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Minarets : hardi, Besson !

Bizarre, on dirait comme un crissement de freins.

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Ce soir dans l'émission "des racines et des ailes", un peu avant 22h, Laforge interroge un "spécialiste" d'Istanbul, dont j'ignore le nom désolée, qui parle du grand nombre de minarets construit à Istanbul je ne sais plus pendant quel siècle, en plaçant une petite blague rapide que là-bas ça allait, il n'y avait pas de tentative de limiter leur construction à l'époque. Laforge est agacé et l'interrompt presque "c'est pas la question" ou "c'est pas le sujet", je ne sais plus ce qu'il dit exactement!
Je ne comprends pas pourquoi il est gêné le présentateur. Est-ce qu'il a peur de déplaire au pouvoir? Peur du coup de fil à un ami de la part de qui on sait? Ou est-ce qu'il a un avis sur la question des minarets qui fait qu'il prend mal que l'intervenant se permette des comparaisons de l'époque dont il parle avec la notre? C'était quand même pas méchant cette petite incise, pourquoi fait-il mine d'y réagir sans vraiment dire ce qui le dérange?
Déjà avant l'intervenant avait dit que la mode du turc au 17ème siècle venait du fait que les turcs étaient considérés comme plus évolués, raffinés, et pareil il a dit un truc genre "comme quoi les choses peuvent changer". Moi je trouve que c'est agréable de ponctuer les exposés savants de petites réflexions légères certes, mais qui nous rapprochent du passé, car l'actualité s'immiscent dans ce passé. Et je trouve que la réaction du présentateur est très désagréable pour nous spectateurs.
Est-ce qu'il va devenir interdit d'exprimer la moindre ombre de critique sur notre époque à la télévision? Est-ce que la moindre allusion humoristique va être interdite partout? Est-ce que tout va devenir si [s]chiant[/s] rasoir ?
Sarkozy fasciste (Vatan).
Le nom du quotidien turc est phonétiquement une injonction que j'aimerais voir suivie d'effet.
"Si les minarets sont "un problème d'urbanisme", alors la burqa est "un problème vestimentaire", et les charters "un problème de transport aérien". Cette phrase m'a fais sourire, tout y est dit, elle résume trés bien l'absudité de la réponse de monsieur Besson et du débat qui va avec. J'aime beaucoup.
Je viens de tomber sur un article qui m'a laissé sans voix.
Devinez le nombre de minarets en Suisse?
Sur plusieurs centaines de mosquées, seulement 4 sont pourvus de minarets selon Marianne2 http://www.marianne2.fr/Interdiction-des-minarets-en-Suisse-la-defaite-des-politiques-Mais-la-victoire-de-qui_a182949.html

"Mais si le « oui » l’a emporté, dans un pays qui compte seulement… quatre minarets, c’est aussi parce que les partis plus traditionnels, ne voyant rien venir, ont fait une campagne faiblarde."

Que de bruit pour si peu...
Elle me fait peur cette Europe... Est-ce qu'on ne pourrait pas faire un rapprochement entre cette islamophobie decomplexee et affichee du moment avec l'antisemitisme des annees 30 et qui a conduit a l'horreur...?
C'est juste une question...
Si on se pose la question des minarets dans une société "laïque", on pourrait peut-être se poser aussi la question des clochers.
Denis
Ils se sont pris les pieds dans leur propre pataugeoir à semoule, c'est bien fait pour leur g*!:; . Hélas vont trouver le moyen de rebondir comme le dit Clomani après la trève de Noêl, histoire de redorer leur blason qui est de plus en plus "gris sale".

Je voulais soumettre aux asinautes les propos de Besson, (dans l'avant-dernière émission de la 5 de Demorand, en remplacement de Ripostes) . Il était question de la régularisation de sans-papier, qui travaillent plus ou moins clandestinement en France depuis 5 - 10 ans, que ceux qui pourraient exercer dans des "secteurs fragiles", seraient plus facilement régularisés. Secteur fragile = emplois que personne ne veut exercer en dehors des immigrés. No comment.


Je n'en ai pas parlé avant, je ne me souvenais plus du terme exact : fragile.
Bizarrement, la dernière phrase de l'appel ci-dessus provenant de l'Organisation Internationale de la Francophonie ne figure pas sur le site de cette dernière, pas plus que le lien vers le supposé questionnaire.
Est-ce une curiosité? Sur le site de l' Ambassade de France
à Chypre on trouve le texte suivant:
Franconautes, vous qui êtes répartis sur les cinq continents et aux quatre coins de la toile, la Cellule de réflexion stratégique de la Francophonie cherche à mieux vous connaître pour appréhender l’identité francophone dans sa pleine diversité. Pour ce faire, remplissez le questionnaire ci-dessous, cela ne prendra que quelques minutes.

Pour remplir le questionnaire, cliquez ici .
Si on clique le questionnaire n'est pas (plus?) disponible.
Ah... ce que c'est bon de les voir pris à leur propre piège...

A force d'imaginer tout et n'importe quoi dans une obsession de déstabilisation de la gauche, le boomerang leur revient en pleine face...

Et celui-là, ils ne l'ont pas vu arriver...

En tout cas, sur le racisme, l'UMP se montre plus décomplexé que jamais...
...Besson n'a pas fini de ramer...


Clomani (salut à toi): "Avez-vous déjà vu une burqa dans vos rues, Ulysse ? Personnellement, jamais vu, et je vis à Paris dans un quartier où on trouve des boucheries hallal."
J'ai habité 28 ans dans le 93 (et pas au Raincy!), jamais je n'ai vu une burqa.


Deenye
Certes, mais personne n'analyse les résultats de ce "sondage"...
Etrange...
Moi qui avait interprété la saillie du maire de Goussainville comme un éclair de lucidité incontrolée : il ne parlait pas des 10 milions d'élus locaux ? (payés à ...)

zut !

Alors comme ça il y aurait des racistes et des xénophobes en France ? Même parmis les élus ? Dans le pays des droits de l'homme ? Le pays aux valeurs si universelles qu'il donne des leçons aux autres ?

re-zut !

Heureusement, nous savons que c'est parce qu'il y a trop de démocratie (comme je l'ai lu ailleurs sur ce site...), certainement pas parce qu'un peuple éclairé et courageux et devenu petit, peureux, et recroquevillé sur lui même.

J'ai mal à ma France...
Au lieu d'essayer d'interdire encore et encore, de surfer sur la peur, ne serait-il pas plus intéressant de faire entrer dans le débat les différentes institutions musulmanes française ? Il faudrait de comprendre ce que ça représente pour au moins réussir à sortir de cette stigmatisation, de faire passer un message différent, une approche plus humaniste qui sied plus à nos aspirations républicaines.

Si on regarde le diagramme on voit bien un changement après les évènements odieux de 2001. Bien sur on peut regarder le sort du christianisme en orient : interdiction de construire une église, persécution des croyants... faire un parallèle entre le christianisme et l'islam, sur une même échelle de temps l'islam serait à la période de inquisition. Dans un monde moderne, c'est plus dur à accepter, mais je ne pense pas honnêtement que mettre de côté une religion, rejeter une partie du monde soit quelque chose de prolifique. Il faut trouver des solutions, le communautarisme des dernières années n'a pas fonctionné, de la même manière aux États Unis, ou en Grande Bretagne l'assimilation n'a pas vraiment mieux fonctionné.

Je pense que le débat est toujours quelque chose de constructif, mais il ne faut pas qu'il soit basé sur des fondements erronés. Le nationalisme radicale se fonde sur quoi au juste, être né en France est le fruit du hasard, la pseudo gloire de "nos ancêtres" n'offre pas à ceux qui si réfèrent sans cesse plus de légitimité. Il nous incombe à nous, citoyen d'aujourd'hui, de faire en sorte que la France avance, guidé par notre histoire bien sur, mais pas se jeter dans l'obscurantisme et régresser encore.

Désolé pour cette ébauche maladroite, mais ce n'est que mon humble avis.
Bien fait! Ce truc tordu leur revient en pleine poire! Il y avait dans ce débat une invitation ....et ça n'a pas manqué. Ils sont débordés par le plus bête et le plus imprudent d'entre eux. Mais il y avait déjà dans les déclarations de Bertrand et Paillé sur la votation helvétique une espèce de flou destinée probablement à rassurer le FN tout en restant ambigu pour ne pas faire fuir les républicains....Encore une belle colère présidentielle en perspective!
Je suis effaré par ce sondage du figaro. Et par le nombre de gens qui "ne se prononce pas". Ca fait mal mal mal...
Tout ça c'est des histoires à la con. Pour moi Dieu est mort depuis longtemps... je vais relire "le tao de la physique" de Fritjof Capra histoire de me détendre.
Et pourquoi AUCUN commentaire sur ce "sondage" en bleu et rouge ?
Je trouve abusif de lier, comme vous le faites DS, le problème de la burqa au débat sur l'identité nationale.
On peut tout à la fois se prononcer pour une loi interdisant cette innommable saloperie et rejeter la dangereuse mascarade initiée par Besson.
si on interdit la burqa, demain qu'interdira-t-on ? Vous ne vous rendez pas compte, que c'est un cercle vicieux, lisez Saul Friedländer sur l'Allemagne et le judaisme qui montre comment peu à peu on a fait reculer le droit de vivre en Allemagne des Juifs, d'abord interdication d'acheter des fleurs, d'avoir un animal de compagnie, d'acheter une boutique, d'épouser une arienne, etc., etc. Puis les handicapés, puis les résistants, etc., etc.

C'est cela qu'on est en train de faire aux musulmans, et il n'y a pas de fin à cette politique-là, la seule fin, c'est de décréter la tolérance nationale et pas l'identité.

http://anthropia.blogg.org
Vous extrapolez en vous référant à des interdictions de libertés individuelles fondamentales qui n'ont strictement voir avec celle de la burqa dont vous éludez la nature particulière, odieuse (c'est un terme faible) et inacceptable.
en matière d'interdiction, il n'y a pas de libertés fondamentales petites ou pas, il n'y a que les libertés fondamentales.

http://anthropia.blogg.org
Et vous considérez la "liberté" de porter la burqa comme étant fondamentale ?
oui
Tout à fait d'accord Anthropia, et le parallèle avec l'exemple des juifs en Allemagne dans les années 20 -30... (et on connait la suite) et particulièrement homologue et pertinent je trouve.
La burqa peut choquer c'est un fait, mais il nous faut chercher plus en profondeur les raisons de ce pseudo malaise pour en comprendre les rouages les plus occultes et les plus malsains.
Cela dérangeait vraiment il le peuple qu'une frange extrêmement minoritaire de musulmanes soient vêtues de burqa?
Pareil pour la question des minarets ; avant son appropriation par la classe politique suisse, était -ce vraiment un souci majeur?
A méditer je pense...
Fondamentale, non.

Fondamentaliste, oui.
Abusif, abusif, mais voyons... Regardez plutôt les affiches électorales de la votation et bous comprendrez le jeu des peurs!

http://www.google.fr/m/search?site=images&oe=UTF-8&hl=fr&q=votation+suisse+ffiche
Bien sûr que l'extrême-droite joue de ces peurs et les exploite.
Mais la vision de burqas n'est justement pas de nature à les faire disparaître.
et bien alors? Les deux sujets sont liés par l'exploitation des peurs qu'ils engendrent. Ne pas faire le lien, c'est resté aveugle aux manipulations d'opinion.
Encore une fois, je ne nie ni cette exploitation ni ces manipulations.
Mais je pense être capable de réfléchir sur le sujet en dehors de tout contexte xénophobe que des politiciens mal intentionnés cherchent à imposer.
D'ailleurs la burqa ne m'inspire pas de peur. Juste une irrépressible envie de gerber pour ce qu'elle représente.
Faites nous la liste de ce qui vous donne envie de gerber afin qu'on interdise
tout ça avec des lois...
Je commence :
lorsque je vois un collier avec une croix sur une personne,
même réaction qu'avec la burqa.
Plus jeune, je faisais la réflexion à la personne,
mais, maintenant,
bof.
gamma
mais plus on ira sur ces discours dangereux, plus les gens voudront aller à l'autre extrême, combien de nouvelles burqas depuis qu'on les stigmatise ?

http://anthropia.blogg.org
N'essayez pas d'assimiler ma stigmatisation de la burqa à un quelconque extrémisme.
Commencez plutôt par assumer votre contradiction entre refus de la condamner et affirmation de principes libertaires.
l'interdiction de la burqa, puis de la barbe, puis de l'habit d'imam, puis du look bronzé, puis...

c'est où que ça s'arrête votre stigmatisation, Ulysse, parce que si vous ça s'arrête à la burqa, pour d'autres ça ira plus loin.

Vous ne comprenez pas que c'est un engrenage ?

http://anthropia.blogg.org
Comme vous vous répétez, je vais le faire aussi :
Vous poursuivez vos extrapolations peu convaincantes, en refusant de prendre en compte le caractère particulier de cette immonde entrave vestimentaire qu'est la burqa.

Imaginez qu'il n'ait jamais été question pour les musulmans intégristes de voiler entièrement leurs femmes, leurs compagnes, leurs soeurs, leurs filles, et qu'aujourd'hui une obscure secte obscurantiste applique cette contrainte barbare. Quelle serait votre réaction ?
Comme la plupart d'entre nous, je suppose, vous jugeriez ces pratiques comme étant des atteintes à la dignité humaine, et condamneriez ces fous sans détour.
Mais il s'agit de musulmans parmi les musulmans... et là, vous changez radicalement d'attitude. Comme si deux millénaires de traditions aboutissant à ces arriérations méritaient le respect. Comprenne qui peut. Moi je renonce.
Sans vouloir entrer dans votre débat messieurs, j'aimerais seulement faire remarquer, et vous avez l'air de l'ignorer Ulysse, que la burqa, aussi marginale soit elle en France, est très majoritairement portée par des françaises, d'origine française, et comme vous avez le tort de le penser mais que je ne nierais pas qu'il en existe certains cas, est un choix strictement personnel et ne découlant pas d'une imposition faite à certains maris intégristes islamistes radicaux potentiellement terroristes.
Je ne souhaite absolument pas défendre le vêtement en tant que tel, mais je m'obstine a penser que la liberté vestimentaire, dès lors qu'elle ne franchit pas la ligne rouge de la bienséance doit être respectée : L'obligation faite à une femme de s'habiller d'une certaine façon est évidemment inacceptable, tout comme lui empêcher de se vêtir comme elle le souhaite.
Je ne vous demanderai pas de citer vos sources statistiques, glacemax.
D'une part, il est impossible d'évaluer la répartition réelle entre Françaises d'origines diverses, porteuses de burqa soumises ou volontaires, au sein d'une population que l'on n'a pas su chiffrer.
D'autre part, connaître cette répartition ne présenterait aucun intérêt.
La burqa étant de toute manière une horreur importée par de sinistres attardés, bénéficiant de la complaisance et du soutien des tenants du relativisme culturel dont, vous l'aurez compris, je ne suis pas.
Voici mes sources qui, si elles ne sont pas totalement exhaustives, permettent de se faire une "petite" idée sur le sujet.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/07/30/01016-20090730ARTFIG00202-la-burqa-un-phenomene-marginal-en-france-.php

J'aimerais cependant revenir sur une erreur de ma part dans mon précédent post.
J'affirmais que la burqa ou le niqab était "très majoritairement portée par des françaises, d'origine française..."
Selon l'article du Figaro il s'agirait de 26% de femmes "françaises converties à l'islam" et je m'en excuse.

Je vous rejoint sur le fait que connaître cette répartition n'a que très peu de sens, le seul à mon avis est que si le phénomène "burqa" est présenté par certains comme un souci majeur d'intégration ou d'identité (et de soumission de la femme évidemment), il s'agit aussi d'un problème national (si problème il y'a).

Vous dites qu'il s'agit d'une horreur importée et je suis d'accord mais qui pensez vous être pour empêcher ces femmes de se vêtir comme elles le souhaitent et si personne ne leur a imposé?

Ce qui m'agace au plus haut point c'est l'extrême marginalité de cet épiphénomène qui en devient une affaire d'état, comme pour les minarets d'ailleurs où l'on apprend qu'en France, 20 mosquées en seraient munies...sur un total d'environ 2000...
Je serais curieux de connaître cette proportion pour la Suisse.

Des sources évidemment : http://www.slate.fr/story/13881/en-france-les-minarets-font-profil-bas
Et , il ne faut pas oublier que , jusque dans les années 60, une femme ne devait pas sortir dans la rue "en cheveux " , ni montrer le début de sa gorge ou de ses genoux ; dans les années 30 , elle était assimilée à une fille facile , ou une prostituée , si elle avait les cheveux courts , et une jeune fille ne devait pas parler en public à un homme qui n'était pas de sa famille.Ces messieurs très bien pensants qui actuellement sont prets à stigmatiser et interdire la burqua n'ont jamais fait partie des progressistes pour les femmes.
En ce qui concerne le choix de ces femmes en burqua , il suffirait que la situation sociale des leurs s'améliore et qu'elles se sentent prises en compte , ainsi que les hommes de leurs quartiers , dans un vrai projet de societé française et des perspectives d'avenir individuel (avec un vrai travail , et non pas le RSA, du temps pour vivre ,une éducation rééllement laique à l'école et à la télé ,ect ...et la non stigmatisation de ce qu'elles sont.) pour qu'elles abandonnent petit à petit ces vetements d'un autre temps , comme les religieuses sont passées de la grande cornette au petit voile.
Maintenant , sans en venir à la burqua , si les économies d'energies (et les économies tout court pour baisse des revenus et augmentation des prix) deviennent draconniennes , les femmes finiront par revetir des grandes robes et des grands voiles , au moins en hiver , qui protègent du froid et permettent de mettre des grosses chaussettes et des dessous chauds.
Au début des années 80 , les jeunes filles d'origine magrébine , estimant qu'elles avaient la possibilité d'avoir un avenir individuel , s'habillaient plutot en minijupe.
Etant une femme, féministe de surcroit, vous comprendrez que la burqa n'est pas ma tasse de thé, pourtant, je considère que c'est une liberté fondamentale. Point barre.

http://anthropia.blogg.org
Etant donnée la cohérence de cette dernière phrase, je pense qu'il était plus sage pour vous de la conclure avec ce "point barre" qui clot le débat.

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Non, je trouve au contraire intéressant d'écouter les arguments d'une féministe en faveur de la burqa. A condition que ce soient des arguments, pas des assertions bien sûr.
Pourquoi ne pas militer pour le droit à l'infibulation pendant que vous y êtes ?

Revendiquer pour les femmes le droit de subir n'importe quoi si tel est leur "choix", ce n'est plus du féminisme, c'est juste absurde.
Avez-vous déjà vu une burqa dans vos rues, Ulysse ? Personnellement, jamais vu, et je vis à Paris dans un quartier où on trouve des boucheries hallal. Actuellement, je suis près de Genève, il y a aussi des boucheries hallal, des super-marchés de produits exotiques.
Jusqu'à présent, je n'ai vu de "burqa" (et encore, ça ne s'appelait pas comme ça), qu'à Mascate, capitale du Sultanat d'Oman.
Mais si Besson, ses potes et les Français continuent, je m'en trouve une et je la porte en signe de solidarité avec les musulmans, pour qu'on leur laisse la liberté de culte.
Excellente et intelligente idée, clomani, mais n'en restez pas au stade des intentions. Si vous considérez que la liberté de culte des musulmans est menacée, si vous pensez que le droit à l'entrave est un droit fondamental de notre République, n'hésitez pas à vous montrer solidaire en revêtant ce symbole de la libération de la femme comme un aboutissement de tous vos combats passés.
Et ainsi, vous parlerez en connaissance de cause de ce qui n'est pour l'instant pour vous que l'objet sans consistance d'un débat et d'une loi inutiles.

Je crois l'avoir déjà écrit ici, j'ai découvert mes premiers fantômes noirs dans le quartier musulman de Bénarès il y a une dizaine d'années. Le vêtement que portaient ces femmes indiennes étaient réellement des burqas grillagées.
Je n'ai pas encore rencontré les répliques exactes de ces geôles de tissu dans les rues de ma ville qui se situe dans un département peu urbanisé, proche de votre actuel lieu de résidence. J'ai en revanche croisé à plusieurs reprises des porteuses de hijab dont les deux dernières en date enveloppées dans une étoffe noire ne laissant entrevoir que leurs yeux.
Je vous rappelle que le hijab est également un voile intégral, au même titre que la burqa, et sans vouloir vous donner de conseil, vous devriez peut-être, dans un premier temps, adopter ce modèle raisonnablement entravant, afin de vous habituer progressivement à votre nouvelle tenue de pasionaria de la cause musulmane.

J'ajouterai que j'ai été fort édifié d'avoir pu échanger avec des féministes défenseuses du voile. Dans le même ordre d'idées et selon la même logique, je ne désespère pas de pouvoir bientôt dialoguer avec des humanistes militant pour le rétablissement de la peine de mort.
Ulysse, nous parlons en l'occurence d'un doigt pointé sur une burqa, en France.
Je réagissais en partant du principe que la laïcité, c'est la liberté de culte. Et comme quelqu'un a fait une allusion à la burqa, j'ai enchaîné avec ça... j'aurais tout aussi bien pu écrire que, si on ne veut pas voir de minarets en France non plus, on n'a qu'à raser les clochers... puisqu'il est question de liberté, d'égalité et de fraternité.
Il y a une bonne vingtaine d'années, il y avait eu une grosse affaire de "foulards" en banlieue... là-dessus, à Paris, j'ai vu une floppée de jeunes filles se mettre à porter le foulard.
J'ai beaucoup voyagé dans les pays musulmans, seule de surcroît, dans des zones très populeuses et très populaires... la plupart de mes amies en France sont des musulmanes tout à fait laïques, ou pas du tout voilées même si elles sont pratiquantes... les autres ont mon âge, c'est à dire qu'elles avaient autour de 18 ans en mai 68. Je connais le combat de la libération de la femme, j'ai rencontré celles qui étaient à l'origine de la loi sur la liberté d'avortement en France. Je fais partie des femmes qui n'ont jamais supporté une quelconque dépendance à un homme... on peut en tout cas difficilement m'accuser d'avoir encouragé la soumission. Par surcroît je connais plusieurs Françaises de souche qui sont hyper soumises à leur mec, et qui s'exécuteraient s'il leur demandait de sortir avec un foulard...
D'un autre côté, j'ai eu une discussion vraiment très dure avec un jeune Tunisien, marié à une Française ravie, elle, de porter le voile puisque se prétendant attirée par le Coran depuis longtemps... quitte à passer pour un paradoxe sur pattes, je suis allée jusqu'à la fâcherie avec lui. Il me disait que j'étais ignorante puisque je lui disais que le Coran m'était tombé des mains tellement sa lecture m'ennuyait. Je lui ai alors expliqué que je respectais sa croyance et que j'attendais de lui le même respect plutôt que ce ton insultant qu'il prenait pour me parler.
Lorsque je disais que je porterais le voile, ça n'était pas dans l'intention d'encourager les femmes musulmanes à suivre le diktat de quelques abrutis barbus qui n'ont rien compris au Coran... non, c'était juste pour qu'on leur fiche la paix. Je ne suis ni converti, ni athée, ni catho ni rien. JE SUIS AGNOSTIQUE et LIBERAIRE ! J'entends qu'on me laisse tranquille et j'entends aussi qu'on fiche la paix aux femmes qui veulent porter le hijab. Ca n'est pas mon problème. Là, en l'occurence, cette polémique ne fait qu'enflammer encore plus les abrutis d'extrême-droite abreuvés des réflexions racistes des Raoult, Chirac, Le Pen etc. et humilier une partie de la population française issue de l'immigration. C'est pour ça que je porterais le hijab ou le voile, juste pour aller manifester ma désapprobation face à l'islamophobie qui sourd en France depuis quelques années. Je porte bien le keffieh lorsque je vais manifester mon soutien aux Palestiniens...
Mon opinion sur le hijab est que si on n'en avait pas parlé, il y en aurait moins... plus on ira dans l'islamophobie, plus on ouvrira les portes pour l'islamisme, pour le jihad, l'interprétation politique du Coran, la vengeance des humiliés... Fichons leur la paix, aux Musulmans. Les plus dangereux avancent de toutes façons masqués.
Je suis d'accord avec vous Clomani.

Ulysse, sauf le respect que vous m'inspirez la plupart du temps, je vous trouve trop radical sur la burqa. Je suis féministe, mais pas ultra-radical-fémniste. Ce serait pour moi tomber dans un extrêmisme que je trouve contre-productif quel qu'il soit.

Vous dites quelque part qu'on peut lutter contre la burqa et en même temps contre le racisme antimusulman, c'est tentant comme proposition, après réflexion, je crois que c'est impossible. Comment stigmatiser des personnes qui ont des pratiques à nos yeux insupportables sans stigmatiser une religion qui croient-ils ou croient- elles leur dicte leur conduite.

IL y a des tas de trucs idiots que nous faisons, que nous avons fait à un moment donné pour des croyances, des superstitions, des préjugés, que sais-je encore et que nous avons été amenés, ou pour lesquels nous serons amenés à nous débarasser.

Le 11 sept. 2001 nous a tous rendus plus ou moins fous. Nous sommes tombés dans le piège tendu par les terroristes avec les amerlocains dans des excès de trouille, déclenchant des guerres, des conflits armés ou idéologiques absurdes.

Sous prétexte de défendre les femmes, il ne faut pas leur rendre la tâche encore plus difficile. Il faut laisser tranquille les femmes musulmanes, mener leur combat elles-mêmes au rythme de leur prise de conscience. En les bousculant, on leur donnera envie de nous provoquer et ça ne fera que retarder leur propre évolution.
Et une fois la burqa interdite, l'islam sera-t-il tout à coup plus féministe, hmmm...?
Ne court-on pas plutôt le risque que ces femmes qui - dans leur prison verticale soit - pouvaient au moins sortir dans la rue, soient du jour au lendemain assignées à résidence?

Il n'est peut-être pas inutile de rappeler non plus que la burqa n'est en soi pas un attribut de l'islam en tant que religion, mais simplement une coutume/tradition/mode vestimentaire (cochez ce qui convient...) venue d'Afghanistan et réactivée par les talibans. Ergo, elle ne concerne que fort peu de personnes sous nos latitudes...
En effet la burqa n'est absolument pas imposé ni même conseillée en Islam, mais là on touche plutôt la forme que le fond du problème.
Vous m'amusez avec votre "assignation à résidence".
Vous employez le même argument foireux que Tariq Ramadan lors de sa récente audition devant la mission parlementaire. Selon lui, pour certaines femmes portant le voile intégral, le réflexe serait "de rester à la maison, de se fermer".
Comme si elles ne l'étaient déjà pas, "fermées".
Comme si leurs sorties en public, condamnées à l'isolement et au secret dans "leurs prisons verticales", selon vos propres termes, leur permettaient de nouer des contacts avec le reste de la population.
Comme si cette condition de fantôme entravé constituait un avantage appréciable par rapport à une vie de femme soumise et cloîtrée, mais débarrassée de ces infâmes oripeaux.

Mais au final, débattre avec détachement des avantages et des inconvénients de cette loi a quelque chose d'indécent.
C'est admettre implicitement une forme d'esclavage qu'aucun esprit sensé ne saurait tolérer.
En tout cas, et à titre de précision, un argument qui ne peut être utilisé dans ce débat, à défaut de vouloir interdire pourinterdire, la reconnaissance ou la visibilité des visages dans l'espace public:

http://94.img.v4.skyrock.net/94c/banzai-culture/pics/767998478_small.jpg

Sinon les hivers s'annonceraient rigoureux!! Personne ne s'offusque de ne pouvoir reconnaitre une personne sous un bonnet, une écharpe, des lunettes ou un masque. Cet argument et son utilisation qu'on peut parfois lire sont les signes évidents d'un parti pris déconnecté de toute réalité ou réflexion.
Tariq Ramadan n'est certainement pas une référence en la matière. Par contre, je me souviens d'avoir écrit un papier sur ce fameux débat du voile en France, pour un cours d'université, et j'avais alors lu, entre autres, un ouvrage passionnant par un sociologue français, d'origine iranienne si je ne me trompe, qui s'appelle Farhad Khosrokhavar. Il y montrait notamment que le port du voile est loin de constituer une pratique homogène et unanime parmi les Musulmans français et qu'il fallait éviter d'aborder cette question d'un point de vue purement idéologique. Et je suis assez d'accord avec lui. Il y a pleins de raisons qui peuvent pousser des filles ou des femmes à porter le voile, sous ses diverses formes, et il faut absolument en tenir compte lorsque l'on veut légiférer en la matière. Prendre une posture idéologique rigide ne sert qu'à aliéner une partie des populations visées et cela peut même résulter en une discrimination qui ne dit pas son nom.

En Suisse, l'argument féministe, dans le cadre de la votation sur les minarets, a été agité à tort et travers, permettant ainsi de faire passer des postures purement islamophobes, voir carrément machistes, pour une défense de l'égalité des droits de la femme. Et lorsqu'un parti qui sabote systématiquement tous les projets de lois en faveur de l'émancipation des femmes, prétend tout d'un coup s'en soucier lorsqu'il s'agit de la question de l'Islam, on se rend compte qu'on nage vraiment en pleine hypocrisie! Et en passant, quelques pseudo-intellectuelles féministes en ont profité pour faire passer leur message islamophobe, encourageant ainsi pas mal de femmes à accepter cette initiative absurde!
Je rappelle que pendant 150 ans, dans ce qui était des départements français, des femmes portaient un voile intégral, la M'Laya, sans que cela ne dérange personne. Mais il est vrai qu'à l'époque la France avait besoin de l'Algérie... et se foutait comme d'une guigne de la façon dont était traitées les femmes algériennes (et tous les algériens d'ailleurs).
Si le port de la Burqha, ou plutôt du Niqab - il y en aurait quelques centaines, ce qui relativise la question - doit être combattu, c'est par une véritable politique d'intégration au lieu d'une politique de rejet (même avec de bonnes intentions, pour certains). Car c'est cette politique de rejet qui entretient tous les communautarismes.
Je vous crois sur parole DS, la commissionburqua s'est exprimé sur les minarets!!? On attend son avis de comission experte sur le climat alors! quelle légitimité a telle pour le faire? Aucune! ça demanderait un rappel à l'ordre voir une dissolution de cette comission.
Ils sont malins à l'Elysée.

Avec ce beau débat contre les bougnoules et pour le béret tricolore, on sent comme une volonté subtile de siphonner le Front National, de le vider comme comme on fait d'un paysan des Carpathes lorsqu'on est un vampire digne de ce nom. Qu'il n'en reste que la peau.

Parce que les régionales, qui sont à un tour, c'est un peu délicat :

A droite, on votera comme un seul homme pour l'UMP.
A gauche, les Socialistes sont tellement minables qu'on ne votera pas pour eux mais pour le candidat qui nous plaît.
Et chez les Verts, on votera vert !

Seulement, des fois que quelques électeurs se doutent de quelque chose, il faudrait mettre en place une petite ceinture de sécurité, un petit coussinet de voix, un petit air-bag discrètement encastré dans le tableau de bord, afin d'encaisser les défections de ceux, qui, à gauche, risqueraient de voter utile au lieu de simplement se contenter de dézinguer ces connauds de socialos ; et ce petit coussin, il faut le gonfler ! Allez Besson, montrez-nous ces beaux poumons !

Et voilà le Grand débat, dont le but évident est le siphonnage, petit-petit, de toute l'extrême droite dont on espère, à l'Elysée, qu'elle votera utile, c'est à dire UMP.

En somme, les Régions, de roses, pourraient bien devenir toutes bleues, d'un seul tour magistral qui nous secouera la boyauterie depuis les hémorroides jusqu'aux amygdales ; à la suite de quoi l'on se demandera : mais comment ce fesse ?

Donc, la grande question intime qu'on ne doit pas perdre de vue est, à mon avis :
Ira-t-on voter pour les candidats qui nous plaisent, ou contre le sarkozysme ?
Pour ce qui est de la grande question de savoir comment je suis Française ou Français, il faut s'en tamponner le coquillard ! "Par simple précaution pour la suite", diront les mauvais esprits. Nous ne toucherons pas à ce beau ver.
J'entre dans cette catégorie des NSP que l'on qualifie généralement de "sans opinion", et dont je constate avec soulagement qu'elle est d'un poids significatif (36%) dans les résultats du sondage du Figaro. J'ignorais, il y a encore une semaine, que la Confédération Helvétique organisait une votation sur l'interdiction des minarets. Et, oserai-je l'avouer, si une telle consultation était organisée demain sur ce sujet en France, je ne sais fichtrement pas comment je voterais. Je suis partagé entre ma tolérance instinctive à l'égard de la pratique de toutes les religions, et l'étrange impression ressentie lors de différents séjours dans un pays du Maghreb, en particulier lors du premier appel de la journée à la prière depuis le minaret distant d'à peine quelques centaines de mètres de mon lit de repos. Comment réagirais-je si d'aventure un minaret venait à être érigé dans mon périmètre vital? Trouverais-je de bon aloi d'être ainsi éveillé par le muezzin, chaque matin, dès potron-minet, à une époque où certains de mes compatriotes sont prêts à égorger le coq de la voisine exploitation fermière ou à tuer par balle le curé coupable de faire tinter sa volée de cloche pour la messe de six heures trente?
J'ose l'avouer: ma religion n'est pas faite.
Les propos du maire UMP de Gussainville sur les immigrés qui sont dix millions et qu'on paie à rien foutre, reflètent bien la teneur des conversations des habitués du café du commerce, et de beaucoup d'autres qui ne fréquentent pas forcément ce lieu.
Bien qu'officiellement désavoué, Monsieur Valentin vient de se réserver un bon nombre de voix pour sa prochaine réélection.
Le "quand on s'évertue à recruter les intellos" est un peu court, non, comme explication du rétropédalage de Sarko devant le débat sur les minarets.

Soit les mosquées sont un enjeu du bâtiment que chérit son frère Bouygues, soit le débat sur le minaret relativise la position Umpiste, parce que dans le genre raciste, on peut toujours aller plus loin et taper plus fort ? Et si l'UMP est relativisé sur son cheval de bataille, alors c'est que le FN n'est pas loin, non ? Est-ce cela qui fait peur à Sarko tout à coup, que l'électorat qu'il a tenté d'assoiffer soit remonté à blocs et pas en sa faveur ? Qu'à jouer avec le feu, il ait tout à coup mis le curseur plus à l'extrême encore, un extrême où même son cynisme ne lui permet pas d'aller ?

Cela me rappelle un chauffeur de taxi à Toulouse qui me disait, nous on vote Le Pen ma femme et moi, mais avec Sarko on avait espéré, et après deux ans, qu'est-ce qu'on est déçu.

http://anthropia.blogg.org
Le freinage n'est que sur un petit kilomètre, si vous voulez mon avis... Là, c'est Noël, ça merde nettement avec la vaccination, Nico et son chef de gouvernement sont au plus bas dans les sondages donc on va la mettre en veilleuse pendant les fêtes... Allons-y mollo pendant les fêtes, il faut que les Français consomment et n'aient pas peur de sortir... Il sera assez tôt de leur faire peur juste avant les élections printannières.
D'après les sondages, la droite est anti-minarets et la gauche plus tolérante.
Une fois de plus, la France est divisée en deux : les riches, dans leurs bastions de riches, et les vieux qui ont une toute petite fortune qui fond comme neige au soleil grâce à Sarko ainsi que les petits paysans (cf le maire du bled de 19 habitants) qui n'ont que rarement vu un "immigré" et ont d'eux l'image que la télévision (TF1 avec Harry ?) veut bien leur donner. Ceux-là pratiquent le racisme sous-jacent et ordinaire toute la journée...
Les autres, plutôt urbains, ou du pourtour des grandes villes (eh, parce que descendants d'immigrés ou très pauvres)... mais tous Français trouvent cette votation plutôt honteuse, cette montée du racisme primaire itou.
Je suis prête à parier que, dès le 3 janvier, le Besson va encore nous faire des chasses au faciès très démonstratives, va y aller de ses réflexions en pointillé...
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