79
Commentaires

Merkel face à Trump : l'image qui valait (presque) mille mots.

Commentaires préférés des abonnés

Avec cette 17e vidéo, je boucle ma 1e année de chroniqueur pour ASI. Sachant que, dans la conversation en ligne, les critiques sont plus nombreuses que les compliments, je profite de l’occasion pour saluer celles et ceux qui prennent la peine d’expri(...)

Une chronique de grand intérêt public !!!

Ça pour une chronique, c’est une bonne chronique !

Derniers commentaires

Personnage très inquiétant sur cette photo: John Bolton.https://twitter.com/ambjohnbolton

Plus je suis cette chronique, plus je la trouve essentielle!

De plus en plus pertinent ! L'éducation à la propagande (voire fausse nouvelle ?) dans un contexte aussi tourmenté que le nôtre (à en voir cette "autorité" pointant son "idéal" de vérité officialisée) est plus que salutaire.


Merci pour cette chronique. Vous avez toute mon estime, ma reconnaissance, et mon soutien.

Avec cette 17e vidéo, je boucle ma 1e année de chroniqueur pour ASI. Sachant que, dans la conversation en ligne, les critiques sont plus nombreuses que les compliments, je profite de l’occasion pour saluer celles et ceux qui prennent la peine d’exprimer leur soutien, et les remercier pour leurs encouragements, qui ont largement contribué à me pousser à poursuivre l’aventure, dans un environnement qui est loin d’être de tout repos.


Pour être honnête, je considère mes premiers essais dans l’exercice comme franchement irregardables – et je ne désespère pas d’obtenir de Daniel Schneidermann qu’il efface ces balbutiements… ;) A tout le moins, ces premiers pas ont-ils pour vertu de démontrer la possibilité d’une amélioration, ainsi que les difficultés insoupçonnées de la gymnastique consistant à s’adresser avec naturel à un écran aveugle, comme s’il s’agissait d’un auditoire. Moi qui suis un homme de l’écrit, plus accoutumé au confort et à la protection qu’offre la mise à distance du clavier, j’ai découvert avec beaucoup d’intérêt les ressources subtiles de l’exposition incarnée. La vidéo, dont je ne maîtrise ni la réalisation ni le montage, est un instrument qui me place dans une zone d’inconfort – mais c'est aussi pour moi un outil d’auto-expérimentation des questions de l’inscription documentaire. Je remercie donc Daniel de m’avoir fourni cette occasion si intéressante d’explorer de l’intérieur une facette de l’image dont je ne percevais pas les détails.


Un mot à l’intention de ceux qui voudraient me voir changer de style, de ton, de sujets, de gestuelle, de tête, et peut-être de nom. Merci beaucoup pour les gentils conseils sur comment faire une chronique à la Korkos, mais Mister K. et moi ne sommes pas de la même école, et il n’est pas dans mes intentions de rivaliser avec mon prédécesseur. Plutôt qu’une herméneutique des images, ma méthode propose l’analyse de leur réception. Conforme à l'ADN qui est celui d’Arrêt sur images, mon programme est de détricoter, de manière objective et systématique, les mythologies élaborées autour des images. A cet égard, les lectures d'AK, ou celles qui voient la Vierge dans toute femme vêtue de bleu, font partie des objets que j'étudie.


On ne peut pas plaire à tout le monde, et je suis conscient que l’approche que je propose peut susciter des résistances. Mais mon but n’est pas de gagner les suffrages de tous les abonnés. ASI a invité un chercheur, et un chercheur est quelqu’un qui a un programme et des questions bien précises. Ce que je peux proposer de mieux, c’est de convier à partager cette exploration. Personne n’est forcé de la suivre.

En dernière page du Canard enchaîné de cette semaine, un dessin d'Aurel à partir de cette  photo avec pour titre Dernier conseil de classe un peu tendu ; toute  l'équipe du collège admoneste l'élève Trump-Kevin.


On peut aussi imaginer que Trump est un peu patraque car il s'est trop goinfré lors du repas; les autres participants lui demandent s'il a besoin d'une cuvette et se tiennent à distance pour échapper aux éclaboussures.

Parlant d'image valant (presque) mille maux, regardez celles choisis pour illustrer la rencontre France - Italie (apparemment 1 - 0) par Le Monde, et en particulier la seconde qui illustra sa Une

Le roitelet soleil resplendit et fait la leçon

Je suis bien contente que cette chronique soit une vidéo plutôt qu'un texte.



D'une part, la chaleur de la voix est bien venue en alternance avec les faveurs des textes.


D'autre part, le soin que prend M. Gunthert pour neutraliser ses postures corporelles est évident.


Ce qui permet de le suivre sans parasite puis de plonger, une fois dans le silence, dans la réflexion.


Enfin, l'approche de M. Gunthert est une déconstruction des conglomérats sociaux, alors que l'approche de M. Korkos était plutôt (ouin-ouin) une mise en perspective dans l'histoire de l'art.



Ni trouille, ni traître.


Je regrette que cette chronique soit une vidéo plutôt qu'un texte.



D'une part je l'aurais lu en deux minutes au lieu de regarder quatre minutes de vidéo.


D'autre part la vidéo impose la conviction de M. Gunthert, justement par ses postures corporelles.

Ce qui rend la pensée critique plus difficile.


Enfin, j'ai l'impression que le texte s'adresse à un égal, qui peut le critiquer en lisant, alors que la vidéo s'adresse à un inférieur qui regarde et écoute parler le maître.


Ni centidieux, ni centimaîtres.

C'est amusant avant de lire ou d'entendre les commentaires sur cette photo j'y  ai vu tout le contraire de ce qui nous est expliqué. J'y ai vu un monarque assis au milieu de ses sujets tous débout, écoutant dédaigneusement les doléances de ses vassaux et peu disposé à mettre en œuvre autre chose que ce qu'il a décidé. Merkel dans cette situation n'est plus que celle qui a joué le mieux des coudes pour quémander une faveur particulière. 

Il me semble que la suite m'a donné raison.

Merci pour ce décorticage simple et efficace.

Bravo pour cette contre- analyse bienvenue.

On ne pouvait plus lire les articles des journaux qui remplissaient la page de mots pour dissimuler les informations absentes, voilà que maintenant on ne peut plus voir les photos qui viennent les illustrer


Ce que je note personnellement, c'est l'absence remarquable de Theresa May qui a fait de ce G7 un G6 qui rend d'autant stupide l'idée de Trump d'en faire un G8

Beinh pourquoi on passe à côté de l'analyse de André Gunthert ?

C'est juste l'attitude de Donald Trump  les bras croisés qui déclenche une réflexion sur les rapports entre les interlocuteurs.

Qu'il sourie ou non et à qui s'adresse-t-il ou non n'est le problème de cette narration fantasmée.

Ça pour une chronique, c’est une bonne chronique !

Chronique un peu à côté de la plaque. 


Plutôt que de vous gargariser de "bien lire" une photo (franchement, on s'en fout que ce soit Macron qui parle à ce moment là), vous auriez dû axer votre chronique sur la seule question qui vaille: pourquoi cette photo est-elle devenue iconique ? 


Bien sûr, comme vous l'avez dit il y a le fait qu'elle colle à un récit préexistant et qu'elle est en soi une caricature politique.


Mais il aurait été pertinent de développer plus sur ce à quoi cette image renvoie dans l'iconographie et l'imaginaire collectif (Alain Korkos nous manque pour ça). Et on peut analyser aussi pourquoi cette photo met en valeur Angela Merkel. Outre le fait qu'elle est au centre, elle est en bleu clair avec des cheveux blonds, cela donne l'impression qu'elle qui est éclairée par une lumière descendant du ciel. Cela renvoie, à mon sens, à toute l'iconographie chrétienne autour de la vierge marie et de Jésus, c'est une image qui renvoie directement à l'imaginaire religieux chrétien. 


C'est donc ce qui distingue cette image des autres clichés mettant au centre tel ou tel chef d'état. C'est ce qui explique que cette image est devenue virale. En soi, c'est une très belle image de propagande qui pose Merkel en chef/sauveur du monde. Il y a bien un message très fort dans cette photo. Que ce message soit vrai ou faux (ou plutôt, que vous le considérez comme vrai ou faux selon votre opinion politique) n'enlève rien à la force de l'image et de son message.



Je crois que ce qui m'a marque et que vous soulignez c'est qu'on a effectivement plutôt l'habitude de voir nos dirigeants dans des situations  formelles et formatées type intervention a l'onu. Cette image pour moi rend compte qu’il y effectivement une négociation en cours sans retenues ou formalites d'usage et que les negociateurs et diplomates ne font pas forcement tout en amont ou en aval. Par ailleurs la presence de bolton interroge sur la capacité de trump a négocier seul ...... indeniable qu'il ya  un buzz monte de toute piece autour de ce cliche mais tout n'est pas a ce jeter cependant.


On en vient a souhaiter que ces negotiations soient publiques (pour le meilleur et pour le pire).

Comme l'avait écrit un de nos compagnons asinautes (Germain Rital) il y a bien longtemps en une formule que j'ai retenue : "il n'y a d'image que pour qui imagine".


Merci M'sieur Gunthert !


  Excellent !

Une chronique de grand intérêt public !!!

Excellente chronique. 

Une image ne dit rien et on lui fait dire beaucoup de choses.  

Le flot ininterrompu des images atténue-il l'impact de chacune d'entre elles sur nos esprits? Je le crois. L'humain du XXIe siècle sera sans doute moins manipulable par l'iconographie que celui du passé. 

Par contre gare à la crise d’épilepsie!!

Top, rien à ajouter

Oui ! C'est exactement ça, le vide...!

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.