113
Commentaires

Nathalie Heinich, couronnée par France Culture et Le Monde, accusée d'homophobie

Lauréate du Prix Pétrarque de l'essai 2017 pour son dernier ouvrage, la sociologue Nathalie Heinich est sous le feu d’une vive controverse. Plusieurs intellectuels marqués à gauche, ainsi que des militants anti-discrimination l’accusent d’homophobie. Et demandent dans une pétition que le prix, décerné par Le Monde et France Culture, soit retiré à la sociologue. En cause : un article de 2014 dans lequel elle prenait ouvertement position contre la PMA et le mariage pour les couples homosexuels. La sociologue, elle, dénonce une "prise en otage" du débat d'idées.

Derniers commentaires

et si on virait tous les chercheur(e)s utilisant, Freud ou Lacan, ces gourou incompétent, qui n'ont jamais guérit personne, mais entrainé les zintellos Francais dans un délire sur le sexe, la libido, jusqu'a oser affirmer que nos enfants ou que nous enfant avions une vie sexuel, cool pour les pédophile, un super argument dont ils se servent en France et qui marche bien (les juges mâles et blanc ne condamnent pas les viole mais meme plus la pédophilie), Ou que nous ne rêvons que de sexe, les recherches sur nos rêves, ne trouvent que 2% des rêves sont sexuel, sinon on s'en sers pour régler nos problème PRESENT, rien a voir avec l'inconscient qui nous parlerais ... des conneries d'un mec cocaïnomane et qui voulait surtout être connu; un Sarkosy en sommes. Ces zintellos sont tous dans l'erreur, ils analysent nos vies quand nous on a compris.
LE peuple de gauche, a compris en 2005 que la démocratie etait finie, et les classes moyenne elle en 2017, et les bobos , journalistes et chercheurs, quand Macron mettra les femmes voilé et les homos dans des camps ?
Faut supprimer le mariage et autres manières de payer moins d’impôts (PACS).
Et donner une aide financière directement à ceux qui élèvent un enfant.

(C’était la conclusion collégiale d’une petite conversation d’un vieux pique-nique asien. ;))

Et reconnaitre la parenté de ceux qui s’occupent bien d’eux, rajouterais-je.
Bien. Comme un parent aimant.
Pas comme des bourreaux tous-puissants.
Une salope de réactionnaire qui après avoir réglé ses comptes avec Bourdieu, a définitivement abandonné la sociologie au profit de la morale petite bourgeoise.

A dégager.
Je n’arrive toujours pas à comprendre que l’on passe tant de temps sur des sujets annexes.
Qu’est-ce que ça peut bien lui foutre que deux péquins et trois tondus homos se marient ?

En revanche, ni ces intellectuels, ni les Eugénie Bastié ne semblent se soucier de problèmes
de notre société autrement plus tragiques :

la maltraitance infantile, par exemple.

Sujet manifestement tabou, parfois éclairé au travers d’un fait divers spectaculaire (bébé dans le frigo).
Mais de nombreux enfants souffrent sans que personne ne le remarque.

Société perverse, oui.
Quelqu’un qui du haut de sa culture et de son intelligence continue de penser que l’homosexualité n’est qu’un choix de vie, un désir particulier, se délégitimise complètement à mes yeux.

Je pense, contrairement à ce qui est défendu, qu’il ne peut y avoir d’opposition au mariage pour tous les couples que fondamentalement homophobe.
Je propose qu'on lise l'extrait que je copie-colle de l'article et qu'on retire de l'objet le mariage entre personnes de même sexe et qu'on le remplace par le mariage entre deux personnes de "races" différentes.
Et l'on verra que dans certains contextes passés, ce texte était tout aussi fondé et que Nathalie Heinich aurait pu combattre aux côtés des défenseurs de l'Apartheid.

"Dans ce texte, Heinch épingle "l’égalitarisme", cette "confusion entre égalité et équité" et pointe cette "extension du domaine de l’égalité" qui, selon elle, "constitue une multiple perversion : perversion de la valeur d’égalité par l’égalitarisme, qui vide l’égalité de son appui sur l’équité ; perversion du droit, tordu afin de répondre aux désirs des individus ; perversion de la notion d’institution, qui se trouve réduite à une simple contractualisation (le mariage comme enregistrement contractuel de deux désirs individuels), alors même qu’est réclamée l’institutionnalisation, par le mariage, du contrat moral entre deux personnes [s]unies par un lien charnel[/s]." Derrière la poussée de "l’égalitarisme", Heinich pointe "une extension du domaine de l’individualisme". Elle écrit: "Assimiler un désir à un droit, une impossibilité à une inégalité et une inégalité à une injustice susceptible de motiver une accusation, relève d’un mode de fonctionnement psychique qui ne connaît d’autre modalité de transaction avec le réel que le fantasme infantile de toute-puissance opposé à une autorité forcément maléfique, et forcément coupable.""

Eh bien tout fonctionne à merveille et l'on doit interdire le mariage entre personnes de "races" différentes.

Madame Heinich a sa place au Panthéon des salauds avec Céline qui savait écrire mais été un antisémite invétéré et quelques autres racistes et homophobes dont on aurait espéré que la France se passa pour construire sa gloire en matière de littérature.
Aujourd'hui si on exprime une idée contre le "mariage pour tous" on est immédiatement qualifié d'homophobe.

La cohérence voudrait que la France d'avant 2013 soit également qualifiée d'homophobe.

Ainsi, de ces hommes politiques (et ceux qui les ont élus) qui n'ont pas eu le "courage" d'instituer ou de promouvoir le "mariage pour tous", avant cette date : les Jaurès, Clemenceau, Blum, De Gaule, Mitterrand, etc.

Tous des homophobes !
Si on en croit un flash-info d' Acrimed-News : RATP/Grève : les passagers pris en otage par la CGT ont été libérés par le GIGN et sont rentrés chez eux sains et saufs.

Tous nos hommages vont à l'information en continu et, bien sûr, à nos gardiens de la paix.
Toute personne qui parle de « prise en otage » à propos de tout et n’importe quoi me semble suspecte. A fortiori si c’est une « cause » qui est prise en otage.
En tout cas sa critique sociologique de l'art contemporain est parfaitement légitime et pertinente.
Et cette phrase est impeccable, mais un peu trop subtil pour les libéraux de mœurs ou d'économie (qui sont toujours l'un et l'autre à la fois) : "Assimiler un désir à un droit, une impossibilité à une inégalité et une inégalité à une injustice susceptible de motiver une accusation, relève d’un mode de fonctionnement psychique qui ne connaît d’autre modalité de transaction avec le réel que le fantasme infantile de toute-puissance opposé à une autorité forcément maléfique, et forcément coupable."
ah lala, le sujet à haute valeur polémique, propre à stimuler les chakras pendant l'été ! je dois avouer que je serais incapable de trouver quoique ce soit à redire à ceci : ""Assimiler un désir à un droit, une impossibilité à une inégalité et une inégalité à une injustice susceptible de motiver une accusation, relève d’un mode de fonctionnement psychique qui ne connaît d’autre modalité de transaction avec le réel que le fantasme infantile de toute-puissance opposé à une autorité forcément maléfique, et forcément coupable."" mais bon, juste à la fin, cette balle dans le pied et sa réaction sur "limite" est effectivement limite.
à part ça, j'aimerais savoir si on a rétabli de délit de pensée et le délit d'opinion en république jupitérienne et quasi bananière (quant au prix FQ, franchement, je suis d'accord avec un commentaire : qui s'en étonne ? des gens qui écoutent pas FQ, faut croire. je viens de couper le sifflet à finky - mais je le loupe jamais à cause de la goldberg avant ;-) comme quoi, sur FQ, faut savoir zapper et/ou faire son choix en podcast)
Je trouve déplacé ce procédé qui consiste à demander le retrait d'un prix pour cause de désaccord sur un sujet qui n'a rien à voir.

On peut ne pas être d'accord avec les propos de Nathalie Heinich, mais dans de cas on répond à ses arguments par d'autres arguments. Le procédé consistant à tenter de la discréditer comme ayant des propos indicibles relève à mon sens d'une forme de totalitarisme. Une faction a décidé des idées qui peuvent se dire, et ceux qui sont en dehors de leur foi doivent disparaître du débat public.
Ce que j'ai compris à écouter Mathilde Larrère, c'est que la Loi, encore actuellement, discrimine les orientations sexuelles non "orthodoxes".
J'ai compris (tout seul comme un grand) que la montée en volume de la protestation des discriminés tenaient de l'air du temps social et de la facilité à communiquer actuelle.
Je suis passé de "Mais bon sang! mais on s'en fout qu'ils soient pédés!" à " Mais bon sang! Appliquez les Principes de la République (Égalité en particulier) dans la Loi et foutez leur la paix".
Mais je m'interroge sur cette propension fanatique de la recherche de la "p'tit bête" dans le tout et le n'importe quoi de l'attitude quotidienne de gens, que la recherche de sensationnel de l'opinion et des media met en lumière, parfois à l'insu de leur plein gré.
Certains le cherche et en font métier (Zemmour par exemple) ça participe du Spectacle, d'autres j'en suis sûr aimeraient ne pas en faire partie.
En tout cas la question est y a-t-il des phobies interdites par la Loi et l'Opinion Publique et quel en est la liste?
Bon ça fait deux questions...
Les quelques extraits de l'article de Heinich m'ont bien chauffé.

Le mot perversion figure 4 fois dans l'extrait cité, et bien davantage encore dans son article, si j'ai bien compris. Quoi qu'elle dise, et sans verser dans la psycho de bazar, le choix de ce mot en dit long sur ses représentation mentales.

"choix d’identité" et "choix de pratique homosexuelle" : on comprend surtout qu'être homo c'est très bien à condition de rester au placard.
Le paragraphe sur le "fantasme infantile de toute puissance" est aussi un grand moment (elle devrait vraiment s'en tenir à la sociologie).
A priori, je ne vois pas de contradiction entre le prix décerné par France Culture et les positions visiblement coincées de cette sociologue. C'est bien sur cette station qu'officie Finkie depuis plus de 30 ans, et c'est bien là qu'il a récemment reçu Renaud Camus qui semble s'être juré de démontrer par sa seule existence la droitisation en cours dans le milieu gay et maintes fois dénoncée par Didier Lestrade, ou, plus récemment, par Jean Stern. C'est là aussi qu'officie Brice Couturier qui colporte des bobards... Bref, a priori, elle semble être plutôt être la 5ème roue du carrosse dans la Réaction.

Je peux comprendre une certaine critique de gauche du PACS ou du mariage qui dans ce contexte sont perçus comme un embourgeoisement, surtout quand on pense à Guy Hocquenghem, raison pour laquelle je pencherais pour le mariage pour personne. Car si on recherche l'égalité, ou même la simple équité, il est injuste, par exemple, que des personnes célibataires ou en concubinage non officiel paient plus d'impôts, et donc quelque part sponsorisent les couples déclarés, tout comme je ne vois pas pourquoi l'État devrait être informé de ce que je fais de mon cul (comme disait Arletty). Maintenant, il y a aussi la réalité, les problèmes d'héritage, etc. Pour la PMA et la GPA, franchement, il y a bien des façons de s'arranger entre amis, comme Gérard Filoche l'a fait pour un couple de copines. Do it yourself !
Bonjour

Merci d'avoir résumé et éclairé les tenants de cette polémique.

J'ai été intéressé par la prise de position concernant le PACS :

"...Faut-il faire comme s'il allait de soi qu'un choix de vie sexuelle doive faire l'objet d'une reconnaissance institutionnelle ?", questionnaient les signataires qui poursuivaient : "Doit-on trouver normal que toute différence soit traitée comme une discrimination et que ceux qui choisissent ou assument de vivre une différence exigent en même temps que celle-ci soit neutralisée au nom de l'égalité ?"

Je me sens toujours blessé par ce type de discours. La plupart des gays et lesbiennes que je fréquente ont, à un moment donné de leur existence et pour des durées très variables (une journée --> leur vie entière), vécu avec une autre personne de leur sexe. Comme pour les hétéros cette envie/volonté/besoin/désir était naturel. Ça m'est arrivé plusieurs fois (3 pour être précis). À chaque fois je ne voyais aucune différence quand le même cas de figure se présentait chez mes amiEs hétérosexuelLEs.

Je n'arrive pas à comprendre que des intellectuels, des chercheurs en sociologie, n'arrivent toujours pas à imprimer que l'homosexualité n'est pas un choix !

À chaque fois je me sens rejeté par la société, humilié, rabaissé. Sans tenter une auto-analyse je n'ai jamais considéré mon homosexualité comme un "douloureux problème". Elle est une part non négligeable de mon identité mais je ne suis pas réduit à cela non plus.

À mon avis tant qu'on mettra en opposition hétérosexualité et homosexualité il y aura un taux de suicide beaucoup plus élevé chez les adolescents homosexuels, nombre de LGBT seront "répudiés" par leur famille et jetés à la rue (Le Refuge ne peut tous les accueillir), les familles homoparentales seront stigmatisées et "Sale Pédé" restera à jamais l'insulte ultime.

Alors excusez-nous d'être légèrement agacés de voir remettre sans cesse en question notre vie (pas notre choix de vie).

À mon humble avis tant que de tels discours pollueront la sphère intellectuelle et politique l'homophobie reculera beaucoup plus lentement et pour ma part j'aurai toujours l'impression de vivre dans un monde qui nie une part essentielle de mon identité.
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.