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Commentaires

Mistral d'antan

Il n'est pas de grand chanteur français sans souffrance, sans légende de souffrance

Derniers commentaires

merci Capitaine pour ce bel hommage anthume....
....mais pourquoi faut-il toujours, alors que la lectrice de cette chronique se laisse emporter par cette prose nostalgique qui marque un moment de (rare avec vous mais) belle communion générationnelle, pourquoi faut-il toujours que vous rajoutiez le mot qui gâche !....
pfiou oui pourquoi "cette chanson absurde"....
sniff et grhumpff

"....(Te) raconter enfin
qu'il faut aimer la vie
et l'aimer même si
le temps est assassin
Et emporte avec lui
les rires des enfants
et les mistral gagnants ..."
https://www.youtube.com/watch?v=pYC8Zx7hMog

Triviale poursuite.
Et dire qu'on se guerroie, aujourd'hui, entre vieux gosses qui ont tout de même partagé ce royaume-là...

On partageait ses combats, ses indignations, ses colères. On adorait son humour corrosif. Ses chansons tendres nous émouvaient.
Aujourd'hui ? On est presque aussi fatigués que lui.
Merci Daniel Schneidermann, c'est un magnifique papier à la hauteur de son objet, de son sujet.
"Il n'est pas de grand chanteur français sans souffrance, sans légende de souffrance, et Renaud, c'est une souffrance qu'on a vu se constituer, se cristalliser en légende, je parle de ma génération."
Je voudrais rappeler un autre grand, un immense poète fait homme, Philippe Léotard à propos de qui Claude Nougaro disait
« J'aime les grands brûlés. Eux seuls répandent cette poignante odeur des fraîcheurs primordiales. J'aime les grands acteurs, avec un seul rôle, celui de leur vie à tenir, à claquer, à brandir. J'aime les saints, leurs couronnes d'épines brillantes des rosées de l'âme. J'aime certains hommes, ceux qui savent que la seule liberté que nous possédons, c'est de choisir ses barreaux. J'aime les poètes, qui claudiquent sur les marelles du mystère d'être, et qui chantent des mots de moelle et de sang à travers tous les bâillons du monde. Je t'aime Philippe Léotard. »
Merci Daniel
Quelqu'un a un kleenex ?
Mais qui c'est qu'a fait cette belle aquarelle ?

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Magnifique Daniel !

Reçu 5/5 à Saïgon !

PG
Très belle nécrologie !
Précisément.

Après avoir lu cet article, j'ai été pris d'un doute affreux.
Plus moyen de me souvenir si Renaud était mort.
Quand même, je m'en souviendrais. Et si ça datait d'aujourd'hui ils en parleraient partout. Je n'aurais pas pu rater ça.
Du coup je regarde le forum. Je tombe sur ce post qui parle de nécrologie.
Il a fallu que j'aille sur Wikipedia pour vérifier que, ouf, il n'y a pas de date de décès sur la page de Renaud.

Je ne sais pas si c'est moi qui suis une buse, ou si cette histoire veut dire quelque chose à propos de la circulation des infos à notre époque.
(ou alors c'est Daniel qui aurait dû commencer son message par un avertissement pour les neuneus dans mon genre: "Renaud n'est pas mort. Non, vraiment, je ne dis pas ça pour le style, pour faire comme si Renaud c'était notre Elvis à nous.")
Je me pose une question, peut-être Daniel Schneidermann aura-t-il la gentillesse de répondre: cette chronique ressemble en tous points à une nécro. La présence du vocable "d'antan" contribue fortement à aiguiller le lecteur dans cette fausse piste. Était-ce volontaire ?

Le fait est que que pour que l'on parle de vous en bien, il est préférable d'être mort. Je m'inquiète pour la santé de Renaud. C'est dans ce sens que le pianiste autrichien Friedrich Gulda avait annoncé sa propre mort par fax aux agences de presse; pianiste inclassable qui maîtrisait aussi bien le répertoire classique que jazz.

Et aussi ça:

http://youtu.be/jhidkzL6TWU
Le fait est que que pour que l'on parle de vous en bien, il est préférable d'être mort.

ben ouais...
Je suis dans le rôle de la neuneu aussi, en lisant la chronique j'ai cru que Renaud était mort ...
Magnifique...
Très beau dessin aussi de Marc Large qui mérite d'être mieux cité.
Renaud, c'est la gauche qui n'existe plus...

Aujourd'hui nous avons Valls, Macron, Le Foll, Hollande, Royal...

J'aime bien le personnage qui a su bien avant tout le monde décrire :
- Thatcher et l'ultra-libéralisme ("Miss Maguy")
- les bobos (même titre)
- le Paris Dakar ("500 connards sur la ligne de départ")
- les beaufs et la France ("Hexagone")
- la mort de Coluche ("Putain d'camion")
- la Guerre du Golfe ("L'Aquarium")
- le 11 septembre ("Manhattan Kaboul")

Renaud est un gars bien. Lui il ne se rabaisserait jamais à s'attaquer à des petites gens, des immigrés sous couvert qu'il y aurait "un problème avec l'islam".
Renaud c'est surtout un immense artiste qui comme Ferrat ou Ferré est un artiste toujours d'actualité.Quand dans Hexagone il dit je me souviens surtout de ces moutons effrayés par la liberté s'en allant voter par millions pour l'ordre et la liberté .
"Les marches militaires ça me déglingue
Et votre République, moi, je la tringle

Mais bordel... où c'est qu'j'ai mis mon flingue"

Il serait pris une inculpation pour apalogie du terrorisme aujourd'hui.
Joli.
Ça me rappelle ceci :

« Leblésmouti, Labiscouti, Ouileblésmou, Labiscou. »
Perso, ça m'énnerve un peu de voir Bruel melé à tout ça...Bon, au moins ils ont évité Bruni.
Il a aussi sa table dans un café/resto de l'Isle sur la Sorgue, par contre il déteste être dérangé pour des autographes ou autre.
Qui aujourd'hui peut comprendre, profondément, François Villon ? Néanmoins, quel plaisir à lire !

C'est un joli papier que vous nous avez pondu là. A l'image de l'artiste et de son oeuvre, qui ont marqué l'histoire, peut-être pas la grande, mais au moins la petite. Et toutes les nôtres.

Merci :)
Renaud sur F2 ?

Y'a eu Antoine avant moi,
y a eu Dylan avant lui
Après moi qui viendra
Après moi c'est pas fini

On les a récupéré
Oui mais moi on m'aura pas
Je tirerais le premier
Et j'viserais au bon endroit


Et merde...
"non-anciens des années 60 s'abstenir": c'est un peu une phrase de vieux con! Né dans les années 80, je vous un quasi culte à la chanson Mistral Gagnant. La nostalgie de l'enfance n'a pas d'âge.
Oh merci...

Dans une précédente émission hommage, il y a quelques années, je me souviens de Renaud expliquant la genèse de cette chanson, du moins la fois où il l'avait chantée pour la première fois à sa compagne, hésitant, en lui disant qu'il ne savait pas trop quoi en faire. Cette dernière lui avait répondu que s'il ne la publiait pas, elle le quitterait.
Cet échange raconte bien, je trouve, le foudroiement que cette chanson a été pour quelques uns, cette beauté qui cloue sur place. Et même pas besoin d'être des années 60...

Je n'ai pas pu voir l'émission, mais tout ce qui peut contribuer à dire à cet homme-là à quel point on l'aime, à quel point ses chansons ont été des points de départ, des étincelles pour refuser le monde tel qu'il va, à quel point on pense à lui avec une infinie tendresse, c'est bon à prendre...

Merci, Matinaute.
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