votre droit) ne veut pas dire que ce n'en était pas un. Qu'il soit compris ou mal compris, peu importe, l'important était que vous et votre collègue en ayez fait des tonnes à des fins de discrédit. D'ailleurs vous tentez mine de rien d'achever le clou jusque dans votre commentaire ci-dessus...

Malheureusement, vous êtes tombé sur os, ce n'est pas grave, ça arrive, mais pour finir avec quelque souhait très sincère de ma part, c'est justement de ne pas me coller sur le dos vos propres travers à des fins de polémique stérile.
En clair: l'esprit de "supériorité et de condescendance", dans mes posts, sont bien moins évidents que dans vos propos écrits plus hauts, bien que je comprenne que cela vous arrange, vous et nicco, de croire le contraire.

Et je ne peux qu'être d'accord avec vos souhaits les plus sincères, en précisant que ce "soulèvement de quiproquos et de malentendus" aurait pu s'arrêter de lui-même cette nuit-même après mon commentaire de 00h06.

Il faut croire que parfois, c'est plus fort que soit, pas vrai ?
Cela s’est produit respectivement dans les films Haute tension, La Horde, A l’intérieur, Frontière(s), Martyrs. Et, sauf erreur, vous êtes moins de 80 000 personnes en France à avoir souhaité découvrir ces délices (que nos collègues américains appellent le «lesbian chic») sur un grand écran.

Pas de commentaires, juste des faits.

D'abord les sources : Comme au Cinéma, Cinefeed, qui prennent eux-mêmes leurs chiffres chez CBO-boxoffice.com, site sur abonnement réservé dirons-nous aux professionnels (à 9500 roros HT l'année, il faut en avoir l'utilité...)

Ensuite :

Martyrs

Cumul IDF : 23 461 entrées
Cumul France : 89 968 entrées

Haute Tension
110 000 spectateurs cumulés France
(pas de résultats plus précis la plupart des sites de compilation de données ne prennent en compte que les années les plus récentes)


La horde
119 copies

Cumul Paris: 20 000 spectateurs
Cumul France: 59 000 spectateurs

A l'intérieur

108 copies

Cumul Paris: 24 000 spectateurs
Cumul France: 71 000 spectateurs

Frontière(s)

92 copies

Cumul Paris: 26 000 spectateurs
Cumul France: 100 000 spectateurs

Total : 429 968 spectateurs pour l'ensemble des films.

Et même si dans le papier, il est dit, un peu plus loin (c'est ce qui m'a fait tiquer, l'opposition entre les deux) :

(la plupart de ces films n’ont pas dépassé les 100 000 entrées)

Pourquoi donc ce chiffre de 80 000 ? Ce n'est pas une erreur de virgule...
C'est étrange, je dois faire partie des 80000 : j'ai vu tous les films cités dans cet chronique avec un plaisir coupable toujours renouvelé. Merci Rafik, je me sens moins seul !
Un autre exemple : Enter the Void de Gaspard Noé, même pas entendu parlé ici et pourtant salué outre atlantique ici par exemple
je peux dire un truc...?
et puis non !
pour être voyant, je me suis fait voyou.
serai-je donc aveugle et sourd..?
sécheresse des afficionados, psychologie à toutes les sauces, technologie et technique pour art, sensibilité ténue
tout ça manque un peu de poésie pour défendre son bout de gras...
... alors, muet derechef...
J'en ai assez qu'à Arrêt sur images, on ne voie le cinéma qu'à travers le prisme du genre (science-fiction, comédie américaine, cinéma bis, film d'horreur, pour citer les genres évoqués par Rafik Djoumi sur le site). Il existe aussi un cinéma qui fait éclater les règles des genres préétablis ou s'écarte de tout genre défini. Souvenons nous de la leçon de Renoir qui prônait le mélange du drame et de la comédie dans La Règle du Jeu.
Les citations au début de l'article (Benjamen Rocher, Xavier Gens) sortent d'où? Interviews faites par Rafik Djoumi? Et la citation qui commence par "mais il est clair pour eux.../...", qui s'exprime? Pourquoi les guillemets, l'italique?

La notoriété à l'étranger peut nous ouvrir les yeux sur un talent incompris de l'intérieur, mais cela peut aussi être un baratin de "technique de com", ou bien un phénomène dû à des préjugés caricaturaux (je ne sais plus quel chanteur français, sans aucune carrière ni tentative de carrière hexagonal, est une vedette au Japon). Patricia Kaas plait aux pays de l'est. Moustaki au Brésil.. C'est comme ça, grand bien leur fasse, on ne va pas se mortifier pour autant sur nos goûts propres.

Les circuits du cinéma ne me plaisent pas. Ce qui sort ne me semble jamais à mon goût. Je n'arrive pas à trouver un critique sur qui me caler pour choisir sans risque. Et je m'aperçois trois ans après en empruntant à la médiathèque qu'il y a de bons films qui m'échappent. Donc il y a à redire car je ne dois pas être la seule insatisfaite à propos du cinéma et pareil pour la chanson, le théâtre, les livres, mais la démonstration de Rafik Djoumi nous entraine dans des contrées lointaines où on le suit à tâtons.
Un article intéressant sur les difficultés de production de films d'horreur (fantastiques) en Chine.

Pour les non-anglophones et les fainéants, la censure impose une explication rationnelle aux films, alors que les oeuvres littéraires desquels ils sont parfois adaptés sont souvent plus ambigües. D'où souvent une explication finale très bateau, du type "c'était juste un rêve", qui dénature et gâche le film.

http://www.danwei.org/film/yang_jian_horror_films.php
Superbe !

La dernière phrase "Mais..." mériterait d'être encadrée et envoyée au ministère de la culture. In fine ce qui s'exporte le mieux c'est la culture geek ? Ah Ah ! (/Nelson/).
Houa, un énorme merci pour ce papier, Rafik, je fais partie du public de ce "genre", il y a un certain nombre de films que j'ai volontairement laissé passer ces dernieres années, Frontires, Martyrs en particulier, en me basant de fait sut la critique presse et sprectateurs glannée sur le net, et je trouve cet approche par l'internationnale tres interressante. Je pense que ce qui caractérise aussi des réalisateurs comme Aja, c'est que tout simplement ils ne résonnent pas pour un public spécifiquement français. Je suis loin d'etre convaincu par "Haute tention", je trouve le "twist final" totalement foireux, en revanche sa reprise de "la coline a des yeux", c'était brillant.
Content d'entendre parler de Maléfique, que j'avais été voir en salle un peu au pif, avec un grand plaisir.

Je ne suis pas sur de lire le reste du forum par contre, j'ai comme l'impression qu'on va y revoir les même messages que sous chaque texte de Rafik ...
Rafik je vous aime !!!
Merci pour cette chronique Rafik !
Rafik : la différence qu'il y a, je le pense à titre personnel, entre le cinéma de genre et le cinéma traditionnel français et qui fait que les étrangers considèrent cette vague comme une vague d'auteur, c'est que le premier possède à la fois un scénario et une thématique quand le second fait de sa thématique son scénario.

Un exemple tout con qui me vient à l'esprit :

Pour parler de l'adolescence, on nous sortira LOL avec sophie marceau.
Pour parler de l'adolescence, Otomo a fait Akira.

Mais au final on nous parle de la même chose : la rébellion contre l'autorité, l'irresponsabilité parentale, le corps qui change/mute, la sexualité, les rêves inasouvis, les parents qui font porter leurs rêves sur les épaules de leurs enfants, etc..

Les amateurs du premier film trouveront ça très bien que tout soit au premier plan, que l'histoire soit bateau, du moment qu'on la comprend et qu'elle est simple et agréable. Ils trouveront Akira violent, dénué de sens, et ne verront pas les thématiques cachées derrière le scénario.

Les amateurs du second film le trouveront génial qu'on se divertisse avec une histoire mais qu'on oublie pas de parler de choses essentielles, humanistes et universelles. Mais ils trouveront LOL trop premier degrès, moralisateur, partisant d'une idéologie normative et clichée, et surtout prévisible scénaristiquement.

Le jour où nos élites qui décident ou non de nous financer le cinéma comprendront qu'on est pas obligé de se faire chier et de décalquer le réel pour s'instruire, peut-être qu'on verra un peu plus de diversité. Ayant été sur des tournages cet été pour des films très "genre" justement, je fus surpris que tous les réalisateurs me sortent les arguments du CNC pour le refus de financement : "scénario lourd et inintéressant", "Malsain et sans intérêt" reviennent souvent.
Je dois être bizarre, j'ai vu tous les films cités par Rafik dans l'article, et je les ai aimés en plus !
Pourtant ils sont d'un malsain (à part la Horde qui est vraiment drole) !
Why not évoquer ce type de cinématographie, mais le problème est que 70% de l'article est consacré à l'étude du nombre d'entrées, des ventes de dvd ainsi que des recettes. Quelques lignes sur les influences communes de ces réals c'est très peu. Est ce que Xavier Gens est aussi influencé que Argento par Hoper je ne sais pas. Est ce que tout ces réals ont envie de faire avancer le cinéma dans un même élan pas sure.
Après reste qu'il est toujours intéressant de garder un oeil ouvert aux aux ovnis! Quentin Dupieux en est le meilleur exemple!
Article instructif mais franchement je n'aime pas du tout ce genre de film.
Tiens, mon post élogieux a disparu, sûrement parce que je répondais à un gros troll.

Donc, je persiste : oui, cet article m'a plu et intéressé. Non seulement cela ajoute un peu d'épaisseur à ma maigre culture cinématographique, mais c'est un véritable plaisir à lire.

Maintenant, je reste franchement pantois devant les interventions de certains du type "rendez-nous Alain" (non seulement ce n'est pas le propos, mais vu que ça ne le fera pas revenir, on comprend plutôt "virez Rafik" et, pour résumer ce qui a déjà été écrit, pourquoi tant de haine ?) ou, plus nombreux, du type "les films d'horreur, moi, personnellement, j'aime pas ça" parce que, ne le prenez pas mal, mais qu'est ce qu'on peut bien en avoir à foutre de ce type d'interventions à moins de cultiver le goût fadasse du hors-sujet ?
Merci en tout cas à ceux qui sont restés dans la ligne du propos et ont apporté de vrais éléments de réflexion.
Je résume ma sensation au sortir de l'article : merci beaucoup, il était nécessaire de faire le point là-dessus.

J'ai appris quelque chose aujourd'hui, et ce n'est pas peu de choses.
Merci pour cette chronique super intéressante. Si je comprends bien, à la vue rapide de certains commentaires, rien d'étonnant à ce que ces films et plus généralement cette culture ne marchent pas en France, patrie toujours un peu réac'.
Amateur (entres autres) des "films de genre", je n'avais pas été particulièrement convaincu par ces réalisateurs français jusque... Martyrs! Un très grand film, dérangeant et envoûtant comme un Pasolini, un Lynch ou un Haneke.

Merci Rafik pour ce papier très instructif!
Pour ma part je suis très agréablement surpris de voir un article traitant du cinéma extrême français sur @si ; merci Rafik !

J'espère sincèrement que les commentaires de quelques asinautes ayant une idée très arrêtée de là ou commence et ou s'arrête la culture ne freinerons pas ce genre d'initiatives...
mauvaise ambiance sur ce forum...
pas moyen de s'engueuler gentiment ?
J'ai vu "A l'intérieur" avec Béatrice Dalle au Cinéma . La projection de ce film
était proposé exclusivement à partir de 22h . Il faut admettre que dans ce huit
clos , le gore est à son paroxisme ! C'est réellement dérangeant mais il faut noter
quand même la réussite de ce film qui bouscule pas mal les lignes . J'ai raté "Frontières"
dont j'avais vu la bande annonce qui avait l'air très prometteur dans ce style .
Il faut reconnaitre le mérite de ces réalisateurs qui osent réaliser ces films . Je ne vois
pas pourquoi la France serait privé de ces talents et que ce genre de film serait uniquement
le fait des américains (Saw - Hellraiser , ect..) ou des japonais (The Grudge - The Ring , ect..)
Je pense que c'est une fois plus l'oeuvre de ces critiques francais intello du cinéma considérant
ce style de film uniquement comme un divertissement pour ado prépubères en mal d'émotions fortes !!
Ces mêmes critiques qui sont souvent des pseudos acteurs de 3ièm zone frustré et revanchard
qui vomissent sur les films qu'ils considèrent ne pas faire partie de leur microcosme de critique parisien
nombriliste .
Bref vive le cinéma gore (ou appeler ca comme vous voulez) francais et qu'on laisse ces réalisateurs
s'exprimer normalement . Les étrangers reconnaissent nos films gores , eux .....
Je n'ai pas lu l'article...
... mais rien que les affiches présentées ça ne m'emballe pas. Mais alors pas du tout.
Maintenant je vais lire l'article.
Petit message destiné au modérateur de ce forum :

- que vous supprimiez les messages insultants est une chose

- que vous caviardiez en même temps les messages de gens qui ne font que donner un avis (randal) me paraît quelque peu exagéré...
Certes son avis était critique sur la présente chronique, mais ne contenait pas, que je sache, de grossièretés.

Que ce bon Reda prenne l'expression "prendre des vessies pour des lanternes" pour une insulte, c'est compréhensible, en revanche que le surveillant en chef en fasse autant m'inquiète beaucoup ...

Merci de votre attention.
Je ne comprendrais jamais ceux qui trouvent intérêt au cinéma d'horreur.

Pour moi, il s'agit vraiment de la bassesse ultime de l'esprit, ce divertir à voir l'horreur et la souffrance mise en scène, ce sont pour moi les même il y a 2000 ans qui se satisfaisaient du festin des fauves dans les arènes romaines...

Je ne remet pas en question le droit à ces réalisateurs de réaliser ce type de film, c'est leur droit le plus sacré, sauf que je comprends pas pourquoi mon avocat me dit que je ne peux pas éditer mes mangas pour adultes sous prétextes que les filles qui sont dedans ont l'air un peu trop jeunes... alors que ces réalisateurs peuvent éventrer autant d'enfants qu'ils veulent ça ne posera jamais le moindre problème.
C'est quoi ces films de daube ? On avait déjà eut droit aux nanards ricains sans aucun interêt ... c'est quoi la suite ? Le porno ?
Oui Gavroche a bien raison, Alain nous manque déjà.
Pour la modération sauvage, ça aurait été sympa d'y aller plus doucement. J'avais pris mon temps pour écrire un truc m'enfin bon
J'aimerai quand même comprendre d'où vient ce déferlement de haine anti-rafik (et plus largement anti-culture populaire) qui suit chacun des articles de monsieur Djoumi?
Juste un mot pour remercier Rafik Djoumi de ses chroniques iconoclastes et brillantes. Une recrue de choix pour @si! J'adore!
Rafik : en tant que lecteur assidu de Mad Movies depuis 20 ans, on peut développer les raisons de cet embargo français.

La réalité de notre cinéma est malheureusement désormais qu'une très grosse partie est financée par les sociétés de production télévisuelles.
=> il va de soit avec ce postulat qu'il est plus facile de produire une comédie pour un 20h30 sur TF1 qu'un film comme Martyr...

Canal + a pendant des années assurer une partie du financement de certains films de genre, grâce à sa politique d'abonnements et son type de spectateurs qui était plutôt "différent" de celui regardant le JT de JP Pernault.
Mais là encore, la chute de son nombre d'abonnés lui a fait revoir cette politique et Canal+ réoriente désormais plutôt ses crédits vers le financement de "série de genre" (qui sont d'ailleurs également des succès à l'étranger).

Pour produire désormais un film de genre, il faut donc soit tomber sur un cinéphile au nez creux (genre Luc Besson qui a produit avec sa société EuropaCorp le très bon Haute Tension), soit chercher des financements multiples à l'étranger, soit carrément partir à l'étranger (A. Aja, réalisateur de Haute Tension, vient de finir l'excellent Piranha 3D aux States)...

Et pourtant... le cinéma de genre possède des joyaux qui nous interrogent sur nos valeurs, notre vision du monde et nos préjugés (Irréversible de G. Noé par exemple).
Peter Jackson par exemple a pu réaliser le film le plus gore du cinéma avec Braindead et un magnifique film intimiste comme Créatures Célestes. Guillermo de Toro a pu tourner Hellboy 1 & 2 pour nous pondre le tétanisant "Le labyrinthe de Pan".
Un des grands intérêts du cinéma de genre est de ne pas forcément prendre les spectateurs pour des idiots, de pouvoir manier les contres-pieds et de mélanger différents "catégories" jugés en France étanches comme le comique, l'horreur, l'aventure, l'action, le huit clos, le drame ou l'introspection.

Attention cependant à ne pas rêver sur la qualité même de notre cinéma horrifique hexagonale : pour un Haute Tension, combien de navets ?
Si certains films sont injustement oubliés, il est tout de même vrai que certains films manquent clairement de professionnalisme et virent des fois rapidement vers le portnawak...
Citation : " Avez-vous déjà vu Cécile De France réduire en bouillie le crâne d’un camionneur à l’aide d’une batte de baseball surmontée de fil de fer barbelé? Imaginez-vous Claude Perron jeter un frigo pour écraser la colonne vertébrale d’une jeune femme menaçante? Vous plairait-il de voir Béatrice Dalle plonger avec délectation un couteau de boucher dans le ventre d’une femme enceinte? Est-il concevable qu’Estelle Lefébure puisse aider un vieux néo-nazi à sectionner les tendons de cheville d’un jeune de banlieue? Accepterez-vous...... "

Avez-vous déjà vu ... ?
Non, jamais. J'aurais dû ?
"Haute tension, La Horde, A l’intérieur, Frontière(s), Martyrs. [...] (que nos collègues américains appellent le «lesbian chic»)"

ah bon ?

juste celle-ci, parce que c'est peut-etre la plus marrante et surtout ca ne sert a rien de perdre du temps ce week end, que je souhaite tres bon a tout le monde
J'imagine bien Daniel avec une grande cape noire et des dents de vampire.... Brrrr
et pis non, tiens...
J'ai rencontré Jaume Balaguero au festival de Gerardmer 2009 qu'il présidait. Son enthousiasme pour certaines oeuvres récentes m'avait extremement surpris, il avait l'air de penser que cétait l'étendard internationale de l'exception française. Et peut être pas à tort.
Une certaine élite détient et contrôle SA culture et se sert de l'alibi "cartésien" afin de décider que le Français n'aime pas rêver. Le peuple doit penser très intelligemment s'il est de gauche ou rire de bon cœur avec Clavier s'il est de droite. Mais rêver vous n'y penser pas !

Rêver c'est bon pour les enfants. Ces derniers imaginent n'importe quoi, que le monde pourrait être meilleurs, même après un cauchemar peuplé de tronçonneuses.

Allons Rafik, redevenez raisonnable quoi, cessez de nous égarer en digressant sur ces univers enfantins, c'est très justement puéril et anti-économique. Imagine t-on que le pays puisse un jour sortir de la crise avec de telles fadaises pseudo culturelles ? Un cinéaste français pourrait-il un jour vendre quoi que ce soit avec, je sais pas moi, un fille coincé dans un vaisseau spatiale face à un monstre, un couple poursuivit par un poid-lourd fou furieux ? Un romancier français pourrait-il vendre un bouquin racontant l'adolescence difficile d'un apprenti magicien ou d'une société futuriste droguée à la cannelle faisant du rodéo sur des asticots sur-dimensionnés ? Que nos éditeurs/producteurs nous préservent d'une telle déchéance !

Le redressement économique et moral de la France ne saurait passer par là.
Est-ce que le film "de genre" (j'ai du mal avec cette appellation) n'a pas systématiquement plus de succès à l'étranger que localement, d'où qu'il soit ? Est-ce que je me trompe, ou les succès de l'ex-nouvelle vague du cinéma fantastique espagnol, par exemple, ont été plus modestes en Espagne qu'au-delà de ses frontières ?
Juste pour le plaisir, avant les déchirements et le trolling : preums =).
Quant au reste, les films d'horreur me font très peur et je n'aime pas trop, et j'ai tant de classiques à voir, lire, écouter, que désolé Rafik.
Y'a des films sur les retraites ? Sur les présidents de l'Assemblée puschistes ?
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