53
Commentaires

Mi-homme mi-cochon : pourquoi nous n'aimons pas les hybrides

Le cochon, passe encore. Mais une créature "mi-homme mi-cochon", voilà qui nous déplait instinctivement. Pourquoi donc notre cerveau n'aime-t-il pas les hybrides ? Ni les léopons, ni les chamas, ni les pizzlys, ni les tigons, ni les zébroïdes ? L'hypothèse essentialiste de Sébastien Bohler.

Derniers commentaires

Pardon mais qui a décidé que nous n'aimions pas les hybrides ??? C'est joli comme tout un zébrâne !
Non mais c'est pas vrai ! vlà qu'le forum est sponsorisé par Toyotape-cul !
Pourquoi nous n'aimons pas les hybrides... Faudrait pas généraliser, Seb.
Moi par exemple, j'ai essayé récemment une Toyota Yaris hybride, et elle m'a bien plu.
OK, faut le temps de la prendre en mains, mais on s'y fait vite. C'est comme conduire n'importe quelle chignole à boite automatique. Son défaut c'est qu'elle manque de pêche. Mais je me demande si malgré ça, ce sera pas ma prochaine. Je me tâte.
Cette chronique, qui flirte toujours avec la limite, a rarement été plus tautologique. J'espère que le prochain sujet inspirera davantage Sébastien Bohler.
La chronique m'a fait penser à Black Mirror.
http://seriestv.blog.lemonde.fr/2011/12/08/black-mirror-la-tv-telle-quon-la-deteste/

Histoire de nuancer...

Black Mirror est une série Britannique d'anthologies (pas ou peu de personnages récurrents, pas d'arc narratif) qui explore les relations entre le public, les politiques et les médias.

Le pilote de la série décrit un happening artistique. La princesse de Galles est kidnappée. Le ravisseur exigent que le Premier Ministre, très fortement impopulaire, ait un rapport sexuel en direct avec une truie contre la libération de la jeune femme. Tous les stratagèmes policiers échouent et finalement, le Premier Ministre s’exécute à l'heure dite, alors même que la princesse a été délivrée, ce que tout le monde, dont l'attention est captivée par la performance du responsable politique, ignore à ce moment là. Ce détail est occulte par les pouvoirs publics afin de protéger la réputation du Premier Ministre.

Un an plus tard, loin d'avoir perdu en crédibilité, le Premier Ministre a rebondi grâce à cette affaire.

amnésie du téléspectateur, voyeurisme, tout cela peut aussi être un outil de réhabilitation des belles personnes qui se comportent comme des porcs.


Quant au dernier épisode diffuse par Chanel 4, il fait furieusement penser à Bepe Grillo puisque là, c'est un personnage de fiction, une mascotte informatique vituperente et démago, qui risque d'être élue Maire d'une ville. Vous devrie jetter un coup d'oeuil à Black Mirror, qui n'est pas diffusée en France.
Et pourtant nous mangeons tous des hybrides

Les fruits et légumes que nous mangeons, viennent de graines obtenus par croisement d'espèce dans les laboratoires
Le plus simple et le plus pratique reste l'acquisition d'un cheval.
Quand naît-il de l'homme-ours-porc ? Moitié homme, moitié ours et moitié porc ?

La bête noire d'Al Gore dans South Park.

Paraît qu'il est redoutable.
En dehors de la mythologie, c'est aussi un sujet de prédilection de la science-fiction, l'humanité, ou une partie de l'humanité, hybridée soit en adaptation à de nouvelles conditions de vie (les Scanners - Sondeurs en français - de Cordwainer Smith, les animaux humanisés du même, les Ousters - Extros en français - de Dan Smmons), soit suite à une catastrophe nucléaire.
Je me souviens d'une nouvelle (de qui? ) où l'humanité était réduite à des tribus luttant contre des tribus d'affreux mutants... mais on s'aperçoit à la fin que chacune se croit la vraie humanité et considère les autres comme des monstres dégoûtants. C'était assez poétique: le héros meurt et la description de son corps révèle soudain des ailes, ou des écailles, je ne sais plus.
Super chronique...
La version animée d'Animal Farm a marqué mon bout d'enfance en Roumanie communiste (au point que j'ai lancé à Kouchner, en charge du rapatriement des Français après la révolution de 1989, et sans doute très en verve ce jour-là, qu'il parlait comme un cochon...).
J'en profite d'ailleurs pour signaler que le cochon-dictateur s'appelle Napoléon, nom déjà étymologiquement non pas hybride mais double !
Mais j'aime l'hybride, façon chimère.
Dans le Bouc-émissaire, René Girard , développe que les stéréotypes victimaires sont marqués par le sceau de l'indifférencié, parmi ceux-ci: homme/animal justement. Ce n'est pas être hors de la norme, mais hors de la norme de différence.

Qui sait en ce temps de crise d'indifférenciation, justement l'ancienne idôle désacralisée focalise tous les maux, de la société mais probablement ceux de ce sujet postmoderne entre autres labile, jouisseur, cynique... comme s'il s'agissait de revenir aux tragédies du monde Antique, et leurs répétitions de cycles persécutoires.... Auxquels le christianisme aurait été supposé avoir mis fin...? A l'heure des dé-missions....
[quote=Sébastien Bohler]les hybrides ont la réputation de
Mais en pratique, est-ce que c'est vraiment vérifié, en dehors du cas cité du croisement âne/jument ? J'aurais tendance à penser que ça ne sera le cas que pour des animaux bien connus, bien identifiés et identifiables. On peut tenter un rapprochement avec le concept d'uncanny valley ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Vall%C3%A9e_d%C3%A9rangeante ) : plus un robot ressemble à un homme plus il semble famillier, mais arrive un stade où il provoque un malaise, car presque humain mais pas tout à fait, sans doute parce qu'on l'assimile à une personne malade ou un cadavre.
Pour les hybrides d'animaux connus, est-ce qu'il n'y aurait pas un phénomène similaire, du type "c'est presque un cheval mais il y a un truc qui cloche, ce machin est malade, j'en veux pas" ?
Ça, c'est un sujet pour Mister Korkos. En attendant, c'est l'occasion de (re) regarder Le voyage de Chihiro de Miyazaki, c'est plein d'hybrides très poétiques et de parents qui se transforment en cochons.
c'est vrai que ça fait peur (mais ça fait rire aussi http://www.wikilinks.fr/des-animaux-hybrides/)
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.